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Atelier eu

ATELIER VITRÉ

d'atelier en plein air est-il excellent pour des portraits d'enfants, vues d'animaux, etc.

§ 142. Rideaux. — Les rideaux dont on fait généralement usage sont en coton blanc ordinaire. Ce sont les meilleurs. Les rideaux en

WÀÀU

— Rideau horizontal de l'atelier vitré, se manœuvrant dans les deux sens.

coton bleu sont trop opaques, et les rideaux en mousseline trop transparents.

La plupart des photographes placent les. rideaux dans le sens PET (fîg. 57). C'est une erreur, parce que, pour les manier et les déplacer, il faut parcourir toute la longueur de l'atelier. Nous préférons les placer dans le sens PC.

Ces rideaux (fig. 60) peuvent s'ouvrir de droite à gauche ou inversement et réaliser tous les éclairages possibles. Le rideau HIKL occupe toute la longueur du vitrage et se termine par deux bâtons légers HI, KL, qui glissent sur deux fils de fer AB, CD. De nombreux anneaux de fer étamé sont cousus sur les bords du rideau et glissent sur les mêmes fils de fer. A chaque bâton est attachée (en 0 et en S) une corde sans fin tendue par un poids qui s'enroule sur des roulettes. L'une de ces cordes est blanche, l'autre bleue, afin de les reconnaître. Si l'on manœuvre l'une de ces cordes, par exemple XVN, c'est la droite du rideau que l'on ouvre ou que l'on ferme. L'autre corde ZTM commande la gauche du rideau.

Ce système est dans la pratique fort rapide, surtout dans les petits ateliers où deux rideaux sufl^sent.

Quant au rideau qui couvre la partie vitrée verticale du vitrage, il suffit d'un morceau d'étoffe blanche terminée à sa partie supérieure par des anneaux qui glissent sur un fil de fer tendu. Ces rideaux se meuvent à la main.

§ 143. Ecrans.

Au lieu de rideaux on se sert très-souvent de

légers écrans qui simplifient beaucoup le travail de l'éclairage dans le cas où l'on ne veut faire qu'un buste. Ce sont de simples châssis

GÉNÉRALITÉS

très-légers en bois, de 1 mètre de large sur 2 mètres de liaut, sur lesquels on tend une étoffe blanche de coton. On les glisse avec facilité à côté du modèle, du côté du jour, pour produire l'ombre nécessaire au relief de la figure. On peut aussi s'en servir comme réflecteurs, mais alors on les place du côté opposé.

§ 144. Fonds de pose et demi-fonds. — Les meilleurs fonds de pose sont peints à ïlmiU en couleur mate sur des toiles tendues sur châssis en bois. Ces derniers portent à leur partie supérieure des crochets qui s'agrafent sur des fils de fer tendus perpendiculairement à la plus grande longueur de l'atelier. L'aspect du fond doit être mat et non brillant comme est la couleur ordinaire à l'huile de lin.

Un atelier doit contenir au moins trois fonds : un très-foncé, presque noir; un très-clair; et un troisième intermédiaire. Le fond très-clair ne servant guère qu'aux bustes peut être très-petit (1™50 de large sur r"80 de haut) et en papier peint tendu d'une seule pièce sur un châssis mobile très-léger. Il peut, en ce cas, servir en même temps de réflecteur.

Il est bon de posséder un fond de paysage également peint à l'huile. Il vaut mieux les faire faire par un bon paysagiste en grisailles et à l'huile. Il existe des tapis imitant le gazon, et des rochers en carton très-légers qui rendent l'effet du fond du paysage plus naturel.

La meilleure dimension pour fonds est de 2 mètres de large sur 2™20 de haut. On les agrafe à des fils de fer parallèles et on les glisse, quand on ne s'en sert pas, sous la partie couverte de l'atelier.

Le photographe ayant une clientèle nombreuse aura des fonds mobiles aussi bien sous la partie couverte HF (fig. 57) que sous la partie OE. Car tantôt il place le modèle sous la première, tantôt sous la seconde , et il serait incommode de transporter constamment ces fonds d'une partie de l'atelier à l'autre.

On fait aussi des fonds demi-ronds qui offrent une dégradation de lumière souvent fort heureuse.

On appelle demi-fonds, des châssis ayant la même hauteur que les fonds ordinaires, mais n'ayant que la moitié ou le tiers de leur largeur. Ces demi-fonds sont peints à l'huile ou à la gouache, et représentent une fenêtre, un panneau, une bibliothèque, etc.

§ 146. Appuie-têtes (fig. 61). — L'appuie-tête est un instrument très-connu. Il se compose d'une tige en bois i, qui se fixe sur la chaise au moyen d'une pièce plate e, qu'on serre avec des vis /,/. A la partie supérieure se trouve une pièce pliante munie d'un demi-

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cercle qui sert à maintenir la tète. Elle est mobile, et se fixe à l'aide d'mie vis de pression a.

Il existe des appuie-têtes pour poser debout et tout en fer. La fig. 62 représente le meilleur modèle que nous ayons jamais vu

Fig. 61. — Appuie-tète ordi- Fig. 62. — Appuie-tête américain : C base; B colonne

naire en bois s'attauhaut à D poignée; H tige montante que l'on fixe aveo. la vis de

une chaise. pression E ; F apticulation ; I seconde tige montante se

fixant par la vis G ; J tige mobile articulée pour la tête.

et qui a l'avantage de servir aussi bien pour enfants que pour grandes personnes. La légende inscrite sous la figure indique la fonction des diverses pièces de l'appareil.

On construit pour les bustes des chaises auxquelles l'appuie-tête est fixé par derrière. Ces chaises portent de plus un appuie-dos mobile, excellent pour faire pencher légèrement en avant la personne qui pose. Une telle chaise est indispensable dans tout grand atelier de photographie.

Quant aux chaises tournant sur un axe vertical, elles effraient le modèle qui n'est jamais certain s'il ne tombera pas de ce meuble

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inusité. Cela communique à son visage une expression d'anxiété qui ne lui est pas naturelle.

§ 146. Tapis. — Les tapis doivent être foncés de couleur et un peu usés, car les tapis neufs ne viennent jamais bien en photographie. Un vieux tapis de Smjrne, trempé tout entier dans une cuve contenant de l'eau aiguisée de bichromate de potasse qui lui communique une teinte jaune(l)dans les parties trop claires, se reproduit admirablement en photograi)hie, et réalise tout ce que l'artiste le plus difficile peut souhaiter de plus beau.

Nous recommandons à nos lecteurs la lecture d'un ouvrage par M. Liébert, intitulé la Photographie en Âmériqne, où il trouvera des détails très-complets sur tous ces sujets qui ne sont point de notre domaine, notre livre à nous étant uniquement un traité technique.

SECTION III. — DE l'usage de l'atelier vitré.

§ 147. De la pose. — Tout ce que nous pourrions écrire au sujet de la pose, au point de vue artistique, ne servirait à rien, si celui qui veut poser convenablement un modèle n'a point le don d'apprécier le beau. La technique de la pose, qui consiste à placer convenablement un modèle, à lui donner une allure, un mouvement naturels, l'expression qui lui est habituelle ne saurait s'apprendre par la lecture. Il faut en acquérir les notions dans l'atelier, et s'inspirer des productions des photographes en renom. Voici toutefois quelques détails propres à la photographie.

L'appuie-tête ne doit être placé qu'après que la pose est achevée, et quelques secondes tout au plus avant le moment d'ouvrir l'objectif. La personne qui pose doit à peine percevoir l'appuie-tête, sinon, elle portera lentement la tête en arrière avec l'idée qu'elle doit s'appuyer contre cet instrument.

L'appuie-tête pour les hommes doit porter F'^- à la nuque. Mais pour les femmes il vaut

mieux terminer l'appuie-tête par des boules qui prennent la tête au-dessus du chignon (fîg. 63).

Quand on ne reproduit qué le buste, jamais la personne ne doit être appuyée contre le dos de la chaise, mais entre celui-ci et le dos de la personne il faut mettre un coussin, afin que les épaules se portent lé-

(1) N'oublions pas que le jaune f?e reproduit photographiquement en noir.

ATELIER VITRÉ

gèrement en avant. Beaucoup de chaises, destinées à faciliter la pose en buste, ont un appuie-dos mobile d'un usage très-commode.

Dans la direction du rayon visuel de la personne qui pose, on tendra un grand drap noir que le modèle doit regarder. Cela lui fait ouvrir la pupille, sans lui fatiguer les yeux.

Le modèle doit regarder un pain à cacheter rouge fixé sur cette toile noire pendant toute la durée de la pose. Mais on lui recommande bien de cligner les yeux comme à l'ordinaire.

§ 148. Éclairage artificiel. — Dans les très-grandes villes telles que Londres, Paris, St-Pétersbourg,il y a utilité pour les photographes de profession en vogue de pouvoir faire de la photographie le soir, avant ou après les bals, etc.

On se sert en Angleterre du « liixograj^lie » espèce de réflecteur avec lumière j^Ji'otechnique. Aujourd'hui que la lumière électrique est facile à produire, il était tout indiqué de l'appliquer à l'éclairage artificiel de l'atelier photographique. C'est ce que M. Liébert, de Pai'is, a bien compris : voici la description de ses appareils, que nous extrayons du journal \ Electricité.

« L'arc voltaïque est caché par une espèce de soucoupe en porcelaine opaque sur laquelle viennent frapper les rayons lumineux, et qui les renvoie sur une demi-sphère d'environ 1,50 à 2 mètres de tliamètre dont la concavité regarde le modèle en train de poser. La lumière ne l'atteint qu'aj^rès une double réflexion qui la brise, la difluse et lui donne une sorte d'homogénéité surprenante. La surface intérieure de la sphère est tapissée d'un papier stuqué, mat, bleuté d'une teinte choisie avec le plus grand soin, pour conserver aux rayons leur propriété photogénique et augmenter leur action sur l'iodure d'argent.

« L'appareil est suspendu au plafond par un système de poulies, de leviers et de contrepoids d'une très-grande simplicité et d'une véritable élégance, à l'aide desquels on peut diriger la lumière sur le sujet de manière à faire ressortir le jeu des ombres et des lumières.

« Les deux charbons entre lesquels jaillit l'étincelle sont placés presque à angle droit; l'un est fixe, l'autre mobile, à l'aide de vis que l'on manœuvre à la main avec une facilité et une précision remarquables. Cette dernière disposition est destinée à permettre à l'opérateur d'utiliser le maximum d'éclat que produit une puissante machine de Gramme, mue par un moteur à gaz de la force de cinq chevaux. Le foyer ayant un pouvoir éclairant qu'on peut évaluer normalement à 300 ou 400 becs Carcel peut en produire deux fois plus, en augmentant la vitesse de la rotation de la machine. Le

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temps de pose est réduit à quelques secondes et le voisinage de cette puissante radiation calorifique ne produit sur les épidermes

Fig. CV. — Appareil jibotogrupLique à la lumière électrique de M. Liébeit.

les plus délicats ou sur les jeux les plus sensibles, aucun des inconvénients qui ont rendu la lumière électrique inapplicable jusqu'ici aux opérations photographiques. »

OPTIQUE PHOTOGRAPHIQUE

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