Nasal
Les nasaux s,QVLt fort généralement des os allongés, planes ou légèrement convexes à leur face externe, concaves à l'interne, et propèrtionnellement petits \ ils forment la voûte de la cavité nasale, sont situés au-devant du frontal, et, en dedans du susmaxillaire, entre ses branches montantes. Ils s'atteignent dans la ligne|médiane, sont communément libres à leur , partie inférieure, et ne touchent, le plus souj vent, que postérieurement à l'ethmoïde. Mais il n'y a que leur articulation avec le coronal qui soit tout-à-fait constante; telle est même la généralité de celte connexion, que le nasal paraît être le prolongement antérieur de cet os. Parmi les cétacés , ce sont surtout les dau-
phins , les narwals el les cachalots, qui for* ment des exceptions à quelques-uns des points établis ci-dessus. Leursnasaux, qui ontla forme de carrés allongés et droits, et qui sont , dans la plupart des animaux , plus larges que longs, ont toute leur face inférieure appliquée sur la partie interne de la face supérieure du coronalj en bas, ils ne s'avancent pas librement dans la cavité nasale, comme s'ils avaient été refoulés en arrière par la disposition de cette cavité.
Cette position du nasal , ou la perte de cet os lors de la préparation de la tête, peuvent faire présumer qu'il manque , ou qu'il forme une partie du coronal, comme le pense, par exemple, M. Carus, qui admet « que le rudiment « des nasaux du dauphin des baleines ne « consiste qu'en une couple de protubérances; » opinion ultérieure à celle de M. Cuvier, qui s'en exprime à ce sujet de manière à laisser quelque doute. Il est du moins positif qu'une semblable fusion du nasal de ces animaux avec le coronal n'a pas toujours lieu. Les nasaux des baleines sont allongés, situés horizontalement, et s'avancent au-delà du coronal ; disposition conforme au type des autres mammifères. Chez \es cétacés vrais ^ ils se rencontrent dans la ligue médiane ; chez les autres , les lamantins du moins, ils sont , au contraire, séparés et situés dans une échancrure du coronal.
Les nasaux des ruminons j des solîpèdes ,
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surtout des cochons , sont grands et allongés ; dans les deux derniers groupes d'animaux , ils s'avancent au-dessus du bord supérieur delà branche montante de l'intérmaxillaire^ chez les cochons^ ils s'étendent aussi loin que l'extrémité antérieure de cette branche. Ils se terminent, chez ces animaux, par une pointe mousse -et simple ; ils ont la même terminaison chez les ruminans , ou , plus ordinairement , ils fmis- 'Sent par deux prolongemens, dont la longueur et le rapport relatifs varient beaucoup suivant les genres et les espèces.
Chez \ hippopotame , le nasal a la même forme et la même longueur; mais il ne s'avance pas librement au-delà de l'intermaxillaire , comme chez les ruminans^ les soUpedes et les ■cochons. Le nasal du daman est semblable, mais le corps en est plus large et plus convexe.
Chez le tapir, il est formé de deux branches, doat l'une est inférieure, externe, asce»Tidante et convexe en dedans ; l'autre est supérieure , horizontale , triangulaire , appointie en avant et plus grande que la première, qu'elle dépasse de beaucoup.
Cet os ne recouvre que le tiers postérieur de l'ouverture nasale.
Cette conformation conduit à celle plus remarquable des éléphans. Le nasal de ceux-ci a beaucoup plus de largeur que de longueur;
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il esl concave à sa face antérieure , convexe à la postérieure ; il recouvre l'ouverture nasale en haut et eu arrière.
Chez les rhinocéros , le nasal est un os volumineux , très-gros, ayant la forme d'un carré long, convexe à sa face externe et se terminant en avant par une extrémité mousse; il recouvre l'ouverture nasale de telle manière qu'il dépasse même l'extrémité inférieure du susmaxillaire , surtout chez le rhinocéros leptorhiniis, et que, chez lerh. teichorhinus, il se recourbe fortement en bas jusqu'à l'extrémité antérieure des os intermaxillaires, avec lesquels il se confond.
Les os nasaux des monotrèmes sont fort longs, d'une forme allongée, unis entrecux dans la plus grande partie de leur étendue ; cependant , à leur partie antérieure , ils s'écartent insensiblement l'un de l'autre à une grande distance, principalement chez Vornithorhynqiie.
A leur partie postérieure, ils se soudent entre eux et avec les os voisins.
Parmi les édentés,]es fourmiliers etpriucicipalemeut le tamanoir, les ont très-longs et étroits; chez les tatous, ils sont plus courts. Les plus courts et les plus larges, surtout à leur partie postérieure, sont ceux des paresseux.
Les rongeurs et surtout le mannet ( helamjs cafer ) ont des nasaux considérables , lorlement convexes en avant ; ils sont souvent
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plus larges à leur partie anlérieura et se recourbent plus ou moins fortement en dehors et en bas, de manière à constituer un demi-canal. Uhélamfs se distingue surtout par cette disposition. , - ;
Ils sont également considérables chez les animauoc à bourses leur partie postérieure est plus large que l'antérieure , particulièrement chez les sarigues. ,f,
Chez les carnivores , ils sont , en général,, plus petits, assez fortement recourbés dans le sens de la longueur, et augmentent plus ou moins de largeur d'arrière en avant , surtout chez les chats. Les chiens sont les animaux de cet ordre qui ont les nasaux les plus grands j les phoques^ au contraire, ont les plus petits.
Ils sont encore plus petits et surtout étroits dans les quadrumanes ; leur face supérieure n'est ordinairement pas convexe, mais con-r cave.
Ces os sont encore plus courts , mais plus larges et plus planes chez V homme.
En ce qui concerne leurs connexions , on peut faire remarquer que, tandis que, dans la ligne médiane , les nasaux sont communénient unis l'un à l'autre par uue suture, ils se confondent fort souvent, chez les singes, en un os uni- <iue- fusion dont leur étroitesse rend facilement compte. Cette soudure a lieu, du moins, chez les cynocéphales et les cercopithèques.
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lï eût , par conséquent, digne de remarque que cet état s'ofÏTe quelquefois par anomalie chez r^ow/^je. Cependant les deux nasaux se soudent également dans la ligne médiane, chez le tanrec. On observe aussi cette soudure totale ou presque totale chez les rhinocéros , et souvent aussi chez les ruminans.
-j lues chamois, -parmi les derniers, offrent cependant un exemple remarquable de la diminution du nombre des connexions de ces os : en elFet, leur os nasal se prolonge en arçière , et recouvre la partie antérieure du coronal ; mais il existe, des deux côtés , entre lui et les susmaxiliaires, un long intervalle, dont la largeur augmente considérablement d'arrière eji avant. Les autres a /zr//o;?e^^ offrent également Une trace de cette conformation; a»
y Lorsqu'il existe un intermaxillàire isolé , cet os touche ordinairement en dehors et en arrière au nasal. Une exception à cette règle est offerte par les rhinocéros , comme nous l'avons déjà mentionné, et de plus par plusieurs i/w^e^, particulièrement les sapajous, par Vaï, par quelques phoques , notamment le phoque à crête (ph. cristala) et le lion marin {ph. leonina), quelquefoisaussipar le phoque commun (ph. i^itulina),n-ia\s non par les espèces monachus, groenlandica, barbata'y ursina et hispidù.
Chez d'autres mammifères v au contraire ,