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rel, des règles générales obligatoires dans ravenir pour tous ses sujets, il fait des lois. Il doit ensuite en assurer Tobservation et diriger les divers services publics pour le plus grand bien des particuliers et de la nation. Il doit enfin trancher les contestations soulevées par Tapplication des lois. Entre ces trois fonctions d'ailleurs, la distinction était, aux yeux des anciens, tout abstraite et théorique : en pratique elles étaient réunies aux mains d'un seul organe de gouvernement.
Montesquieu le premier a fait entrer Tidée de la séparation des pouvoirs dans la science politique ; il y voyait une précieuse garantie de la liberté. « Tout serait perdu, dit-il \ si le même homme ou le même corps des principaux, ou des nobles, ou du peuple, exerçait ces trois pouvoirs : celui de faire des lois, celui d'exécuter les résolutions publiques et celui de juger les crimes ou les différends des particuliers ». Il faut donc, dans l'intérêt de la liberté, partager des attributions aussi diverses entre plusieurs corps constitués; c'est un gage de modération dans le gouvernement, une protection préventive contre la tyrannie.
2. — Il serait facile de trouver, sous l'ancien régime, des applications de cette règle de raison ^. Avant l'établissement néfaste de la monarchie absolue, les États généraux partageaient avec le Roi la souveraineté. Puis, jusqu'à la veille de la Révolution, bien que le roi résumât en sa personne les