‹ Traité général d'anatomie comparée [electronic resource]Chapitre 17 sur 124 · NATO MIE COMPAREE. I · texte numérisé non relu

NATO MIE COMPAREE. I

est beaucoup plus haute que la postérieure; elle est blanche et dure à l'intérieur. Outre cette branche transversale antérieure, visible même à l'extérieur . il en existe une seconde, postérieure, de même hauteur, qui s'unit en dehors à la précédente et à la branche longitudinale, sous un angle aigu , de façon que les deux branches transverses forment un A situé immédiatement au dessus de la première portion des pieds.

Les trois paires de pieds sont très-petites^ et leurs parties cornées pins molles que les pièces qui viennent d'être décrites.

De leurs cinq portions alongées, la première est la plus longue, après elle viènt l'a vaut-dernière, ensuite la troisième. La cinquième est la plus courte , elle forme un ongle simple , légèrement recourbé.

La première, ou la hanche, offre une large échancrure, en haut à sa partie postérieure, en bas à l'antérieure; disposition qui permet une flexion et une extension considérables entre elle et le corps d'un côté , et entre elle et la cuisse de i'autre côté; ces mouvemens sont beaucoup moins prononcés aux autres portions du membre.

Le crâne, arrondi, est aplati d'avant en arrière; il offre une ouverture circulaire trèsgrande, qui en occupe presque toute la face postérieure. Cette ouverture n'est fermée, en bas,

que par un pont étroit, mais épais; c'est à ce pont et à toute la circonférence de la face postérieure que s'attache le tégument cutané du corps. L'espace compris entre cette insertion et le pourtour de l'ouverture est rugueux, il sert à l'attache des muscles de la tête.

L'œsophage seul sort par le grand trou occipital ; les deux cordons médullaires qui unissent entre eux l'encéphale et la moelle spinale sortent, au contraire, de la cavité du crâne, audessous de la partie inférieure de la circonférence du trou occipital. Ils ne sont pas contenus ici dans un anneau; mais il y a de chaque côté une petite saillie dirigée en dehors qui les sépare des parties voisines. Les deux saillies forment un A, dont le sommet est tourné en haut; cette disposition a quelque analogie avec Tare d'une vertèbre. En bas on trouve immédiatement la peau.

Ainsi que les pièces du tronc, la tête, brune à l'extérieur, est blanche dans son intérieur.

Je ne parlerai pas ici des cercles cornés des stigmates ; il en sera question lorsque nous exposerons l'appareil de la respiration.

i. Insectes sans métamorphose.

Je ne considérerai ici que les myriapodes. Ceux-ci ont le squelette beaucoup plus simple

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que les insectes considérés jusqu'ici ; ils forment par là le passage aux arachnides.

Tout le corps se compose, dans cette famille , d'un nombre toujours très-considérable d'anneaux ayant à peu près le même volume, dont les antérieurs recouvrent un peu les postérieurs. Chez les iules tous les anneaux sont complets, à l'exception des plus antérieurs, et portent deux paires de pieds. Parmi les premiers anneaux, celui qui vient immédiatement après la tête est plus large d'avant en arrière que tous les autres ; mais ' il n'existe que dans sa moitié supérieure. Il contient cependant , dans sa cavité , deux plaques alongées, disposées d'avant en arrière; chacune de ces plaques supporte une paire de pieds. L'anneau suivant est complet, mais beaucoup plus large dans sa moitié supérieure, qui est plus grande que la moitié inférieure. Il présente un sillon transverse ; ce mode de conformation est transitoire et conduit aux autres anneaux non sillonnés qui ont une longueur à peu près égale dans toute l'étendue de leur circuit. Il ne supporte que deux paires de pieds. Il en résulte qu'à sa partie inférieure il ne forme qu'un anneau simple.

Tous les pieds sont situés immédiatement en avant du bord postérieur de chaque anneau, exactement à côté de la ligne médiane, et les deux paires de chaque cercle sont à côté l'une de l'autre.

Ils sont petits, minces, convexes en dehors, concaves en dedans, et composés de six à .sept articles simples devenant insensiblement pins longs; le dernier de ces articles est un crochet simple.

Les anneaux des scolopendres sont moins nombreux et distinctement divisés en deux moitiés: l'une supérieure et l'antre inférieure, dont le seul mode d'union est une peau plus molle. Entre ces deux moitiés sortent les pieds des deux côtés ; de sorte que les paires correspondantes sont ici très- éloignées Tune de l'autre. Leur structure ressemble du reste à celle des pieds des ïules, à cela près qu'ils sont plus volumineux et qu'il n'y a pour chaque articulation du corps qu'une paire qui correspond au milieu de cette articulation. La dernière et l'avant-dernière paires , la première de ces deux paires surtout , s'alongent considérablement, et se tournent en arrière, de manière à devenir parallèles l'une à côté de l'autre.

La léte , chez les iules et les scolopendres , est formée de plaques supérieures et inférieures.

Il n'y a dans aucun de ces animaux d'apophyses intérieures partant des pièces du lest ; c'est pourquoi tous les viscères sont situés dans une seule et même cavité { i).

(i) Chez ces animaux, le développement des anneaux a été uniforme; chaque segment est pourvu d'appendices à l'arceau inférieur uniquement. Il résulte de la présence de

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