‹ Traité général d'anatomie comparée [electronic resource] (volume 4)Chapitre 7 sur 83 · Sternnm. (i · texte numérisé non relu

Sternnm. (i

Le sternum des oiseaux est en général quadrilatère , fort considérable , plus long que la

(i) Voilà ce qa'écrit M. Geoffroy-Saint-Hilaire sur le sternum des oiseaux :

0 Le STERNUM des oiseaux se trouve d'abord essentiellement constitué par cinq pièces : I'entosternal , les deux HYOSTERNAUx , et Ics deux HYPOSTERNAUX. Dc plus, il prend quelquefois , mais comme accessoire rudimentaire, en avant, un épisternal à deux têtes; en arrière, un ou deux xiphisternaux. Ainsi , c'est moins le nombre dé ces matériaux que leur grandeur respective qui devient le grand caractère du sternum des oiseaux. L'entosternat. arrive, chez eux, au plus haut degré de développement. La petitesse de I'épisternal et des xiphisternaux pour-

7° TRAITli GÉNÉRAL

portion tbrraciquc de la colonne verlcLrale. 11 en résulte que, outre le thorax, il recouvre encore , en bas , une partie de la cavité abdominale ; il est constamment très large , surtout dans sa partie supérieure. On le voit toujours convexe à sa face inférieure et antérieure , concave à la face supérieure et postérieure. Il présente très généralement , sur les deux côiés de sa partie postérieure, une lacune plus ou moins considérable. En avant et en haut, il est limité par deux bords qui convergent de bas en haut, €t de dehors en dedans , et qui se rencontrent

rail être imputée à cette pièce gigantesque comme de'touri naut à son profit le fluide nourricier , puisqu'elle est d'autant plus grande que ceux-ci sont plus petits. Etendue de l'ÉPisTERNAL au xiPHisTERNAL, elle prive les hyoster- NAUx et les HYPosTERNAux de leur position sur la ligne médiane, en les rejettant en quelque sorte sur ses ailes. Enfin , son accroissement extraordinaire amène cet autre re'sultat digne de remarque : c'est que , chez les oiseaux , les pièces slernales sont range'es de front. » (Consultez Philos, anat.., t. i , p. 69 , 1 5 r , et les planches de cet ouvrage. Relisez la note inse're'e à la page 357 second volume de celte traduction. )

Le STERNUM des oiseaux a été étudié par M, Geoffroy- Saint-Hilaire , dans le but d'en déterminer les élémeus, ' et d'expliquer, p -.r les jeux de conformation et les diversités de volume que présentaient ces élémeus, toutes les différences offertes par l'appareil siernal , soit dans les poissons , soit dans les autres vertébrés. Un grand obstacle à ces observations consiste dans la soudure de ces pièces au premier âge. M. Gn:oFFROY-SiHNT-Hii.AiRE a trouvé

d'anatomiê comparée. -rf^ dans la ligne médiane , sous un angle obtus ; aux parties latérales , il est formé jiar un bord droit, en arrière et en bas par un bord dont la disposition est variée : il en résulte, en général , une forme hexagonale. Au point de réunion du bord supérieur avec le bord latéral , il existe très-généralement une apophyse d'un développement variable 5-elle est dirigée en haut et en dehors, et plus ou moins apointie. Dans la région antérieure du bord latéral , les cartilages costaux s'attachent à des saillies transversales qui leur correspondent.

les ipisTERNAus , ou les pièces sternales , sitae'es en avant de l'attache des apophyses coracoïdes , sépare'es chez an jeune rouge-gorge, et donnant attache à deux tendons , ou représentant exactement ceux qui suspendent aux hyoïdes l'os sternal des poissons. Ces épisternaux, bien que rudimeutaîres , s'y alongent quelquefois aa point de former le quart de la longueur de tout le sternum , comme dans la drenne ; ils sont plus petits chez d'autres , un septième dans le geai, un neuvième dans le vanneau un pomt minime dans \e foulque, hes gallinacés ne les offrent pas sensiblement détachés du corps principal, mais on les y voit conserver et très-distinctement, leur premier état de cartilage.

Lepic-vert a été choisi spécialement par M. GeoffroybAi>T-HiLAiRE pour foumir l'exemple de la distinction des pièces sternales. La figure 1 7 de la planche 2 de son Anatorme philosophique indique , chez cet oiseau, la délimitauon des neuf pièces qui se présentent au maximum de développement chez les reptiles, les tortues. {Note des traducteurs. )

8o TRAITÉ GÉNÉRAL

L'apophyse précitée correspond vraisemblablement aux cartilages costaux. Celte opinion est fondée sur l'absence des cartilages aux côtes antérieures, et sur sa situation opposée à celles-ci dans la direction des autres cartilages costaux.

Cette forme générale du sternum offre des variétés très - considérables. Une différence principale entre le sternum des oiseaux qui voq lent, et celui des oiseaux qui ne volent pas , par exemple des autruches et des casoars , repose sur l'existence d'une crête chez les premiers : elle s'élève verticalement de toute la longueur de la face inférieure, exactement sur la ligne médiane. Elle est limitée, en avant, par un bord plus ou moins concave, en arrière par un bord convexe qui se réunit au premier sous un angle droit ou aigu ; elle diminue insensiblement de hauteur d'avant en arrière, et présente , par conséquent, une forme triangulaire (i). Cette crête manque tout-à-fait chez les oiseaux qui sont privés de la faculté de voler.

Le sternum offre encore d'autres différences notables qui sont presque toutes liées à Télenduc , à la hauteur et à la rapidité du vol (2).

(1) Cette crête est la quille ou le bréchets {N. d. T.)

(2) L'os STERNUM cles oi'seaux , conside'ré toutefois comme ne formant qa'une seule pièce, a e'té observé, dans

D*ANAtOMiE CDMPARJÈE, gl.

C'est chez l'espèce commune du martinet ( cjpselus upiLS ) j et les colibris ( trochilus )>, qu'il est^ à tous égards , le plus développé : en effet , il est très yolumineux , la crête en est

ses differeuces^par M. de Blainville, qai les a i;egardées comme propres à e'tablir ou coufîrmer la classification de ces animaux. Portant successivement son étude sur l'ensemble et sur les diverses régions de cet os , il a reconnu que la-forme générale et le développement relatif du sternum , comparé au reste du squelette, et de chacune des parties de cet os, telles que faces, bords , etc. , étaient modifiés de manière à présenter des signes distincts dans un certain nombre de groupes , caractérisés déjà par des conditions remarquables à l'extérieur. Les points nombreux sur lesquels cet anatomistea porté son attention sont ; la profondeur et l'étendue plus ou moins grandes d'une excavation présentée par la face inférieure ou antérieure du sternum, à son angle externe et antérieur , donnant insertion au petit pectoral, et que M. de Blainvillè nomme fosse sous-cLAvrÈRE j Icplus OU moins de saillie et de longueur d'une LIGNE existant sur le corps de l'os , à la même face et qui indique la limite d'attache du moyen pectoral de VicQ-D'AavR, ou releveur de l'aile; le développement relatif du BRÉCHET, dont il décrit un bord libre en haut et en avant, un bord inférieur, et , à l'union de l'un et d^ l'autre avec les bords latéraux un angle j l'existence ou la non-existence d'une apophyse médiane au bord antérieur ou cervical de la plaque sternale ; le prolongement varié de cette éminence; l'état plus. ou moins excavé d'un sillon^ qui existe sur les côtés de cette apophyse médiane, et qui sert à l'arlicalation du sternum avec l'os appelé communément clavicule; les degrés de longueur d'une apophysQ qui naît de l'extrémité de ce bord au point de sa réunion avec le bord costal, rjne Vicq-d'Azyr appelle clavicu-

82 tRAITJj: GéNÉRAtr

extraordinairement forte , il n'a aucune trace d'écliancrure à son bord postérieur; ce cas d'exception est presque unique (i).

Lairé , et que M. de Blàinville noûime latérale; la disposition du bord postérieur ou abdominal, quelquefois plus ou moins entier, droit, où convexe, ou concave; d'autres fois , ce qui est le plus ordinaire, offrant de chaque côté un trou complètement bordé , on bien deux ÉCHAJf- CRURES séparées conséquemment par trois apoïhvses ou parties saillantes, l'une médiane et symétrique, et une on deux autres qui sont latérales , paires , l'une antérieure et l'antre supérieure; la forme du bord costal, plus ou moins long , plus ou moins excavé , et stirtout la proportion de la partie occupée par l'articulatioti des côtes avec celle qui est libre et postérieure; enfin Ifes annexes. Ces remarques seront indiquées à chaque groupe , aux paragraphes où M. Meckel fait la description du sternum de ces groupes. {^^- d. T.)

(i) M. de Blàinville réunit sous le nom de subpasseres ou subpassereaux les oiseaux dont le sternum n'a qu'une seule ÉcHANCRURE au bord postérieur. Les coucous , les calaos, les engoulevens , les martinets, sont les genres qu'il a choisis pour exemples. Nous ajouterons, d'après M. DE Blàinville, que le sternum est large , surtout en arrière, et rétréci an milieu, dans les coucous , les calaos et les engoulevens ; plus large dans les premiers , et relativement pins alongé dans les martinets) qûe la fossé sous-cLAviÈRE , médiocre dans les premiers, très-grande dans les seconds , très-peu étendue dans les troisièmes , est très-petite aussi dans les martinets) que la crête, assei peu saillante dans les coucous , et excavée un peu dans le milieu de sa ligne antérieure, est très-alongée, triangulaire, médiocrement saillante dans les calaos , très-forte et trèshaute dans toute sa longueur chez les engoulevens , et d'une force égale à celle de ce dernier genre dans les

D'aîJATOMÏE COMPAtLÉE. 85

11 est plus développé, sous tous les rapports, mais surtout sous celui du volume de

marlinets, mais avec une différence dans. la forme, qui consiste dans une convexité moins grande et une courbure moins prononcée du bord inférieur de cette crête, en avant , et dans la concavité plus grande du bord antérieur, l'angle qui les unit étant d'ailleurs pltis émousséj que le bord antérieur de la plaque sternale est trèsexcavé dans les coucous , par la grande saillie de l'angle antérieur du bréchet , ainsi que par celle de I'apophyse MÉDIANE du BORD ANTERIEUR, quï cst asscz étroit et dont la plus grande partie de l'étendue est occupée par l'articulation de la cLAVîcUi e ; que, dans les Calaos^ I'apophyse médiane du BORD ANTÉRIEUR sc confoud avcc la crête ; que dans les e n goule yens , cette même apophyse est nulle, ainsi que dans les martinets; que le bord postérieur, beaucoup plus large que I'antéri EUR , chez les coucous ^ n'y offre qu'une seule échancrure médiocre, formée par une apophyse MÉDIANE fort large, ct par une externe qui se déjette fortement en dehors, en s'élargissant considérablement dans ce sens, enfer de hache, à ses extrémités; qu'il est, dans les calaos, moins écbancré encore; qu'il présente une échancrure anguleuse et large dans les engoulevens , et s'arrondit eu cercle dans \esmaitinets; que les angles latéraux externes du bord antérieur sont aigus et assez prononcés dans les coucous ; aigus, mais peu saillans , dans les' ca/ao5 ; pointus , verticaux et assez saillans dans les engoulevens ; assez pointus et assez saillans dans les mar/inef^ ^- que le bord postérieur latéral est très-concave, dans toute son étendue, chez les coucous, les engoulevens , les martinets , et présente un angle fort obtus dans les calaos. [Journal de physique , partie de zoologie , cahier de janvier 1821 , mém. de M. de Blainville.)

la crête, chez les colibris {trochilus) que che25 les martinets {cipseliis). Il est tellement long chez les premiers qu'il recouvre presque tout l'abdomen.

Chez ces oiseaux , le bord externe du sternum s'étend aussi loin ou presque aussi loin que la partie moyenne de l'os : celui-ci a, par conséquent, la forme d'un carré alongé, etoIFre une surface très-considérable , destinée à l'insertion du muscle grand pectoral.

Après ces oiseaux, les oiseaux de proie diurnes le présentent au plus hautdegré de largeur; la crête en est fort développée en longueur et en hauteur.

Chez plusieurs d'entre eux , surtout ceux de grande taille , par exemple , l'aigle commun [aquila fulva)^ le pigargue [aq. pjgargus) , il est , comme chez les oiseaux qui viennent d'être cités, entièrement plein ; chez d'autres, par exemple, le vautour des agneaux [le Lœmjnergeier) , le faucon commun (^alco communls), le hobereau [f. subbuteo) , la cresserelle (y*, tinnunculus^ , la buse [f. buteo)^ l'épervier commun [f. nisus), l'autour ordinaire (y. pcdumbarius) ^ le milan {f. milwus), il est percé , de chaque côté, par une petite ouverture arrondie, située vers le bord postérieur.

Cette ouverture manque quelquefois , d'un côté, chez ces oiseaux; quelquefois elle est partagée en deux, de chaque côté, par un pont

d'anatomie comparée. 85 osseux. J'ai trouvé la première disposition chez le milan {falco milvus) , la seconde chez la buse (/. huleo). ^

Chez quelques oiseaux rapaces , par exemple le vultur aura , cette percée est ouverte eu arrière, et une seconde excavation, pluspetite, qui est aussi très-fréquente chez d'autres oiseaux , existe entre elle et la ligne médiane , tandis que le bord postérieur du sternum est le plus souvent droit chez les oiseaux de proie diurnes (i).

(i) La forme da sternum et de ses annexes (les côtes) caractérise très-bien les oiseaux de proie , mais établit , eu outre, deux sections parmi ces êtres , celle des diurnes et celle des nocturnes . Les caractères de l'appareil sternal des genres vautour et faucon sont, d'après M. de Blaih- YiLLE , jo un STERNUM grand, parallélogrammique , pins long que large, courbé dans les deux sens, surtout transversalement, à fosse sous -claviÈre médiocre, à FOSSE du moyen pectoral petite et bien éloignée d'atteindre l'extrémité postérieure du sternum , à parties latérales assez convexes ; 2° I'apophyse moyenne du bord CERVICAL assez épaisse; 5" le bord costal tout-à-fait droit, ne se recourbant un peu que vers l'extrémité postérieure.

Le STERNUM des oiseaux de proie nocturnes est court , presque aussi large que long , bombé en tous sens , plus faible que celui des oiseaux de proie diurnes ^ à parties LATÉRALES fort larges , et offrant une fosse sous-c^aviÈre grande, et une pectorale médiocre, qui n'atteint pas la moitié delà longueur du sternum. La crête sternale y est beaucoup moins élevée que dans \gs diurnes; son bordinfé-

Cet espace vide est encore plus petit chez les perroquets i la crête y est très-forte, mais le steruiim est un peu plus étroit (i),

rieur est le'gèreraent convexe , et l'anteVieur beaucoup plus avancé que dans ceux-ci. Il n'y a pas cI'apophyse

MOYENNE au BORD ANTERIEUR. DeUX ÉCHANCRURES décOU-

pent largement le poste'rieur, qui est concave et terminé par deux apophyses grêles , légèrement recourbées en dedans. La PORTION ARTICULAIRE du BOhD LATERAL cst proportionnellement plus courte que dans les diurnes. Chez le strix Jlammea ^ I'apophysE médiane y disparaît, et ou trouve à sa place une large et peu profonde échancrurf.. Extrait du Journal de physique , loc. cit. (N. d. T.)

( i) Les perroquets que M. de Blainville place au premier rang de sa classification ont le sTernum étroit, alongé , beaucoup plus long que large , convexe dans tous les sensj la fosse sous-clavière est petite, assez profonde j la fosse pectorale est, au contraire, trèsgrande, puisqu'elle occupe la plus grande partie de chaque portion latérale du sternum et de la crête , en se prolongeant jusqu'à l'extrémité. La crÈte sternale y est trèshaute, à bord inférieur légèrement convexe , à bord antérieur alternativement concave et convexe, dans le sens antéro-postérienr^ son angle est fort arrondi. Le bord antérieur du sternum a son apophyse médiane peu saillante, triquetrée , transverse et comme tronquée à son extrémité^ point d' apophyses latérales 3 le bord postérieur est tantôt concave , entier , tantôt percé d'un trou ovalaire , tantôt échancré j le bord costal est droit ou légèrement excavé , presque aussi long que la ligne du sternum. La PORTION articulaire commence avant la fosse sous-clavière , et finit au-delà de la moitié de la longueur totale, (Extr. du J. de phjs-) Mém. de M. de Blainville.

N. d'anatomie comparée. 87 La masse et la solidité de cet os diminuent insensiblement jusqu'à une extrêmepelitesse. A compter des oiseaux de proie diurnes , la crête dcvicntplus petite, etlalacunepostérieure dont il vient d être question s'agrandit considérablement et se porte plus &navant..La disparition de la substance osseuse à la partie postérieure du trou le convertit très-généralement, iRn une ou plusieurs échancrures de profondeur diffé^ rente.

Chez la plupart àes palmipèdes, (i) , le bord

(0 "Les palmipèdes sont remarquables par quatre for^ mes principales de sternum. Par la première , ils se rapprochent des grallés ; le sternum de la première forme est grand , large , fort et bombé j la fosse sous-claviÈre est petite 3 la crête sternale médiocrement saillante dans toute la longueur du sternum j son bord inférieur est assez cofivexe , l'antérieur assez profondément excavé , quoique presque droit , ce qui lient à la grande saillie, que fait, en avant, l'angle de la crête, et à celle de l'apophyse médiane du

BORD ANTÉRIEUR du STERNUM J paS de traCC des APOPHYSES

LATÉRALES , la FOSSE sous-cLA viÈre étaut prcsquç carrée an bord postérieur; deux petites échancrures peu profondes, dont l'inférieure est la plus grande, la supérieure quelquefois conformée en trou par la réunion des deux appendices ; le bord latéral, assez régulièrement concave , a sa moitié antérieure occupée par l'articulation des côtes sternales ; les oiseaux dont le sternum présente cette forme sont : les véritables mouettes^ les goélands , les hirondelles de mer, enfin le g. phaëion. La seconde forme du sternum des palmipèdes consiste dans une plus grande largeur et dans le plus de brièveté proportionnelle du sTjR-n.

externe de l'os descend, à la vérité, plus bas que la partie moyenne; cependant l'échancrure , qui est unique dans ce cas , est assez profonde chez plusieurs d'entre eux , surtout chez les canards. Quelquefois c'est un trou, comme le présentent les oiseaux de proie diurnes et les perroquets,- mais ce trou est alors plus étendu que chez les premiers des palmipèdes cités. Cette conformaiion existe surtout chez le cravant (cmas bernicla) , Va. montana, et le morillon (a.fuligula).

Chez les pélicans {pelecanus], les albatroses {diomedea), et les pétrels { procellaria) , l'échancrure est peu marquée des deux côtés ,

KUM : Xalbatrosse en peut servir d'exemple. Le sternum de la troisième forme que l'on rencontre parmi les palmipèdes est comme celui des hérons , des grues : c'est un large bouclier, e'pais, bombé, rétréci vers son milieu, élargi vers les extrémités, à crête peu saillante, trèsprolougée eu avant et peu en arrière , et dont le bord antérieur est dirigé d'arrière en avant , à fosse sous-claviÈRE foi-t grande, à apophyses peu prononcées. Le corvioran , le^ôu de Bassan^ le pélican, et probablement la frégate, le plolus anhinga, et peut-être \e grebi-foulque en offrent des exemples. La quatrième forme du sternum présentée par lespalmipèdes est celle des canards. Leur sternum est grand, assez mince, très-convexe transversalement, et surtout fort alongé. La crête sternale assez saillante, triangulaire, a son bord inférieur presque droitj le bord an- TÉRiEURdu sternum est presque droit et sans apophyses^ le bord postérieur n'a jamais qu'uuc seule échancrure. La

d'anatomie comparée. 89 encore moins chez les pingouins ( alca ); dans les manchots (aptenodftes ), elle est , au contraire, très-profonde, et à celte circonstance coïnciderextrêmebriévetéde la partie moyenne du sternum. Il estplusieurs palmipèdes chez lesquels la partie moyenne du sternum , située en dedans de l'échancrure , descend plus bas que l'extrémité du bord -externe : cette disposition est offerte, par exemple, par les plongeons; elle est surtout remarquable dans le grand guille-mot; elle est plus prononcée encore dans le co- Ijmbus inimer^ etlepetitplongeon (co/. septen^ trionalis); mais le grèbe huppé la présente à un degré moins notable , qui s'efface plus encore

cinquième forme appartient à la famille des plongeons; il y a , parmi ces êtres , mie dégradation eu re.iaport avec la faculté moindre de voler. h.Qs, castagneux ciles, grèbes se rapprochent des canards ; mais il y a de pins, au bord POSTÉRIEUR, une ÉcHANCRpRE MOYENNE en formc de 'chevron. Dans les plongeons^ qui ont la faculté de rester beaucoup plus long-temps sous l'eau , le sternum est beaucoup plus alongé , presque aussi long que le corps , et se prolonge, par sa partie médiane, au-delà des échan- CRUREs, qui ne sont qu'au nombre de deux, une de chaque côté. La FOSSE sous-claviÈre est extrêmement petite. La CRÊTE sternai.e , qui est médiocrement saillante , se prolonge assez en avant ^ son bord inférieur est plus convexe j l'antérieur est assez concave, l'angle étant aigu. L'apophyse MÉDIANE est assez forte et arrondie j les latérales sont presque nulles. Le bord latéral est extrêmement alongé ttpeuexcavé. (De Blainville, loc. cit.) {N. d. T.)

chezhpodiceps auritus elles pingouins. X^cs orseaux de ces groupes ont cette partie moyenne terminéepar un bord convexe; tels sont le grand plongeon {col. glacialis), le.pelil plongeon (c. septentrionalis) ,\e grand guillemoty le macareux le plus commun {alca arctica), et le pingouin commun {alca torda): dans le castagneux {podiceps minor) , dans le grèbe huppé {pod. cristatus) , et plus spécialement dans le premier, la partie moyenne du sternum est trèsprofondément échancrée , conformation trèsinsolite et digne de remarque , qui n'existe qu'à un léger degré chez Vautruche.

Le macareux le plus commun oÇire ^ en dedans de l'échancrure, un petit trou, et souvent il en existe encore un second beaucoup plus au~ dessus.

Une grande longueur caractérise le sternum des pingouins (û/c<3 ), du grand guillemot {uria troile), du grand plongeon ( c. glacialis ) et du petit ( c. septentrionalis ). C'est peut-être , toute proportion gardée , la plus grande longueur que cet os puisse offrir. La crête en est aussi très-forte, particulièrement chez ]e grand guillemot et les pingouins ; mais il n'est pas très-large dans le dernier genre, et encore moins dans les manchots.

On trouve à cet os deux échancrurcs dans les oiseaux de proie nocturnes , dans plusieurs cchassiers et gallinacés : les genres pluvier

D'ANATOMliB COMPARÉE. Ql

(charadrins), bécasse {scolopacc) , vanneau [triri^a), en sont des exemples. Cette disposition dent à ce qu'une seconde écliancrure s'est formée , chez ces oiseaux , entre la crele médiane et la lacune externe , qui se présente ici considérablement agrandie, et qui est également offerte par les oiseaucc de proie diurnes et les perroquets. Cette conformation est quelquefois aussi Indiquée, chez les oiseaux de proie diurnes, po.r l'existence d'un prolongement osseux qui partage, sur un côté ou sur tous les deux, en deux ouvertures situées à coté et audessus l'une de l'autre, la perforation principale du sternum, sans queles diamètres decettelacune en soient augmentés. Cette disposition m'est présentée, au côté droit, par une buse {falco huteo ) que j'ai devant les yeux. On trouve de même quelquefois, chez les hérons y indépendamment de la grande lacune externe , de petites ouvertures , dont le nombre varie de deux à quatre, et qui occupent la partie postérieure d'un des côtés. Chez d'autres oiseaux, parexemple les oiseaux de proie nocturnes , il existe une ou plusieurs ouvertures sur d'autres points plus élevés : cette disposition rapproche évidemment le sternum des oiseaux de celui des chélonées.

Cette échancrure interne est petite chez les oiseaux de proie nocturnes ; elle est déjà plus considérable chez les échassiers , quoiqu'elle y soit plus petite qiie l'externe ; chez les galli-

nacés (i), elle est , au coniraîre, plus grande Le sternum de ces derniers, si on en excepie ies oiseaux qui ne volent pas, est le plus faible et le plus pauvre en substance osseuse. Il est

{!) Le sternum de l'ordre des gallinacés a le cobps extrêmement droit et alongé; le bréchet est court, triangulaire , peu saillant et presque droità *on bord inférieur > le bord antérieur de cette crête est , au contraire , légèrement excavé, fort épais et formé par deux légères crêtes, qui descendent du milieu de la surface articulaire des cla^ vicuLEs, et laissent, entre elles, une sorte de sillon, quelquefois percé d'un trou ovale, plus ou moins considérable. Le BORD ANTÉRIEUR du STERNUM présente, dans son milieu* une APOPHYSE MÉDIANE, Comprimée verticalement, assel large, et qui s'avance médiocrement dans l'espace qui sépare les deux CLAVICULES. Les apophyses latérales sont aussi assez prononcées. Le bord postérieur est profondément échancré par deux énormes excavations, dont l'inférieure est toujours la plus grande , au contraire de ce qui a heu dans les pigeons. Des deux apophyses qui les séparent , l'inférieure ou interne est toujours la plus grêle, la plus longue, quoiqu'elle ne le soit pas autant que la pointe du sternum. La supérieure ou externe est beaucoup plus courte , et elle s'élargit en fer de hache à sou extrémité. Le bo rd latéral égale à peine la moitié de la longueur totale du sternum, il est fortement excavé au milieu : c'est dans cette partie, formant le tiers du tout, que s'articulent les côtes sternales, qui sont au nombre de quatre seulement. Le tiers antérieur est formé par l^apophyse sousclavière, et le postérieur par l'apophyse externe du bord postérieur du STERNUM, lue coq, le paon, le dindon, le faisan^ h pintade, \a perdrix, le cotjde briijère,\a gelinotte, [ejrancolin et le lagopède, sont des exemples de cette disposition. hahocco en diffère un peu. (/. de ph., lac. cit.) {N. d. T.}

ti'ANATOMIE COMPARÉE. g 3

en général étroilj la crête, proportionnellement peu élevée, ne commence pas an milieu du bord supérieur , mais à une distance plus ou moins considérable du milieu de ce bord. Les parties latérales sont solides dans leur cinquième supérieur. Elles sontformées, dans les quatre cinquièmes inférieurs : i° par une lame osseuse, très-étroite , qui descend le long de la crête médiane j 2° par deux autres lames osseuses , très-^ minces , alongées , dont l'une est interne et courte, l'autre externe et plus longue. Ces deux lames n'ont pas la longueur de la partie moyenne j elles en sont séparées , et le sont entre elles, par les deux échancrures précédem-ment mentionnées , qui sont ici extrêmement agrandies.

Chez la plupart des échassiers (i), le ster-

(i) M. DE Blainville partage en plusieurs sections les grallés. La première section, à laquelle il propose de donner le nom de gallino-grallés , ofFre un sternum' dont la forme est celle d'un bouclier large , très-bombe' et assez court; sa crête est fort saillante, et son bord inférieur est très-convexe ; l'ante'rienr est assez peu excavé, et l'angle de jonction presque droit ; le bord late'ral est régulièrement excave' (owWe, kamichi, psophia). La seconde section comprend , parmi les ^c^a^^ze/-^, le genre héron de Lmné , et ses subdivisions. Leur sternum présente les différences suivantes : il est plus grand que celui des oiseaux de la première section; le bord antérieur de la crÉte «ttrès-excavé; l'angle est aigu et recourbé; le bord antérieur du STERNUM n'a pas d'apopliyse médiane à cause de la disposition singulière des clavicules; les apophyses

94 IhAÏTÉ GÉNÉRAL

num j proportionné au peu de longueur du iho* rax et de l'abdomen , est très-court, et surtout très-étroit d'un côté à l'autre , quoique la crête ■ eu soit le plus souvent fort développée. On re*

LATÉRALES , qnoi(Jue assez larges, sont mousses et fort pea saillantes ; la fosse sous-claviÈre est peu étendue j le bokd POSTÉRIEUR n'olFre constamment qu'uae seule échancrure, plus large à son entrée qu'au fond j l'apophyse latérale iest comte, droite , coupée carrément à l'extrémité , mais i non dilatée ; le bord externe est fort long , doucement i et régulièrement excavé , sans trace d'angle ; les côtes , au : nombre de quatre , s'articulent dans le quart antérieur {héron, butor ^ cigogne^ gfue cigogne à sac) il y a quelques différences dans Voiseau royal. La troisième Section olfre des particularités qui consistent en moius d'étendue totale du sternum, en une convexité moins prononcée du bord inférieur, et en une concavité plus faible du bord antérieur de la crête, qui se recourbe un peu en devant et se termine par un angle plus saillant- Il y a ici une apophyse médiane assez saillante; les latÉt RALES sont courtes et coupées carrément ; la fosse sousclaviÈre est assez grande , et occupe presque tout l'espace articulaire ; le bord postérieur présente une ou deux échancr^ires peu profondes , occupant toute la largeur du sternum ; le bord latéral est peu excavé, occupé , dans son tiers antérieur, par l'articulation des côtes {pluvier ordinal^ re,pluv. arméi pl. non armé, avocetle., échasse, huitrier)} l'échancrure supérieure est pins grande dans les courlis^ lé scolopax arcuata , le scol. phœpiis , dans les maw lèches grise et rouge^ et à peine sensible dans le chevalier aux pieds rouges et aux pieds verts , dans Y alouette de mer; tantôt inférieure ou plus petite ; tantôt il n'en existe qu'une. La spatule et Vibis présentent des différences : I'apophyse médiane qui sépare les deux écliancrures du

D^ANAtOMIE COiMPARÉE. g 5

marque ces rapports de dimension surtout chez les hérons, les grues, les foulques, les raies et les flainmans ( pJiœnicopterus ),

Le sternum des brévlpennes (i) est le plus

bord postérieur est beaucoup plus petite que les terminales ; d'autres n'ont qu'une seule échancrure : le vanneau combattant , la double bécasse, la bécasse proprement dite, la barge , Vœdicnème {charadrius longipes) , V ombre tte du Scopus, la perdrix de mer (glareola). La qnatrième forme de sternum qu'on trouve parmi les échassiers est celle des oiseaux auxquels on peut donner le nom de compressi, et qui comprenûent les genres rcîles ^ poules d'eau , poule sultane, marouette , etc. Le stehnum, excessivement étroit en totalité , est assez alongé ; sa CRÊTE est médiocrement saillante et triangulaire; son bord inférieur est presque droit l'antérieur offre quelques légères variations j ainsi quelquefois, comme dans la foulque , il paraît légèrement excavé par la recurvalion antérieure de son angle , tandis que , dans le rdle , ce bord fuit obliquement en arrière, un peu comme cela a lieu dans les gallinacés. Du resle , le bord antérieur du sternum est extrêmement étroit , et il n'a pas d'A- POPHYSE MÉDIANE , mais les LATÉRALES sout asscz Saillantes et triangulaires ; le bord postérieur est trèsprofondément excavé par une longue et étroite échancrure ; et, ce qu'il y a de plus remarquable et ce qui n'existe que dans ces oiseaux , c'est que I'apophyse externe, qui prolonge le bord latéral, est beaucoup plus longue que le sternum lui-même; elle va en s'élargissant un peu vers son extrémité; le bord latéral est, en conséquence , fort large ; il est à peine excavé , et l'articulation des côtes se fait dans le tiers antérieur. (Ext. du même Recueil, page 206.) (iV. d. T. )

(i) Les autruches et les ca^oar^ constituent un type par-

imparfait de tous. Il est proportionnellement petit, large et dépourvu décrète. Chez le nandou , il a encore une forme un peu voûtée j chez le casoar, la convexité est presque réduite à rien; c\\e.%V autruche , il est tout-à-fait plat ; il ressemble cependant davantage à celui des autres oiseaux par l'existence de l'apophjse ordinaire que forme, en se prolongeant, son angle postérieur , et qui manque aux deux autres genres. 11 se termine postérieurement , chez le x^asoar^ par une pointe moyenne, tout-à-faît insolite.

Outre les diflférences qui viennent d'être indiquées, et qui sont les principales, il y en a encore d'autres moins importantes , et surtout les suivantes. Au point de jonction des deux, bords supérieurs , il existe chez les oiseauoc de'

ticulier. Le sternum n'y pent être mieux comparé qu'à an bouclier carré, sans aucune trace de crête j il y a ce^ pendant une sorte de pincement ou de légère carène , dans V autruche à trois doigts. Le bord antérieur ne présente

ni APOPHYSE MÉDIANE, ni APOPHYSE LATERALE , mais SCU-

lèment les deux larges sillons obliques qui servent à l'articulation des CLAVICULES. Le bord postérieur, sans aucun indice dans le casoar casqué^ offre déjà, dans Y autruche à deux doigts , des traces des deux échancrures peu pro* fondes , dont la supérieure serait plus grande, séparées par une apoplayse à peine sensible , de manière à n'en former qu'une, mais bornées en dehors par une auti'e plus alon* gée. Le uord latéral est presque droit. [J. de ph., t. c. p. 207. ) {N,d. T.)

d'anatomie comparée. g 7

proie diurnes, une saillie mousse , à peine sensible , qui est séparée de la crête. Cette saillie s'alouge chez plusieurs yP^Ji-éreûr^a: (i), tels que les genres moineau (fririgilla) , alouette {cilauda ) , bécassine ( loxia) , hirondelle ( hiriindo) , étourneau (sturniis) , martin (gracula ), corbeau ( co/vwj- ) , bec-fin ( rnotacilla)^ merle Çturdus), gobe-mouche muscicapa), jaseur Ç bombjxiçora ) , tangara, pie-grièche Çlanius), et se transforine en une apophyse alongée , qui se divise à sa partie supérieure en deux branches latérales considérables.

Cette conformation est reproduite par les gallinacés. Il y .existe une apophyse simple , plus courte , large d'avant en arrière , aplatie d'un côté à l'autre , dont la racine est partagée ,

(i) Le sTS.RT:ium de& passereaux est constamment assez gi-and, bombé, un peu plus longque large, et comme e'tranglé dans le milieu de ses bords latéraux, endroit où se termine la série des articulalions des côtes; la crête sternale est saillante, convexe à son bord inférieur • le bord Intérieur, en est légèrement excavé,et a un angle assez saillant - et revenant en avant. Le bord antérieur du sternum offre dans sa ligne médiane une apophyse comprimée , trèssaillante et recourbée en haut ^ les apophyses latérales sont aussi assez saillantes. Le bord postérieur n'offre jamais qu'une seule échancrure profonde, et une seule apophyse supérieure ou latérale, dont l'extrémité est constamment élargie en fer de hache, surtout du côté inférieur. Le BORD LATÉRAL cst toujours médiocremcnt cxca vé. (Ext.du J. pA., 1821 , janv., p. 206.)

par une ouverture moyenne et par deux ouvertures latérales placées en arrière , en trois racines , dont l'une est moyenne et les autres latérales. Cettebifurcationest fréquente, et elle se retrouve positivement dans les paons , les faisans, les dindes, les hoccos , et les jacous ( penelope).

Cette apophyse, beaucoup moins élevée chez \esperro{jueis,est large à sa partie supérieure, ce qui est l'indice d'une tendance à la bifurca tiou. Elle a une racine antérieure moyenne qui est étroite , et deux postérieures et latérales qui sont épaisses.

Les tétras , surtout le coq de bruyère à queue fourchue ( ^efmo tetrix ), et la perdrix {x. perdiac) , sont ceux des gallinacés chez lesquels cette apophyse a le plus de longueur ; les colombes sont dans le cas inverse; elle manque au genre outarde ( otis) et n'existe pas davantage chez les autruches et les casoars.

Elle manque aux échassiers , ou y est très peu marquée , surtout chez les hérons , les cigognes , le platalea scopus , les foulques.

Dans les genres œdicnème, pluvier [charadrius ) , bécasse ( scolopaoc ) , vanneau ( tringa) , elle n'est pas beaucoup plus faible que chez les gallinacés.

Elle est petite ou manque totalement chez les palmipèdes . Son plus grand développement se rencontre dans les hirondelles de mer.

d'anatomie comparée. 2Q les goélands , les pingouins et legrand giiHlernot.

L'apophyse latérale et supérieure, dont il a été question dans la description générale du sternumf est, en général très-courte , mousse , et à peine sensible chez la plupart des oiseaux de proie diur-nes; elle est plus longue chez les oiseaux de proie nocturnes , ordinairement trèsconsidérable chez les oiseaux chanteurs, faible chez les perroquets , parmi les oiseaux grimpeurs , et très forte, au contraire, chezles pics (i ).

(i) « Les pics diSèreiit des aatres passereaux sons le rapport de la conformation de lenr sternum. Les grimpereaux, les huppes, et les promerops n'ont aucune trace è& l'apophyse antérieure. Le bréchet , presque droit dans le huppe , est beaucoup plus convexe à son bord supe'neurj il est droit dans les deux autres genres. Dans les huppes et les promerops, l'angle de ce même bréchet est très-obtus, son bord antérieur fuyant en arrière- il est assez aigu et à peu près droit dans le grimpereau.'vAvo- PHTSE MÉDIANE du bord antérieur du sternum , beaucoup raoms forte et pointue dans les promerops , est saillante et comprimée dans le huppe; dans le grimpereau elle est épaisse et bifurquée. L'apophyse externe est très-longue et tres-aiguë dans ce dernier genre. Chez les oiseaux mouches, le sternum est réellement très-grand relativement à la taille de l'oiseau ; le bréchet est très-sailiant à bord inférieur fort convexe; l'antérieur étant peu concave se portant en avant avec l'angle, qui est très-avancé. Il n'y

a pas d'APOPHYSE MÉDIANE ni latérale au lîORD ANTÉ-

B'EUR. Le POSTÉRIEUR n'ofTic qu'une seule échancrure assez profonde, que borde en dehors une assez longue apo. III. '

Elle est, en général, beaucoup plus forte chez les gallinacés , et ressemble mieux à un cartilage costal que chez les oiseaux précités. Elle a aussi

physe convexe, recourbée en dedans . Le bord latéral, un peu anguleux, est occupé, dans son tiers antérieur , par l'articulation de la côte sternale.

Les corbeaux , pics, geais ^ offrent atissi quelques différences avec les véritables passereaux . Le bréchet est plus excavé dans son bord antérieur. L'apophyse médiane est aussi plus forte , et la bifurcation plus marquée j I'échancrure postérieure est peut-être moins profonde, et surtout I'apophyse externe s'écarte bien davantage au dehors, et n'est point dilatée en fer de lance à son extrémité j la FOSSE sous-claviÈre est beaucoup plijs grande , puisqu'elle atteint le milieu du bord latéral.

Les gobe-mouches n'ont pas l'EcnANCRURE .aussi profonde , l'APOPHYsr, extetne n'est pas aussi dilatée à l'extrémité que chez les autres passereaux. Le bord latéral est anguleux , excavé en forme d'angle. Les- hirondelles ont la même forme de sternum, et diffèrent en cela des martinets. Le rallier diffère beaucoup du corbeau: son steknum est court, large, bombé; la fosse sous-claviÈre petite; la cnÊTE STERNALE grande , triangulaire , à bord supérieur convexe; l'antérieur concourt à la formation de l'angle de réunion, qui est émoussé, quoique assez saillant. Le BORD ANTÉRIEUR du stemum , prcsquc entièrement occupé par la base des clavicules, qui se touchent, a son apophyse moyenne peu proéminente , et les latérales nulles. Le bord POSTÉRIEUR a aussi deux échancrures profondes , la supérieure plus que l'inférieure , et I'apophyse externe un peu dilatée à son extrémité. Le bord latéral est concave dans toute son étendue; la partie articulaire est fort courte , et répond entièrement à la fosse sous-clAViÈre.

En général , les pics , dont le sternum varie beaucoup,

D AA'ÀTOjîllIi: CX>MPA11ÉE. 101

1111 volume considérable clicz les oiseaux a<jiuitii]ues. Le macareux le plus commun ( alca arctica ) offre, à la partie inférieure de

se ressemblent en ce point, que cet os est, eu ge'néral, assez coart, assez large, et que sa dimension transversale est plus considérable en arrière qu'eu avant. La fosse sous-claviÈre est ordinairement assez grande àcause de la saillie de Fapo- PHYSE LATÉRALE EXTERNE. La CRETE STERNALE cst généralement fort élevée, surtout en avant, étendue à toute la longueur du STERNUM j son bord inférieur estcouvexe, l'antérieur concave, et son angle antérieur fort saillant. L'j\po- PHYSE MEDIANE antérieure est Irès-variable pour la forme et la longueur; les latérales sont ordinairement fortes et saillantes. Le bord postérieur est toujours excavé par deux Échaxcrures, souvent assez profondes, la supérieure ordinairement plus que l'inférieure. Les apophyses qui les bordent, la supérieure surtout , sont élargies en fer de hache à l'extrémité. Le iouraco de Guinée a paru à M. de BlainviLLE appartenir à ce groupe j la crÊte sternale n'y était cependant que médiocrement saillante ; le bord antérieur en était fort court j le bord antérieur du sternum luimême avait ses apophyses médiane et la j érales fort saillantes; le bord postérieur a paru avoir deux échancru- REs, dont la supérieure plus grande; le bord costal avait la partie antérieure eutièrement occupée par l'articulation des côtes et répondant à la fosse sous-clavière.

Dans les /o«/ca«5, sternum et ses annexes eu général faibles ; cet os étroit, quoique court; crÊte sternale peu saillante, triangulaire, à bord inférieur convexe, et l'antérieur porté eu avant, tout-à-fait droit et formant un angle trèssaillant, quoique obtus; apophyse médiane nulle; apophyses latérales longues, triangulaires et très-aiguës; bord postérieur à deux échancrures profondes, limitées par des apophyses ii peine élargies; bord latéral un. peu cou^-

celte apophyse un prolongement considérable, étroit, qui s'en détache et se porte en arrière, ce qui lui donne encore plus de ressemblance avec un cartilage costal.

cave , dont le second quart est employé à l'articulation des côtes.

Pic proprement dit. Steknum un peu plus grand et plus e'iargi en arrière j bréchet peu saillant, trian- ^gulaire, à bord inférieur presque droit et l'antérieur fuyant en arrière, sans trace d'excavation- l'angle qui réunit les deux bords comme tronqué j apophyse médiane ANTÉRIEURE Continuant la a^ête, s'élargissant et se bifurquant à peu près comme dans les vertèbres des /7a5^ereaux ; apophyses latérales fort longues et recourbées en avant.

Trogon on couroucou. Sternum très-court et trèslarge, surtout en arrière j fosse sous-claviÈre fort petite; CRÊTE sternale fort courte; bord inférieur convexe, antérieur fort excavé , l'angle étant récurrent en arrière ;

APOPHYSE MÉDIANE LATERALE du BORD ANTÉRIEUR médiocrement saillante ; bord postérieur divisé profondément pardeuxÉCHANCRUREs, dont la supérieure est la plus grande; apophyse SUPÉRIEURE pIus loHguc et dilatée à son extrémité; bord tlioracique concave dans un grand tiers antérieur, convexe dans le reste de son étendue. Chez le galbula ou jacamar ^ échancrures du bord postérieur fort profondes ; apophyse supérieure dilatée en fer de hache; apophyses antérieures, moyennes et latérales, assez prononcées ; portion articulaire du bord latéral plus petite que la moitié de l'étendue totale. Tl/ar/zV? ;o*ic/ze«r(alcedo), Sternum grand et large eu arrière ; crête assez élevée, surtout en avant; bord inférieur légèrement convexe, bord antérieur un peu concave , mais très-avancé ; angle de réunion fort aigu; apophyses latérales peu saillantes ;

d'ANATOMIE comparée. 100 •

Celle apophyse existe géuéralemenl chez les hrèvipennes ; elle présenle , par sa longueur, sa ténuité el sa forme arrondie , la plus grande ressemblance avec un cartilage costal, surtout chez le nandou et le casoar de la Nouvelle-Hollande.

Chez les grallés , elle est, en général, aussi faible que chez les oiseaux de proie.

Les différences que présente la longueur de la surface du bord latéral, à laquelle s'attachent les côtes sternales , n€ sont pas non plus sans importance.

MÉDiA]>rE confondne avec le bord antérieur du bréchet j FOSSE sous-CLAviÈRE étroite et alongéej bord postérieur à deux ÉCHANCRURES assez profondes , la supérieure plus que l'inférieure, et appendices qui les séparent dilatéesj

BORD LATÉRAL CXCavé.

Famille des pigeons. Corps du sternum quelquefois assez étroit j cr.ête très-haute , à bord inférieur convexe , et à bord antérieur recourbé en avant, mince et tranchant; BORD antérieur du stcrnum ayant son apophyse médiane moins saillante, mais plus épaisse et bifurquée; latérales, fort courtes ; deux échancrures petites an bord postérieur, dont la supérieure est la plus grande et la plus profonde ; l'inférieure quelquefois convertie en trou ovalaire; bord latéral, partie articulaire extrêmement courte : il y a du rapport avec les gallinacés ; mais dans le pigeon couronné^ qui est si rapproché de cet ordre, les ÉCHANCRURES postéricurcs sont plus profondes , el I'apophyse SUPÉRIEURE cst courlc et large, et s'élargit eu fer de hache à son extrémité. » (J. de Ph., auu. cit., P- 204. ) {N. d.T.)

L'étendue occupée par cette insertion est petite jusqu'à comprendre à peine le tiers et même le quart du bord externe , chez les gallinacés et la plupart des oiseaux chanteurs, chez plusieurs échassiers , tels sont les hérons , chez plusieurs palmipèdes , entre autres les guillemots , les pingouins ^ les macareux et les oiseaux de proie nocturnes. D'autres oiseaux , au contraire , particulièrement les oiseaux de proie diurnes , plusieurs échassiers , par exemple la cigogne et la grue, certains palmipèdes , tels que les genres canard , oie , cjgne , plongeon , grèbe , goéland , cormoran , plusieurs oiseaux grimpeurs présentent au bord latéral du sternum, une surface d'insertion beaucoup plus longue, et qui occupe, au moins, toute la moitié antérieure et même une partie de la moitié postérieure.

Elle m'a semblé avoir le plus de longueur chez les cygnes et les grues.

Ce qu'a écrit M. Tiedemann (i) surla brièveté extrême de cette surface chez les palmipèdes , en général, et chez les gallinacés ^ doit donc être rectifié d'après ce qui précède. Elle est , sans exception , très-courte chez les gallinacés , mais pas autant que voudrait le faire croire M. Tiedemann , dont l'erreur provient de ce qu'il isole trop du reste du sternum l'apophyse latérale externe de cet os.

(i) Loc. cit., p. 214.

i/anatomie comparée. io5

Une disposition particulière est offerte par le sternum de plusieurs oiseaux , en ce sens qu'il y existe une cavité plus ou moins considérable ou compliquée , qui reçoit une partie de la trachée-artère.

On trouve des exemples de cetîe disposition surtout dans plusieurs échassiers et palmipèdes , tels que les grues et les cjgnes. Dans l'un et l'autre genres, les parois latérales du sternum s'écartent considérablement l'une de l'autre, dans sa moitié antérieure, surtout à la crête , et forment une cavité , qui est ouverte eu avant. La face supérieure du sternum fait, en outre, en cet endroit une saillie irèsprononcée sur la cavité thoracique , tandis que cette région est, au contraire , ordinairement cDncavej quelquefois même, comme je le vois sur un cygne chanteur du sexe masculin , la substance osseuse manque en cet endroit, et la trachée-artère est à découvert par places.

Celte disposition n'est, du reste, pas la même dans toutes les espèces. Chez le cjgne chanteur , il n'existe qu'une cavité simple , triangulaire, apointie d'avant en arrière. Elle est beaucoup plus composée chez la grue ; elle a la forme d'un V ou d'un fer à cheval , et se termine, en avant, par deux cornes, dont la supérieure rejoint celle qui existe chez le cjgne.

Celte conformation offre quelquefois des différences sexuelles. Chez hgruemdle, surtout,

106 TRAITjt GÉNÉRAL

la cavité se prolonge en une longue pointe, qui s'étend jusqu'à l'extrémité postérieure du sternum , tandis que , chez la femelle , elle se termine vers sa partie moyenne , et cette terminaison n'est pas pointue , mais mousse et arrondie.

La même disposition se rencontre chez le cj-^/ïedes deux sexes : elle n'est donc pas propre au mâle, comme le prétendent encore MM. Cuvier (i ) et Tie demann (2), postérieurement à Latham (3), qui a enseigné, avec raison, le contraire.

Elle manque aux deux sexes du cjgne domestique , ou du moins il n'y a. qu'un léger enfoneement , en avant , à la base de la crête. Cet enfoncement existe aussi chez la plupart des échassiers , surtout la cigogne , et à un moindre degré aussi chez les gallinacés (4).

(1) Anatomie comparée, t. 4» P- 5" 7 48^-

(2) Zoologie, vol. 2, 1810.

(5) Voyez Mem. of the Linuean Society, vol. 4îP- '06, d'où je l'ai cité dans ma traduction de \'Anat. comparée de Cavier, vol. 4 1 P- 534.

(4) Le travail de M. de Blaiuvilie a douné liea depuis à un mémoire très détaillé , dont l'auteur est M. I'Hermi- NiER. Dans cette monographie , sont admises parmi les oiseaux deux sous- classes et vingt-six familles dont les caractères différentiels sont uniquement tirés des modifications présentées par le sternum et ses annexes. Lisez ce mémoire dans les Annales de la société linnéenne , i liv., 1827, I'Herminier. [N. d. T.)

d'anatomie comparée.

Le sternum est presque toujours un os aérifèrej ilnesembleêtretout-à-faitplein et sans cavité que^ chez quelques petits oiseaux chanteurs et grimpeurs , ainsi que chez certains palmipèdes. Les orifices afférens , qui font passer l'air dans le sternum , sont toujours situes au côté supérieurj les orifices efFérens existent constamment, en avant , sur le bord latéral. Les premiers sont disposéssur deux rangées , dontl'une, transversale, estsituéeàl'extrémitésupérieure de l'os, et dont la seconde est moyenne etimpairej ces rangées , d'une étendue variable , se rejoignent supérieurement , mais, restent toujours isolées dans la ligne médiane , ou s'j prononcent au plus haut degré. Les oiseaux de proie, les corbeaux, les perroquets , la plupart des échassiers , ont un sternum creux j chez les autres, il n'offre le plus souvent de cavité aérienne que dans sa partie antérieure.

Chez la grue, ainsi que chez le cjgne à bec noir, autant que j'ai pu voir sur le squelette de cet animal , l'air pénètre non seulement par les orifices ordinaires , situés dans la paroi supérieure du sternum , qui sont ici plus petits , mais il s'introduit, en outre, à travers l'ouverture précédemment décrite , dans laquelle est logée la ti-achée-arlère, et parvient jusqu'à la grande cavité, qui est remplie incomplètement par ce ca-

nal , cette cavité forme ainsi un large réservoir aérien.

L'ossification du sternum commence dans la partie antérieure de la crête moyenne : c'est ce que je trouve chez Voutarde. Il se forme , eu outre , du moins chez les gallinacés , de cinq pièces osseuses, savoir: d'une moyenne, qui est le corps de l'os (i), et de deux pièces latérales de chaque côté , une antérieure (2) et une postérieure (3) , dont la dernière ici représente les deux branches postérieures, la première étant l'analogue de la partie qui supporte les côtes et la clavicule postérieure.

Une chose fort digne de remarque , chez les hrévipennes , c'est l'état d'imperfection du sternum , qui se forme seulement de deux moitiés latérales (4) , naissant d'abord eu avant , et restant , en apparence , séparées long-temps l'une de l'autre. C'est du moins ce que j'ai trouvé dans plusieurs jeunes individus des deux espèces à!autraches,

(0 Veniosternal, de M. GeolGf. (iV. d. T. )

(2) Vhj-osternal, du même auteur. (N. d. T. )

(5) Uhyposlernal, du même auteur. (iV. d. T. )

(4)- Ce mode d'ossification est couside'r* comme général par M. Skrres , qui a nommé la loi suivant laquelle il s'effectue loide srmétrie {Mém. cour, par l'Acad. des sciences). iN.d.T.)

d'anatomib comparée.

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