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B. DIFFÉRENCES QUI DÉPENDENT DES AGES

Les différences que présentent les os aux diverses phases de la vie sont extrêmement eu-

d'aptatomik comparée. lit rieuses, soit par elles-mêmes, soit parce qu'elles coïncident avec des différences de classes qui persistent.

Dans le principe on trouve à^la place de l'os une substance qui en diffère totalement : cette substance, qui est un cartilage, quoique présentant la forme de l'os qu'il précède , s'en distingue par une structure entièrement ou presque entièrement homogène, par la solidité, l'absence ou la proportion très-minime de principes terreux , c'est-à-dire par plus de mollesse et d'élasticité, enfin par une couleur d'un blanc-bleuâtre.

Lorsque des apophyses et des prolongeméns se développent à la surface et principalement à la partie moyenne de cette substance primitive (i). on trouve très-communément sur plusieurs points, et surtout à son intérieur, une substance osseuse qui est partout entourée de cartilage; alors seulement les vaisseaux commencent à charrier du sang rouge.

Dans la plupart des animaux , ces noyaux partiels d'ossification se réunissent en un seul os, suivant un temps qui varie ; souvent ces noyaux d'ossification qui se réunissent en un tout sont très-nombreux , comme, par exem pie, chez les oiseaux, quelquefois aussi chez les mammifères , où presque tous les os du crâne et un grand nombre de ceux de la face se soudent en-

(1) Dutrocbet, Mémoire sur l'ostéogénie. Journal de Physique, t. LXXXXV \ p. ifcli

semble. Ordinairement il se forme d'abord quelques os du tronc, après eux viennent plusieurs os de la tète , enfin ceux des membres. Leur perfectionnement suit à peu près le même ordre. Souvent, dans les longs os par exemple , la partie moyenne, qui est la plus considérable , se forme la première; dans d'autres, au contraire, dans les vertèbres et les os du crâne, par exemple , les parties latérales se développent avant celles qui occupent le centre.

Primitivement il n'existait que des cartilages mous à la place des os; ceux-ci sont, par la même raison , d'abord plus arrondis et contiennent proportionnellement plus de substance molle, animale, que de substance terreuse. Plus tard celle-ci augmente ; ils deviennent plus consistans, plus durs, en même temps plus anguleux, et augmentent de volume dans toutes les directions. Plus tard encore, particulièrement à l'âge avancé , leur volume , surtout dans le sens de l'épaisseur, diminue dans diverses proportions : ils deviennent souvent beaucoup plus mous qu'ils ne le sont dans les premiers temps de la vie.

D'après Hatchett et Home, il faut compter une certaine proportion de graisse pour la formation des os. Leur opinion est fondée sur ce que les œufs des animaux dépourvus d'os n'ont pas de graisse dans leur jaune, et que dans le cas où cette graisse manque dans le jaune de l'œui d'à-

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niniaux pourvus d'os, par exemple dans les larves de grenouilles, il se forme dans leur abdomen, vers le temps de l'ostéogenèse , une masse de graisse qui disparaît insensiblement à mesure que les os se développent (i). Cette observation ne suffit cependant pas pour rien ôter à la justesse de la remarque faite par M. Prout (2): « Que, dans l'état actuel de nos connaissances, rien n'autorise à admettre que la graisse déposée dans ces parties se transforme réellement en la substance terreuse des os. » Il est très-vraisemblable que ce tissu adi peux n'est ici , comme partout- ou on le rencontre, en général qu'un dépôt de matières nutritives; et on concevrait tout au plus, d'après les conjectures de M. Prout (3), que le jaune prit part à la formation des os , au moyen du pbospbore qu'il contient en grande proportion. Cet élément disparaît en effet pendant l'incubation, et se transforme en acide phosphorique qui entre dans la composition des os.

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