AGRANDISSEMENTS A LA LUMIÈRE ARTIFICIELLE
§ 452. Procédés à employer. — La lumière artificielle appliquée aux appareils d'agrandissement doit avoir une petite surface et être très-ëclatante. S'il pouvait en être autrement, les flammes de Bengale blanches pourraient très-bien convenir ici. Il faut encore qu'elle soit exempte de fumëe et d'une grande constance.
On a appliqué à ces appareils la lumière électrique, produite soit à l'aide de la pile, soit à l'aide de machines à vapeur dont le volant, armé de grands aimants, produisait un fort courant électrique. Chose assez inattendue, la lumière électrique, si brillante pour notre œil, a moins de rayons chimiques que ne le ferait croire son éclat extraordinaire.
La lumière Dmmmond, dans laquelle un cylindre de chaux vive est soumis au dard d'un chalumeau à gaz oxy hydrogène, convient trèsbien au but que nous nous proposons. La lumière ainsi obtenue est très-belle, très-fixe, mais la chaux n'émet de la lumière actinique que pour autant qu'elle est mélangée de carbonate de chaux, et qu'elle présente constamment au chalumeau une nouvelle surface. C'est pour cela que, de temps à autre, il faut déplacer le cylindre de chaux sur son axe.
S'il s'agit uniquement d'agrandissements sur collodion humide ou sur des glaces recouvertes de gélatino-biomure d'argent, une simple lampe au pétrole suffit. Mais si l'on veut d'un négatif très-léger obtenir un agrandissement directs sur papier à l'aide d'un dévelopjiement subséquent, alors on se servira de la lumière Drummond. Si enfin d'un négatif léger l'on désire obtenir une épreuve agrandie directement sur papier charbon ou sur papier salé, l'emploi de la lumière électrique est indispensable.
Une bonne lanterne magique, munie d'un objectif photographique ordinaire est le meilleur appareil que l'on puisse employer à cet eftêt. On en trouvera une complète description, soit dans la précédente édition de cet ouvrage, soit dans notre traité d'optique.