‹ Traité général d'anatomie comparée [electronic resource] (volume 3)Chapitre 45 sur 81 · II. MUSCLES DES MEMBRES · texte numérisé non relu

II. MUSCLES DES MEMBRES

Parmi ces muscles, ceux du membre antérieur, particulièrement ceux qui vont à l'humérus^ sont beaucoup plus développés que ceux du membre postérieur. Les muscles des portions exteraesdes extrémités, de l'antérieure surtout,

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spiil au contraire j petits et peu nombreux.

A. Muscles du Membre antérieur, u. Muscles de l'ëpaule §..56.

Les OS de l'épaule des oiseaux sont mus en général par des muscles qui ne sont pas très forts, et qui ressemblent beaucoup à ceux àessauriens.

1. \j adducteur ou rélracteur superficiel y qui représente ou la totalité, bu la partie inférieure du trapèze , est un muscle mince et plat, ayant la forme d'un carré long; il naît, par des fibres, qui montent un peu de dedans en dehors et d'arrière en avant , des apophyses épineuses des trois ou quatre vertèbres cervicales inférieures et de la plupart des vertèbres thoraciques antérieures ; il s'insère par la partie inférieure qui est la plus grande de son bord externe, en avant, au bord postérieur et interne de l'omoplate, et par la petite partie supérieure du mêmebord, à l'extrémité postérieure de la clavicule acromiale , ainsi qu'à la supérieure du scapulum.

Il est ordinairement facile de séparer ces deux parties l'une de l'autre ; ce qui a lieu sur- [oui àdiVïsV aulruclie. La moitié inférieure du juuscle , qui en est la plus grande , se porte dans cet oiseau, tout-à-fait eu travers, et va, des

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trois veiièbres cervicales inférieures, seulement en haul à l'omoplate ; la moitié supérieure monte tles autres vertèbres cervicales au bord supérieur du scapulumet de la clavicule.

Dsius ]e pùigmun , ce muscle est petit; il se rend seulement à la moitié supérieure du scapulum et à l'extrémité postérieure de la clavicule.

ï.l est très fort et large dans les oiseaux de proie; mais sa portion claviculaire, qui est facile à séparer , est très petite.

Chez les gallinacés, on ne peut pas le partager en une moitié antérieure et une postérieure , sans intéresser les fibres.

Dans le héron, la partie antérieure en est surtout fort développée; elle a une largeur considérable, s'insère à presque toute la moitié postérieure delà clavicule acromiale et monte assez haut , le long du cou.

2. Immédiatement sous le précédent , un muscle semblable , mais beaucoup plus petit , s'étend dans une direction opposée , des apophyses épineuses de la moitié antérieure du thorax , également au bord postérieur du scapulum. C'est le muscle rhomboïde , qui est vraisemblablement toujours unique, et ne se sépare qu'artificiellement en un rhomboïde antérieur et un postérieur.

Ce muscle est surtout fort et large dans les pingouins ; il est développé aussi chez les oiseaux de proie et les gcdlinacés.

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D'ànsï autruche , il est au contraire très petit, et mince ; il s'aliacho, en bas, au liuiliènie moyen du bord postérieur de l'omoplate.

3. Au-dessuseten avantdu musclequiprécède^ un autre plus petit, mais plus épais, naît , par des languettes séparées, de l'apopîijse transverse de la dernière vertè])re cervicale et des deux premières côtes ; il s'attache à la moitié inférieure du bord postérieur duscapulum, qu'il lire en avant.

C'est V élévateur de l'épaule.

Cette disposition existe chez Voieei la poule.

Dans le pingouin, ce muscle est également très fort , et s'étend de quatre côles à la moitié inférieure de l'omoplate.

11 est encore plus déveioppé chez le liéron , et se détache , par cinq languettes qui diminuent considérablement de volume d'avant en arrière^, de l'apophjse transverse de la dernière vertèbre cervicale, et des trois premières côtes. La première languette est tout-à-fait séjîarée des autres et se montre de beaucoup la plus grande j il est vraisemblable qu'elle a été prise pour le muscle rhomboïde antérieur.

Chez les oiseaux de proie , il^ n'est pas aussi éiendu, quoiqu'il y soit encore assez fort.

4.. 5. Lescapulum est tiré en bas et en arrière par deux muscles qui, dans la plupart des oiseaux , ne sont pas l'ort considérables.

(3. Le postérieur, qui est large et plus grand

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que l'autre, correspond au grand dentelé antérieuv ; il vient , dans Voie et la poule, de l'extrémité inférieure du scapulunri et va s'attacher, en s'élargissant insensiblement, par de larges digitations, à trois ou quatre des côles du milieu.

Ce muscle est surtout volumineux dans le pingouin et le héron; il y a une forme rhomboïde, parce que son bord supérieur est aussi large que l'inférieur, et qu'il naît d'une étendue considérable , au moins de toute la moitié postérieure du bord antérieur du scapulum.

Il est encore plus développé chez les oiseaux de proie.

7. \J antérieur , qui est fort alongé , simple et bien plus petit que le postérieur, provient des deux premières côtes, et va au commencement du bord inférieur de l'omoplate.

11 correspond très vraisemblablement au petit pectoral ou petit dentelé antérieur.

C'est c\iez\epingouinc\uece muscle se montre proportionellement le plus développé de. tous les muscles de l'épaule.

Chez le héron, il est aussi très grand ; il est considérable également dans les oiseaux de proie, où il est tout-à-fait uni au précédent, . 8. Il existe un muscle alonsï-é et volumineux, .situé entre la moitié inférieure et la plusgrande du hord externe et de la face postérieure de la clavicule coracoïdienne , d'un côté, et l'extrémité supérieure delà face externe du s|£rnum

qui correspond ordinairement aux deux premières côtes slernales , de l'autre côté; ce muscle abaisse la clavicule coracoïdienne , et élève le sternum et les côtes.

Les auteurs y reconnaissent , le muscle sousclavier j détermination qui, assurément peut être vraie.

La seule objection qu'on puisse en faire , c'est que la clavicule coracoïdienne des oiseaux n'est pas l'analogue de la clavicule des mammifères. Il est peut-être plus exact de le considérer comme le petit dentelé antérieur, ou comme la partie interne et antérieure de ce muscle. Dans la première supposition , la bandelette y prise pour le petit dentelé antérieur, devrait être comprise dans le grand dentelé.

La grande distance qui sépare la fourchette des côtes militerait , du reste , pour la première manière de voir, parce qu'on pourrait admettre que le muscle sous-clavier est, à cause de cela, descendu jusqu'à la clavicule coracoïdienne.

D'ailleurs , ce muscle ne se rend pas toujours aux côtes ^ quoiqu'il se trouve constamment entre la clavicule et le sternum. Cette disposition est présentée par la poule et aussi par r«z/^mc/ie^ dans laquelle ce muscle est très petit.

Il y a quelquefois opposition entre ce muscle et le premier muscle sterno-costal, décrit plus iiaut (i) ; le premier est très petit , par exemple

(j) PajTo i8.

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( dans Vaulniche et le second est très développé ; 1 tandis que, dans Voie , le dernier est très petit et I le premier très considérable.

b. Muscles dti bras.

Les muscles du bras de l'oiseau viennent du scapulum et des deux clavicules. Ils entourent et enveloppent en général complètement l'omoplate; mais dans r<2M/mc^e, letiers inlérieurdela faceexterne du scapulum est entièrement libre, à cause de la petitesse des muscles respectifs.

1. Il y a un muscle, ayant la forme d'un 1 triangle alongé , plus épais en haut, plus mince 'et plus large en bas , qui correspond certaine- ! ment à V élévateur du bras ou deltoïde des autres ; animaux ; il est situé à la face externe du bras, s'étend de l'extrémité supérieure de la clavicule et de la postérieure de la fourchette , en bas, à la face externe de la crête de l'humérus, qu'il élève et tourne en dehors.

Je trouve ce muscle très considérable chez V autruche , proportionnellement au volume du membre antérieur, mais non proportionnellement à celui du corps. Dans V autruche à deux ' orteds , il s'insère aux deux tiers supérieurs de l'humérus ; dans celui à trois orteils y il ne s'attache qu'à la moitié supérieure de cet os. Il est au minimum de développement dans

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