S TRAITÉ GÉHCK.4.L
plusieurs oiseaux d'eau. Le deltoïde le plus faible est celui des manchots ; il n'y constitue qu'une bandelette mince et alongée , qui s'insère fort haut à l'humérus, immédiatement en avant du muscle large du dos. Après les manchots viennent, sous ce rapport, les guillemots et les macareux.
Il est un peu plus considérable dans le Jiêron, où ilest plus large surtout en bas, mais très mince.
Il est plus fort chez le grèbe et Je cormoran; encore un peu davantage chez Voie et la poule; enfin il est énorme dans les oiseaux de proie, surtout dans les diurnes ^ qui l'ont beaucoup plus volumineux que les nocturnes.
2. Il faut rang'er ici vraisemblablement un autre muscle, en général beaucoup plus petit, qui de l'extrémité supérieure de la clavicule coracoïdienne, s'étend à la partie supérieure du côté antérieur de l'humérus , et qui s'insère immédiatement au-dessus du grand pectoral.
Ce peut être aussi le muscle coraco-hrachial j cependant il y a un autre muscle qu'il est peutêtre plus exact de regarder comme tel.
Du reste, le premier ressemble par sa fonction évidemment au deltoïde, qui dans beaucoup d'autres animaux est également partagé en plusieurs ventres; il s'ensuit qu'il serait une partie démembrée de ce muscle. On pourrait aussi, et peut-être même plus exactement , le considérer comme le muscle sus-épineux.
d'anatomie comparék. 2g
Ce muscle ne consiste également dans le pingouin, qu'en une longue bandelette, qui est plus courte , mais pas plus mince que la. précédente.
Chez Y autr-uche, il est, au contraire^ très fort^ plus épais et plus court que le deltoïde; il j naît de toute la moitié supérieure du bord externe de la clavicule coracoïdienne , et s'insère plus bas que de coutume, à l'humérus, qu'il élève avec force.
Les autres oiseaux oflPrent à peu près un rapport semblable entre le développement de ce muscle et celui du précédent; seulement le muscle qui nous occupe n'est jamais, proportionnellement au reste du corps, aussi petit que l'est quelquefois le deltoïde.
3. 4« Il existe , à la face externe de l'omoplate , deux muscles de l'humérus qui, par leur position, ressemblent aux abducteurs.
5. Le plus inférieur est extrêmement considérable, épais ^ ayant la forme d'un triangle alongé ; il naît de la majeure partie de la face externe du scapulum, et monte à la tubérosité nterne de l'humérus, à la face inférieure de laquelle il s'insère. .jb j'n.
Il tire l'humérus surtout fortement en bas, et correspond très vraisemblablement au muscle sous-êpineuxi
Mais il peut aussi être le muscle grand rond.^ si uu autre muscle , que nous décrirons plus
3o TRAITÉ GÉNÉRAL
loin comme soiis-scapnlaire , n'est pas en même temps muscle sus-scapulaire. La première manière de voir me paraît la plus exacte.
Dans le pingouin , ce muscle est , comme le iscapulum, extrêmement grand et large ; il est attaché par un long et fort tendon , immédiatement en dedans du muscle large du dos, au bord postérieur de l'humérus.
Je n'ai pas remarqué d'autres différences dignes de remarque.
6. Le supérieur, beaucoup plus petit, prend naissance à la partie supérieure de la face externe du scapulum , principalement vers son bord interne; c'est un muscle mince^ ayant la forme d'un carré fort alongé, qui se porte, plus en dehors et en arrière que le précédeiU, au côté interne de l'humérus, qu'il tire également en bas
Si le deuxième des muscles du bras fait réellement partie du deltoïde , le dernier sera incontestablement le sus-épineux , si non le petit rond. Je le regarde comme le sus-épineux.
Dans le pingouin, ce muscle est, toute proportion gardée, encore plusgrand que le précédent; il V naît du tiers supérieur de l'omoplate , et a environ un tiers du volume du muscle qui précède. ^
Il manque, au contraire^ tou t- à-fait à l'rt-w- 1 ruche.
Dans les oiseaux de pwie et les gallinacés . il
d'anatomie comparée. 5r
est nn peii plus petit que chez les autres oiseaux.
7. Le muscle large dudos des oiseaux estcommunément très mince, faible et divisé postérieurement en deux moitiés plus ou moins distinctes.
La moitié antérieure , qui est habituellement la plus grande et la plus large, a une forme triangulaire, et prend origine au-dessus du trapèze et dn rhomboïde, des apophyses épineuses de quatre à cinq vertèbres thoraciques antérieures j elle se dirige assez transversalement , en se rétrécissant d'abord, puis en s'élargissant, à la face externe de l'humérus , où elle s'insère par des fibres charnues , auprès du deltoïde*
L'autre moitié , plus petite, icntièrement séparée postérieurement, est beaucoup plus longue et plus alongée; elle ne vient pas toujours exactement du même point , mais constamment fort en arrière , souvent du bord antérieur du muscle couturier, se dirige en avant et en dehors, et s'insère à l'humérus^, par un tendon large et mince , immédiatement en avant de la moitié précédente , qui lui est unie plus ou môins intimément et qui la recouvre en dehors.
I^e n]^uscle large du dos le plus faible m'est offert par les gallinacés , Voie et V autruche.
Il est, dans ces oiseaux, toujours partagé en deux moitiés distinctes ; la poule et Voie ont le plus petit. Ch^z,U<?fe, la moitié antérieure est un
^2 T^RAITÉ GÉNÉRAL
peu plus large ; la postérieure est arrondie et beaucoup plus longue. Celle-ci est produite par la partie supérieure du bord antérieur du muscle couturier. Dans la poule, la moitié postérieure du muscle est plus large ; en avant, elle est tendineuse dans une grande étendue; elle naît des apophyses épineuses des trois dernières vertèbres thoraciques.
L'autruche a deux orteils et celle a trois se ressemblent par le volume considérable de ce muscle; mais elles diflferent sous le rapport de sa disposition.
Dans la première , le muscle simple d'abord , naît de la plupart des vertèbres thoraciques postérieures ; ptis il se bifurque après un courltrajet en deux moitiés, dont l'antérieure, plus grande, ayant la l'orme d'un carré long, s'insère au tiers moyen de l'humérus; la postérieure, qui est plus petite, et qui a toujours un tendon plus lons", s'attache Ibrt haut à cet os.
Chez l'autruche a trois orteils , le muscle est bifurqué dès son origine. Sa moitié antérieure est assez longue ; elle s'étend de trois apophyses épineuses antérieures^ presque transversalement au second sixième de l'humérus; la postérieure est beaucoup plus petite que chez les autres ôiseailx ; elle va des deux dernières côtes à l'humérus, auquel elle s'attache plus haut que la première. •
Après V autruche \{*i\\\\^n\.\es, oiseaux de proie ,
d'àkatomie comparée. 33
Chez ceux-ci la division du muscle esl tout-àfait distincte; la moitié antérieure est plus large que dans les oiseaux considérés jusqu'alors; la postérieure est plus épaisse, elle naît des apophyses épineuses des dernières vertèbres dorsales, et, en outre /de l'exlréniité antérieure de l'os iléon .
Dans le héron, le muscle est un peu plus considérable, et ses deux moitiés sont entièrement unies. Dans le grèbe, elles sont tout-àfait séparées , mais beaucoup plus fortes. Après ce genre vient le giiillejnotj le muscle y est simple et se détache de la dernière côte, ainsi que du bord antérieur de l'os des îles.
Dans les macareux , le muscle large du dos est à peu près aussi développé et également non divisé.
Chez le coimoran , il est de même volumineux, mais divisé ; sa portion postérieure est deux fois plus grande que l'antérieure.
Ce muscle est surtout extraordinairement développé dans le pingouin; il j constitue une masse épaisse , large et très longue qui recouvre toute la face postérieure de la cavité thoraciqne et abdominale , et tous les muscles postérieurs de l'épaule.
La partie antérieure du muscle est pourvue de deux tendons; la postérieure, d'un seul qui est long et fort ; ces tendons passent par un long anneau fibreux, fixé au col de l'omoplate et ayant VI. 3
une ouverture très étroite; ils vont s'insérer fort haut au bord postérieur de l'humérus.
Il s'isole , sans division , des apophyses épineuses des vertèbres dorsales, du bord antérieur de l'os iléon et de la dernière côte, d'oîi il se détache par un large tendon. Ce n'est que vers le milieu de la cavité thoracique qu'il se partage en une moitié antérieure et une postérieure , dont la première est très large et plus grande que la seconde.
8. Le mit^cle grajid pectoral est extraordinaiment développé ; c'est en général, chez les oiseaux qui volent, le plus fort muscle du corps ; il fait souvent une masse aussi considérable que tous les autres muscles réunis.
Sa forme est plus ou moins celle d'un carré long; il naît de la partie antérieure de la face externe de la clavicule acromiale, de la crête du sternum et de la partie postérieure et externe de la face inférieure de cet os^ et s'insère par des fibres charnues qui forment un large bord , en face du deltoïde , au côté interne de la crête antérieure de l'humérus.
Il tire l'humérus avec force , en bas et en dedans, et sert de principal instrument dans le vol.
Ce muscle est surtout très long et large dans le pingouin, et les oiseaux d'eau en général ; mais dans plusieurs de ces oiseaux, particulièrement le/?z>i^^(?r/i/i, il prend naissance, en dehors, seulement du bord externe du muscle pectoral
d'anatomie comparle. 35
sous-jacent , qui est ici extraordinairement développé.
Le grand pectoral est très long' , mais pas fort épais chez les gallinacés ; au sternum , il naît seulement de la partie inférieure de la crête , et de la portion externe et inférieure de cet os, portion qui est percée à jour.
Chez les hérons , il est plus court, mais bien plus fort et plus épais.
Il est de beaucoup le plus fort, le plus épais et le plus large , quoique moins long , dans les oiseaux de proie y suvtoui les diurnes y où il provient de presque tout le sternum.
Il s'attache aussi , chez ces oiseaux^ dans une grande étendue de l'humérus, comme l'indiqoe la forte crête de cet os.
Son insertion a un peu moins d'étendue chez les perroquets j moins encore dans les oiseaux de rivage.
Enfin chez les gallinacés et les oiseaux d'eau, et particulièrement le pingouin, il s'insère seulement dans une très petite étendue de la région supérieure de l'humérus.
Dans les autruches ^ il est extrêmement petit et mince , et se montre surtout fort alongé dans V autruche didactf le. Il naît , tout-à-fait en haut", à peu près du huitième supérieur et externe du sternum; il en résulte que cet os est presque entièrement libre; enfin il s'insère, par un faible tendon , au commencement de la crête de
36 TRAITÉ GÉNÉHAL
l'humérus, auquel il impriuie un fort mouvement de rotation en avant.
g. 10. Sous le grand pectoral, on trouve deux muscles plus petits, que l'on décrit communément comme deuxième pectoral ou petU pectoral, et comme troisième pectoral.
Mais il s'agit de savoir encore si cette manière de voir est exacte. Il n'est guère vraisemblable qu'aucun de ces deux muscles corresponde au petit pectoral j ou petit dentelé antérieur ; car aucun d'eux ne naît des côtes.
Ils s'insèrent, il est vrai, tous deux à l'humérus, et proviennen-t en partie du sternum; mais, premièrement, leur fonction diffère entièrement de celle du grand pectoral ; et secondement, ils s'isolent aussi d'os de l'épaule.
i !.. Le plus grand de ces muscles, le second pectoral y a la forme d'un triangle alongé ; il vient de la base de la crête du sternum et de la partie interne de la face inférieure de cet os , s'élargit d'abord de bas en haut, puis se rétrécit de nouveau subitement, passe, en haut et en arrière , autour de la clavicule coracoïdieaue , entre cet os et la fourchette , puis se porte en bas et en dehors , en s'isolant à la fois de la partie supérieure du scapulum, et s'insère, tout charnu , au-dessus et en avant du grand pectoral^ en se dirigeant ,de liaut en bas, à l'extrémité supérieure de la créle humérale.
Il élève le i)ras avec force.
D'ANATOMIii COMPARÉE. Sy-
Ce muscle pourrait être considéré assurément comme la partie interne du grand pectoral, qui se serait développée en muscle séparé ; cette opinion aurait pour elle l'origine et l'attache de ce muscle; en elFet , son isolement d'avec le grand pectoral, et par suite son action différente, pourraient être le résultat de l'ampliation de l'apophyse coracoïde. Cependant il peut être regardé aussi bien conrime une partie séparé© et grossie dn muscle deltoïde; manière de voir en faveur de laquelle milite fortement l'analogie d'action de ces deux muscles.
Chez le pingouin, ce muscle est le plus développé de tous ceux de cette région, il n'est guère plus petit que le grand pectoral; il occupe même toute la longueur du sternum, et refoule le grand pectoral. 11 se dislingue surtout par son tendon supérieur, fort et large, qui a une longueur énorme, et par lequel il s'insère fort haut , à la face externe de l'humérus , qu'il tire seul en avant avec beaucoup de' force. Les guillemots et les macareux offrent la. même disposition.
Ce muscle est également cons'idérable dans lesgallinacés.
Il est en proportion plus petit chez le héron , et plus faible encore dans certains oiseaux d'eau , par exemple , le cormoran.
Il est à son minimum de développement , pro-portionnellement au corps et au grand pecto-
58 TKAITÉ GÉNÉRAL
ral, chezles oiseaux de proie, oùil naît fort haut, seulement d'une très petite partie du sternum.
Ce muscle est très petit et mince dans les autruches j il est situé tout-à-fait librement en avant du grand pectoral.
Chez V autruche à trois orteils y il vient, en outre , du bord antérieur du sternum et des deux tiers inférieurs du bord interne delà clavicule coracoïdienne ; chez celle à deux orteils , il est produit seulement par la base de la clavicule acromiale , par la membrane qui s'étend entre cet os et la clavicule coracoïdienne, et, en partie aussi, parla base du dernier os. Il se porte des clavicules , en haut et en dehors, à la tu bérosité externe de l'humérus.
12. Le tfvisième pectoral, qui est bien plus petit, naît, seulement par une très petite partie, tout-à-fait en devant de la face inférieure du sternum, et par sa majeure partie, de plus de la moitié postérieure de la face inférieure de la clavicule coracoïdienne ; il a la forme d'un triangle alongé, se porte en dehors et s'insère par un court et fort tendon à la tubérosité interne de l'humérus^ qu'il tire avec force en bas et en dedans.
Je crois devoir considérer ce muscle comme 1 e coraco-brachial , à cause de son origine et de son insertion. Lors même qnele petit muscle susmenlionné (i) ne ferait pas partie du deltoïde.
d'A'NAtomie comparée. 3g',
mais serait le coraco-brachial , je regarderais celui qui nous occupe en ce moment comme le coraco-brachial inférieur, muscle quiserencontre chez beaucoup de reptiles et de mammifères»
î)3iT\sV auiniehe , ce muscle est petit et vient seulement de l'extrémité inférieure de la clavicule coracoïdienne.
Chez autruche didàctjlé , il est beaucoup plus petit que le grand pectoral , dont il constitue à peine la cinquième partie; chez Vautruche tridactjle, il est au contraire bien pUis considérable que le grand pectoral.
Dans les hérons, il a un volume médiocre; il est plus développé dans les palmipèdes , particulièrement le manchot , le guillemot elle macareux ; après ceux-ci , les gallinacés ont le troisième pectoral le plus volumineux.
i3. Au-dessus de ce muscle, un autre plus petitel fort aiongé vient delà région mojenne de la face postérieure de la clavicule coracoïdienne;. il monte moins verticalement que le muscle précédent, qui le recouvre en avant, et il s'attache^ à côté et en dehors de celui-ci, à la tubérosité antérieure de l'humérus, qu'il tire également en bas et en dedans.
Je le considère aussi comme un muscle coraco-brachial, et je crois plus encore que le muscle, décrit plus haut (i) comme faisant partie du deltoïde, appartient réellement à ce muscle. Ce-
(i) Voyez page 28^ n" a.
liO TRAITÉ GÉNÉRAL
pendant, en ayant égard à la détermination de la clavicule coracoïdienne , il pourrait aussi être le petit whd, qui se serait éloigné de l'omoplate.
Ce muscle manque aux autruches ; il j est sans doute confondu avec la partie antérieure du deltoïde.
Il est petit chez le héron et Voie y beaucoup plus volumineux dans les o/^(?«Ma:â?ey9/'o/eet dans plusïeuTS palmipèdes, principalement leyî?m^ow/«. II est surtout fort développé dans les gallinacés, où il est presque aussi grand que le précédent ; il prend son origine à presque toute la clavicule coracoïdienne. Il envoie , dans ces oiseaux , un tendon long et grêle qui passe au-devani de la partie externe du muscle sous-scapulaire, le long de l'extenseur de l'avant-bras, j usqu'a l'articulation liuméro-cubilale, où il s'insère, d'une part, en arrière, au premier pronateur, de l'autre, au muscle rétracteur des petites pennes.
i4. Enfin il y a, dans la région antérieure de la face interne du scapulum , un muscle gros et épais qui s'insère , en arrière du précédent , à la même tubérosité de l'bumérus, qu'il tireenbas et en dedans. C'est sans contredit le muscle sousscapulaire. Il est partagé, par le petit dentelé (i), en une partie interne plus grande et en une externe plus petite venant dubord duscapu- Iqm ; mais ces deux parties sont, du reste, confondues ensemble d'uuvi manière tellement in-
(i) V(y^ez pag. 25 , n" 7.
d'anatomik comparée. 4i
time que je ne puis me résoudre h, les considérer comme deux muscles distincts. Cependant si le troisième muscle n'est pas le sous-épineux , la partie externe du muscle qui vient d'être décrit pourrait être réellement le sous-épineux , attendu que, dans les oiseaux deproie et plusieurs oiseaux d'eau , elle naîtdansune grande étendue, de la face externe du scapulum ; bien que , dans ces oiseaux eux-mêmes , elle s'unisse à la partie interne après un court trajet, et s'insère par un tendon commun.
Ce muscle est extrêmement petit dans les gallinacés j il correspond à peine au huitième antérieur du scapulum , de sorte qu'il y a une opposition entre lui et le muscle précédent.
Il occupe à peu près la moitié antérieure de cet os chez le héwn et Voie.
Il est surtout développé dans les oiseaux de piviej el c'est chez le pingouin qu'il l'est au plus haut degré.
c. Muscles de l'avant-bras.
Les oiseaux possèdent très généralement deux Jléchisseurs et un extenseur de l'avant-bras, les mêmes que ceux que l'on rencontre dans tous les animaux supérieurs ; ils ont , en outre , des muscles pi-onateurs et des supinateurs qui exécutent des mouvements soit de flexion et d'extension, soit d'adduction et d'abduction.