Côtes
Les côtes des oiseaux, dont le nombre varie de sept à douze /sont en général longues , peu larees ordinairement , et encore moins arrondi'es; elles ont, au contraire , des bords tranchants , et ne sont que légèrement convexes de haut en bas et d'avant en arrière. Cette description estsurtoiit exacte pour la première, souvent aussi pour la seconde ; toutes deux sont tout-àfait droites. Les côtes antérieures sont constamment les plus courtes; la première, surtout, est étonnamment plus courte et plus étroite que
pour chacane d'elles, séparés par un raphé d'une ligne de diamètre , transparent , comme toutes les parties euvironnantes non encore ossifiées. A la fin dn douzième jour, les premières dorsales ont augmenté de dimension; elles représentent des carrés alongés , d'une ligne et demie de haut sur une ligne de large. Le même jour, les doubles grains osseux deviennent apparents sur le corps des vertèbres cervicales, et sur quelques unes des vertèbres lombaires. Le treizième ou le quatorzième jour , tous les corps des vertèbres dorsales, jusque là divisés par un sillon tr.ès-sensible sur la ligne moyenne, sont entièrement réunis et représentent un carré parfait. Plusieurs vertèbres cervicales ont aussi opéré leur jonction. Il n'en est pas de même des lombaires et des caudales , le mécanisme du double dévelùppement est ici beaucoup pins apparent y à raison de' la largeur que prend, dans cette région, la colonne verlé-
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toutes les antres. Les postérieures sont aussi quelquefois un peu plus courtes que les moyennes , mais non au même degré. Toutes celles/ du milieu sont un peu plus larges que les antres ; parfois cet excès de largeur est même fort considérable. La plupart des côtes offrent leur plus grande largeur à la partie supérieure, dans la direction de haut en bas, à tel point que cette région est souvent trois fois plus large que le reste de la côte. Elles se terminent à cette partie supérieure par deux éminences articulaires, dont l'une est interne et arrondie, et l'autre est externe, triangulaire et plane. Ces éminences sont la tête et le tubercule , l'un et l'autre encroûtés de cartilage, et entre lesquels la côte prend insensiblement de la lar-
brulc an treizième ou qaalot Kième jour. Les premières lombaires représentent des doubles carrés , alongés , dont nous avons déjà parlé j les dernières n'ont encore que deux points séparés par l'intervalle d'une ligne encore cartilagineuse. » {Essai sur les lois de l'ostéogénie, loi de sjmélrie. Serres.; Ces descriptions sont accompagnées de ligures qui représentent la succession des développemens latéraux et antéro-postérieurs de chaque noyau osseux. En admettant l'exacLilude d'une observation si minutieuse, on ne saurait se refuser à admettre l'opinion précédemment émise par M. Meckel, de la division possible de l'oi uniqne qui constitue la portion de colonne vertébrale correspondante aux régions lombaire et sacrée en un nombre déterminé de vertèbres isolées , constituant ces deux régions considérées elles-mêmes isolément. {N. d. T.)
u'axatomië comparée. 65 geiir, de dedans en dehors, de la manière indiquée. Du col naît une saillie, qui s'étend à la surface interne jusque vers le milieu delà côte et qui se perd insensiblement. Cette saillie rend la côte plus épaisse dans la moitié supérieure que dans le reste de son étendue. Les bords antérieur et postérieur de cette partie, ou du col, sont concaves, de sorte que l'ouverture qui existe entre ce col, le corps et l'apophyse transverse de la vertèbre dorsale, à laquelle s'insère la côte, au moyen d'une capsule , devient plus grande. L'attache de chaque côte se fait, comme il a été dit, au moyeu de deux capsules , seulement à une vertèbre thoracique , de sorte que la tête est ordinairement placée un peu plus avant que le tubercule. On voit généralement de petits os , plats , minces , alongés , à pointe mousse , dirigés en haut et en arrière, se détacher du bord postérieur de chaque côle. L'insertion de ces os a lieu , au milieu de ce bord pour les côtes moyennes, un peu au-dessous de ce point pour les côtes antérieures , un peu au-dessus pour les postérieures. Ces petits os sont unis aux côtes d'où ils partent, et à celles qui suiventimmédiatement en avant et en arrière, au moyen de ligamens fibreux, obliques, qui naissent de leurs bords antérieur et postérieur. Cette conformation est propre aux oiseaux, bien qu'elle ait quelque analogie avec celle des côtes des chéloniens , et
qu'elle soit parfois imitée d'une manière plus distincte encore chez Vhomme.
Le pins grand nombre des côtes s'attachent à une portion antérieure, plus ou moins con-^ sidérable, du bord latéral dusternum, au moyen d'os alougés , mais presque toujours bien moins longs, et constamment moins épais et moins larges que les côtes. Ces os , les cartilages costaux , ossifiés ici comme nous les avons vus chez beaucoup de reptiles, augmentent en général exlraordinairement de longueur, des antérieurs aux postérieurs, qui sont les plus longs. L'extrémité postérieure de ces côtes sternales est simplement arrondie; l'antérieure, plus grosse, porte le plus ordinairement uncondyle externe et un interne, légèrement concaves , par lesquels elle s'adapte au sternum. Les deux extrémilés de ces os s'articulent mobilement par des capsules ; ils sont unis avec les côtes proprement dites, le plus souvent sous un angle fort aigu. 11 n'y a que lai première vraie côte sternale qui s'attache au ■ sternum , au moyen d'un fibrocartilage.
: .Les différentes côtes proprement dites, surtout celles des deux extrémités de la série , se distinguent encore plus ou moins des autres, indépendamment des conditions déjà indiquées par les caractères suivans.
Constamment la première , souvent aussi la seconde , est parfaitement libre à son extrémité
d'anatomie comparîIe. 65 sternule : eîle n'atteint donc ni le sternum, ni la côte steniale, qui manque en cet endroit. La première côte est toujours privée de l'os accessoire dont il a été question , qui manque aussi quelquefois àla seconde.
Très-généralement la dernière, souvent aussi Tavant-dernière côte , n'offre que peu ou point de différence, sous le rapport de la largeur de sa partie supérieure , comparée avec le reste de son étendue; elle n'a pas de tubercule distinct. Ordinairement toute la région du col de ces deux côtés est confondue avec la vertèbre et même avec la partie supérieure de l'os coxal , près duquel elles sont situées.
Les os accessoires manquent non seulement à la dernière , mais encore souvent à l'avantdernière , et quelquefois même à ùn plus grand nombre.
Au lieu que les côtes antérieures se terminent librement en avant, les postérieures se tei'miiient quelquefois de la même manière, en arrière,"et n'atteignent pas les vertèbres. Ces côtes possèdent , en revanche , très-généralement un — cartilage ossifié.
Il est cependant très-ordinaire que , sur une ou plusieurs des côtes postérieures, quel que .-ioit d'ailleursle rapport qui les unisse aux vertèbres, le cartilage costal ossifié ne s'insère pas au sternum , mais seulement au cartilage osseux de la côte qui précède immédiatement.
A celte absence constante des côtes sieniales, à l'extrémité antérieure dLithorax,coïncidequelquefois l'existence d'unpetit rudiment à l'extrémité postérieure, au-dessous de l'a vant-dernière côte ; ce rudiment ne s'unit du moins à aucane côte vertébrale.
Les caractères principaux que présentent les côtes , dans les divers ordres de la classe des oiseaux , sont les suivans :
Les côtes des oiseaux de proie diurnes sont d'unegrandeur moyenne, mais fortes et épaisses, à l'exception de la première , quiest à peine sensible et beaucoup plus petite que la partie de la dernière vertèbre cervicale qui lui correspond. Il y a , en avant , deux fausses côtes vertébrales, dont la seconde est assez longue 5 les côtes ster-^ nales , au contraire, rencontrent partout le sternum , de sorte qu'il n'y a point de fausse côte postérieurement. Les os accessoires ont une longueur considérable ; ils dépassent, en général, la côte qui vient immédiatement après; ils ne manquent qu'à la première et à la dernière.
Les oiseaux de proie nocturnes ont des côtes plus faibles, dont la troisième n'atteint pas non plus le sternum ; la dernière s'applique , par sa côte sternale, seulement à la précédente ;
D^4NAT0MÎE COMPARÉE. 67
et les DS accessoires manquent non-seulement à la première et à la dernière , mais à la seconde.
Le nombre des côtes peut être déterminé aisément et avec certitude pour tout oiseau , si on procède avec attention ; mais il faut dire aussi, d'un autre côté, qu'il s'en perd facilement de petites, dans la préparation du squelette, ou qu'on les perd de vue , ce qui devient cause des plus grandes erreurs. Les oiseaux de proie diurnes en sont un exempk. Les données sur le nombre de leurs côtes varient de sept à neuf. M. Merrem(i) eu attribue sept au pjgargue, {falco albicilla); d'autres auteurs, par exemple MM. Cuvier (2) et Tiedemann (3) , en donnent huit aux oiseaux de proie diurnes, et Stenson (4) leur en accorde neuf, ce qui-esl blâmé, à tort, par Merrem. J'ai trouvé la donnée de Stenson confirmée , chez tous les oiseaux de proie diurnes que j'ai eu occasion d'examiner, et j'ai vu que Terreur était occasionée par la petitesse de la première côte.
Par la même raison , les auteurs cités en dernier lieu n'attribuent que sept côtes aux hihous y qui en ont pourtant huit.
(1) VermischteAbhandlnngen aus derThicrgeschichte , p. i5o.
(2) Loc. cit.
{'^yLoc. cit.^ p. 206.
(4) Acta Hafuieiis., t. 2, p. 59.9.
Les passereaux ont, en général, sept oiilluU côtes, assez grêles, dont les deux antérieures , et les deux postérieures, souvent même les trois dernières n'offrent point d'os accessoires. Il est ordinaire que deux côtes du devant et une en arrière , n'atteignent pas le sternum. Les os accessoires sont étroits et longs.
Les côtessont, en général, étroites, mais d'une
largeur considérable , surtout à leur partie supérieure, dans les genres merle (iwr<iw^), engoulevent {caprimulgus), m^xûn&i {cjpselus) , sylvia , et plus encore dans les huppes (upupa).
Parmi les oiseaux grimpeurs , les perroquets , les pics , les torcols, ont en général neuf côtes ; d'autres , comme le coucou , en ont sept ou huit. Il existe très généralement , chez ces oiseaux , deux côtes fausses antérieurement. La première est extrêmement petite chez les oiseaux rapaces; la dernière est une vraie côte chez les perroquets, une fausse chez les pics et les torcols. La seconde est aussi très petite Ordinairement l'os accessoire ne manque qu'aux deux premières côtes du devantj en arrière , au contraire, il n'y a que quelques perroquets , par exemple le psittacus puberulentus , qui en soit pourvu déjà à l'avantdernière côte. Chez le torcol de l'espèce jrw^z^ torquilla, il manque même aux trois dernières Les côtes de cet ordre sont, en gênerai, assez fortes ; mais dans aucun genre elles ne
d'anatomie comparée. 69, sont aussi larges que dans la moillé supérieure des seconde , troisième et quatrième côtes des pics y du moius àw pic-vert , où elles sont tellement larges qu'elles rappellent vivement lacouformation des chéloniens et desfourmiliers.
Les côtes des gallinacés , qui en ont sept ou huit, sont très courtes et épai.sses, cbez plusieurs d'entre eux : nous noterons en particulier les paons et les dindes. Chez d'autres, au contraire, les faisans, par exemple. , elles sont grêles. Ces oiseaux ont toujours deux fausses côtes antérieurement, et une, quelquefois deux, postérieurement, comme cela se voit chez les paons. Les os accessoires sont faibles; ils ne manquent chez le dindon {meleagris gallopaço} qu'à la première et à la dernière côte ; chiez les pao?is , les faisans , les pondes , les pintades, elles Jioccos , cet os manque aussi à l'avantdernière côte. La dernière côte sternale est^ souvent très large en arrière, .
C'est dans cet ordre surtout que la dernière côte vertébrale et la côte sternale qui lui correspond paraissent offrir souvent une imperfecr tion remarquable dans le développement, dont la conséquence peut être une diminution dans le nombre total des côtes. La dernière côte est alors extrcmementcourle et grele,desorte qu'elle ne dépasse que peu ou point l'os coxal , et se termine librement; et la côte sternale qui lui correspond se trouve, sous, la forme d'un pc-