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corps. Chez les autres , celles des vertèbres les plus antérieures sont plus courtes d'avant en arrière , et plus ou moins apointies.

Elles sont très-généralement petites aux vertèbres coccygiennes ; néanmoins chez ïhjdrophis, les épines supérieures et inférieures, qui, à la queue sont d'égale hauteur , y sont beaucoup plus étroites, mais bien plus longues que les autres. Eu effet, taudis que ces mêmes épine.s de la queue sont communément les plus courtes, la plupart d'entre elles offrent, chez les liydrophis , le double de la hauteur des autres, quoique celle-ci soit même considérable, comme la remarque en s déjà été faite. La plupart des épines inférieures, en outre , ne sont pas bifurquées, ou du moins cette division est très-insensible.

Les apophyses épineuses inférieures n'existent, chez les rouleaux (tortrijc), qu'à peu près au septième autérieur du corps. Les vertèbres coccygiennes n'en offrent aucune trace.

Le genre éryx présente la même organisation; les épines antérieures y sont seulement plus longues , et il existe des rudiraens d'épines inférieures courts, larges, non réunis dans la ligne médiane.

Les amphisbènes n'ont des épines inférieures qu'aux huit vertèbres cervicales antérieures , et aux vertèbres coccygiennes. Les premières di-

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minuent subitement de volume d'avant en arrière; les secondes sont divisées aux quatre premières vertèbres, et forment aux autres des arcs larges , percés d'une grande ouverture , et offrant à leur point de réunion un pédicule court, dirigé en bas.

Chez Xanguis fragilis , il n'y a, parmi les vertèbres les plus antérieures , que les premières cervicales qui soient munies de courtes apophyses épineuses. Celles des vertèbres coccygiennes ressemblent beaucoup à celles des amphisbènes ; mais elles sont beaucoup plus alongées, par suite du développement extraordinaire de la pointe inférieure et moyenne.

La quatre-raies (coluber eiaphis) présente, dans le dixième antérieur de sa colonne , des épines inférieures très fortes, étroites, verticales , qui augmentent de longueur des parties antérieure et postérieure vers la partie moyenne.

Le coluber plutJionius offre la même disposition.

Chez les boas , ces épines existent à peu près sur le cinquième antérieur du rachis.

Chez les naja et les vipères , et particulièrement chez les crotales, presque toutes les vertèbres sont munies d'épines inférieures considérables, étroites et longues, qui sont dirigées en arrière.

Dans plusieurs espèces de ces genres , en outre dans le genre trigonocéphale , les épines

inférieures de la queue sont bifurquées en deux moitiés latérales , qui sont pour la plupart verticales , très-rapprochées l'une de l'autre, et forment de larges plaques. Elles sont simples , presque insensibles chez les boas.

Les apophyses transverses sont ordinairement courtes , minces, étroites et alongées. Le hongarus semicinctus fait exception à cette règle ; chez lui , ces apophyses forment des disques arrondis très-larges d'avant en arrière , et de dedans en dehors, minces de haut en bas , qui ont presque toute la longueur du corps des vertèbres.

Elles sont surtout développées dans les genres trigonocèphale , orvet et ophisaure ; elles manquent au contraire tout-à-fait chez les serpens d'eau (hjdrophis), ou du moins ne sont indiquées qu'aux vertèbres antérieures par de petites saillies, à la partie supérieure des épines inférieures.

Simples pour la plupart, elles sont doubles aux six vertèbres antérieures chez les vipères et les trigonocéphales , et aux quatre premières vertèbres du crolalus horridus. 11 en existe aussi une rangée inférieure plus longue, et une supérieure plus courte chez le devin (boa constrictor); la dernière rangée disparaît chez les autres ophidiens.

Quelque particulière que paraisse cette disposition, elle n'est pourtant qu'un développe-

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ment ultérieur de la forme des côtes; elle résulte de ce que la rangée supérieure des apophyses transverses correspond à une apophyse située à l'extrémité postérieure des côtes qui est dirigée en arrière , et qui s'alonge considérablement à la dernière côte. Elles sont com munément au maximum de leur longueur aux vertèbres coccygiennes , et elles sont surtout considérables sur ces vertèbres dans les genres orvel et boa.

Généralement transversales sur ces vertèbres, elles se portent en dehors et en bas chez les boas et les couleuvres , tandis que chez le platurus fasciatus elles sont dirigées directement en bas.

La plupart des apophyses transverses sont simples , surlout celles qui supportent des côtes. Quelquefois cependant, surtout chez les couleuvres et les boas, celles qui sont situées à l'origine de la queue sont bifurquées; disposition remarquable en ce que c'est un passage aux côtes qui confirme l'analogie qu'offrent ces os avec les apophyses transverses.

En effet, une des pointes postérieures de la dernière côte s'alonge à tel point, que cette côte paraît bifurquée. La vertèbre qui suit ne supporte plus dé cote, mais une apophyse transverse absolument bifurquée de la même manière que la côte précédente, seulement jusqu'à sa racine ; apophyse dont la branche externe , qui est convexe en dehors et, concave en dedans, a seule-

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ment plus de longueur, tandis que la branche interne, qui se recourbe dans un sens opposé à l'externe, et embrasse avec elle une ouverture ronde, considérable, se porte plus en dedans. Cette disposition existé sur les trois ou quatre premières vertèbres coeeygiennes, chez les trigonocéphales même sur six de ces vertèbres, et disparait insensiblement , la branche externe de l'apophyse devenant' plus courte.

Cette description démontre que la côte se bifurque, se confond avec le corps de la vertèbre , et devient ainsi apophyse transverse. Il n'y a dans cette disposition rien qui se rapporte aux apophyses épineuses inférieures, qui existent également, en partie bifurquées elles-mêmes, sur les vertèbres coccygiennes antérieures.

Chez les serpens d'eau ( hydrophis} il semblerait, au contraire, exister une corrélation entre cetté disposition et celle des apophyses épineuses inférieures, du moins d'après ce que j'ai cru remarquer sur un squelette du cabinet de Paris. -

Vers la queue, lès côtes se renflent dans leur pârti'e interne, comme dans les espèces précitées; il en résulte a leur face supérieure une saftîîe qui, aux dernières côtes, se prolonge en une apophyse propre , considérable. Aux vertèbres coccygiennes, la côte se soude avec le corps, se porte eu dedans, et devient ainsi d'a*- Doi (I une apophyse frnnsvers'e , et ensuite seule"

5t>t> TBAITÉ GÉNÉRAL

ment apophyse épineuse inférieure , qui , aux dernières vertèbres seulement , se soude à celle du côté opposé, pour former un arc.

Chez les ophidiens il y a aussi certaines vertèbres qui se distinguent des autres.

Cette remarque s'applique surtout aux deux premières, qui sont communément privées de côtes , disposition qui est aussi quelquefois offerte par la troisième. Il est cependant plusieurs ophidiens, par exemple, le coluber elaphis, qui •ont une petite saillie costiforme à toutes les vertèbres. La première des vertèbres est, en outre, plus petite que les autres , situées au devant de l'anus, et forme davantage un anneau simple , qui est absolument plus étroit et moins alongé. L'ouverture de cet anneau est plus considérable qu'aux autres vertèbres; la partie supérieure en est plus large que l'inférieure, elle est sans apophyse épineuse; celle-ci est, au contraire, communément garnie d'une petite épine inférieure. La partie inférieure de l'anneau , correspondant au corps de la vertèbre, est ordinairement aussi noyau osseux propre , même chez les sujets avancés en âge ; elle est en outre toujours séparée de la partie supérieure par une saillie io- Jerne et un ligament transversal.

La pactie supérieure seule loge la moelle épi-

nière; l'inférieure reçoit l'apophyse odontoïde de l'axis.

Quelquefois la première vertèbre se partage , d'une autre façon, en deux moitiés; l'anneau est dans ce cas formé de deux parties symétriques, séparées dans la ligne médiane. Cette disposition existe chez les amphisbènes.

D'après mes recherches, cette vertèbre offrevraisemblablement, chez les rouleaux {toririx) , une réunion des deux dispositions qui viennent d'être indiquées; elle y est formée de trois pièces, savoir : de deux moitiés d'arc, séparées dans la ligne médiane, et d'une pièce moyenne, inférieure , qui est le corps.

Toutes ces particularités sont remarquables si l'un observe que la première vertèbre des mammifères , et principalement celle de l'homme, s'ossifie aussi plus tard que les autres, et que le point d'ossification du corps surtout se forme si tardivement, comparé, aux autres, que son existence a même été niée par de bons anatomistes.

La seconde vertèbre cervicale des ophidiens se distingue généralement des autres par son apophyse odontoïde , saillie encroûtée de cartilage par laquelle le corps de cette vertèbre se termine en avant, et qui dépasse l'arc. Cette apophyse, en général assez déprimée, est grosse et très-large chez les amphisbènes ; la seconde vertèbre est eu rapport , au moyen de cette

saillie , avec la partie supérieure et moyenne de la facette articulaire postérieure de l'occipital.

b. Côtes.

Tous les ophidiens possèdent des côtes qui sont séparées des vertèbres. Elles sont en général légèrement convexes, courtes, et présentant une épaisseur assez égale partout, si ce n'est à leur base qui est un peu plus épaisse; on les trouve aussi alongées et apointies. La base de la plupart de ces côtes est aplatie d'avant en arrière, et large, et on remarque entre cette base, qui est très-courte, et la partie plus étroite de. la côte, une petite apophyse dirigée en arrière.

Leur facette articulaire est légèrement concave. Les côtes antérieures et les postérieures, surtout celles-ci , sont en général plus courtes que les autres, qui offrent communément une longueur uniforme. On les trouve toujours sur un très -grand no-mbre de vertèbres; elles ne manquent d'ordinaire qu'aux deux , trois ou quatre premières vertèbres cervicales et aux vertèbres coccygiennes. Constamment elles ne s'attachent qu'à une seule vertèbre, au moyen d'une apophyse transverse , courte. Elles ne se réunissent jamais entre elles , ni avec un sternum qui leur serait intermédiaire ; mais elles supportent

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à leur extrémité inférieure un cartilage costal, court, dont l'existence est sans doute générale.

Chez les ophidiens, les côtes ne servent plus, comme chez les poissons, uniquement à la locomotion; elles sont à la fois organes de respiration et de locomotion ; cependant elles remplissent encore la dernière fonction, car on peut s'assurer, par la vue et le toucher, que l'animal les soulève successivement en avant quand il rampe (i); fait très-curieux, parce qu'à l'analogie de forme qui existe entre les membres et les côtes, il unit une analogie de fonction. Elles remplissent la même fonction chez plusieurs sauriens à pieds très-courts, par exemple, \esseps et les bimanes (chirotes) , dont les poumons sont, courts , et dont les côtes très-nombreuses s'étendent jusqu'au bassin. Dans tous les genres de cet ordre le grand nombre des côtes et la brièveté des membres sont un indice qu'elles président à la locomotion dans les degrés d'organisation qui précèdent.

Les côtes varient en nombre, en volume et en forme, tant sous le rapport absolu que sous !le rapport relatif.

Le genre orvet ( anguis) eu offre le moins de ;côtes sous l'un et l'autre rapport ; les boas, les

(i) E. Home observations intended lo show that the progressive motion of snakes is partly perfbrmed by means of the ribs. Phil. trans. , 1812 , p. i63.

TRAITÉ GliNÉRAL

typhlops, les scy taies, les éi'ix , les aniphisbènes en ont le plus.

Celles des amphisbènes sont les plus grosses; les apophyses dirigées en arrière y sont le plus marquées. Les naja ont, au contraire, les cotes les plus grêles.

Les dix-huit à vingt premières paires de cotes dans ces derniers ophidiens,, au lieu d'être convexes de dehors en dedans, sont planes clans cette direction et convexes en avant; elles sont aussi plus longues que les autres, à l'exception des quatre ou cinq les plus antérieures qui sont courtes , comme on les rencontre généralement ; cette longueur plus considérable est en rapport avec l'expansion de la peau, qui, en cette région , s'épanouit eu forme de manteau.

Chez les serpens d'eau ( hjdrophis) , les côtes postérieures, si on en excepte le* dernières paires, sont beaucoup plus longues que les autres.

L'augmentation de longueur et d'épaisseur des dernières côtes, qui a lieu dans plusieurs genres, et en particulier dans les boas , les couleuvres, les hjdrophis , ainsi que la bifurcation subite de leur apophyse postérieure, ont déjà été mentionnées plus haut ^1).

(i)Voy. p. 564.

D'ANATOMIE COMPAilÉlî.

Ci Sternum.

Les ophidiens manquent très- généralement de toute trace de sternum; les orvets seuls, surtout ïanguis fvagilis , offrent, immédiatement derrière la pièce claviculaire du membre antérieur, un os très-petit proportionellement au corps. Cet os est mince, alongé , triangulaire, un peu concave au milieu de son bord antérieur, situé transversalement , contigu par sa base à son congénère dans la ligne médiane; son diamètre transversal est considérablement plus long que les autres, il correspond évidemment à l'os des batraciens situé à la même place, et qui est également le sternum.

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