‹ Traité général d'anatomie comparée [electronic resource] (volume 4)Chapitre 80 sur 83 · TR.\1TÉ GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

TR.\1TÉ GÉNÉRAL

moiudre nombre d'os de la lête : en effet, la plupart des os qui restent séparés sur la li-

phales forme le frontal postérieur, est située, chez Vhomme , un peu en dehors de la voûte orbitaire : elle ressemble au frontal ante'rieur, mais elle se soude beaucoup plus promptement avec le frontal moyen. M. Serres a également recherche ces élémens primitifs dans les autres animaux de la première classe : c'est particulièrement dans le jeune poulain qu'il les décrit. Le frontal a?î/eriew7- occupe dans cette dernière espèce la même position que àans V homme ; il forme l'apophyse orbitaire interne; il est réuni au frontal mojen par des dentelure» très-fines; en avant, il se termine par une pointe aiguë; il est mousse en arrière , et il vient concourir à la formation du trou susorbitaire. Le frontal postérieur ou externe existe à l'apophyse externe, qu'il concourt à former, en s'unissant également par engrenure. Variable dans sa forme, tantôt semblable à un os wormien, tantôt occupant uneportion de l'arcade externe de l'orbite, il se joint à la partie antérieure de l'arcade zygomatique et protège l'œil en arrière. Le mouton et la chèvre présentent peu de différences. Le double développement des pariétaux est incontestable chez V homme ; il n'en est pas de même chez les solipèdes et les ruminans , où ces os sont remplacés par une pièce unique, qui forme la calotte du crâne.

Sur quatre agneaux disséqués par M. Serres, les deux pariétaux lui ont paru évidemment aussi distinctement séparés que chez l'homme j et, comme chez lui , ces os s'unissent par engrenure. Cette suture s'elïace rapidement sur la lame externe, mais elle se conserve trèslong-temps sur la table interne; lors même que la suture a disparu, on voit encore long-temps sur celte pièce deux trous de nutrition analogues à ceux qu'on rencontre sur

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gne médianfi chez plusieurs animaux , aussi bien que les pièces d'os isolées chez d'autres ,

chaque pariétal de Vhomme. Le veav., la jeune chèvre et le jeune ceif sont comrae le mouton.

La pièce e'pactale de Fischer , nommée iriterpariétale par M. Geoffroy-Saint-Hilaire, porte l'empreinte d'une rainure , qui est l'indice d'une union moyenne. Cette pièce appartient à V occipital.

Ce dernier os , d'abord considéré par Coiter et Spi- GEL comrae résultant de la formation de quatre pièces primitives, fut indiqué comme offrant encore d'autres points d'ossification par Kerrring, à qui l'ou doit d'avoir indiqué le mécanisme de formation du proral ( ou pièce triangulaire ) , qiii forme la protubérance occipitale externe. Les deux pièces condyloïdiennes et les quatre pièces précédentes ont porté le nombre des pièces occipitales à sept.

M. Serres a examiné comment se développait chacune de ces pièces. Le èa^/ZzaZ présente , comme le corps des vertèbres , dont il est l'analogue , deux points d'ossification distincts : ils apparaissent, dans la première quinzaine qui suit le second mois, sous la forme de deux points miliaires , arrondis en dehors , semi-elliptiques. Leur réunion s'opère avec une promptitude remarquable sur la fin du troisième mois. Cette pièce devenue ovalaire est unique; mais on aperçoit encore une rainure très-légère sur le milieu , et un tissu fibreux trèsmince qui s'insère dans cette gouttière , et semble indiquer encore leur séparation. Souvent on trouve un petit trou sur chacun des cotés du hasilial ( fœtus acéphales ).

Il y a quelques différences dans les oiseaux , mais elles rentrent dans la règle. La grenouille offre cette disposition à un degré très-marqué.

Chez le lapin, la transformation osseuse commence à

sont unis chez lui. Ce sont, au coniraire , les rongeurs qui ont , à la naissance, la lête composée du plus grand nombre d'os.

D. Texture des os de la têie,

Indépendamment des différences qui vieu-. nenl d'être signalées, les os delà tête en offrent

de venir seulementperceptible du septième au dixième jour de l'incubation : elle se manifeste par deux granulations, une de chaque côte', qui se confondent promptement l'une dans l'autre, et qui ne'anm.oiiis laissententre elles un intervalle assez visible souvent jusqu'au quinzième jour.

Le basilial est donc positivement binaire.

Suscondjlial. Cette pièce a été nommée triangulaire. ou prorale.

Sur l'embryon de quarante ou cinquante jours , M. Serres rapporte avoir trouvé deux pièces de développement, séparées l'une de l'autre, placées immédiatement au-dessus du condjlial et de chaque côté. Au deuxième mois, deux nouvelles ont apparu à cet anatomiste audessus de celles-ci, A deux mois et demi, cette portion de l'occipital est formée de quatre pièces, séparées par deux rainures, l'une transversale, la seconde verticale sur la ligne me'diane : ces quatre pièces sont ordinairement réunies au troisième mois^ les deux inférieures d'abord, puis les deux supérieures. D'autres fois la réunion se fait attendre plus long-temps, et existe même sur le fœtus à teruie ( Vésale : adulte à coronal bifide^ hydrocéphale).

Uoccipilal offre beaucoup d'anomalies : la plus fi^équente chez l'homme est la présence de Vépacial, enchâssé au-dessus du suscondjlial et au-dessous du parié-

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encore d'autres , qui peuvent être désignées sous la déiiominalion de difTérences de texture.

Elles sont relatives à leur degré de consistance, au rapport qui existe entre le diploé et la substance compacte, à la présence ou au défaut de sinus , qui peuvent être regardés comme le plus haut degré de laxité du tissu osseux.

Les os de la tête des cétacés sont consistans , denses, et contiennent peu ou point de

tal. L'os "wormien rcpréseute l'état rudimentaire de l'epactal : cet os est e'galemeut double aux premières e'poques de l'existence. Il y a dans ce cas six éie'mens primitifs à l'occipital ; on en compte huit et dix quelquefois : mais cet os reste constamment assujetti à la constitution binaire.

Les oiseaux ont e'té e'galement l'objet des études de M. Seiires à ce sujet, et ils se conforment à ce mode de formation. On distingue les pièces primitives isole'es aux treizième, quatorzième et quinzième] ours de l'incubation. Les deux pièces inférieures du suscondylial sont fort distinctes^ au-dessus de celleS-ci existent deux pièces encore.

Dans la grenouille, il y a deux pièces de moins au suscondylial.

Chez le lapin, M. Serres a reconnu : i ^ la manifestation des deux pièces inférieures qui apparaissent du dixième au douzième jour de l'incubation j 2° les deux supérieures, qui ne deviennent visibles qu'un ou deux jours après les inférieures, et deux autres, qui sont les noyaux de l'épactal. Sur le cheval, les deux pièces supérieures sont distinctes jusqu'aux deux tiers de la vie utérine^ et les inférieures ne sont pas tout-à-fait réunies sur la ligne médiane à la naissance, M. Serbes a vérifié les mêmes observations sur les jeunes agneaux, sur un jeune cerf, sur

substance spongieuse. La majeure partie de leur basilaire est privée de diploc : aussi est-il extrêmement mince , surtout sa portion occïpi-

les embryons du chat et du chien, sur un jeune dnon.

La calotte du crâne est donc bifide dans sa partie moyenne d'avant en arrière, et composée de deux parlies syme'triques j de telle sorte que tout ce qui est à gaxiche se rencontre à droite, et vice versa.

Base de la cavité encéphalique. Sphénoïde. Il est dans les oiseaux comme confondu avec l'occipital. Il constitue , dans un grand nombre de mammifères, deux os distincts, connus sous le nom de sphe'noide ante'rieur et poste'rieur : cet os parcourt chez l'homme dans ses e'volutions ces difFe'rentes me'tamorphosesj du troisième au cinquième mois , il est ve'ritablement double. Dans le sphe'noide ante'rieur comme dans le poste'rieur les parties late'rales sont. les premières ossifie'es j l'ossification gagne ensuite le corps. Ce dernier commence à paraître, chez V homme , dans la seconde quinzaine du troisième mois : il est forme' , à cette époque, par deux grains osseux , situe's au-devant du cartilage des apophyses cliuoïdes poste'rieures; leur figure est irre'gulièrement arrondie j il y a entre eux une ligne et demie d'e'cartement. A trois mois, ils sont beaucoup plus près, et s'envoient re'ciproquement des prolongements qui se re'unissent en forme de croissant sur la ligne me'diane ; avant la fin du quatrième mois , chaque partie pre'sente d'ailleurs une ouverture particulière comme les éle'mens d'un corps verte'bral.

Sphénoïde antérieur, hes petites ailes se forment avant le corps j c'est dans la première quinzaine du quatrième mois que l'ossification devient perceptible : elle consiste, à cette e'poque , en deux noyaux situe's en arrière de la base des apophyses d'Ingrassias j ils sont triangulaires, se'parés par un intervalle de deux lignes : cet intervalle

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talej le coronal et le susmaxillaire sont, au contraire, très-épais. ' Les solipèdes et les ruminans ont des os

est réduit à une ligne vers le quatriènoe mois. L'accroisment a lieu plus tôt en arrière que sur la ligne me'diane. Ce n'est que vers le commencement du cinquième mois que leur jonction s'opère, en laissant souvent un repli qui reste long-temps visible^ quelquefois, àleur origine, elles se confondent avec l'une des branches des apojjhyses d'Ingrassias^ quelquefois elles s'unissent plus promptement entre elles.

Poulet. Il n'y a de distinction apercevable entre les pièces des deux sphe'noides que du sixième au septième jour. Les ailes ne sont pas encore réunies.

Lapin. Au quinzième jour de la vie utérine , cette division est on ne peut plus apparente. Au-devant du basilial existent deux noyaux arrondis , isole's : ce sont les rudimens du sphe'noïdepostérieur, A deux lignes en avant de ceux-ci on trouve une pièce ovalaire, dont le grand diamètre est transversal, et qui est bifide sur la ligne me'diane : c'est le sphe'noide antérieur.

Sur le mouton et sur le chat, on voit long-temi^s encore les raphés.

Ëthmoïde. L'ossification est en retard à mesure qu'on avance davantage vers la partie antérieure de tous les os de la base du crâne ; c'est Vethmoïde qui s'ossifie le dernier. Conforme à son plan invariable, la nature y commence encore par les masses latérales. L'ossification n'apparaît dans sa partie moyenne qu'en dernier lieuelle n'envahit la lame criblée dans l'homme qu'au huitième mois. Jusqu'à cette époque, la portion orbitaire de l'os et ses cellules sont les seules qui de chaque côté en soient cartilagineuses. Dans cet état, l'ethmoïde de l'homme se rapproche beaucoup de celui des autres

d'un tissu lâche et d'une épaisseur moyenne. Chez les ruminaiis , les sinus sont peu développés ; chez les pachydermes et surtout \ éléphant, ils le sont beaucoup.

mammifères. En procédant de ce^ animaux à l'homme, on remonte du plus simple au composé, parce que la creie cris ta gain Y manque. Aussi, chez les singes, elle a déjà disparu; à sa place, il existe un enfoncement qui reçoit le bulbe olfactif. ( Même dépression chez le lapin^ le chien, le chat, le mouton, le veau, le cerf, etc.) Sur ces animaux, la lame criblée est double dans son origine : l'une d'elles correspond aux masses latérales d'un côté, l'autre à celles du côté opposé. Ces deux lames, d'abord écartées , convergent l'une vers l'autre, s'adossent enfin sur la ligne médiane , oii leur union a lieu , de telle manière , cependant, qu'on aperçoit facilement les traces ^ de cette séparation primitive.

Du quatrième au cinquième mois de la vie utérine, le développement de l'ethmoïde de l'homme est peu différent de celui des animaux ; la partie orbitaire de l'os commence son ossification, qui, de proche en proche, s'étend en avant et en arrière dans les cellules ethmoïdales. Entre le troisième et le quatrième mois, quelques lamelles osseuses paraissent sur la lame criblée. A la fin du troisième mois, elles ont envahi toute cette surface , pénétrée d'une multitude de petites ouvertures. Parvenue à l'apophysecm/a galli, l'ossification s'arrête, de telle sorte qu'à la naissance il existe deux demi-lames criblées, l'une à droite, l'autre à gauche, entre lesquelles est interposée l'apophyse ethmoïdale cartilagineuse. Si cette apophyse n'existait pas , l'analogie serait complète. Cette apophyse s'ossifie de ses parties latérales , par deux granulations latérales placées sur la racine et en arrière de l'apophyse ethmoïdale, comme le noyau des vertèbres.

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Les monotrèmes ont des os tenus, très-consistans , sans sinus , et entièrement ou presque entièrement privés de'diploé.

Les paresseux et les fourmiliers^ parmi les

Elle varie , pour l'ëpoque de son apparition , du quatrième mois , qui est le terme plus ordinaire , jusqu'au huitième.

Face. Le vomer est le seul os sur le développement binaire duquel on n'avait pas encore eu d'idées fixes avant M. Serres. Quant aux autres pièces, elles étaient sans difficulté considérées comme paires dans l'enfant ou dans le foetus.

A trois mois, dans l'homme, le frontal en haut et le maxillaire inférieur en bas se réunissent et ue forment plus qu'une pièce unique. Dans to-us les animaux, le maxillaire inférieur reste divisé jusqu'à l'âge le plus avancé : ce dernier opère toujours sa réunion avant le frontal.

romer. Chez l'embryoh humain sa formation commence, vers la fin du cinquième mois, par deux lamelles pelhculeuses , situées à la partie inférieure et à droite et a gauche du cartilage. Au sixième mois, et quelquefois avant, ces deux petites lames se' sont réunies par en bas • de telle sorte que le î^omer représente Une gouttière évasée, dans laquelle se trouve enchâssé le cartilage vomé rien; cette gouttière, d'abord très-large, se rétrécit à mesure que l'ossification avance, et disparaît enfin compiétement.

^ L'ossification se fait en dehors du cartilage , et sembl. n en être une sécrétion. Il y a entre la formation des

uÏllf c ^"^^'^Sie véritable , suivant

M Serhes. Comme la dent , le vomer se forme à la face externe de son cartilage; comme la dent, on peut détacher facilement le vomer, sans endommager en aucune

édentés, ont les os très épais et denses, sans sinus considérables.

Plusieurs rongeurs, lels que les Heures elles castors, ont des os modérément épais , pas très-consislans, partant assez spongieux.

Chez des marsupiaux , voisins de l'ordre des rongeurs, par exemple les phascolomes , ils sont surtout très épais et spongieux au crâne.

Ils sont , en général , consistans et d'une épaisseur moyenne chez les carnivores. La substance compacte est très fortement accumulée, surtout extérieurement, chez les chiens et les chats.

Dans plusieurs phoques , principalement le phoque commun et l'espèce phoca hispida, ils sont d'une ténuité extraordinaire; chez d'autres, ils sont beaucoup plus épais, par exemple

façon le cartilage qui lui donne naissance; enfin, comme dans le développement de la dent, l'ossification se forme aux dépens du cartilage, qui devient d'autant plus petit que la partie osseuse prend un accroissement plus conside'rable , et qui finit par disparaître comple'tement lorsque l'os est entièrement forme' : la gouttière des deux lames du vomer diminue donc à mesure que l'ossification avance. Lorsque le cartilage a disparu , les deux lames se confondent. (Embryons de lapin, cheval, veau, mouton, chat. )

Tous ces faits d'un développement binaire rentrent dans la loi de sjmétrie , dont ils sont les bases les plus «olides. [Serres , loc. cit.'\

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chez le phoca groenlandica. Les sinus ne sont, eu général, pas très-développés, surtout chez les phogues.

Les singes, parmi les quadrumanes, ont en général des os plus épais et plus riches en diploé que les carnivores . Je leur trouve surtout une épaisseur extraordinaire et peu de consistance chez le coaïta; je ne me rappelle pas avoir vu des os de tête plus épais et moins compacts chez aucun autre mammifère, quoique le tissu entre les deux tables soit ordinairement chez d'autres plus lâche. Les sinus sont peu développés.

\Jespèce humaine se trouve , sous tous ces rapports, occuper le milieu entre la conformation générale des carnivores et celle des quadrumanes.

E. Connexions des os de la tête.

On peut considérer dans les connexions des os du crâne deux points de vue dififérens : 1° quel est le mode de juxtaposition de ces os , 2» quels sont les os qui se rencontrent.

I. Les mêmes os ne s'articulent pas partout de la même manière j ils s'unissent tantôt dans une étendue plus grande , tantôt dans une

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