‹ Traité général d'anatomie comparée [electronic resource]Chapitre 68 sur 124 · I) ANATOMIE COMPARÉE · texte numérisé non relu

I) ANATOMIE COMPARÉE

fort apointies en avant ; les antres ont une disposition inverse. Celles qui sont plus larges à leur extrémité antérieure touchent à trois cartilages costaux, les autres touchent seulement à la région moyenne d'un seul cartilage.

La partie de ces côtes qui représente le col est extrêmement grêle et longue; l'espace compris entre elle et le tubercule alongé est fort considérable. Le testudo clausa, par sa largeur et son aplatissement, forme en quelque sorte le passage aux èmydes.

Les cartilages costaux des tortues offrent leur plus grande longueur de dehors, en dedans; ils sont semblables à des côtes, grands , offrent leur étendue la moins considérable d'avant en arrière, et sont toujours contigus à deux , même à trois côtes. Ils forment toujours avec elles une plaque continue.

Les cinq premiers sont unis immobilement , par une suture, avec les deux pièces moyennes du sternum.

Chez les émydes les côtes sont plus étroites , plus alongées . d'une largeur plus uniforme , ou offrant la même largeur partout , ou ayant le plus d'étroitesse à leur partie interne ; leurs pointes terminales externes, ainsi que leurs apophyses supérieures et internes, sont beaucoup plus larges; les premières sont plus longues et se détachent plus brusquement. Les sutures sont moins composées que chez les tortues.

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Les cartilages costaux sont plus étroits de dehors en dedans, plus longs d'avant en arrière. Ils forment également avec les côtes une plaque non interrompue.

Les chélonées offrent une disposition bien différente, à laquelle conduisent cependant les èmydes. Les côtes ont partout la même largeur, ou sont le plus étroites dans leur partie interne j elles ne se rencontrent que par leur moitié interne, qui est la plus grande j cette union a lieu au moyen de sutures encore plus simples que chez les èmydes. Leur partie antérieure correspond au milieu des côtes; on la voit, à partir du col de la côte, qui est encore plus court et plus large que celui des èmydes , s'étendre sous la forme d'une tubérosité déprimée dans le milieu de toute la face interne de la côte; elle est très-étroite et par conséquent bien éloignée des parties voisines de même nom j elle n'est contiguë qu'à un cartilage costal.

Les cartilages costaux sont bien plus alongés d'avant en arrière et beaucoup plus étroits de dehors en dedans que chez les èmydes; il se trouve, entre eux et les parties antérieure et postérieure des côtes , des espaces quadrilatères , fort considérables, qui se succèdent d'avant en arrière.

La conformation des cotes est la même dans les tortues molles (trionj x}; la soudure encore plus imparfaite du rachis et des côtes , que l'on

d'anatomie coMPAnÉiï. 589 rencontre dans ce genre à^leur extrémité anté- Heure, conduit en effet des chékmées aux autres reptiles.

Dans ce dernier genre, comme chez tous les autres chéloniens , la carapace est encore complète le long de la ligne médiane, en ce sens que toutesles côtes se confondent avec les larges plaques dorsales ; chez le trionyx subplanus il existe, au contraire, une lacune à la partie antérieure. La première vertèbre dorsale est tout-àfait libre sur les côtés, de façon que l'on voit d'en haut les deux os latéraux dans toute leur longueur : cette disposition résulte de ce que la première côte ne se porte pas assez en avant pour atteindre la plaque osseuse également trèsétroite, qui termine en avant la série des plaques dorsales (1). Il existe peut-être à cet égard des différences individuelles, spécifiques ou des différences d'âge ; car chez un sujet quatre fois plus grand je trouvai la lacune d'une petitesse absolue beaucoup plus prononcée : la première côte et la seconde plaque dorsale s'étendaient beaucoup plus en avant , de sorte qu'elles atteignaient toutes deux la plaque la plus antérieure , qu'il ne restait de chaque côté qu'une ouverture peu considérable, et que le corps de toute la première vertèbre dorsale était entièrement caché.

Les parties externes et étroites des côtes n'ont

(1) Voyez pag. 67 5.

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du reste pas. la même longueur dans tous les individus du genre trionyx. Ceci n'est pas une différence d'âge, puisque je les ai trouvées proportionnellement pins longues dans de grandes carapaces que dans d'autres plus petites.

Aucune des cinq carapaces que j'eus occasion d'examiner n'offrit du reste une trace de cartilages costaux; de sorte que, sous ce rapport aussi , ce genre forme le passage des chèlonécs '-\ où ils commencent à disparaître , aux aulres reptiles.

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