ÉPREUVES SANS SELS D'ARGENT
qu'à la brochure de M. Werge intitulée : Pictofial Backgrounds and how to po^oduce opalotypes witli ivory Blmli,
% 356. Procédé Cyanofer de MM. Pellet et C'«(i). —
La liqueur sensible est comjDOsée de :
Suivant les papiers et la sensibilité désirée, on modifie la dose des corps ci-dessus. L'acide oxalique peut être remplacé par plusieurs autres acides végétaux. Si le papier n'est pas suffisamment collé, on ajoute à la liqueur sensible un épaississant quelconque ; gélatine, isinglass, gomme, dextrine, etc.
Après dessiccation du papier, on le conserve à l'abri de la lumière. Cette conservation paraît indéfinie.
La sensibilité de ce papier, dit cyanofer, est très-grande. Pour reproduire un plan fait sur papier transparent, on expose, sous ce dernier, une feuille de papier sensible.
Si l'on opère au soleil d'été, il faudra de quinze à trente secondes pour arriver à décomposer toutes les parties non protégées par le trait noir. En hiver on a besoin d'une pose pouvant varier de quarante à soixante-dix secondes.
A l'ombre, par un temps clair, l'exposition varie de deux à six minutes. Enfin par brouillards, pluie, neige, etc., l'opération demande de quinze à quarante minutes. Évidemment il existe aussi des différences de pose pendant la même journée, c'est-à-dire du matin au soir. A la lumière, le sel de fer maximum s'est réduit à l'état de sel de protoxyde de fer. Ces derniers ne sont plus colorés par une dissolution de prussiate jaune de potasse, tandis que les parties protégées par le trait peuvent se colorer. Après l'exposition à la lumière, on passe dans le bain de prussiate (environ à 15-18 pour 100) ; immédiatement le dessin apparaît en bleu. Si la pose a été suffisante, on peut laisser un certain temps le papier dans le bain révélateur. Les traits sont alors plus accusés. Si, au contraire, la pose a été un peu faible, on laisse moins de temps l'épreuve dans le prussiate, pour éviter les points bleus provenant de parties de sel de fer non entièrement réduites.
On lave à grande eau. Enfin on enlève le sel de protoxyde de fer par un bain à 8-10 pour 100 d'acide chlorhydrique ordinaire. Le fond de l'épreuve blanchit, le trait s'accentue.
Acide oxalique.
Perchlorure de fer Eau ....
5 grammes.
(1) Biai. Soc. franc, de PJiot., 1878, p. 47.
ÉPREUVES POSITIVES SUR PAPIER
Si les lignes du plan à reproduire ont été faites avec une encre très-noire ou chargée de jaune, le temps de pose peut être prolongé, on n'a pas à craindre l'attaque de la substance sensible sous ces lignes foncées. Dans ce cas le développement au jorussiate est assez long, mais aussi la coloration bleue devient très-intense, et, lorsque le papier est sec, on a souvent des reproductions plutôt noires que bleues.
Après le traitement acide, on lave, et on sèche.
Il est préférable, pour une bonne reproduction de plan, de ne mettre les teintes conventionnelles sur le calque qu'après le tirage photographique. En effet, le passage des teintes sur des papiers minces amène souvent des plis. D'un autre côté, si les teintes sont foncées ou antiphotogéniques, telles que le jaune, jaune brun, rouge brun, etc., sur l'épreuve reproduite on a des parties bleues plus ou moins intenses, correspondant à ces teintes. S'il y a des côtes placées dans ces teintes, elles sont souvent masquées par la coloration bleue.
Ce procédé positif direct a l'avantage de donner très-rapidement une reproduction sur laquelle on peut passer les teintes conventionnelles et faire toutes les modifications nécessaires.
Nota. — Nous croyons devoir prévenir nos lecteurs que le procédé ci-dessus décrit est garanti par un brevet. (R).