‹ Traité général d'anatomie comparée [electronic resource] (volume 4)Chapitre 54 sur 83 · IV · texte numérisé non relu

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que les quatre os ordinaires , parce que l'os surnuméraire, situé à côté et en arrière du pyramidal, n'existe pas. Cependant les cAa^j• ont un os arrondi, très-petit, qui est situé au Lord radial du carpe , entre le scaphoïde et le premier métacarpien. Cet os n'est peut-être pas bien rare; je le trouve du moins également chez le coati.

Le trapèze est petit , surtout dans les espèces qui ont le pouce à l'état rudiraenlaire, comme les hyènes.

La rangée supérieure, qui est beaucoup plus large, se compose , chez le hérisson , de quatre os . Le scaphoïde et le semi-lunaire sont, il est vrai, soudés j mais le pyramidal, qui est volumineux, supporte , en dehors et en avant , un petit os arrondi, avec lequel il s'articule, et que l'on peut considérer comme un second pisiforme. Parmi les quatre os de la rangée antérieure, l'os crochu est beaucoup plus petit que de cou- - tume, et le pyramidal touche, par conséquent, en dehors, au cinquième métacarpien, dans une étendue considérable.

Le carpe de la taupe offre, comme toute la main, un grand nombre de particularités. Il est très-large, court, et se forme de onze os.

La première rangée en comprend quatre, parce que le scaphoïde et le semi-lunaire sont séparés.

Le pisiforme est fort et large ; il est situé,

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non au-dessous du cubitus, mais à côté de lui. I Le pyramidal est aussi considérable et irès- 1 large. Dans le plus grand nombre des cas , il , s'articule avec le cubitus , de concert avec l'os ipisiforrae. La rangée antérieure contient six lOs; ce nombre dépend de la présence de l'os

• surnuméraire ordinaire , qui est situé entre le îScaphoïde, le grand os et le pyramidal ; et on

* outre , de celle d'un petit os arrondi , placé au «côté radial du trapèze, et qui l'emporte con- .•îjidérablement en volume sur les autres os de I celte rangée..

A ces os ordinaires il s'en joint un autre , «énorme, semblable à un fer de faux, aplati de lhaut en bas , dont la convexité est tournée en «dedans, qui s'étend, depuis l'extrémité car- ]pienne du radius, jusqu'à l'extrémité anté- I rieure du premier métacarpien , qui augmente «considérablement la largeur de la main, et qui I est sans doute l'os que les autres espèces possèi I dent à l'état rudimenlaire.

M. Cuvier (i) n'indique que dix os carpiens 1 1 chez cet animal ; il n'a pas aperçu le plus petit 1 1 de la rangée antérieure. La description donnée I par M. Jacobs (2) est tout-à-fait inexacte; il a : 1 confondu ensemble les côtés dorsal et palmaire, les bords radial et cubital, et compté les os

)i) Loc. cit. / p. 3o4.

(2) Talpse anal. Jense. 1816, p. 24.

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métacarpiens avec les carpiens ; il résulte de cette erreur grossière qu'il indique pour la face dorsale une multitude d'os scsamoïdes qui n'existent nullement à la face palmaire , qu'il fait articuler le cubitus avec trois os et le radius avec un seul os, et enfin qu'il donne trois rangées d'os carpiens , dont la troisième renfermerait quatre os ( les métacarpiens ).

Le carpe des galéopithèques est petit dans toutes les dimensions ; le pisiforme est beaucoup moins volumineux que chez la plupart des mammifères qui viennent d'être passés en revue, et surtout les monotrhmes ^ les édentés, les rongeurs et les carnassiers.

La disposition du carpe des chauçe-souris est extrêmement remarquable.

La première rangée contient deux os , dont l'interne est jusqu'à trente fois plus gros que l'externe : en haut il est légèrement convexe j en bas, vers la paume de la main, il est pourvu de deux saillies et de deux enfoncemens.

La saillie interne reçoit la partie interne de la surface articulaire du premier métacarpien ; dans l'enfoncement qui suit s'applique l'extrémité postérieure du trapèze; la seconde saillie s'articule avec le trapézoïde ^ l'enfoncement externe , qui est plus grand que l'interne , reçoit le grand os et l'unciforme.

Cet os supporte quelquefois , à son côté interne, un petit os accessoire, plat et arrondi ;

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à son côté externe existe un autre os exlrêmeuient petit et arrondi, qui touche, en outre, à l'extrémité la plus externe de la surface articulaire du radius, à l'os crochu et au cinquième os du métacarpe. Il est présumable que Jes trois premiers os sont soudés ensemble et que le dernier est le pisiforme.

La seconde rangée renferme quatre os qui, à l'exception du deuxième , sont allongés d'avant en arrière et comprimés latéralement. Ils ontbeaucoup de ressemblance avec les métacarpiens ouïes phalanges, et reçoivent les os du métacarpe dans des surfaces articulaires concaves, et qui leur sont propres. Cependantla première de ces surfaces articulaires est plate et large.

Parmi les quadrumanes , les makis , du moins le maki proprement dit, offrent plus de ressemblancè, d'un côté , avec la conformation du carpe de l'homme, de l'autre, avec celle des carnassiers qu'avec celle des singes : en effet, leur scaphoïde et leur semi-lunaire ne sont pf\s confondus ; l'os surnuméraire intérieur et ordinaire manque , et il en existe , en revanche , précisément comme chez les chats et les taupes, un autre beaucoup plus grand en proportion, qui est situé au bord radial. D'autres, comme les tarsiers , semblent avoir tou ià-fait la conformation des singes (i).

(i) FiVcAer's Anal, dcr Makis, p. j4'>.

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La première rangée du cèrpe des singes contient les quatre os ordinaires, parmi lesquels le pisiforme, qui a une forme triangulaire, estassez considérable. La seconde rangée est allongée, et se compose , dans la plupart des espèces , de cinq os, à cause de la présence de l'os surnuméraire ordinaire , qui est situé entre le scaphoïde, le grand os et le pyramidal.

V homme n'a que huit os carpiens- il est est privé de l'os surnuméraire. Son pisiforme est très-petit.

l>. Métacarpe.

Le métacarpe est formé d'une série d'os allongés ou juxtaposés, dont l'extrémité postérieure et supérieure est plane ou concave, l'anlérieure étant convexe et renflée en manière de poulie. Le nombre de ces os ne surpasse jamais cinq, qui est aussi le plus ordinaire; rarement il descend à l'unité, comme cela a lieu chez quelques ruminans. 11 existe très-généra- Jement un rapport direct entre leur nombre et celui des os carpiens et des doigts; mais ce rapport n'est pas tel que le nombre des os qui composent ces trois fractions de la main soit toujours le même : car on va voir que la seconde rangée du carpe contient, très-généra-

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leiueiU , un os do inoiiis que le mêla carpe , ce (ju; esl le cas le plus commun ; ou qu'il y a plus de métacarpiens que de doigts , ce que l'on rencontre plus rarement. L'extrémité supérieure des os métacarpiens touche communément à la rangée inférieure du carpe ; on les y rencontre , le plus souvent , unis également entre eux par les faces latérales ; leur extrémité inférieure supporte la première phalange.

Ils sont , en général , comme toute la fraction qu'ils constituent , les os les plus longs de la main; leur volume est habituellement d'autant plus considérable que les membres antérieurs concourent davantage à la progression , et d'autant plus courts que ces mêmes membres servent davantage à la préhension. C'est de celte destination que résulte le plus de longueur de ces os chez les ruminaTis elles solipèdes, et leur brièveté plus marquée dans les rongeurs, les marsupiaux, les carnivores , les quadrumanes et Vhomme; les carnassiers digitigrades parmi ces derniers ont les plus longs. 11 y a des exceptions à cette règle : ainsi , la plupart des pachydermes sont ceux de tous les mammifères qui présentent les os métacarpiens les plus courts, et ce sont les chauve-souris\xj^\ ont les plus longs. Dans la plupart des cas, ces os clFrent peu de différences , sons le rapport du volume, quand on les compare entre eux. Ce-

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pendant, le troisième, ou moyeu, est communément le plus long; après lui vient le quatrième, puis le second, ensuite le cinquième , et enfin le premier. Les trois du milieu se rapprochent davantage l'un de l'autre ; l'externe et l'interne diffèrent le plus ; cette différence est même souvent très-considérable.

Le cinquième se distingue principalement des autres par la forme de son extrémité postérieure , qui sa prolonge en dehors jusqu'à une longueur qui varie dans les divers animaux, mais qui est surtout prononcée chez les rongeurs, les carnivores et les quadrumanes.

Une règle très-générale est que chaque os métacarpien ne se forme que de deux pièces , du corps , et de la tête antérieure.

Les os métacarpiens des cétacés vrais sont aplatis et courts ; ils ont presque autant de largeur que de longueur. Il y en a ordinairement cinq, dont le premier et le dernier sont les plus petits et ont une forme plus arrondie. Les trois du milieu sont quadrilatères , beaucoup plus grands; ils diminuent de volume du bord antérieur de la main au bord postérieur. Ces os sont plus allongés chez les cétacés faux, principalement chez le dugong.

Les solipèdes et les ruminans ont, au cou-

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traire , un métacarpe très-long, qui l'emporte de beaucoup en grandeur sur les autres fraclions de la main.

Les solipèdes n'ont, comme les ruminons, qu'un seul os métacarpien principal , mais il est plus imparfait chez les premiers que chez les seconds. En effet , la surface articulaire supérieure de cet os est la même dans l'un et l'autre ordre ; mais l'inférieure n'est pas , chez les solipèdes, divisée par une fissure ; elle forme , au contraire , une poulie articulaire unique , au milieu de laquelle règne une saillie qui la partage en deux. Cependant, malgré cette dernière circonstance , la disposition du métacarpe des solipèdes est plus parfaite que chez les ruminons en général ; ce degré de perfection tient à ce que les premiers possèdent de chaque côté un os styloïde, qui prend part à la formation de la surface articulaire supérieure. Ces os latéraux prolongés le long des quatre cinquièmes supérieurs de l'os principal, ou canon , parviennent pe u à peu j usqti'à une gracilité très-marquée, et se terminent ensuite par un léger renflement. M. Cuvier les considère comme des vestiges de phalanges; je ne partagepasl'idée de ce rapprochement, parce que leur position, leur longueur et leur connexion avec le carpe, les font ressembler davantage à des os métacarpiens. L'os principal, qui est le canon, corrcspondincontestablementau métacarpien moyen,

et les deux autres os latérâux au second et au quatrième métacarpiens de la plupart des autres animaux 5 ce qui le prouve, c'est que, chez d'autres animaux : et particulièrement chez lefourmilier didactjle , il n'y a que l'os métacarpien du milieu qui soit aussi considérablement développé, bien que tous les métacarpiens existent. Celte manière de voir me paraît donc plus exacte que celle de Daubenton (i), qui prenait le canon pour l'analogue des trois métacarpiens du milieu , le stylet interne pour le métacarpien du pouce elle stylet externe pour le métacarpien du cinquième doigt j elle me semble aussi préférableà celle de Stubbs (2), qui voulait que le stylet interne correspondît au troisième et au quatrième métacarpiens et l'externe au cinquième..

Le métacarpe de la plupart des ruminons est formé d'un os unique et étroit, convexe à sa face antérieure , concave à la postérieure. Cet os est plus large d'un côté à l'autre que d'avant en arrière - il est légèrement concave à son extrémité supérieure ; l'inférieure se termine par deux poulies articulaires, séparées l'une de l'autre par un sillon plus ou moins profond, qui ne correspond qu'à la partie inférieure, qui est la plus grande , des épiphyses inférieures.

En général , chacune de ces trochlées est

(1) BufFon , Hist. nat. IV, p. 562.

(?) Anat. of the horse. Loudon, 1766.

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partagée par une ("orle saillie, sliuée en dedans de sa ligncj médiane , en une moitié externe, plus grande, et une interne, plus petite. Les thcmieaux se distinguent d'une manière remarquable des autres ruminans par la conformation de la surface articulaire inférieure. La saillie moyenne de chaque poulie est 1° trcsplate, 2° située plus exactement dans la ligne moyenne, 5° distincte seulement sur la moitié postérieure de la périphérie de chaque trochlée. Chez les autres espèces de cet ordre, elle est, au contraire, beaucoup plus élevée et plus tranchante; enfin elle occupe toute la surface de la poulie. Le sillon de l'extrémité inférieure est plus long et plus large chez les chameauoc , et les poulies articulaires s'écartent l'une de l'autre, tandis qu'elles sont parallèles chez les autres ruminans . Ces différences sont fort intéressantes ; elles sont autant de rapprochemens vers la conformation des solipedes.

Chez plusieurs ruminans ^ etpeut-êtrechez un plus grand nombre qu'onne pense, il se joint au canon des traces d'os accessoires. J'ai trouvé chez lecer/j des deux côtés de l'extrémité supérieure de l'os principal, un petit stylet, et quelquefois même, au-dessus du stylet interne, un autre os arrondi plus petit. J'avais déjà vu précédemment iinijsemblable os , n'existant qu'au côté externe chez le hujle ^ le hœuf, Vauernchs et le mou-

ton (i). Chez le cerf^ le stylet esteriie s'articule latéralement avec le canon j cette articulation n'a pas lieu pour le stylet interne. Jamais ces stylets n'atteignent rarticulation carpo-métacarpicnne , comme chez les solipèdes.

Chez d'autres , par exemple la renne et le chevreuil , l'extrémité inférieure du canon offre, des deux côtés, de semblables stylets; mais ils sont plus longs , appointis , et se terminent librement en haut ; ils supportent les doigts accessoires.

On voit d'après cela que ces rudimens d'os sont articulés de la manière accoutumée, chez les premiers avec l'os métacarpien , chez les derniers avec la première phalange.

Les stylets qui se rencontrent à l'extrémité supérieure du canon semblent se souder souvent avec l'os, du moins dans l'âge avancé. Ils sont importans, comme offrant un rapprochement vers l'organisation des solipèdes. Les stylets inférieurs se rapprochent de la conformation qui s'observe chez plusieurs pachydermes.

La disposition est plus parfaite encore dans le chevrotain à peau marquetée de taches blanches {jnoschus meminà), chez lequel les stylets ont toute la longueur de l'os principal , et s'étendent jusqu'aux doigts accessoires. Chez

(0 Archiv. fur Physiol. VIII, i, p. i4«

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les antilopes, ils ne correspondeut qu'aux deux liers supérieurs du canon.

D'après M. Geoffroj-Saint-Hilaire (i), lous les ruminans auraient des os métacarpiens accessoires : il regarde comme tels les os sésanioides , qui existent dans l'articulation métacarpo-phalangienne. Cette opinion n'a pas besoin d'être réfutée : car i° il existe de sembla- Lies os sésamoïdes chez les ruminans , qui sont pourvus d'os métacarpiens accessoires ; a» on en trouve également chez la plupart des. animaux à métacarpe parfait ; 5° ils existent en nombre double, en arrière de chaque apophyse articulaire de l'os métacarpien. -

Ce qu'ily a, sans contredit, déplus vraisemblable, c'est que l'os principal correspond, chez ces animaux, au troisième et au quatrième métacarpiens, et l'os latéral au second et au cinquième.

Il est digne de remarque que, primitivement, l'os métacarpien principal se compose de deux moitiés latérales, à peu près égales, appliquées l'une contre l'autre , par des surfaces droites , mais dont les cavités sont entièrement fermées. Peu à peu ces moitiés se soudent complètement^ leurs parois internes s'amincissent en outre , et finissent par disparaître entièrement ; les deux os n'enveloppent dans ce cas qu'une seule cavité. Cependant la séparation primitive

(r) Mém. du Muséum. X, p. i83.

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n'est pas seulement indiquée à l'extérieur par un sillon antérieur , que l'on voit surtout à l'extrémité inférieure de l'os ; on en trouve en outre des traces très-distinctes même à l'intérieur. Je vois ainsi, chez le mouton, dans le huitième supérieur et le quart inférieur de l'os , une cloison complète, dirigée d'avant en arrière, » qui, en haut, occupe exactement la ligue moyenne, landis qu'en bas elle se porte beaucoup plus en dehors et se rapproche insensiblement de plus en plus du côté externe, de sorte que la moitié interne de la cavité semble s'agrandir ici aux dépens de la moitié externe. Je trouve même, chez le chameau, dans la ligne moyenne de la face postérieure de la paroi antérieure , une forte saillie longitudinale. Il existe également chez le cerf une cloison parfaite en haut et en bas, et la partie moyenne de l'os offre également une crête en avant (i).

U anoplothérium forme un passage remarquable des ruminans aux pachydermes , non seulement par son organisation générale, mais surtout par la disposition de ses os métacar-

(i) M. Geoffroy- Saint- Hilaire paraît revendiquer ( Mém. du Muséum. X, p. 176, 176. ) la de'couverte de la circonstance que les os me'tacarpiens se forment de deux parties primitivement se'parées : ce fait a e'te' consigné depuis long-temps dans tous les manuels, puisqu'il a dte' signale', il y a plus de cinquante ans, par Covolo et Fougeroux.

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pions et métatarsiens : les deux os principaux qui constituent le métacarpe et le métatarse sontproportionncUement beaucoup plus courts et restent constamment séparés (i). On j trouve, en outre, des rudimens beaucoup plus petits des autres os métacarpiens.

Les autres pachydermes ont , en générai , un métacarpe court , formé au moins de trois os parfaits. C'est chez les porcs ^ et surtout le pécari, que le métacarpe se rapproche le plus de celui des ruminans ; dans cette espèce les deux os nioyens ont le plus de longueur , et les deux os latéraux sont petits et situés èn arrière des deux premiers. Après les porcs vient le tapir , dont tous les os métacarpiens sont plus courts et plus gros, l'externe seul présentant un raccourcissement beaucoup plus prononcé que les autres • sous ce rapport, le rhinocéros et ensuite Vhip. popotame se classent après le tapir. Les élé-^ phans sont ceux de cet ordre qui ont les os métacarpiens les plus courts et les plus égaux. Le rhinocéros et le paléotKérium n'ont que trois métacarpiens parfaits ; Vhippopotarne , les porcs , les tapirs et le daman , en ont quatre: les éléphans en ont cinq : celui qui correspond à l'os du milieu est toujours le plus long , le cinquième est le plus court.

(i) Cuvier, Animaux fossiles. III, i rf;.

Aux quatre métacarpiens parfaits il se joint, le plus souvent, surtout chez le daman^ un petit rudiment du premier : ainsi, chez le paléothérium même , le premier et le cinquième métacarpiens sont imparfaits.

On voit à leur extrémité antérieure la saillie moyenne observée chez les riiminans et les solipedes ; elle est assez semblable à celle des chameaux^ si ce n'est chez les porcs , oii elle est très-forte.

Le paléothérium^ particulièrement le petit, se rapproche surtout des solipedes , en ce que son métacarpien moyen est beaucoivp plus long et plus gros que les latéraux , et que sa surface articulaire [inférieure est unique ; mais les doigts accessoires que supportent ces os le rapprochent aussi des ruminans .

Les monotremes ont cinq métacarpiens parfaits, gros et d'une longueur moyenne ; le quatrième est le plus long, le second le plus court, et le premier est le plus grêle ; le cinquième détache, en arrière, une éminence arrondie, qui s'étend, le long de l'os crochu, jusqu'à l'os pyramidal.

Les édentés offrent aussi , sous ce rapport, des particularités extrêmement remarquables.

Parmi les fourmiliers , celui à deux doigts possède , il est vrai , cinq métacarpiens ; mais le moyen, de forme carrée, court et très -large, esi beaucoup plus volumineux que tous les au-

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1res réunis ; il se termine, en avant et en arrière, j)ar un enfoncement qu'une saillie verticale partage en deux moitiés latérales ; il porte des deux côtés le deuxième et le troisième métacarpiens, qui sont un peu plus longs , beaucoup plus étroits et comprimés latéralement , et dont l'extrémité postérieure est plane , l'antérieure étant arrondie. Les deux os les plus externes sont plats , triangulaires, pointus et beaucoup plus petits ; le cinquième est le plus petit.

Chez le fourmilier à quatre doigts , le quatrième métacarpien est le plus long et le plus grêle; le troisième, qui est un peu moins court, est à lui seul beaucoup plus gros que les autres ; après lui vient le cinquième , puis le deuxième ; le premier est le plus petit. Le quatrième est aussi le plus long chez le tamanoir; le troisième l'emporte de beaucoup en grosseur sur tous les autres , mais il est un peu plus court que le cinquième. Après lui ou peut placer le second , et enfin le premier , qui est aussi le plus délié.

Le cinquième métacarpien des tatous, principalement de ceux à quatre doigts , est extrêmement petit; le premier n'est également pas beaucoup plus grand dans ces espèces ; le second et le troisième sont de beaucoup les plus considérables dans toutes les espèces de ce genre; le troisième est très-gros. La face articulaire antérieure du deuxième et du troisième se comporte comme celle de l'os principal des

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