‹ Traité général d'anatomie comparée [electronic resource] (volume 3)Chapitre 58 sur 81 · Muscles du Bras · texte numérisé non relu

Muscles du Bras

Les motivements du bras des mammifères sont exécutés par les mêmes muscles que dans

d'akatomie comparée. 253

les oiseaux et les reptiles, ce sont : le deltoïde ou élévateur du bras j le scapulaire externe , qui se divise très généralement en un muscle antérieur, le sus-épineux, et en un postérieur, le sous-épineux j le grand rond j le grand dorsal ; le grand pectoral; le sous-scapulaire j le petit rond 'et le coraco-brachial. Ces muscles , qui ne sont pas très longs , mais larges et épais pour la plupart , naissent tous , le grand dorsal excepté , des os de l'épaule, principalement de l'omoplate; la clavicule ne donne naissance qu'à la partie antérieure du deltoïde.

1. Nous avons déjà exposé avec délails que, dans plusieurs animaux, le deltoïde, d'une part, se divise en une portion inférieure, interne ou claviculaire , et en une portion supérieure, externe ou scapulaire, et que, d'aulre part , il s'unit au trapèze et au cléido -mastoïdien .

Il y a des animaux où il est divisé en deux parties , sans qu'il soit uni à ces muscles.

Dans les ceWe^ , la portion scapulaire, qui recouvre plus de la moitié supérieure de l'omoplate, est triangulaire et aplatie; la portion claviculaire, qui est confondue avec le fléchis-

seur superficiel delà têle, montre, au contraire, une forme arrondie et alongée.

Le deltoïde du cheval est partagé en deux muscles, dont le plus petit ^ plus superficiel que l'autre , vient de la face antérieure de l'humérus^ et se confond avec le c-léido-niastoïdien. Le deuxième, plus grand, se détathe de l'extrémité postérieure du bord antérieur du scapulum, passe sous le précédent, auquel il adhère vers le milieu par une aponévrose mince , et se porte en avant, pour s'attacher à la partie supérieure du sternum.

Le deltoïde des ruminants et des -pachydermes a été décrit plus haut (i).

Dans V ornithorhjnque y il est divisé en deux ven 1res tout-à-fait séparés, dont l'antérieur, qui est le plus petit, estrefoulé sous le grand pectoral.

Chez le tatou, A n'est, au contraire, pas divisé; en dedans, il naît de la clavicule, en dehors de toute J'épine de l'omoplate; il est, par conséquent, fort étendu.

Il est également simple dans les paresseux ; il y vient de toute l'apophjse acromion, et de tout le rudiment de clavicule; il correspond à la partie supérieure de l'humérus, dans une étendue qui n'égale pas la moitié de l'os. Il détache, vers son bord interne, du milieu environ de sa longueur, une bandelette musculaire, superficielle , longue et étroite, qui se

(i) Voyez pag. iiZ, 29.4-

d'anatomic comparée. 255

rend à l'extrémité inférieure de la courte tête du biceps brachial.

Chez les fourmiliers . le deltoïde est partagé en deux moitiés, dont l'interne , qui est la plus courte, s'insère à l'extrémité inférieure de la crête huniérale, au-dessus du milieu de l'os; la moitié externe, plus longue, s'attache au sommet de l'épicondjle. Cette tête tourne le bras surtout en dehors.

Parmi les rongeurs ^ le deltoïde est tout-àfait simple dans le castor, le hamster, V écureuil^ Vhélamjs et le rat; il provient de toute l'épine de l'omoplate et du muscle sous-épineux, qu'il recouvre , ainsi que de plus de la moitié externe de la clavicule ; il se fixe à toute la crête de l'humérus.

Chez le porc-épic, au contraire, il est partagé en deux muscles^ entièrement séparés l'un de l'autre parla tête de l'humérus. Le plus grand vient de l'apophyse acromion et de la partie antérieure de l'épine; le petit tire son origine de la moitié externe de la clavicule. Ils se fixent isolément à la tubérosité externe et au milieu de l'humérus.

U agouti olFre la même disposition. La portion scapulaire , qui est externe , plus épaisse , mais plus courte que l'autre, se rend à l'extrémité inférieure de la crête humérale ; la portion claviculaire, qui est antérieure, plus petite, mais beaucoup plus longue que la scapulaire ,

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dont elle est séparée tout-à-fait par l'inserliouclii grand pectoral, naît du rudiment de clavicule et s'attache tout-à-Mt en bas à l'humérus.

Dans ie paca, les deux portions du niuscle sont également séparées, mais dans une étendue beaucoup moindre; l'antérieure est bien plus grande qye la postérieure; elle naît en avant; du grand .jpectoral même, qui lui est sous-jacent. Elles s'insèrent ensemble à la crête humérale.

Chez la maniioLe , je trouve le deltoïde divisé même en quatre parties, par la bifurcation de chacune des portions claviculaire et scapulaire. La portion claviculaire , qui est la plus grande , est fort longue ; elle descend le long du côté antérieur de l'humérus., ne s'insère pas à cet os, mais à la partie supérieure de l'avant-bras, surtout au cubitus, en avant du muscle brachial interne. Cette portion se divise de telle sorte qu'il se dirige , sous la tête qui vient d'être décrite , une autre partie plus petite , entièrement séparée , qui s'étend de la clavicule à la crête externe de l'humérus.

Des deux parties de la portion scapulaire , l'une vient de l'apophyse acromion, l'autre du milieu de l'épine. Elles sont séparées l'une de l'autre par le muscle alongé^ dont il a été question plus haut (i). Elles vont à la crête ex-

(0 Voyez pag. 236.

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terne de l'humérus; celle qui naîl deracroniion porte le bras en avant ; l'autre le tire en arrière.

Dans le rat-taupe du Cap , il s'ajoute au deltoïdeordinaire, un autre muscle bien plusgrand, surtout plus long, qui s'étend de l'arcade zygomatique à l'épitrochlée; ce muscle rapproche très fortement l'une de l'autre la tête et l'extrémité antérieure.

Ces descriptions démontrent que la réunion des deux portions du deltoïde marche en général de front avec le développement plus parfait de la clavicule.

Le deltoïde du kangurou est aussi tout-à-fait divisé en une portion claviculaire, et en une scapulaire, qui prend naissance à toute l'épine; dans les sarigues , au contraire, ces deux portions ne constituent qu'un muscle.

Le deltoïde des carnassiers dénués de clavicule a été décrit plus haut (1).

Il est considérable dans le hérisson; il s'^ divise en une partie postérieure, plus grande, qui provient de l'épine et de l'apophjse acromion, el en une antérieure, plus petite , qui se détache de la partie externe de la clavicule.

Dans la taupe , la portion scapulaire du deltoïde me semble manquer tout-à-fait; je n'y trouve que le sous-épineux , qui est fort. La portion claviculaire existe ; mais elle est très

(1) Voyez p. 227.

petite et vadireclement en bas à l'origine de la crête humérale. Elle est entièrement couverte du grand pectoral.

Chez les chauve-souris , le deltoïde est uni au grand pectoral , d'une manière tellement intime, qu'il est difficile de déterminer s'il naît aussi de la clavicule. Il n'existe avec certitude qu'un fort muscle transversal et alongé , dont l'origine occupe toute l'épine du scapulum et qui se termine , en haut , à une petite étendue de la crête humérale ; ce muscle élève le bras et le tire en même temps en dehors.

Le deltoïde des /om est simple, très court, et s'insère déjà à l'extrémité du premier septième de l'humérus.

Dans les makis , il est tout-à4ait divisé en trois parties , à peu près égales ; la postérieure qui est transversale vient de l'épine du scapulum ; la moyenne descend verticalement de l'apophjse acromion; l'antérieure se détache du milieu de la clavicule, affecte une direction o])lique et est unie étroitement au grand pectoral. Toules ces parlies se réunissent pour s'attacher à l'humérus, un peu au-dessus de son milieu.

Parmi les singes, le deltoïde de Vatèle, du magot, du papïon, An caUitriche , du5«ietde V ouistiti ordinaire, est sans division, comme cel ui de y homme; il se fixe, un peu au-dessus du milien de l'humérus , à la crête de cel os.

d'anatomib comparée. 269

2. Le sus-épineux naît de la fosse sus-épineiise ; îl va à l'extrémité supérieure de l'humérus , surtout de la tubérosité supérieure^ où il s'insère en dehors, et plus ou moins en avant; il élève ainsi le bras, en lui imprimant un mouvement de rotation en dehors.

Dans les cétacés , il n'est pas volumineux; il est bien plus petit , mais beaucoup plus épais que le sous-épineux, qu'il est difficile de séparer du deltoïde; il s'attache tout-à-fait en avant à l'humérus. Du reste il est, ainsi que le précédent , très distinct dans ces animaux , et non t rès faibleet en quelque sorte avorté, comme le dit M. C uvier (iV

Très fort chez le cheval, il s'insère tout-à-fait au côté antérieur et non au côté externe de l'hu mérus ; il s'y partage en deux languettes, pour les tubérosités externe et interne ; la conséquence de celte disposition est qu'il élève seulement le bras^ sans le porter en dehors, et qu'il est, partant, un auxiliaire du deltoïde.

Le chameau et le daman offrent absolument la même disposition.

Il y a, parmi les rongeurs, du moins chez le //èpre,un muscle propre, considérable, quis'étend, en recouvrant le sus-épineux, de l'épine du scapulum au rudiment de clavicule, d'où il se porte obliquement de dehors en dedans et d'avant en

(1) Leçons , 1, ■j.']^.

26o TRAITÉ GÉNÉI\AL

arrière à la moitié antérieure du steruuin, où il est placé sous legraud pectoral. M. Cuvier fait mention de ce muscle, en traitant du trapèze , et le représente comme propre an lapin (i) ; il me semble qu'il n'appartient pas au trapèze , mais plutôt au sous-clavier ; j'en ai parlé^ en décrivant ce dernier dans V agouti (2).

Le sus-épineux des carnassiers , principalement de la taupe , est fort, mais il ne s'y bifurque pas à son insertion , comme cela a lieu dans les solipèdes.

Dans les chauve-souris , il est peu séparé du sous-épineux.

Le sus-épineux semble donner naissance , chez plusieurs animaux , au muscle sousclavier.

Chez le porc-épic , par exemple , on voit un muscle propre se détacher^ par une aponévrose large et mince , de tout le sus-épineux et de l'épine ; ce muscle s'engage , en se rétrécissant , sons la clavicule , naît en outre distinctement de l'extrémité externe de cet os, et se porte ensuite sous lui , au cartilage de la première côte. Il existe un muscle semblable dans le daman , bien que la clavicule y manque. Il faut également ranger ici le muscle du lièvre et de V agouti, dont il vient d'être question,

(1) Loc, cit., p. aSg.

(3) Ployez pa{i;. 191.

d'anatomte comparée. 261

ainsi que la double origine que présente le sousclavier clans plusieurs singes.

Le sous-clavier abaissant l'omoplate dans ces aiifeiaux est , par son origine et sa fonction , un muscle du membre antérieur.

3. Le sous-épineux est plus petit que le sus-épineux , dans le cheval , le chameau , en général dans les juminans , les marsupiaux , le daman et les carnassiers; il s'insère uniquement au côté externe de la tubérosité externe de l'humérus.

Dans r aï ,ces deux muscles ont à peu près le même volume. Dans \es cétacés , la. taupe y les chéiroptères , les quadrumanes et V homme y. le sous-épineux est, au contraire, beaucoup plus grand que le sus-épineux.

Chez le chameau, ilne forme, avec le deltoïde et la longue tête du fléchisseur de l'avant-bras^ qu'une seule et même masse.

Il est d'une grandeur et d'une grosseur extraordinaire dans la taupe, qui de tous le» animaux est sans doute celui qui a le sousépineux le plus développé ; il y est le plus grand muscle du corps.

Il est également fort considérable dans les chauve-souris.

4.. he grand rond ou rond externe , par rapport au petit que l'on nomme aussi rond interne, naît, en bas et en dehors, du sous-épineux; il se dirige , sous lui , et va s'attacher en dehors

à l'humérus ; dans ce trajet, il est plus ou moins exactement uni au grand dorsal.

Il est très généralement séparé d'une manière distincte d'avec le sous-épineux , savoir : cÉ^s les cétacés , les solipèdes , les rummans , les pachydermes , les édentés , les wngeurs, les marsupiaux , les carnassiers , les chauve-souris y les quadrumanes et l'homme.

Chez les cétacés, il est fort considérable, plus que le sous-épineux ; son origine est fixée au tiers moyen du bord inférieur de l'omoplate ; il s'insère également au tiers moyen du bord postérieur de l'humérus, et représente ainsi le grand et le petit rond à la fois.

Dans le cheval et les ruminans \ le rond externe est plus petit que l'interne ; il s'unit en haut au grand dorsal.

Chez Vaï, il est rhomboïde, extraordinairement fort, large, et beaucoup plus volumineux que l'interne ; il se rend au quart supérieur de l'humérus.

11 est très petit dans la marmote , beaucoup plus petit que le rond interne ; il y naît toutà-fait en devant du col de l'omoplate.

Il est énorme et recouvre tout le sous-épineux , dans la taupe , où il est sans doute au maximum de son développement.

Les chéiroptères l'ont très long , mais d'une force médiocre^ et beaucoup plus faible que les taupes ; il est très grand dans les makis,

et s'insère au second cinquième de l'humérus.

5. Le grand dorsal, ou large du dos y se détache chez le dauphin ordinaire , de la partie antérieure des cinquième , sixième et septième côtes, par trois faisceaux;il est très mince, beaucoup plus petit que Te grand pectoral et même quele scalène postérieur; il envoie en passant un petit fascicule au sommet de l'omoplate , et se fixe en haut et en arrière à l'humérus.

Le grand dorsal du cheval, des ruminons et du cochon, est également faible et mince.

Chez le daman , il ne prend pas naissance aux côtes , mais seulement à la colonne vertébrale. En avant, il se partage en deux faisceaux, dont le grand se rend au point ordinaire , tandis que l'autre , plus petit^ s'insère à l'humérus, immédiatement au-dessous de la grande tète du grand pectoral : c'est entre ces deux faisceaux que passent les nerfs et les vaisseaux du bras.

Dans \ ornithorhjnque y le muscle qui est très long et très large, vient de toutes les vertèbres thoraciques et lombaires, ainsi que des huit dernières côtes ; il se fixe , par un fort tendon , à la moitié inférieure du bord interne de l'humérus.

\^2iX\%\Q^ fourmiliers y il ne vient pas des vertèbres lombaires et des dorsales postérieures , ou s'il en naît, ce n'est que par une aponévrose

très inince; ordinairement il prend naissance seulement aux côtes comprises entre la quatrième et la neuvième , se confond avec le grand rond et envoie, du point de fusion, un faisceaa au muscle peaucier formé par le grand pectoral, et un deuxième qui va à l'olécràne et à la substance musculaire de la paume de la main. A ce dernier se réunit un faisceau charnu qui descend du sommet de l'omoplate.

Dans le tatou^, \e grand dorsal prend origine du rachis, à partir delà seconde vertèbre ihoraclque et de la troisième côte à la dernière. En avant, il se partage en deux faisceaux ^ l'un destiné à l'humérus et à toute la moitié antérieure du cubitus , l'autre à l'aponévrose antibrachiale ; ce dernier est très large.

Ce muscle est très volumineux chez ïaï j il naît, en arrière, de la majeure partie du rachis et de la troisième à la dixième côte, en comptant d'arrière en avant; il s'insère , par le mojen d'un tendon large , à un point fort élevé du côté externe de l'humérus, en avant du musclegrand rond. A peu de distance de son insertion, il produit un ventre charnu considérable, qui, se portant en bas , s'insère d'abord au milieu environ de l'os, puis descend encore et fournit un tendon grêlq au-dessus de l'épilrochlée.

Il se divise, dans son tiers supérieur, en deux couches : l'une profonde, venant seulement des côtes antérieures, et une superficielle , qui naît

d'anatomie comparée. 265

soit des côtes suivantes, soit de la colonne vertébrale.

Le grand dorsal du porc-épic , parmi les rongeuj'SjUevienX. pas des côtes, aussi peu quedu scapulum j mais il s'étend dans la région lombaire et dansles deux tiers postérieurs du thorax.

Dans la marmote , il prend naissance aux apophyses épineuses de toutes les vertèbres dorsales , la première exceptée , et aux trois côtes postérieures. Il se partage , en avant aussi en deux têtes ^ dont l'antérieure se confond avec le muscle peaucier , et se dirige entre les couches du grand pectoral , à la Crète antérieure de l'humérus j le postérieur va , avec le muscle rond , à la crête postérieure de cet os.

Dans les sarigues , le muscle est long , mais étroit ; il vient de la majeure partie postérieure du rachis, non des côtes, s'insère fort haut à l'humérus et détache, peu avant soninsertion, un fort faisceau musculaire , qui se rend à l'olécrâne.

Le grand dorsal des carnassiers est, en général , très grand et long.

Il est fort alongé dans Vhjène , n'est en rapport ni avec les côtes, ni avec le scapulum; il se divise sous l'omoplate , en un faisceau antérieur et un postérieur, dont le premier se rend, avec le peaucier, fort haut à l'humérus,, en passant entre le fléchisseur radial et le grand pectoral. Le ventre postérieur s'insère , avec le grand rond, au même os ^ mais plus bas. Le

266 TIIAITÉ GÉNÉUAL

tendon du dernier faisceau envoie une forte languette charnue au long ventre de l'extenseur de l'avant-bras.

Dans V ours y il tire son origine de la crête iliaque , des vertèbres lombaires , des deux tiers postérieurs des vertèbres dorsales et des dernières côtes. Son bord postérieur , avant de s'insérer à l'humérus, produit un fort faisceau charnu , qui va à l'épitrochlée , où il s'attache par un tendon grêle.

Dans le coati ^ le muscle grand dorsal a les mêmes origines ; il provient des vertèbres dorsales qui sont postérieures à la cinquième, et des quatre dernières cotes; il est très étroit, surtout en avant; il s'j confond avec le peaucier, et se partage aussi en deux têtes, dont l'antérieure se rend à l'humérus et à la longue tête de l'extenseur de l'avant-bras ; la postérieure se fixe au bord postérieur du grand pectoral.

L'origine du muscle est la même chez le raton j il diffère seulement un peu dans le reste de son trajet. Il se partage en deux têtes : une antérieure plus grande, et une posiérieure et inférieure, plus petite. La première est intimement confondue avec le grand rond et va à l'humérus, en envoyant une forte languette à l'olécrâne. La seconde s'attache au grand pectoral et détache une languette interne, plus petite , destinée à l'aponévrose anti-brachiale. DunsVichncumon^ le grand dorsal se bifurque

d'anatomie coMPAivliu. 267

seulement en haut pour l'humérus et le grand pectoral.

Dans le phoque , il s'étend de la moitié postérieure du tronc et de la plupart des dernières côtes, non-seulement à l'humérus, mais en outre à l'aponévrose anli - brachiale , jusqu'à l'extrémité du radius et à l'aponévrose palmaire; celle disposition en fait un rétracteur vigoureux de tout le membre antérieur.

Ce muscle se distingue dans les chaiwe-souris y par sa forme très alongée. Il provient des trois dernières verlèbres thoraciques et des deux premières dorsales ; il a une épaisseur considérable, et va fort haut à l'humérus. Quoiqu'il soit d'abord couvert par le trapèze , il n'a pas déconnexion avec lui (i).

Les loris et les makis ont un grand dorsal très développé.

Chez les makis , il correspond aux deux tiers postérieurs de l'espace compris' entre l'occiput et le sacrum , et ne vient pas des côtes ; un peu en arrière de la dernière côte, il devient charnu et détache, de son tendon antérieur, un ventre très large et long, qui descend et se perd dans l'aponévrose anti-brachiale dans la région de l'olécrâne. Plus en arrière, le bord externe du muscle produit la languette plusieurs fois mentionnée, qui est dans ces animaux beau-

Ci ) Cuvier, Leçons , 1, 276.

coup plus mince que dans les précédents; elle se rend, conjointement avec le peaucier, au muscle grand pectoral, à l'aide d'un petit tendon.

Il n'a aucun rapport avec le grand rond.

L'origine du grand dorsal de Xatèle y parmi les singes y commence à la septième côte; il envoie, de son tendon antérieur, un fort ventre propre, qui va à l'olécrâne, et qui est tout-àiàit séparé des autres extenseurs de l'avantbras. Ce ventre augmente considérableaient l'action du muscle et l'étend à l'avant-bras. Il n'est pas plus uni au grand rond qu'au grand pectoral, d'où résultent naturellement, pour le bras, des mouvements plus libres que dans plusieurs des animaux que nous avons considérés jusqu'ici.

Dans le magot y le grand dorsal ne vient pas des côtes ; il envoie à l'olécrâne la languette mince, dont il vient d'être question ; il possède, en outre, la longue languette, qui manque dans les atèles ; elle passe au-devant des nerfs et vaisseaux brachiaux , et va s'insérer, à la face externe du grand pectoral, immédiatement au-dessus de son bord postérieur.

La languette qui va au coude est plus longue et plus étroite dans les singes que dans les makis j elle s'insère réellement au cubitus.

La languette qui se rend au grand pectoral , lorsqu'elle existe, esl, ou plus faible, ou seulement une partie du peaucier latéral.

d'anatomte comparée. 269

Le grand dorsal du saï n'est nullement en rapporl avec le grand pecloral; il se dirige, audessus et en dedans de lui , vers l'h umérus.

Chez 17io;??77ze, il est uni plus ou moins au ^ grand rond, et nullement au grand pectoral, si ce n'est dans des cas rares ; il est également privé de la languette qui va à l'oléçrâne.

6. Le grand pectoral des cétacés a la forme d'un triangle fort alongé; il est fixé atout l'humérus et descend même jusqu'à l'aponévrose anlibranchiale. lise continue, en avant, avec un muscle qui monte sous la peau jusqu'au cou et à l'occiput.

Dans le mouton, il est formé de plusieurs couches.

La plus superficielle, sous la forme d'un carré long , s'étend de la partie la plus antérieure du steruum à la portion claviculaire du deltoïde, s'unit à sa tête inférieure et parvient de la sorte , à la partie inférieure de l'humérus et même à l'avant-bras.

La couche profonde , qui est plus grande , a la forme d'un carré fort alongé , et s'étend de la partie^postérieure du sternum, fort haut, à la tubérosité externe de l'humérus.

La même disposition est offerte par le chameau; la couche superficielle y vient de la moitié antérieure du sternum.

Le grand pectoral du cheval se divise également en plusieurs couches. La plus superfi-

cielle s'unit, sur la ligne médiane, à celle du côté opposé. La partie antérieure de cette couche, qui est plus épaisse que le reste, s'attache par un tendon mince , en avant du long- fléchisseur de l'avant-bras, tout-à-fait au bas de la face antérieure de l'humérus; la partie postérieure se dirige immédiatement sous la peau , jusqu'à l'extrémité inférieure de l'osanli-brachial. La couche profonde, en général plus épaisse que la première , avec laquelle elle se confond un peu postérieurement, s'élend de l'extrémilé postérieure du sternum, fort haut, à la tubérosilé interne de l'humérus.

Le cochon présente le grand pectoral également divisé en deux portions semblables : une superficielle , beaucoup plus petite , qui , de la partie antérieure du sternum, va au milieu de l'humérus, et une profonde, beaucoup plus grande, qui se détache de la majeure partie postérieuredu sternum elde la partie antérieure de la ligne blanche , pour aller s'insérer à l'humérus , en avant de la couche superficielle.

Dans le r/rtw<77z , j'ai trouvé le grand pectoral formé antérieurement de trois couches. Deux de ces couches sont superficielles ; l'une, quiest la plus grande, naît de la moitié antérieure du sternum ; l'autre , qui est beaucoup plus petite, vient du cinquième antérieur du même os ; elles se portent transversalement en dehors.

La couche profonde, beaucoup plus grande

d'anatomte comparée. 271

que les précédentes, provient de tout le sternum, le manubrium excepté j sa direction est oblique. Elle se divise à son tour en un plan superficiel et un profond. Le peaucier se réunit au plan profond, qui s'insère, isolé des autres couches, immédiatement au-dessus de ce muscle , au côté antérieur de l'humérus. Les deux premières et le plan superficiel de la troisième , s'attachent, par un tendon beaucoup plus large^ à la moitié inférieure de cet os.

Le grand pectoral de V ornithorhYnque est extrêmement développé, surtout en longueur; il s'étend de la clavicule acromiale et de la première vertèbre dorsale^ jusqu'auprès de la symphyse du pubis. Il se confondavec son congénère du côté opposé, naît, en outre, des cartilages des six premières côtes , et se fixe à toute la crête antérieure de l'humérus.

V diVmiXes édentés , \e fourmilier en possède un très grand et très large ; ce muscle y prend naissance au sternum et aux cartilages des six premières côtes, par deux faisceaux , dont l'un est antérieur et plus petit; l'autre étant postérieur et beaucoup plus grand ; il va s'attacher à la crête qui sépare les deux tubérosités de l'humérus. Un troisième faisceau, qui se détache en arrière , se confond, après un court trajet , avec le grand dorsal et devient muscle peaucier.

Dans le tatou, le muscle est épais, long, étroit dans sa partie externe ; il s'insère à tout

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le sternum et prend, naissance , en outre, par un long fascicule postérieur , à l'apophjse xiphoïde qu'il soulève avec force ; ce qui est important pour la respiration , lorsque l'animal est roulé en boule. Il ne vient pas des côtes. Indépendamment du muscle que nous avons décrit à l'occasion du petit pectoral, il n'y a pas d'autre trace d'une séparation en deux couches.

Dans Vaï, le grand pectoral est médiocre, et distinctement séparé en ces deux mêmes couclies; la superficielle se porte obliquement du sternum, en bas, au deuxième cinquième de l'humérus; la couche profonde se dirige plus transversalement en dedans et s'attache seulement à la partie supérieure de cet os.

Chez le porc-épic, le grand pectoral est large et naît de tout le sternum , l'apophyse xiphoïde exceptée ; il n'est en rapport ni avec la clavicule , ni avec les côtes , et se fixe aux deux tiers supérieurs de l'humérus.

Dans la marmote , il est assez épais , mais pas très grand; il a la forme d'un triangle alono-é. 11 s'étend du sternum à la crête externe de l'humérus et s'insère au cinquième moyen de l'os.

On trouve, sous le grand pectoral de cet animal et entièrement séparé de lui, le muscle alongé et beaucoup plus petit, qui s'étend des deuxième et troisième quarts du sternum à la'parlie supérieure de la crête antérieure de

d'anatomie comparée. 275

l'humérus , etdontil a déjà été fait inention(i).

Le graiid pectoral du hangurou est formé de deux couches. La superficielle , plus longue et plus mince, vient du sternum et de la clavicule; elle est en connexion avec le grand dorsal dans une étendue considérable, s'unit en dehors à la moitié inférieure du deltoïde et se fixe , avec ce muscle, à la crête antérieure de l'humérus.

La couche profonde se divise en deux ventres , un antérieur qui est transversal , et un postérieur qui est oblique. Ils viennent tous les deux de l'extrémité sternale des cartilag-es costaux movens et s'insèrent à l'humérus, à l'aide d'un tendon commun , en avant de la couche superficielle.

Le grand pectoral est également partagé en deux couches chez les sarigues. La superficielle tire son origine du sternum ; elle naît aussi par un fascicule propre , de la partie moyenne du muscle droit de l'abdomen j elle s'attache à la moitié supérieure de l'humérus.

La couche profonde se sépare aussi en deux ventres , dont l'antérieur , plus petit que l'autre, vient de la partie inférieure du sternum ; le ventre postérieur se détache plus superficiellement de la face interne de cet os. Ces deux ventres prennent leur attache séparément à

(i) ^o/ez pafj. 25().

rhiiménis, aurdessons de la couche ë uperficiell'e.

Le grand pectoral deVhjène, del'owr^^du coati, du raton et du hérisson, parmi les carnassiers, présente également ses deux couches.

Dans V hy ène, la couche superficielle , ayant la forme d'un carré long, est unie, sur la ligne médiane , à sa congénère du côté opposé , au moyen d'une bandelette tendineuse; elle s'insère en avant au sternum. La couche profonde , qui est entièrement séparée , est plus longue , obliquement dirigée d'arrière en avant et de dedans en dehors ; elle se détache , dans Yhjène, de tout le sternum et aussi de la ligne blanche dans l'étendue de quelques pouces. Elle n'est|>as très large^, mais longue, et s'insère avec la précédente, à plus de la moitié antérieure de l'humérus.

Chezl'owr^ ,lesdeux couches s'unissent entre elles vers le milieu de leur longueur.

Dans le coati , le grand pectoral est quadrilatère, situé transversalement; ses deux couches ne sont unies qu'en arrière dans une petite étendue. La superficielle se rend à la moitié antérieure de l'humérus ; la profonde se partage en une partie antérieure, plus petite et en une postérieure, plus grande^ qui s'insèrent ensemble aussi loin que la couche superficielle. Les deux couches viennent seulement des trois quarts antérieurs du sternum.

Dans le raton , les deux couches sont unie»

d'awatomie comparJe. 275

entre elles , en dedans ; la superficieUe gagne la région moyenne , la profonde la moitié antérieure de l'humérus.

(^hez le hérisson, elles ne s'unissent pas entre elles. La profonde naît seulement delà mo Itié postérieure du sternum et va à la tubérosi lé externe de l'humérus et à la partie supérieur re de la crête de l'humérus.

Le' grand pectoral est surtout développé dans la tah 'fie ; il y est distinctement séparé en plusieurs ; faisceaux, qui se succèdent, en partie d'avai ot en arrière, en partie, de haut en bas. Le faiscci lu le plus antérieur est transversal: il se confoi id avec celui du côté opposé. Vient ensuite , en arrière , la majeure partie du muscle qui se détache de tout le sternum et des cartilages c le quelques côtes moyennes. Sous lepremier f.; lisceau, il y en a un autre, qui descend de la pi irlie interne de la clavicule , et qui s'insère , j ivec les deux premiers , au bord inférieur ( ie l'humérus. Deux autres faisceaux antériei irs, dont le postérieur est plus long que l'autre, s'étendent, de la moitié antérieure du sternum i et des cartilages des côtes de devant , aux tul sérosités antérieure et postérieure de l'humér us. Le plus antérieur de ces faisceaux , ou tous les deux, représente peut-être le petit pectoral. .

Le gr.' md pectoral des chauve='Souris est aussi exlraord) Inairement développé et beaucoup

plus volumineux que tous les autres muscles de cet animal réunis. lise divise en plusieurs couches , dont la plus superficielle , qui est de beaucoup la plus grande de toutes , vient de tout le sternum et de la clavicule , et se confond avec celle du côté opposé. En avant , on trouve sous elle deux petites couches alongées , sit,uées l'une en arrière de l'autre, qui montei.it du sternum et de la partie interne de la clavicule. Toutes se réunissent pour s'attacher à la cj.'éte de l'humérus, àlamêmehauleuret dans une même longueur que le deltoïde.

Le grand pectoral des loris est très faible ettrès court; il s'insère seulement au quntrième douzième de l'humérus , en comptant < du liaul en bas.

Il est bien plus fort dans les makis ; il a la forme d'un triangle fort alongé et se divise en deux parties : une antérieure y plus . ofrande , venant de la partie interne de la clavic ule et de tout le sternum , et une postérieure, 1 plus longue , mais plus mince , qui s'isole des ( cartilages des côtes moyennes. Ces deux part ies ne se réunissent qu'après un trajet assez le )ng, pour aller s'insérer au cinquième supériei ir de l'os du bras. En examinant ce muscle a yec attention j on trouve qu'il se partage en deux couches. La partie costale, qui a été m entionnéc; constitue la portion postérieure de la couche profonde ; la portion antérieure de c elle couche

d'awatomie comparée. 2,77;

provient de la face interne de la couclie superficielle , et s'insère , conjointement avec la por-. tion postérieure, tout à côté de la tête de l'humérus, en arrière et en haut, à la face interne de la tubérosité externe. Cejtte couche représente vraisemblablement le petit pectoral.

Dans les singes, le grand pectoral prend communvément son insertion plus haut que dans, les animauxque nous avons considérés jusqu'ici, mais néanmoins plus bas que chez les loris.

Chez Vatèle , il ne vient pas de la clavicule , mais seulement de tout le sternum et des sixième et septièm»3 côtes 5 il s'insère au quart supérieur de l'humérus. Il ne naît pas davantage de la clavicule y dans le callitriche ^ le saï et V ouistiti ordinaire.

Il n'en vient pas même dans le magot, mais il se fixe au deuxième quart de l'os du bras.

Il n'est pas divisé en plusieurs couches dans cette dernière espèce, à moins qu'on ne veuille prendre pour une couche profonde, une partie ou la totalité du muscle que nous avons présenté comme le petit pectoral (i).

Enfin, dans \e papion et chez V homme , le grand pectoral prend aussi origine à la clavicule.

7. hdiious-scapulaire est un muscle considérable , le plus souvent formé de plusieurs fais- • ceaux, qui se succèdent d'avant eu arrière j il

(i) V oyez paj;. viSo.

TRAITÉ GÉniiRAL

occupe toute la face interne de l'omoplate, dont il imite, par conséquent, la forme et il s'insère fort haut, à la tubérosite inter-ae de l'humérus.

Dans les cétacés , il est faible et peu c'dstiaotement divisé en faisceaux.

Il est d'un volume médiocre dans l'az', parmi les édentés.

Il est , au contraire , très développé dans les solipèdes , les ruminans , les pachydermes , les rongeurs , les marsupiaux, les carnassiers , les quadrumanes et V homme. Le sous-scapulaire le plus développé est olFert par les chéiroptères,

8. Le petit rond, ou rond interne, est un muscle plus ou moins séparé du sous-scapulaire , qui se détachant, en bas et en arrière, de la face interne de l'omoplate, va s'insérer au côté interne de l'humérus, en arrière du sous-scapulaire.

Il manque, comme muscle propre, dans les cétacés , les ivngeurs, les marsupiaux, chez la plupart des carnassiers , dans les makis et les chéiroptères. Dans les soUpèdes , les ruminans , les pachydermes , les singes et dans V homme , il est le plus souvent distinctement séparé du rond externe et du sous-scapulaire.

Le rond interne du cheval et àeswuminans est plus grand que l'externe.

Chez Vaï , il n'est pas distinctement séparé du sous-scapulaire; il est beaucoup plus ]K3tit que le rond externe.

d'aWATQMIJÎ COiVIPARÉE. S^Q;.

Dans la taupe , il est surtout considérable , mais bien plus petit que le rond externe.

g. Le coraco-hrachial est un muscle alongé y existant très généralement, qui s'étend du scapulurn, où il naît au-dessus de la cavité articulaire, à la face interne de l'humérus , qu'il tire en dedans. ^

Dans les cétacés , il constitue un muscle propre , petit , distinctement séparé des autres, qui descend obliquement , et plus en dedans que le sous-scapulaire, de l'apophjse coracoïde à la tubérosilé interne et unique de l'hu-mérus.

Il est dans cet ordre plutôt fléchisseur qu'adducteur du bras.

Ce muscle est fort considérable chez les ruîTiinans; il descend jusqu'au condyle interne de l'humérus , ou occupe pour le moins la moitié supérieure de cet os , comme chez le chameau et le chevwuil.

Il provient, dans ces animaux et le cheval, de la petite apophyse coracoïde, que forme le bord inférieur du scapulum au-dessus de la surface articulaire de cet os; il se divise, après un court trajet, en un ventre profond, qui es i mince et en un superficiel, qui est épais; le premier se fixe plus haut que le second à l'humérus.

Il est également large et fort dans le daman , et s'attache U la moitié supérieure de cet os^.

28o TRAITK GÉNÉRAL

Le coraco - brachial de Y ornilhorhyiique se partage en deux muscles , un supérieur et un inférieur.

Le tatou n'en a qu'un, qui est fort et long, et qui descend jusqu'à l'épitroclilée.

Le coraco-brachial de Y aï est petit , simple, et ne correspond qu'au tiers supérieur de l'humérus.

Celui des lièvres et des cahiais , parmi les rongeurs, est simple et très court. Chez le porc-épic et Yécuréuilj il est très fort et long ; il s'étend jusqu'à l'extrémité inférieure de l'humérus , mais son tendon n'est pas long. Il est bifurqué dans la marmote. Le tendon qui se détache de l'apophyse coracoïde est simple , mais il donne naissance à deux ventres charnus entièrement séparés , dont le supérieur , beaucoup plus petit que l'autre, s'insère fort haut à l'humérus , tandis que l'inférieur prend son attache à toute la face interne de cet os. Le castor q\. le Jiamster offrent une disposition semblable.

Le kaîigurou , parmi les animaux a bourse , est entièrement privé du muscle coraco-brachial. Il est possible que la seconde tête du fléchisseur radial en soit une trace.

Ce muscle est très-court dans les sarigues , et ne correspond qu'au sixième supérieur de l'humérus.

Le ôoraco -brachial de la marte , du hérisson et de Y ours, parmi les carnassiers, est bifurqué

d'anatomte comparée. 281

presque dès son origine ; la partie supérieure du muscle est beaucoup plus petite que l'inférieure, qui est pourvue d'un long tendon , au moyen duquel elle se prolonge jusqu'à l'épitrochlée. Il est très court et non divisé , dans la taupe j le chien, V ichneumon , le potto et le chat.

Chez Y ours j la téte antérieure du coraco-brachial est plus grande que l'autre ; elle envoie un fort ventre musculaire à la longue tête du fléchisseur radial, à laquelle elle s'unit vers son extrémité inférieure. Le muscle lui-même descend jusqu'à l'épitrochlée, en s'élargissant insensiblement.

Le raton y le coati et le blaireau n'offrent pas la moindre trace de cette division ; ils n'ont que le muscle supérieur qui est très petit , et qui commence par un tendon alongé , s'insérant fort haut à l'os du bras.

Il manque entièrement dans la loutre et le phoque.

11 est très petit chez les chauve-souris , mais il n'y manque pas, comme l'avance M. Cuvier (i).

Le coraco - brachial des loris est court , et s'insère au-dessus du milieu de l'humérus.

Dans les makis, au contraire, on le trouve divisé, comme dans plusieurs autres animaux ,

(i) Leçons , \ , 277.

382 TRAITÉ GÉKÉRAL

en une téle courte et en une longue, dont la dernière descend jusqu'à l'épitrochlée. Il est uni, en haut, à la courte têle du fléchisseur radial, dans une étendue considérable.

Dans plusieurs espèces delà famille des singes y telles que le magot, V ouistiti ordinaire j le papion, le callitriche et les atèleSy le coraco-brachial est également partagé en deux têtes; la supérieure est bien plus petite que l'inférieure. Le tendon du grand dorsal prend son attache entre ces deux moitiés, et le nerf musculo-cutané se dirige entre elles. La tête supérieure se fixe au col de l'humérus ; l'inférieure à la région moyenne de cet os, ou un peu plus haut. Le sai ne m'a offert que la tête supérieure.

Chez V homme , le coraco-brachial est ordinairement simple^ et correspond à la moitié supérieure du bras.

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