partie de l'os marsupial , que ce muscle enveloppe entièrement
Dans le porc-épic , parmi les rongeurs, il va seulement à la première côte, sans offrir, en avant, une aponévrose intermédiaire considérable.
Parmi les carnassiers, il nait , dans Vhjène, par un tendon long et étroit, du milieu de la symphyse pubienne. 11 s'élarg-it insensiblement à tel point que de trois lignes qu'il a primitivement en largeur , il finit par en présenter trois pouces ; il est interrompu dans son cours par six intersections aponévrotiques, comme la remarque en a été faite. Cinq de ces interruptions qui sont obliques occupent toute la largeur du muscle; la première est située à la distance de trois pouces de l'extrémité postérieure du muscle ; la plus antérieure des cinq correspond au cartilage de la septième côte. Elles sont larges d'une à deux lignes, et se trouvent à un pouce et demi les unes des autres. A ces cinq intersections, il succède, en avant, une aponévrose mince, mais qui est longue de trois pouces , et large d'un pouce et demi ; elle s'étend depuis le cartilage de la septième côte jusqu'à celui de la seconde, et s'implante à un ventre charnu , ayant à peu près la même longueur et la même largeur; ce faisceau charnu s'insère à la première côte. Celte aponévrose intermédiaire se fixe , en outre ^ au grand
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venlre postérieur du muscle, et, par son bord interne, aux cartilages des côtes comprises entre la neuvième et la première.
Dans la marte, le muscle s'étend jusqu'à la première côte, s'attache à son cartilage et à l'extrémité postérieure de la seconde vertèbre thiMacique. Il s'insère en outre, par une languCTte qui est située plus en dehors , seulement à l'extrémité antérieure de la troisième côte , après avoir sauté la deuxième,^
Dans Vows , le muscle est très large ; il s'étend aux cartilages des sixième , septième et huitième côtes, se montre ensuite tendineux , et redevient charnu entre la seconde et la première côte, à laquelle il s'insère enfin.
Chez le coati, au contraire , il s'étend jusqu'à Ja première côte, sans présenter de tendon intermédiaire en avant.
Dans le hérisson et le raton , le muscle droit de l'abdomen va , sans interruption , jusqu'à la première côte ; mais il se jette sur sa partie antérieure un muscle qui , naissant de la première côte par des fibres charnues , s'attache au sternum par une large aponévrose , et qui correspond à la partie antérieure du muscle droit de plusieurs des animaux mentionnés jusqu'ici.
Parmi les chéiroptères , la chauve-souris possède un muscle droit fort considérable ; il s'é largit fortement d'arrière en avant , s'insère à l'apophyse xiphoïde, aux cartilages des cin-
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quième et sixième côtes, d'où il envoie, ea haut, une languette étroite, mais épaisse, qui s'implante , par un long tendon , au côté interne de l'humérus. Il favorise le vol, en lirantle membre supérieur fortement en bas et en arrière.
Parmi les quadrumanes , dans les makis , du moins chez le mongous ^ le muscle va^ p^g|on bord interne, à la moitié antérieure du ste^im et à la première côte. Les neuf intersections aponévrotiques%e succèdent^ à dislance égale^ à partir de la troisième côte jusque vers l'extrémité postérieure du muscle, dont elles occupent toute la largeur. Il n'y a point de long tendon intermédiaire, en avant. Il existe, à sa place, une disposition transitoire qui est curieuse; on trouve un semblable tendon, à partir de la troisième côte, jusque vers l'extrémité antérieure du muscle ; mais il n'interrompt que la moitié interne du muscle , et ne s'aperçoit pas à la face externe.
Parmi \es singes , le muscle droit du jnagot, ànpapioTiy du maimon , du macaque y ànsaï , du saïmiri y à\x mangabej à collier y àxx mangabej sans collier y à.e l'aigrette y du callitriclie , de V ouistiti ordinaire et du tamarin y s'étend jusqu'à la première côte et à la première pièce sternale.
Il y a communément beaucoup moins d'intersections aponévrotiques, quatre environ, qui commencent fort loin en arrière; elles sont très étroites, mais eile> occupent toute la iar-
d'anatomie gompauék. 207
geur du muscle j le tendon intermédiaire du devant est disposé de la même manière que dans les niakis.
5" Le muscle droit de l'abdomen est , dans quelques animaux, développé plus fortement que dans d'autres.
Ainsi dans les tatous ^ il est non-seulement très large et très épais , mais il est aussi fort complexe. Il se détache de sa face intérieure, à laquelle elle est unie très étroitement , une bandeietle musculeuse épaisse, mais étroilC;, quise porte en haut et en dehors ^ au côté interne de l'humérus, où elle s'insère, fort haut, au-dessous du grand pectoral ; elle tire fortement cet os, et avec lui tout le membre antérieur, en arrière et en dedans. Le peaucier et le grand pectoral, en sont tout-à-fait distincts.
Une semblable disposition est offerte par les chéiroptères , du moins les chauve- souris.
4° Dans le hérisson et la taupe , les deux muscles droits s'entrecroisent immédiatement au-devant de leur origine ; celui qui vient du pubis gauche se porte à droite ; il est situé plus superficiellement que l'autre , qui se dirige vers la gauche.
5° Les pyramidaux sont en général des muscles petits, plats, ayant une forme triangulaire alongée; ils naissent du pubis, en avant et en dehors des muscles droits, et s'attachent, en convergeant l'un vers l'autre, à l'extrémité pos-
térieure de la ligne blanche ; ils tendent cette ligne blanche et appuient les muscles droits dans leur action.
Ces muscles n'existent pas généralement ; ainsi je n'ai pas pu les trouver dans les cétacés, le porc , le daman f les soUpèdes , les "ruminans ; je les ai également cherchés en vain , parmi les édeniés dans Vaï, le tatou et le fourmdîer ; dans les rongeurs, chez le porc-épic; parmi les carnassiers y chez Vours, le raton, le coati, la taupe, la marte, le chien ^ le chat et l'/y^è/ze^ enfin dans les chauve-souris parmi les chéiroptères.
Chez Vhjène , ce muscle est indiqué tout au plus par quelques fibres tendineuses ^ qui cheminent dans l'intérieur de la gaine du droit de l'abdomen , à la face inférieure de ce muscle, et qui se réunissent en convergeant de dehors en dedans et d'arrière eii avant.
\iepapion, parmi les singes ^ ne m'a également ofFert que des fibres tendineuses à la place de ce muscle; elles se comportaient exactement comme dans Vhj^ène.
Ce muscle existe au contraire, dans les moîiotrèmes ; les marsupiaux ^ du moins^ dans les > sarigues el \e kangurou j en outre, parmi les carnassiers , dans le hérisson; parmi les quadrumanes , dans plusieurs singes y particulièrement chez Vatèle, le caUitriche , enfin dans V homme.
Il s'ensuit de là que le nombre des ordres et
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des genres où le pyramidal manque, est de beaucoup supérieur à celui où il existe ; ainsi s'explique qu'il manque quelquefois chez Vhomme.
Ce muscle semble provenir du droit de l'abdomen , puisque celui-ci se partage , à son origine , en une couche superficielle et une profonde.
Cette origine est extrêmement vraisemblable, à en juger par la disposition du hérisson.
Dans cet animal, le muscle droit du côté droit, qui est plus profond que l'autre, et qui naît du pubis gauche , comme la remarque en a été faite , se partage, à son origine, en deux bandelettes j l'une d'elles, profonde, est beaucoup plus grande que l'autre , et représente le muscle proprement dit ; la bandelette superficielle passe au devant du ventre gâfliche non divisé , s'unit ensuite à la bandelette , qui constitue le muscle droit du côté droit , et olFre toutes les conditions d'un pyramidal ordinaire.
Le pyramidal, qui est ordinairement très-petit , m'a offert un volume extraordinaire dans quelques animaux, particulièrement chezles^^rigues, le kangurou et V ornithorhjnque ; son accroissement est tel , qu'il est très facile de le méconnaître , quand on n'a devant ses yeux que les dimensions ordinaires de ce muscle. C'est ici^ sans contredit, le muscle que les anatomistes désignent ordinairement par le nom de muscle de l'os marsupial,