‹ Traité général d'anatomie comparée [electronic resource] (volume 4)Chapitre 32 sur 83 · Maxillaire inférieur · texte numérisé non relu

Maxillaire inférieur

Le maxillaire inférieur à&s oiseaux se compose, même à l'état adulte, de plusieurs pièces plus ou moins distinctes , qui se succèdent d'avant en arrière, toujours unies entre elles par des bords et des surfaces droites, mais moins faciles à séparer, pendant toute la durée de la

Cl) Voyez p. 254.

'2)Voyez p. 9.96.

3o8 TRAITÉ GÉNÉRAL .

vie, que chez les poissons cl les reptiles. La pièce moyenne et antérieure, bien qu'elle soil formée de deux moitiés latérales , égales et symétriques, se réunissant d'arrière en avant , et de dehors en dedans , sous un angle aigu, est sans doute constamment impaire déjà avant que le petit soit sorti de l'œuf.

Le maxillaire inférieur est généralement fort " allongé , peu haut ; il offre sa plus grande hauteur à quelque distance au-devant de son extré mité postérieure, au-dessous de l'orbite; et unpeu en arrière de ce point , il présente sa plus grande épaisseur. Il est, en général, comprimé dans la majeure partie de sa longueur, et limité, en haut et en bas, par un bord tranchant. Son bord supérieur s'élargit considérablement, à quelque distance de l'extrémité postérieure , ou sur cette extrémité même del'os; il présente deux enfoncemens encroûtés de cartilage, l'un antérieur , et l'autre postérieur, et, entre ces deux enfoncemens, une érainence transversale et inégale , la surface articulaire, par laquelle il s'articule avec l'os carré. La continuation de l'os , en arrière de cette surface articulaire , peut être désignée sous le nom à'angle, ou mieux ^apophyse postérieure du maxillaire inférieur. En dedans de cette partie, on trouve ordinairement une saillie , un peu dirigée eii haut , qui est Vapophjse interne. A quelque distance de ce point , il y a très-souvent une

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petite éminence , Xapophyse coronoïde , ou ïapophjse supérieure.

A l'endroit où les deux moitiés latérales se rencontrent en avant, elles constituent une gouttière dirigée en haut, dont la forme est variable. Tantôt cet os est absolument plein , tantôt il est interrompu par des lacunes.

Le maxillaire inférieur se forme très-généralement , outre la pièce moyenne et antérieure , qui est impaire , encore de cinq pièces, de chaque côté; ce qui fait en tout onze pièces. Celle des pièces latérales qui est antérieure , et qui correspond à la pièce dentaire des vertébrés inférieurs , forme à elle seule la moitié antérieure et la plus grande de la mâchoire , à laquelle elle donne principalement sa forme. Les autres, à l'exception de la pièce articulaire, qui se prolonge souvent de manière à constituer l'apophyse postérieure , sont des lames minces, allongées, qui correspondent, par leur forme et leur position , aux pièces qui persistent constamment chez les reptiles supérieurs. La soudure s'opère d'abord entre les quatre pièces postérieures , savoir : entre les pièces coronoïde , articulaire , angulaire et supplémentaire interne (i) , dé sorte que la mâchoire

(0 La supplémentaire iateriie est dcsigue'e , au cabiri,et tl'anatornie comparée de Paris , par le nom d'operculaire.

{N cl. T. ) .

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inférieure est alors composée, en tout, de cinq pièces, savoir : i° des deux pièces postérieures, formées chacune de celles qui viennent d'être énumérées ; 2° de la pièce moyenne et unique , beaucoup plus petite , ou la pièce supplémentaire antérieure; 5° de la pièce antérieure, ou pièce dentaire, commune aux deux côtés.

Chez des canards de trois mois , je ne pus plus démontrer que ces pièces , même au moyen d'une macération bien dirigée.

Comme le maxillaire inférieur, réuni au supérieur, est un des principaux , souvent l'unique organe de préhension des oiseaux, que ces os constituent même souvent eux seuls ces instruments , le maxillaire inférieur offre nécessairement, surtout relativement à sa forme extérieure, beaucoup de différences, en rapport avec le genre de vie des oiseaux; mais comme de ces différences les unes coïncident avec celles du maxillaire supérieur, que les autres, ou sont du ressort de ia zoologie , ou seront exposées avec les organes de mauducatiou , nous pouvons les passer sous silence. Celles qui suivent, déjà moins sensibles à l'extérieur , méritent seules d'être considérées ici.

10 Les deux moitiés latérales ne s'unissent ordinairement , en avant , que dans une éien-

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due proportionnellement très-petite ; mais cette union est une soudure complète.

Le courlis (scolopax arcuata) fait une double exception à cette règle : chez lui , ces deux moitiés sont appliquées immédiatement l'une contre l'autre , dans la partie antérieure de leur longueur , qui est la plus grande ; mais elles ne sont soudées nulle part. Chez les JIclmans , la cigogne à sac , \es toucans , les calaos , ainsi que les cigognes et les becs en ciseaux , l'clendue dans laquelle la réunion a lieu est également d'une longueur considérable : chez la cigogne^ elle fait un tiers de toute ila mâchoire, chez les JLamans un peu plus; chez les hecs en ciseaux , les calaos et les toucans^ les deux tiers. C'est chez les échassiers que l'étendue de la réunion est la plus longue, et chez les gallinacés et les palmipèdes , particulièrement les pélicajis , qu'elle est la plus courte.

2° Chez les oiseaux de pr^oie diurnes , ainsi que chez plusieurs yperro^we^i-, particulièrement les aras ; chez la plupart des gallinacés -, parmi les échassiers , chez les hérons; parmi les oiseaux d'eau , chez les cjgnes ^ chaque moitié latérale forme une lame osseuse entièrement continue. Il existe, au contraire , chez d'autres oiseaux, en arrière^, de la partie moyenne du maxillaire inférieur sur la limite des pièces supplémentaires antérieure etpostérieure , mais toujours en arriéra du milieu, un espace vide

allongé, qui est beaucoup plus long d'avant en arrière que de haut en bas. Celte disposition est oirerte par les oiseaujc de proie nocLurnes , les corneilles , en général par la plupart des oiseaux de chant ^ à l'exception de quelques uns, par exemple le gros bec commun ( loocia coccothraustes ). On la trouve aussi , parmi les perroquets , chez le psittacus erjlhacus ; parmi les gallinacés, chez les tétras; chez les outardes; parmi les échassiers , chez les grues, la cigogne à sac, les bécasses, le kamischi ( palamedea ) ; parmi les oiseaux d'eau , chez les foulques , les goélands , les becs en ciseaux, les pingouins les aïbatrosses , les hirondelles de mer et les guillemots.

Cet espace vide , qui est situé entre la pièce dentaire, les pièces supplémentaires antérieure et postérieure , et la pièce angulaire , n'est pas le seul ; il en existe souvent un second, surtout chez les outardes , les bécasses , le courlis d'Europe (numenius arcuatus) , les goélands , les becs en ciseaux , les. pingouins , les pétrels et les guillemots : celui-ci est postérieur, beaucoup plus petit, plus arrondi; il est surtout énorme chez Vuria Brunichii. Cette ouverture postérieure est située entre les deux dernières pièces et la pièce articulaire. Elle existe également chez les brévipennes ; elle est petite et unique chez les autruches et lecasoar de la Nouvelle- Hollande ; chez Is casoar d' Asic , au contraire , elle e^t partagée eu plusieurs

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trous plus petits , qui sont situés les uns après les autres. Toutes ces conformations en rappellent de semblables qui existent chez les reptiles elles poissons (i).

Un indice de la lacune anlérieu-re est. offert par les oiseaux chez lesquels il j a une suture entre la moitié antérieure et la postérieure delà mâchoire, laquelle existe plus longtemps et est plus prononcée que chez d'autres. Cette suture se voit surtout chez des échassiers et des palmipèdes , c'est-à-dire chez les oiseaux les plus inférieurs. On la rencontre le plus souvent conjointement avec l'ouverture postérieure.

5° Sous le rapport de la forme , le maxillaire inférieur est en général peu élevé , mais épais , chez les oiseaux de proie; l'apophyse postérieure manque; la supérieure est faible, et existe à peine chez les hihoits ; l'interne est , au contraire , très-longue et monte verticalement.

La mâchoire inférieure des corbeaux et de la plupart des oiseaux de chant est semblable, mais plus longue et plus faible. Elle est sans apophyse supérieure; la postérieure existe, mais elle est peu développée ; l'interne est courte.

Le maxillaire inférieur des gros becs (/oorm) est extrêmement fort, épais , élevé , formé d'une pièce dans toute sa moitié antérieure. L'apopliyse supérieure est énorme', à tel point que

(ij Voyez vol. 2, p. 5ij , 741 et 742.

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le maxillaire inférieur est, chez ces oiseaux, dans l'étendue d'un cinquième de sa longueur , deux fois plus haut que sans cela. L'apophyse interne est aussi très-longue, haute et droite.

Une particularité offerte par le gros bec commun (loxia coccothraustes), le/, cardinalis et le /. pulveralentus ^ mais non toujours par le /. curviroster ^ consiste en un grand os sésamoïde , d'une forme triangulaire , mais arrondie , transversal , ayant la base tournée en dehors et le sommet en dedans , lequel est situé dans la partie postérieure et interne du ligament articulaire de la mâchoire inférieure. Cet os complète l'articulation postérieurement , et correspond par sa surface articulaire antérieure , qui est concave inférieurement , à la partie postérieure du condyle externe du maxillaire inférieur.

Le maxillaire inférieur des autres loxies ressemble à celui du gros bec commun, à cela près qu'il est, chez eux, moins haut, plus long , et percé d'une lacune allongée , trèsconsidérable.

Parmi les grimpeurs, les perroquets ont beaucoup d'analogie avec les loxies ; seulement leur mâchoire inférieure a une hauteur plus uniforme : c'est pourquoi l'apophyse supérieure n'est pas très-saillante. L'apophyse interne est aussi extraordinaircment faible. La surface articulaire consiste eu un simple enfoncement allongé , étroit d'un côté à l'autre , ouvert d'à-

d'anatomïk comparée. oi5 vanl en arrière. Ils n'ont pas l'os scsamoïde des loxies,

La disposition est fort semblable ehez les toucans; seulement la surface articulaire est plus arrondie.

Chez les gallinacés ^ le maxillaire inférieur, qui est peu élevé, supporte une apophyse supérieure faible; mais ses apophyses interne et postérieure sont plus considérables que nous ne les avons rencontrées jusqu'ici. La dernière est surtout énorme chez le coq de hrujère , tellement qu'elle fait , pour le moins , un sixième de la longueur de tout le maxillaire inférieur. Elle monte verticalement, et déborde le bord inférieur de Toccipilal. Je ne l'ai trouvée aussi développée chez aucun autre oiseau.

Les outardes ont toutes les apophyses peu développées , principalement l'apophyse supérieure.

La même chose a lieu chez quelques échassiers , surtout les hérons , chez lesquels les apophyses postérieure et interne semblent s'être confondues et former une plaque triangulaire, large , descendant obliquement de dedans en dehors et de haut en bas . Leur apophyse antérieure est cependant considérable.

Chez quelques-uns , comme les courlis, les deux apophyses sont séparées et assez volumineuses.

Dans plusieurs oiseaux d'eau , particulièrement les cygnes, les canards et les oies , non

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seulement les apophyses postérieure et inlernc sont fortes , larges , recourbées en haut , mais il existe, eu outre,-à la face externe de l'os, un peu au- devant de la surface articulaire et un peu au-dessous du bord supérieur, deux émiuences musculaires, considérables, dirigées en dehors , et placées à quelque distance l'une derrière l'autre, que je vois surtout très-fortes chez le canard miisqué.

La remarque de M. Tiedemann (i), que l'apophyse postérieure , lorsqu'elle est très-longue , présente à son côté interne uue fosse profonde pour l'insertion des muscles , n'est pas tout-à-fait exacte^ car, bien qu'il existe, dansia région postérieure de la mâchoire inférieure , un enfoncement considérable dirigé en arrière , on peut dire i° que cet enfoncement n'est pas situé sur l'apophyse, mais au-devant d'elle, entre l'apophyse inte+'ne , les parois externe et supérieure du maxillaire inférieur, et qu'il résulte de ce que cette dernière apophyse, qui est large et mince , fuit en dedans ; 2« que cette conformation a lieu , à la vérité , chez plusieurs oiseaiLJc d'eau, tels que les cygnes, \qs canards et les oies , mais non chez le coq de brajère, ches lequel l'apophyse postérieure est pourtant beaucoup plus forte que chez ces oiseaux. Chez d'autres oiseaux d'eau , particulièrement les cormorans , toutes les apophyses sont très-faibles , ([uelques-unes à peine (i) Loc. cit. , p. igS.

d'ANATOMIE COMPARXIE. J 1 7-

sensibles , et la mâchoire inférieure se termine immédiatement derrière sa surface articulaire, par une exlrémilé mousse , munie d'un faible enfoncement. Les foulques offrent une particularité digne de remarque : c'est une petite aile osseuse j formée de deux lamelles, qui est appliquée d'une manière mobile sur le bord supérieur de la mâchoire inférieure (i).

i5. Ligamens de la mâchoire inférieure.

L ■§. io3.

!• Le ligament capsulai re du maxillaire inférieur naît du pourtour de la surface articulaire inférieure de l'os tympanique , et s'insère au tour de la surface articulaire supérieure de la mâchoire inférieure. Cette capsule , lâche par elle-même , est renforcée en»deliors et en arrière par un ligament fibreux , transversal , fort, qui se dirige immédiatement au-devant de l'erîrémité inférieure de l'os tympanique , le long du bord inférieur de l'os zygomaiique , derrière l'extrémité inférieure de l'os du tympan , pour se rendre à la face externe de l'apophyse interne de la mâchoire inférieure. Ce ligament devient fibro-cartilagineux', surtout-dans sa partie aulérieure ; il est échancré et aminci en dedans , et se place dans la partie externe du ligament capsulaire , entre les deux os.

Un autre ligament existe au côté postérieur j

(i) Nitxich , Loc. cit. , p. 74.

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ce ligament est fibreux , très-fort , largement séparé du précédent. Il est étendu du sommet del'apophjse mastoïde à l'extrémité antérieure de la face postérieure de l'apophyse interne du maxillaire inférieur; son usage principal est de borner les mouvemens en avant de la mâchoire.

M. Tiedemann décrit encore un autre ligament très-large , sous le nom de longligament sous-maxillaire (i); mais ce ligament n'étant, le plus souvent , surtout chez les palmipèdes proprement dits , que l'aponévrose du muscle temporal , c'est en parlant de ce muscle que l'histoire en sera faite. Je dois dire cependant que je l'ai trouvé séparé plus que de coutume du muscle temporal chez le /le'ro/z; il y constitue un ligament propre , mince , qui descend verticalement de l'apophyse orbitaire postérieure , passe par-dessus l'arcade zjgomatique , et s'insèreà la face externe delà mâchoire inférieure^

La tête des oiseaux contient toujours des cellules aérifères , qui varient cependant beaucoup. Les ouvertures aériennes des os. soudés du crâne existent dans la partie postérieure de la cavité du tympan; elles conduisent, chez quelques-uns, par exemple les plongeons, à de très-petits enfoncemens dans le corps de l'os basilaire ; chez d'autres, elles se répandent

(i) Zoologie y Bd. 2, S. i9(j.

d'anatomie comparée. jig dans toutes les directions, de sorte que, chez la plupart, tout le crâne est aérifère.

L'os du tympan reçoit aussi communément l'air par une ouverture située dans sa région postérieure. Lorsque l'os plérygoïde estaérifcre, ce qui est beaucoup plus rare , l'orifice se trou ve à son extrémité postérieure.

Parmi les os de la face, les sus-maxillaires, les inter-maxillaires et les nasaux, qu'unissent des soudures mutuelles, reçoivent l'air de chaque côté, en arrière , au-dessus de leur face inférieure- ce sont le plus souvent plusieurs orifices qui lui donnent passage. Ces orifices conduisent dans la cavité vésiculeuse dont il a déjà été question, plus haut (i); de celte cavité, le fluide pénètre dans tout le bec, surtout chez les oiseaux qui ont cette partie très -développée ; chez la plupart des autres, il ne pénètre que dans l'inter-rnaxillaire.

Les os lacrymaux de la plupart des oiseaux admettent l'air ; les orifices aérifères sont situés à leur face interne. Ils sont, au contraire, :situés à la face supérieure dans les os palatins , qui reçoivent l'air beaucoup plus rarement.

Les os zygomaliques ne sont jamais ou trèsraremeiit aérifères.

Les maxillaires inférieurs le sont , au contraire , très-généralement. Leur ouverture , qui paraît être toujours unique, se trouve con-

(i) Voyez pages 9.8g, 290.

5 20 TRAITK GÉVKRM.

stammeiit en arrière , à l'apophyse interne. Elle est extraordinairement petite chez les gallinacés , raai'quememe à quelques-uns d'entre eux, par exemple à la perdrix et à la caille. Les cellules aériennes ne s'étendent communément que dans la partie postérieure, et ne s'atteignent pas des deux côtés. L'air sort de la cavité du tympan, le plus souvent, par un tuyau membraneux, qui, chez plusieurs oiseaux, principalement les chanteurs , forme un os creux, appelé le siphon (ij.

B. Considérations générales sur la tête des

oiseaux.

%. io5.

Outre les caractères les plus généraux de la tête des. oiseaux , qui ont été exposés plus haut, nous pouvons , après avoir étudié les os en particulier , donner une description plus exacte de l'ensemble qu'ils conslilucnt.

Toute la tète des oiseaux forme, en général, une pyramide à cinq côtés, dont la base serait représentée par la paroi postérieure de la tête, le sommet par ^extrémité antérieure du bec.

La face postérieure de cette pyramide , formée par la partie supérieure et la plus étendue de l'occipital, ainsi que par la partie postérieure du temporal, est généralement la plus petite face de la tète; elle est plus large que haute, et contient, en général, à sa partie inférieure : le

(i) NiUscli , loc. cil.^ p. 5i .

d'anatomie comparée. 521 trou occipital ,. le condjle, à côté de celui-ci, l'orifice par oii sort le nerf hypoglosse , et plus en dehors et en arrière les trous j qui donnent passage au nerf vague et à la carotide interne ( artère céphalique ).

La face inférieure de la pyramide est beaucoup plus compliquée que la précédente. Elle se joint, sous un angle assez droit , à cette dernière et avec les deux faces latérales.

Elle est limitée, à sa partie la plus inférieure, en avant et sur les parties latérales, par la mâchoire inférieure. La grande distance qui existe entre les branches latérales de cet os favorise l'investigation de la face inférieure de la tête. On voit, en effet , postérieurement , à la base du crâne et de la face , la portion postérieur,e et la plus grande du corps de l'os basilaire j et au milieu du bord postérieur de celui-ci le condyle de l'occipital. Au-devant de ce condyle , existent des empreintes musculaires concaves ; plus en dehors, se montre la face inférieure de l'apophyse mastoïde. Après cela vient communément , il n'y a d'exception que pour les oiseaux de proie et les perroquets , l'os carré , formant la partie la plus large de la tête j aptès celui-ci, les ailes inférieures du sphénoïde, dirigées de dehors en dedans et d'arrière en avant, puis un intervalle considérable entre ces deux ailes , enfin le corps du basilaire Cl le rocher.

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