XIV PRÉFACE
que de cela seul que Ton sent réellement. Pour nous affermir dans <5ette manière de voir, nous n^avions qu'à constater le peu de compétence des étrangers qui prétendent juger de notre versification. C'est aiîj^ que Schiller, un poète, Hegel, un philosophe, Lessing, un critique, n'ont jamais vu dans notre versification que la difficulté vaincue de la rime, et qu'ils nous laissent entendre, 'sans beaucoup de précautions oratoires, qu'à leurs yeux un vers français ne fut jamais: un vers. S'ils n'avaient pas eu la faiblesse ou la témérité de porter im jugement sur ce qu'ils n'entendaient ni ne sentaient, ils eussent évité de dire une impertinence littéraire. Cet exemple nous a don^ engagé à ne pas parler légèrement des versifications anciennes ou étrangères, que notre oreille française n'est nullement sûre d'apprécier à leur juste valeur.
Le titre de Traité ^énéràly que nous avons donné à cet «uvrage, indique suffisamment que nous n'avons pas l'intention de le présentea? comme un livre élémentaire. Il suppose la ijon-