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Côtes

Les côtes offrent la disposition la plus particulière, qui est cependant déjà indiquée par la forme de la plus grande portion supérieure de l'arc des vertèbres respectives. Elles sont trèsgrandes , larges, épaisses, modérément convexes, soudées par leur extrémité postérieure, sur deux points, avec les vertèbres thoraciques, et unies entre elles par des sutures daus une étendue plus ou moins longue de leurs bords antérieur et postérieur.

Elles se bifurquent toujours au voisinage de leur extrémité postérieure, de telle sorte que la

d'anatomie comparée. 585 branche postérieure de la fourche qui en résulte, est, sous le rapport de la direction et de la largeur, comme une continuation de la côte, et que l'antérieure, toujours plus étroite et déviant aussi par sa direction , se présente sous la forme d'une saillie de la face interne de la côte. Elles s'appliquent avec la première branche contre le bord latéral et dentelé de la lame horizontale de l'arc , de manière à ce que chaque côte ne touche jamais à un seul arc, mais toujours à deux, quelquefois à trois, parla seconde elles touchent au point de réunion de deux corps de vertèbres. Leur extrémité antérieure se termine, soit dans la totalité , soit seulement dans une partie de sa largeur, par une pointe dentelée qui s'engrène avec un enfoncement existant sur le cartilage costal.

C'est donc chez ces animaux que la côte s'articule pour la première fois , sur deux points, avec les vertèbres, savoir : avec le corps et l'arc ; il faut par conséquent, par analogie avec les animaux supérieurs, donner le nom de tubercule à la branche postérieure de la bifurcation des côtes, et celui de tête et de col à l'antérieure.

Les côtes antérieures et les postérieures sont toujours les plus courtes , mais en revanche les plus larges.

Une antre particularité réside dans l'ossification, la déviation de forme et la connexion des cartilages costaux.

Ils sont toujours ossifiés; leur forme est , comme celle des cotes, moins alongée de dehors en dedans que chez les autres animaux.

Enfin, et c'est là la particularité la plus grande, mais qui est aussi indiquée déjà par les côtes. i(s s'articulent entre eux, d'avant en arrière, par des sutures, de manière à former une couronne qui constitue la circonférence exierne de la carapace ou bouclier dorsal.

Les côtes des chéloniens offrent aussi des va riétés , très-dignes de remarque, du type qui vient d'être décrit.

Ce sont les tortues qui s'éloignent le plus du type commun. Leurs côtes sont les plus larges; la face interne en est presque uniformément concave; elles sont unies entre elles dans toute leur longueur; leurs bords offrent les dentelures les plus profondes; leurs extrémités anlérieures sont le plus mousses et le moins distinctes du reste de l'os.

Une chose digne de remarque dans cet ordre, c'est que plusieurs côtes voisines changent déforme, en ce sens que l'une d'elles offre sa plus grande largeur en dedans, le plus d'étroitesse en dehors , tandis que l'autre présente une disposition contraire. Les troisième, cinquième et septième sont surtout très-larges en arrière ,

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