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l'émulsion 1 à 2 centimètres cubes d'ammoniaque par 10 grammes d'émulsion sèche employée. Mais cette addition doit se faire au moment même de filtrer l'émulsion et de l'employer , sinon l'on obtiendrait des épreuves voilées. Car l'ammoniaque modifie la constitution moléculaire du bromure d'argent en rendant ce dernier beaucoup plus grenu et plus sensible aux radiations lumineuses de faible intensité, mais aussi très-apte à produire des épreuves voilées.
§ 491. Emploi des glaces à l'état humide. — • L'on peut exposer ses glaces à la chambre noire dès que l'émulsion a fait prise à leur surface. La sensibilité des glaces ainsi préparées est tout aussi grande qu'à l'état sec, et le développement en est tout aussi facile. Nous reviendrons du reste in-extenso sur ce sujet à la section VII.
§ 492. Séchage des glaces préparées. — La boîte à sécher est d'une construction facile que la figure 182 fera comprendre immédiatement. C'est une armoire en bois épais munie à sa partie supérieure d'un large tuyau de zinc A, de 20 centimètres de diamètre, qui se rend dans une cheminée qui tire bien. A sa partie inférieure elle porte un tuyau B, coudé pour éviter l'accès de la lumière, et ouvert à sa partie inférieure pour laisser entrer l'air. Les compartiments doivent être séparés entr'eux de 20 centimètres. Cette boîte peut avoir les dimensions suivantes :
Hauteur l^jBO
Largeur 0'n,80
Profondeur On™, 60
La porte sera munie d'une double battée, afin de bien exclure toute lumière extérieure Puis il faut clouer du zinc mince sur tout l'extérieur de la boîte, afin que, si le jour entre accidentellement dans la place où elle se trouve, on soit bien certain que les plaques n'en ont pas subi l'influence, car les boîtes en bois sont toujours sujettes à se disjoindre.
Les compartiments horizontaux sont placés à l'intérieur de la boîte de manière que le courant d'air produit par le tirage de la cheminée les parcoure successivement. Les glaces peuvent être placées dans la boîte horizontalement ou debout. Cette boîte doit être évidemment placée dans la chambre où l'on prépare les glaces.
Sécher les glaces en les plaçant sur des supports le long du mur est fort dangereux, parce que la moindre lumière qui passe à travers
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une porte mal fermée agit sur les couches : et, remarquons-le en passant, les glaces humides sont à fort peu-près aussi sensibles à la lumière que les glaces sèches.
Il est de la plus haute importance de ne pas sécher les glaces (en été surtout) en chauffant trop fortement la place dans laquelle on opère. Ce séchage doit s'opérer sous la seule influence du courant d'air, sinon la couche de gélatine subit en séchant un retrait qui produit un défaut d'adhérence à la glace. Il arrive alors que les couches s'enlèvent après le lavage qui suit le développement. Pour éviter cet inconvénient, ne mettez jamais, comme on l'a recommandé, de l'alun dans l'émulsion, sinon la gélatine perdrait sa perméabilité aux liquides, et souvent aussi le bromure d'argent contenu dans l'émulsion s'en séparerait à l'état grenu.
Il ne faut pas chauffer la place alors que les glaces sont à moitié sèches, sinon la ligne de démarcation entre la partie sèche de la plaque et la partie encore humide sera visible dans les images développées.
Autant que possible, le séchage des glaces doit s'opérer naturellement. En préparant les glaces le soir elles seront généralement sèches le lendemain matin.
§ 493. Conservation des glaces préparées. — Les glaces une fois sèches ne peuvent point séjourner à l'air libre, mais elles doivent être enveloppées dans un sac de papier noir, de la forme d'une enveloppe à lettre. Nous en mettons généralement quatre dans un sac, et nous interposons entre les bords des glaces un mince carton bristol plié dans la forme indiquée par le dessin ci-contre : nous mettons alors trois de ces sacs dans une boite de carton.
Les glaces conservées dans un endroit humide se gâtent en fort peu de jours et produisent des images voilées. Mais celles que l'on emmagasine dans un endroit sec se conservent plusieurs mois.
Les glaces ne doivent pas être employées trop tôt, par exemple le jour suivant. Elles perdent fréquemment de leur rapidité les premiers jours qui suivent leur préparation ; elles donnent alors des images heurtées et dures.
Les glaces au gélatino-bromure gagnent souvent en vieillissant, et tel lot de glaces, qui a paru mauvais peu de jours après sa préparation sera excellent et surtout très-rapide 3 mois après.
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SECTION IV. — EXPOSITION a la lumière.
§ 494. Précautions spéciales à prendre. — Cette opération, si simple avec le procédé au collodion, se complique ici davantage à cause de l'extrême sensibilité des glaces au gélatino-bromure.
Nous ne nous tromperons pas de beaucoup en affirmant que pas un seul châssis de chambre noire ne ferme convenablement. Le jour entre surtout par la planchette que l'on tire pour découvrir la glace. Il nous est arrivé fréquemment de le prouver de la manière suivante. Nous exposons une glace sensible dans la chambre noire sans ouvrir l'objectif du tout, puis au développement toute la glace est voilée.
Il faut encore vérifier si le jour n'entre pas par les ouvertures des diaphragmes, ni autour de l'anneau qui maintient l'objectif sur la chambre noire.
Nous avons pour habitude, en plein air surtout, d'envelopper complètement la chambre noire d'un large sac de toile noire trèsserrée. Nous ne laissons de libre que l'ouverture de l'objectif, en pliant convenablement l'étoffe sur la partie de la planchette qui sert à la tirer, nous ouvrons cette planchette sous le sac noir même.
Sans ces précautions neuf fois sur dix, on n'obtiendra que des épreuves voilées.
Les châssis dans lesquels on met la glace au gélatino-bromure ne peuvent pas avoir leurs coins salis par du nitrate d'argent, sinon on aura très-fréquemment les coins de la glace tachés au développement. Il vaut infiniment mieux employer des châssis neufs, n'ayant jamais servi au collodion humide.
Il faut aussi épousseter les glaces avant de les mettre dans le châssis de la chambre noire, sinon des taches transparentes dans l'image pourraient en être la conséquence.
§ 496. Images secondaires. — Quand les glaces ont été exposées, il faut éviter de les mettre les unes sur les autres, parce que l'image latente se communique aisément d'une glace à l'autre. Pour cela, les couches ne doivent pas même être en contact.
Il arrive aussi que les étiquettes collées sur le dos des glaces se reproduisent dans les images. Ces phénomènes sont du plus haut intérêt et méritent une étude tout à fait spéciale et approfondie.
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SECTION. V. — DÉVELOPPEMENT DE l'iMAGE.
§ 496. Développement alcalin ou au fer. — Le développement de l'image peut se faire, soit immédiatement après l'exposition à la lumière, soit plusieurs jours après. Nous croyons cependant qu'en différant très-longtemps le développement, l'impression lumineuse doit se diffuser dans toute la couche et ne plus produire que des images ternes.
Deux méthodes de développement sont préconisées pour le développement des images au gélatino-bromure, l'une à l'acide pyrogallique alcalin, l'autre au fer.
Beaucoup d'opérateurs préfèrent l'acide pyrogallique, prétendant que le temps de pose peut être plus court qu'à l'aide du fer. Notre expérience personnelle est entièrement opposée à cette affirmation, et nous trouvons que, de même qu'avec le collodion humide, le fer permet une pose plus courte que l'acide pyrogallique.
Nous trouvons encore que les imagos développées par l'acide pyrogallique sont plus ternes, d'une couleur qui trompe le photographe sur l'intensité du cliché, et qui en rend la retouche fort difficile. Au contraire, la couleur des clichés développés au fer ne le cède en rien à celle des plus beaux clichés obtenus par le collodion humide.
Nous ajouterons que l'acide pyrogallique salit les mains, qu'il doit être préparé frais à chaque développement, tandis que le fer peut servir à développer un très-grand nombre d'épreuves sans devoir être renouvelé. L'acide pyrogallique est donc d'un emploi beaucoup plus coûteux que le fer.
§ 497. Bain de fer au lactate. — Voici la préparation du bain de fer(0, comme nous la faisons journellement.
Dans un demi-litre d'eau ordinaire bouillante, nous dissolvons 100 grammes d'oxalate neutre de potasse (2) et 50 grammes de lactate ferreux (3) enjooudre. En agitant quelque peu le liquide avec une spatule de verre le tout se dissous. On obtient un liquide rouge qu'il faut
(1) Nous avons abandonné la méthode ordinaire qui consiste à dissoudre directement l'oxalate ferreux dans l'oxalate neutre de potasse, parce que le bain de fer ainsi préparé perdait fréquemment de ses qualités au bout de très peu d'heures.
(2) Ne pas confondre l'oxalate neutre de potasse avec l'oxalate acide ou bi-oxalate . (sel d'oseille) qui ne développe pas du tout.
(3) Si le lactate ferreux est en plaques, il faut le pulvériser.
En somme, la dissolution de lactate ferreux dans l'oxalate neutre de potasse, n'est qu'une simple dissolution d'oxalate ferreux qui se forme par double décomposition entre le lactate et l'oxalate de potasse.
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laisser bien refroidir avant de s'en servir. Quand il est froid, on le filtre. Ce liquide ne se conserve bien que deux jours, et il faut en préparer de nouveau après ce laps de temps.
On doit, après l'avoir filtré, lui ajouter une petite quantité (de 5 à
10 centimètres cubes) de la solution suivante :
Eau 1000 cent, cubes.
Bromure d'ammonium. . . 100 grammes. (Cette solution de bromure se conserve indéfiniment).
Plus on ajoute de Iromnre âJ ammonium à la solution de fer, pUis T image prendra de temps pour se révêler, plus on aura d'opposition entre les noirs et les lianes du cliché, plus il faudra de temps dépose à la chambre noire, mais moins on aura dévoile.
Si les glaces ont été préparées convenablement, c'est à peine s'il faut ajouter à un demi-litre de bain de fer, préparé récemment, 2 cent, cubes de la solution de bromure, et alors l'image sera très-douce. Désire-t-on plus d'intensité on portera la dose de bromure à 5 cent, cubes, et l'on augmentera un peu le temps de pose à la chambre noire. Pour les reproductions et le développement des clichés de gravures, on peut ajouter le double de bromure.
§ 498. Bain de fer au sulfate. — Le D'' Eder, devienne, prescrit la formule suivante, qui nous donne des résultats aussi bons que le lactate, mais bien plus économiques.
Dans un litre d'eau de pluie filtrée ou distillée, dissolvez à froid 300 grammes de sulfate de fer pur, et après dissolution ajoutez-y 3 gouttes (et pas davantage) d'acide sulfurique. Puis filtrez. Ce bain, que nous désignerons par A, se conserve bien 8 à 10 jours, mais pas davantage. Il doit avoir une couleur vert-pâle (émeraude) ; dès qu'il prend une couleur rouille, il ne donne plus d'aussi bons résultats.
11 faut employer pour cette formule du sulfate de fer pur en petits cristaux d'une couleur vert-émeraude.
Dans un autre litre d'eau de pluie (ou distillée) dissolvez à froid 300 grammes d'oxalate neutre de potasse (pas l'oxalate acide de potasse ou sel d'oseille que l'on trouve chez tous les pharmaciens, mais de l'oxalate neutre de potasse). Ce liquide est filtré. Nous le désignons par B. Il se conserve indéfiniment et l'on peut en préparer plusieurs litres à l'avance.
Enfin, dans 100 grammes d'eau de pluie (ou distillée) dissolvez 10 grammes de bromure d'ammonium. Ce liquide se conserve indéfiniment : nous le désignons par C.
Pour préparer le bain développateur, versez dans un bocal 300 centimètres cubes du liquide B (oxalate), puis introduisez-y une spatule
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de verre avec laquelle on tient le liquide en mouvement. L'on y verse alors par portions successives 100 cent, cubes du fer A (inutile de chauffer). Le liquide se colore en rouge, ne se trouble pas, et peut être employé de suite. Ou bien on peut l'employer le lendemain. Bref, il se conserve très-bien deux jours, à moins qu'il ne serve un très-grand nombre de fois, auquel cas on s'aperçoit, au développement qui dure de plus en plus longtemps, qu'il a perdu de ses propriétés réductrices.
Il faut verser le fer dans l'oxalate, et non l'oxalate dans le fer, sinon le liquide peut se troubler. Il faut 3 parties en volume d'oxalate, contre 1 de fer. Pour préparer un litre de bain de fer, il faut donc 750 cent, cubes d'oxalate B et 250 de fer A.
La quantité de bromure que l'on doit ajouter varie suivant l'émulsion que l'on emploie et les effets que l'on veut obtenir. Sans bromure, les clichés sont très-doux, mais se voilent facilement. Veut-on de l'intensité, ou désire-t-on se mettre à l'abri du voile, on ajoutera aux 400 cent, cubes de développateur 2, 4, 6, ou 8 cent, cubes de la solution de bromure C.
Quand on s'est servi du bain, il faut le verser dans le flacon d'où on l'a versé et tenir celui-ci bien rempli et bien bouché.
En somme, ce bain peut être considéré comme un mélange d'oxalate ferreux, de sulfate et d'oxalate de potasse.
§ 499. Altération du bain de fer. — L'oxalate de fer se suroxyde facilement à l'air; aussi, quand on s'en est servi pour développer une glace, faut-il le reverser dans le premier flacon. Dès que le travail du jour est fini, il faut agiter ce flacon et le tenir bien rempli.
Le révélateur à l'oxalate de fer se conserve environ 2 jours. Dès qu'il s'y est formé un dépôt il développe les images plus lentement et avec moins d'intensité. Mais cela dépend évidemment du nombre d'épreuves qu'il a développées. Plus on en fait, et plus souvent il faut préparer de nouveau bain. Dès que le bain perd de ses qualités développatrices par un usage trop répété, il faut en préparer de nouveau.
§ 500. Procédé opératoire. — Voici maintenant comment on précède au développement.
La glace est placée dans une cuvette horizontale la couche en dessus, et l'on y verse du fer filtré de manière à la recouvrir d'une couche liquide de 4 millimètres de hauteur. Puis on recouvre immédiatement la cuvette d'un carton, pour préserver la glace de l'action de la lumière rouge. Un des côtés de la cuvette est constamment élevé et abaissé afin de tenir le liquide en mouvement.
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Si l'on négligeait cette précaution, l'on pourrait observer à la surface de l'image une foule de taches grasses, car la gélatine repousse l'eau, et ces taches forment autant de taches rondes et transparentes dans l'image.
Quand la glace a séjourné environ une demi-minute dans le bain, les grands noirs de l'image se dessinent. Au bout d'une minute à une minute et demie les détails dans les ombres apparaissent, et en deux minutes, au plus tard en trois minutes, l'image est développée à fond, ce q^ie Von reconnaît en regardant la glace jpar derrière : les grands noirs ont traverse la coitclie, à moins que cette couche ne soit trop épaisse. A ce moment l'on reverse la solution de fer dans le flacon et l'on verse dans la cuvette à peu-près le même volume d'eau de pluie filtrée ou eau distillée. Cette eau est immédiatement décantée, et remplacée par de nouvelle eau (toujours de pluie ou distillée), mais cette fois plus abondante. On l'y laisse une demi-minute, et Von passe à la surface de la glace nne to%iffe de coton carde qtii enlève un dépôt jannàtre de fer. De là la glace est passée à l'hyposulfite comme nous le dirons plus loin.
§ 501. Précautions spéciales. — Voici certaines précautions spéciales que l'on observera avec soin.
Il est essentiel, après le fer, de faire usage d'eau de pluie. Les eaux calcaires forment dans la couche un voile blanc d'oxalate de chaux qu'il est fort difficile d'enlever ultérieurement. L'usage de l'eau de pluie est donc indispensable (U.
Le bain de fer ne peut pas être très-froid, sinon le développement se ferait très-lentement. Il faut le tenir à une température de 15 degrés centigrades.
Le temps de pose doit être aussi correct que possible, et alors l'image viendra parfaitement à telle intensité exigée par le tirage des positifs.
(1) Le procédé au gélatino-bromure est nouveau pour les photographes qui sont habitués avec le collodion à faire toutes les opérations très-vite, les unes après les autres. Mais la couche de collodion est très-poreuse, très-facile à laver par conséquent. Il n'en est point a'nsi des couches de gélatine qui retiennent fortement les solutions. Si l'on n'opère point exactement comme nous le prescrivons, les différents liquides réagiront les uns sur les autres dans la couche même, et les images seront remplies de taches multicolores qui s'accuseront surtout dans les plus grandes épaisseurs de la couche.
Il faudra s'habituer à opérer comme on faisait autrefois avec les négatifs sur papier, et alors les insuccès deviendront de plus en plus rares.
Il est clair que si la couche de gélatino-bromure d'argent est trop mince, l'image manquera d'intensité. Mais, le plus souvent, le commençant est effrayé de l'intensité du noir opaque qui dessine toute l'image, et il arrête le développement beaucoup trop tôt. Alors après l'hyposulfite l'image est trop faible. Donc, n'arrêtez le développement qnQ lorsque l'image est visible à travers le dos de la glace.
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Si le fer est faible, qu'il a perdu de sa force en oxalate ferreux, les images manquent de vigueur et d'intensité.
Souvent aussi les images se voilent au développement. Ce défaut vient, neuf fois sur dix, de la lumière étrangère qui est venu frapper la glace, soit en la préparant, soit en la mettant dans le châssis, et surtout dans la chambre noire même, le jour y pénétrant par une ouverture quelconque. Ce voile peut encore se produire par un simple excès de pose de la chambre noire. Alors l'image apparaît tout d'un coup, aussi bien dans les grands clairs que dans les ombres.
§ 602. Clichés pour agrandissements. — Le développement des clichés pour les agrandissements doit être modifié.
On surexpose dans la chambre noire, puis l'on développe au fer, et l'on suit bien la venue de l'image. Dès que le tout a paru, et surtout avant que les ombres ne se salissent, il faut laver et fixer.
L'on aura ainsi un cliché clair et limpide, sans voile, sans intensité, mais parfaitement fouillé, qui donnera de superbes épreuves agrandies.
Les clichés au gélatino-bromure supportent parfaitement bien l'action de la chaleur solaire dans les appareils d'agrandissements.
§ 603. Clichés retournés. — Si l'on veut obtenir des clichés retournés, soit pour l'impression au charbon, soit pour l'impression héliotypique, il faut exposer les glaces (0 retournées (dans un châssis spécial) à la chambre noire, de telle manière que l'objectif regarde le dos de la glace au lieu de la couche.
Il est étonnant combien de cette façon et contre toute attente, on obtient des clichés nets.
Le développement a d'ailleurs lieu, comme à l'ordinaire, et on l'arrête seulement dès que les grands noirs du cliché percent la couche.
Pour suivre le développement, il faut évidemment de temps à autre examiner le cliché par derrière en l'enlevant du liquide.
§ 604. Développement alcalin à F acide pyrogallique. —
Quelques amateurs préfèrent l'emploi de l'acide pyrogallique à celui du fer, sous le prétexte que, à l'aide du fer il faut donner un temps de pose exact, tandis que au développement alcalin on est plus maître du développement.
La vérité est que si une glace est sous-exposée, ni l'un ni l'autre révélateur n'en fera un bon négatif. Mais si la glace est sur exposée, en
(1) Du verre ordinaire peut être employé pour les dimensions de 18^ sur 24^ et au-des(sous.
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ralentissant le développement par le bromure, on fera un bon cliché par le développement alcalin qu'on ne le fera pas avec le fer.
En revanche, ainsi que nous l'avons déjà dit, la couleur du cliché terminé est si peu « habituelle », si difficile à juger pour ce qui concerne la retouche, que l'auteur de cet ouvrage est persuadé que le développement au fer entrera mieux dans la pratique que le développement à l'acide pjrogallique.
De 1853 à 1856, quand le collodion s'est introduit dans l'usage de la photographie, on préconisait pour les mêmes motifs l'usage de l'acide pjrogallique. Tout le monde sait que cependant le fer a été universellement adopté.
Ceci dit, voici une bonne méthode pour développer les images à l'acide pjrogallique. Nous l'empruntons à notre ami Obernetter, de Munich.
Les liqueurs suivantes sont préparées à l'avance :
1" Bromure de potassium 1 partie
Eau .10 n
2° Acide pyrogallique 1 »
Alcool 10 »
Ces deux liqueurs sont conservées dans des flacons munis de pipettes de 10 centimètres cubes, divisées en centimètres cubes. De plus, l'on doit avoir un flacon compte-gouttes contenant de l'ammoniaque pure et concentrée.
Pour développer la plaque (sans la plonger au préable dans l'eau) on la met à plat dans une cuvette en porcelaine contenant :
2 centimètres cubes de bromure 4 — — de l'acide pyrogallique 250 — .- d'eau 10 gouttes ammoniaque.
Ce mélange doit se faire au moment du développement et dans l'ordre indiqué ci-dessus. Après une demi-minute les grands noirs doivent se dessiner; se dessinent-ils avant, on ajoute 5 à 10 cent, cubes de bromure. S'ils n'apparaissent pas en une demi-minute, on ajoute 5 à 10 gouttes d'ammoniaque, non point sur l'image, mais dans un angle de la cuvette où l'on réunit tout le liquide.
On corrige ainsi une plaque sur-exposée ou sous-exposée.
On laisse agir le révélateur jusqu'à ce que l'on ait atteint l'intensité désirée, ce que l'on juge, en enlevant la plaque hors du liquide et la regardant par transparence.
On doit tenir compte que le fixage diminue l'intensité.
Puis le cliché est bien lavé à l'eau, et fixé comme il sera dit à l'alinéa suivant.
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