‹ Traité général de versification françaiseChapitre 19 sur 54 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Le système prosodique que nous avons appelé théorique pur est fondé tout entier sur le rapport de 1 à 2 et sur celui de 1 à 3. Il nous a donné neuf formes de vers, dans lesquelles les nombres des éléments rythmiques sont combinés suivant ce double rapport. Le vers remplit, théoriquement, le temps qui s'écoule entre deux aspirations. Ce temps se trouve coupé en deux par le repos de Thémistiche. Chaque demi-vers est également divisé en deux parties, dont la durée est égale au quart du temps total, que nous savons valoir vingt-quatre brèves. Chaque élément rythmique se partage en deux parties égales en durée, et par conséquent égales au huitième du temps total ; Tarsis et la thésis seront donc toutes deux équivalentes à trois brèves. Dans le tableau que nous allons dresser des neuf formes premières du vers français, les chiffres numérotent les syllabes de chaque élément rythmique. On pourra se rendre compte aisément par l'examen de ce tableau qu'il y a «ne ^ère discordance entre les temps réels

des vers , mais que le temps théorique est une limite supérieure que ne dépasse jamais le temps réel. Le vers qui commence par un élément rythmique de quatre syllabes remplit exactement le temps théorique. Quand cet élément rythmique est de trois syllabes, le vers est plus court d'une unité de temps ; quand il n'en a que deux, la différence entre le temps réel et le temps théorique est de deux unités de temps.

1er élémeût.

ThésiB.

Arsis.

se élément.

U uU

Arsis.

3e élément.

Thésis.

Af^s.

t 4e élément.

Il I 11 ■> il

Thésis.

Arsis.

Ces neuf formes sont fondamentales. Elles constituent

la base stable de notre système de versification ; ce sont les formes les plus simples et les plus naturelles suivant lesquelles s'est rythmé le langage poétique à toutes les époques de notre littérature. Ce sont celles, en effet, qui reviennent le plus souvent, aussi bien dans la poésie du xvu® siècle que dans celle du xix®, bien que, dans Tune et dans Tautre, Tordre suivant lequel il faudrait les ranger, relativement à leur degré de fréquence, ne soit pas identiquement le même.

Avant de voir comment, par l'effet de la discordance, d*autres formes sont venues s'ajouter à celles-là, nous devons traiter une question incidente, qui, d*ailleurs, nous ramènera à l'objet de nos recherches.

Tous ces rythmes ont un rapport commun : c'est celui de l'hémistiche, qui partage également par un repos le temps et le nombre. C'est là le premier principe certain auquel a dû obéir le vers français de douze syllabes. L'hémistiche est, pour le sens et pour le rythme, un point de concordance obligatoire; et, afin de bien le faire sentir à l'oreille, il a été stipulé que tout vers de douze syllabes serait coupé en deux parties égales par un repos de la voix. Cette loi n'admettait dans le principe aucun tempérament. On traitait la syllabe féminine qui suivait l'accent rythmique de l'hémistiche comme celle qui suit l'accent placé sur la rime : on ne la comptait pas dans le vers. Ainsi , dans le Roman â/ Alexandre :

Ce-les qui de-dens nes^ew/ sunt del cors la fi-gure.

Toutefois, il était excessif que le même effet fût, à

rhémistiche et à la rime, caractéristique de deux phénomènes distincts, le repos de la voix et l'aspiration. On introduisit alors un tempérament dans la règle , et le repos de la voix à rhémistiche ne fut plus obligatoire qu'açrès une syllabe masculine, ce dont on ne me paraît pas s'être rendu compte. Dans le cas d'une syllabe féminine, on doit donc l'élider; et la voix, au lieu de se reposer, doit tenir la voyelle accentuée de l'hémistiche jusqu'à ce qu'elle ait rejoint l'élément rythmique suivant. C'est donc à tort que quelques auteurs ont prétendu qu'on aurait pu compter cette syllabe féminine, comme, par exemple, dans ce vers :

Oui, je viens dans son tem — pie prier TÉternel.

Si la syllabe muette ne s'élide pas, le repos obligatoire de l'hémistiche trouve sa place et coupe le vers après la syllabe féminine, ce qui empêche celle-ci de compter dans le second hémistiche. Il n'y a que deux systèmes possibles : le système ancien, dans lequel la syllabe féminine ne compte pas, et le système moderne de l'élision. Ce n'est pas que de tels vers eussent été inadmissibles en soi ; mais ils sont incompatibles avec la loi qui stipule un repos à l'hémistiche. Plus loin, nous verrons que la septième syllabe du vers peut quelquefois être une muette ; mais ce sera dans les vers romantiques, qui, précisément, échappent à la loi de l'hémistiche. Dans le vers classique, après les accents mobiles, la syllabe féminine compte de même justement, puisqu'il n'a pas été édicté de repos obligatoire après ces accents comme après celui de l'hémistiche. En aban-

DU VERS CLASSIQUE. 8t

donnant le système ancien, on aurait pu logiquement proscrire toute syllabe féminine à rhémistiche. On a préféré avec raison admettre un tempérament dans la règle du repos. Chez un grand nombre de poètes, les syllabes féminines de Thémistiche se rencontrent presgue dans la moitié des vers. Toutefois, celte proportion, qui jadis était en effet de près de 50 pour 100, est descendue à 15 ou 20 pour 100 dans Racine. Chez Victor Hugo, le même cas me paraît un peu plus fréquent.

Ainsi, de ce que nous venons de dire, il ressort que la loi du repos de l'hémistiche n'est pas absolue, même dans le vers classique. Le repos n'est effectif que lorsque l'accent rythmique porte sur une finale masculine. Mais, dans le cas d'une syllabe élidée, la voyelle accentuée qui remplit Tarsis se prolonge s'il le faut jusque sur la thésis, afin que la consonne de la syllabe muette vienne frapper la voyelle initiale de l'élément suivant, de sorte que la moitié mathématique du temps du vers se trouve porter sur un son plein, et que le sens qui doit être partiellement complet avec la fin de ce son ne coïncide pas toujours exactement avec la moitié du même temps. D'ailleurs, même quand le repos est effectif, sa place réelle peut osciller d'une quantité légère autour de sa place théorique. Car, si la thésis de l'élément rythmique suivant n'est pas exactement remplie, le repos pourra se placer au commencement de la thésis; mais, si celle-ci est en totalité remplie par les syllabes de l'élément rythmique, le repos devra être pris à la fin de l'arsis. Ce que nous disons pour le repos de l'hémistiche sera également vrai pour le temps aspira-

toire, dont la place peut ainsi varier légèrement. Le lecteur se rendra très aisément compte de ce phénomène, s'il veut bien suivre l'explication que nous venons d'en donner sur le tableau ci-dessus.

On ne sait vraiment ce qu'on doit admirer le plus dans les œuvres de la Providence, de leur régularité ou précisément de la variété qu'elle introduit dans cette régularité même. Dans le cas qui nous occupe, c'est justement à apprécier, à goûter cette variété, cette irrégularité incessante, que consiste l'éducation de l'oreille; irrégularité qui n'influe en rien sur la régularité du phénomène général, dès qu'on convient de prendre pour point de départ des fractions du temps, ainsi que cela se fait dans la musique, le moment initial de chaque arsis.

Pendant longtemps, nos aïeux trouvèrent un charme particulier dans le vers de dix syllabes, qui avait un grand mérite pour leur oreille, sans doute moins complaisante, c'est-à-dire moins formée que la nôtre, celui de maintenir une concordance parfaite entre le temps réel et le temps théorique du vers. En effet, le premier élément rythmique étant invariablement de quatre syllabes, l'espace de temps qui s'écoule entre la première et la dernière syllabe reste toujours le même. Nos aïeux se formaient cependant l'oreille à des discordances de temps qui se produisaient dans l'intérieur du vers, par suite de la mobilité du second accent rythmique. Car entre la césure fixe, placée après la quatrième syllabe, et le temps aspiratoire, l'accent rythmique mobile pouvait se placer de la première à la cinquième syllabe*

Ainsi la somme immuable des syllabes des deuxième et troisième éléments du vers pouvait se diviser en deux parties, qui n'étaient pas toujours entre elles comme 1 est à 2 ou comme 1 est à 3, mais parfois comme 1 est à 5, rapport plus complexe auquel s'habituait l'oreille. Dans ce dernier cas,' la répartition des syllabes dans les temps égaux du vers était tout à fait remarquable. La figure suivante la fera très facilement comprendre :

ler élément.

i« élément.

3» élément.

Thésis.

Arsis.

Thésis.

Arsis.

Thésis.

Arsis.

On voit que, dans le décasyllabe de la forme 4 — 1 — S, le dernier élément commence à la fin de l'arsis précédente, et que, dans le décasyllabe de la forme 4 — 5—1, le second élément rythmique place sa première syllabe sur l'arsis et recule ainsi la place théorique de la césure. Cependant, il y a toujours concordance entre le temps réel et le temps théorique. Un long usage du vers de dix syllabes habitua peu à peu l'oreille à cette anomalie et prépara nos aïeux à la supporter, à la goûter même dans le vers de douze syllabes, où toute-* fois son introduction avait de plus graves conséquences*

En effet, quand, dans l'alexandrin, les deux parties du premier hémistiche sont entre elles comme 1 est à S ou comme S est à 1 , la différence entre le temps réel et

le temps théorique augmente ; et il se passe, dans le second cas, ce fait remarquable que le temps réel excède sensiblement le temps théorique. Le lecteur pourra s'en rendre compte au moyen du tableau suivant, dans lequel nous avons successivement fait figurer les combinaisons 1 — 5 et 5 — 1 aux différentes places qu'elles peuvent occuper :

ir.

cr.

es

CD

ce Pu

ler élément.

Thésis.

Arsis.

20 élément.

Thésis.

Arsis.

se élément.

Thésis.

Arsis.

Nous nous sommes contenté d'associer les formes 1 — 5 et 5 — 1 d'un des hémistiches avec la forme 3 — 3 de l'autre. On peut naturellement les combiner avec les formes 2 — 4 ou 4 — 2, ce qui donne autant de types nouveaux. Ici l'essentiel suffit. On voit clairement par le tableau ci-dessus que, chaque fois qu'un élément rythmique de cinq syllabes entre dans un vers, il place forcément sa première syllabe sur l'arsis de l'élément précédent; de telle sorte que, s'il est le troisième élément du vers, il recule et réduit le temps du repos de

rhémistiche en même temps qu'il diminue la durée normale de l'accent ; et que, s'il est le premier élément, il recule et réduit le temps aspiratoire et empiète ainsi sur le temps du vers précédent. Le temps réel dépasse le temps théorique. Selon la composition du premier élément rythmique, un vers français de douze syllabes peut donc, si nous détournons les termes de la métrique grecque, être regardé comme catalectique, acatalectique ou hypercatalectique.

Cette grave irrégularité ne pouvait être acceptée que par une oreille déjà très assouplie par des discordances semblables, quoique moins fortes. On conçoit donc que pendant longtemps l'oreille de nos aïeux n'ait pas goûté le vers de douze syllabes ; son élasticité contrastait avec la rigidité du vers de dix syllabes. Mais dès que l'oreille eut commencé à s'habituer et à se plaire à ces discordances, elle put jouir de toute la richesse de ces rythmes nouveaux. C'est le système théorique pur, successivement enrichi par de nouvelles discordances nécessaires, qui a ainsi formé le système du vers classique, destiné à une si haute fortune littéraire.

Pour que le système classique soit absolument complet, il ne nous reste plus à examiner qu'un cas particulier. Le deuxième et le quatrième accent du vers se trouvent attachés à des points fixes, tandis que le premier et le troisième accent, essentiellement mobiles, se posent sur l'une des cinq premières syllabes de chaque hémistiche. Or, quelquefois ces deux accents viennent se poser sur la sixième et sur la douzième syllabe et se confondent alors avec les accents fixes. Lorsque ce

fait remarquable se produit, la première et la troisième arsis du vers débutent par un silence :

ler élément.

Thésis.

Arsis.

2e élément.

Thésis.

Arsis.

se élément.

Thésis.

Arsis.

4' élément.

Thésis.

Arsis.

Le premier élément est venu se souder au second , le troisième au quatrième, et les vers où entrent ces combinaisons rythmiques doivent se distinguer par une formule particulière, où Thémistiche est représenté par ses deux éléments dont Tun est réduit à et dont Tautreest égal à 6. Les formules que nous avons prises comme exemples dans le tableau ci-dessus seront 3 — 3 — — 6, 0—6—3—3 et 0—6—0—6. L'introduction du zéro dans ces formules est nécessaire, car il indique que le vers est construit sur quatre arsis, c'est-à-dire est du mode classique et non du mode romantique, dans lequel le vers est construit, comme nous le verrons, sur trois arsis.

Je ne vois plus rien qui puisse paraître obscur au lecteur. En tout cas , nous aurons plus loin une occasion spéciale de revenir sur ces phénomènes rythmiques , et

ce qui peut ici laisser encore quelque doute dans l'esprit du lecteur recevra alors une clarté nouvelle de Tintroduction des notations musicales. Il nous reste à dresser une nomenclature complète, avec exemples à l'appui, de tous les rythmes du vers classique. Ils nous seront donnés par ce tableau général en combinant deux à deux toutes les formes possibles que peuvent affecter le premier et le deuxième hémistiche du vers.

ler hémistiche.

2e hémistiche.

ler élément.

2e élément.

3e élément.

4e élément.

ou

ou

ou

ou

ou

ou

ou

ou

ou

ou

Nous avons jugé utile d'indiquer les syllabes rythmiques. Le lecteur sait que la syllabe frappée de l'accent rythmique est la dernière syllabe forte de chaque élément rythmique. Ce sera donc, dans les exemples cidessous (outre la rime), chaque syllabe imprimée en

lettres italiques et précédant immédiatement le trait horizontal qui sépare les éléments du vers. Ne pas oublier en lisant ces exemples que les syllabes rythmiques sont longues par leur position dans Tarsis , et que les intervalles de temps qui séparent les arsis sont des équidistances musicales. Au surplus, chaque série d'exemples est précédée de la formule numérique et d'un numéro d'ordre que nous reproduirons plus loin en tête des notations musicales. Nous avons pensé qu'il était superflu de remplacer par une apostrophe 'les e muets, destinés à être élidés.

Tous les exemples sont pris de Racine, à moins d'indication contraire.

lV«i« 3 — 3 — 3 — 3

Que l'on com— re averft'r — et hâ/er — la princesse.

Vous suire2 — votre Aae— ne et non jacw — votre amowr.

Pouvez-roM5 — consen/tV — à rentrer — dans ses fers.

Vous m'arez — de César — confie — la jeunesse.

Lieux charmante — où mon cœur — vous ^vait — adorée.

Bajaîe/ — interc?zY/ — Ata/î— de étonnée.

Ah I ma(/a — me, excusez — un aman^ — qui s'égare.

Vos yeux seuls — et les miens — sont ouuer/s — dans TAu/ide.

C'est y^nus — tout enfiè — re à sa proi—e attachée.

Dans les mains — des Persans — \e\me enfant — appor/é.

Je crains JDzew,— cher Abner, — et n'ai jw)mf— d'autre crainte,

Toujours — à ma douleur — il 7net — quelque interva/le.

De tant — de souveraiV« — nous seuls — régnons encore. Vamour — me fait ici — chercher — une inhumame. Mes yeux — lui défendront, — seigneur , — de m'obéiV. Tes yeux — ne sont-ils pas — tout pleins — de sa gran(/eur. Le ciel — en a déjà — réglé — Vé\énement, Malheur — au crimine/ — qui vient — me la ravir. Il sait — tout ce qui fut — et tout — ce qui doit ^tre. Un dieu — qui d'aiguillons — pressa/^ — leur flanc pouc/rei/x. Aux pieds — de VÈiernel — je viens — m'humilie/*. Souvent — d'un grand des^em — un mot — nous fait ju</«*.

Xo 3. 4 — 2 — 4 — 2

Et plût aux dieux, — Gréon, — qu'il ne restât — que vous.

Je souscriraw — au don — qu'on lui ferait — de moi?

Ne vous offrit — la mort — que vous cherchiez — toujours.

Qu'est devenu — ce cœur — qui me jurait — toujours.

Et mon amour — devifit — le confirfcw^ — du viJtre.

Méconnaîtra — peut-é— tre un inu^i— le ami.

Aux intér^f* — du sang — qui vous unit — tous deux.

Vous reconnais — Vauteur — de ce fameux — ouvrage.

Et dans quels lieux, — seigneur, — l'allez-vous donc — chercher.

La nation — chéri— e a yiolé — sa foi.

Et votre heurcwa: — larcm — ne se peut plus — celer.

Mo 4, 2 — 4 — 4 — 2

Gréon, — à son exem — pie, a jeté bas — les armes. yaiteruls — Ephestiow — et le com&a^ — aji^rè^. Ge fils — que de sa flam — me il me laissa — pour gage. Rélas! — puis-je espérer — de vous revoir — encore? Je pars — plus amourewjc — que je ne fus — jamais. Entrez — accompa^/i^ — de leur vail/an — te escorte. Ghactm — à ce fardeau — veut dérober — sa téic.

Le ciel — mène à Lesbos — Timpito^a — ^ble Achille, L'ami, — le compagnon, — le succes^ei^r — d'Alczde. Déjà — la sombre nuit — a commence — son tour. Aux pieds — de votre roi — prosternez-voM5, — mon fils,

No 5. 4 — 2 — 2 — 4

Est-ce m'aimer, — cruel, — autant — que je vous aime? Votre douleur — est /e— bre au^an^ — que légitime. Je n'ai trouva — que pleurs — mêlés — d'emportement De son désor — dre, Albi — ne, il faut — que je pro^te. Je la rerow — bien M/ — de pleurs — toute trempée. Et le sultan — triom — phe ou fuit — en ce moment Il souleraeï — encor — sa main — appesan/ie.

Ton insolent — amour — qui croit — m'épouvan^er. J'ai déclara — ma hon — te aux yeux — de mon Yaïnqueur. Environna — d'enfants, — sou/ic;w — de ma puisjance. Ce jeune enfant — toujours — tout;>r^/ — à me percer.

IV^e. 3 — 3 — 2 — 4

Et lui-m^ — me à la inort — il s'est — précipi^<f.

Le vainj'uewr — de VEupfira — te a pu — vous désarmer.

Vous prépa — re en Épi — re un sort — plus favorable.

Ai-je donc — élev^ — sî haut — votre fortune.

Mais tou^our^ — quelque espoir — flat^ae^ — mes déplaisirs.

Cei^endant — les Persans — marcAaien^ — vers Baby/one.

Cet amour — s'est longtemps — accru — dans le silence.

Est-ce donc — votre cœur — qui vient —de nous parler?

Tu le veux : — lève-^oe. — Parlez : — je vous écoute.

De sa main — sur mon front — posa — son diarfcme.

Que vous dit — celle lui? — Que Dieu —veut être aime.

Il est vrai, — je Vaimais — d*une amitié — sincère. Mais en^n, — s'il périt, — n'en accusez — que vous. Et peut-^ — tre il saura — se faire aimer — lui-m^me. Mon cœur mé — me en conçue — un malheurewa: — augure. Depms quand — croyez-roi^ — que ma granrfewr — me touche? Je ne puis — séparer — tes intér^/5 — des miens. Je me sens — arrêter — par un plaisîV — funeste. Je refu — se à Tau^eZ — de lui sem'r — de guide. Dans le trou — ble où je suis, — je ne puis rien — pour moi. Ce banrfeau — dont il faut — que je paraw — se orn^e. Vous peinrfron^ — la ver^w — sous une aîfreu — se image.

Qu'un trô — ne est plus péTw*— ble à quitter — que la vie. Ce fou — dre était enco — re enfermé — dans la nue. Voi/à — comme je crus — étouffer — ma tendresse. Ce jour, — ce triste jour — frappe encor — ma mémoere. y attends — de Béré?M*— ce un moment — d'entretien. Tu sais — de nos suUayw — les rigueurs — ordinaires. Tu sais — par quels efforts — il tento — sa yertu^ Les vents — nous auraient-î7$ — exaucés — cette nuit? Je fuis, — je l'avouerai, — cette jeu — ne Arieie. La mort — m'avait ravi — les auteurs — de mes jours. Au Dieu — de l'univers — consacraient — ces prémisses.

Je ne fais point — de pas — qui ne ten — de à Vempire. Victorieux — ou mort, — mériter — votre cAa^ne. Réunissons — trois cfl?i4rs — qui n'ont pu — s'accorrfer. Je crains Néron; — je crains — le malheur — qui me suit.

Remettez-vous, — mada — me, et renirei — en vous-m^me. Je vous \errais — sans doit — te en rouler — la première. Sans distin^Mer — entre eux — qui je hais — ou qui faime. Et voilà donc — Vhy men — où y étais — desti?i(?e ! Examinez — ma vi—e et songez — qui je suis.

Ils coniwaient — ce Dieu — de veil/er — sur vos jours. De ses parrw — sacres — j'ai deux fois — fait le tour,

J^o iO. 1 — 5 — 1 — 5

Oà — le plus înneux — pas — se pour magnamme. Ou — pour vous mériter, — ou — pour vous conquérir. Dieu ! — quels ruisseaux de sang — cou — lent autour de moi. Vous, — Ah I si vous saviez, — prin — ce, avec quelle adresse. Tout — ce que je croyaw — di — gne de Tarrê^cr. Quoi? — Je te Tai pré(/iY, — mais — tu n'as pas vou/m. Pieu — re, Jérusa/em, — pieu — re, cité per^de. deux, — écoutez ma voix; — ter — re, prête Voreille, Tem — pie, renverse-^oi ; — ce — dres, jetez des /Gammes. Vous, — dès que cette rei — ne, i— vre d'un fol orgueil,

1V« il. 1—5 — 2 — 4

Quoi! — je négligerai — le soin — de ma vengeance. Loin — de le mépriser, — j'admi — re son courage. Loin — de leur accor</er — ce fib — de sa maîtresse. Tout — ce que vous voyez — conspi — re à vos désirs. Tels — que j'en vois para^ — tre au cœur — de ces amants. Moi — dont vous connaisses — le trou — ble et le tourme?i/. Ro — ^me, en notre faveur, — faci — le à s'apaiser. Lut, — parmi ces transports, — af fa — ble et sans orgueil,

Prin — ces dénatures, — vous YoUà — satisfaits.

Loin — de s'épouvan/er — à Tas/jce/ — de sa gloire. Oui, — puisque je retrou — ve un ami — si Mêle, Oui, — c'est Agamemno?i, — c'est ton roi — qui Véveille, Mais — je le poursuirraz — d'autant plus — qu'il m'én'te. Dieux, — qui voyez ici — mon amour — et ma haine. Quoi! — de quelques remords — èies-voiis — déchirée? Ciel! — Que lui vais-je rfi— re? et par où — commencer? Dieu — sur ses ennemw — répant/ra — sa terrewr.

lV°i3* 1 — 5 — 4 — 2

Tout — le soulagement — où ma dou/ei«/- — aspire. iîci— ne de tous les cœurs, — elle met tout — en armes. Oui, — comme ses exploits — nous admiro?» — vos coups, Ro — me en effet trio?n — phe, et Mithrif/a — te est mort. Non, — vous n'espérez />to — de nousrerotr — encor. Tout — ce que je lui dois — va retomber — sur c/le. Ah! — de la trahison — me voilà donc — ins^rwite. Mais — ne me trompez poirU, — vous est-il cher — encore?

Mê — me en vous possé(/an^ — je ne vous àevrai — rien,

Ju — ge sans intér^^, — vous les convaincrez — mieux,

Rei — ne, Dieu m'est témom... — Laisse làtonDiew, — /ra«tre.

Je suis — pour ce dessem — pré — te à leur aeeorder, Seigneur, — sans se montrer — là — che ni témérmre. Vos jours — toujours sereins — com — lent dans les plaiwrs. Vous-m<? — me où seriez-vows, — vous — qui la combat/es ? Reôe/ — le à tous nos soins, — sour — de à tous nos discours. landis — que de vos jours, — p^êts — à se consumer.

Au fils — de Tétran^^ — re, o — se donner sa voix. Le res — te pour son Dieu — mon — tre un oubli fato/. Ce rot, — fils de Davirf, — oii — le chercherons-/i(?i«?

Et peux-/a — sans horreur — voir — ce que nous voyons ? Ah ! sans dou — te il lui croit — Va — me trop généreuse. Grâce aux dieux — mon malAeur — pas — se mon espérance. Des secrets — de Titus — est — le déposi/aere. Aujourd'hui — que le ciel — sem — ble me présager... Un désor — dre éterne/ — rè — gne dans son es/?n7. Ce lérz — te à Baa/ — pré — te son minis/ère. De cet ar — ^bre sécAe — yus— que dans ses racenes.

Soumis — avec resjoec^ — à sa volon^^ — samte. J'irai, — mais je m'en vais — vous faire enrager — tous. Ce n*est — que jeux de mots — qu'affectation — ;>ure. Mol. Je tJeua:— qu'on medis^m — ^gue, et pour letrancAer — net. Mol.

IVo 18. 3 — 3 — 5 — 1

Dès longtemps — elle hait — cette fermef^ — rare. Que je crains — pour le fils — de mon malheureuo: — /rère. Et voi/à-— comme on fait — les bonnes maisons. — Va. Vous dXliez — me traAî'r — et me déguiser — nen. Mol.

ftégnez toujours, — mon fils^ — c*est — ce que je dés/re* Notre ennemi, — seigneur, — cher — che ses avantages. La reine vient. — Adieu. — Fais — tout ce que j'ai dit. Mais quel nouveau — ma//teur — trou — ble sa chère OEnone?

Et que tes vains — secours — ces— sent de rappe/er. Ochosias — restait — seul — avec ses enfants. Et comptez-roMs — pour rien — Dieu — qui combat pour nous? Votre aminée? — Monsieur... — Quoi! — vous y résistez? Mol. Et ne le veut — tra/iir, — lui — ni la yérïté. Mol.

IS^ tdO. 4 — 2 — 5 — 1

D*un ïnGident — tout frais — qui vous surprendra — fort. Mol.

Ne vienne atta^^wer — Dieu — jus-^qu'en son sanctuaire. Ne me parlez pas, — Mais,.. — Plus — de soGÏété, Mol.

Ils l'attaqueront — mé—me au sein — de la vic/oire. Ne verrez-vous point — Phè — dre avant - que de parftr? Vous ne craigniez rien — tant — que d'é — tre refusée. Et je vous verrais — nu — du haut — jusques en bas. Mol. Ce monsieur Loyal — par — te un air — fort déloyal. Mol.

Ko tdS. 5^1 — 4 — 2

Héros, avec qui, — mé — me en terminant — ma vie. Comme votre fils? — Oui.., — Vous vous taisez? — Quel père. Mais je lui disais, — moi, —qu'un froid écrit> — assomme. Mol. Ne seraient-ils point — ceux — qui parlent mal — de nous?

Nf»a4U 5 — 1 — 5 — 1

Je vous haïrais — trop. — Vous m'en aimeriej — ptusi

S^ tdS. 5—1 — 3 — 3

Le sang de vos rois — crie — e et n'est point — écou/é;

Et ses roulements — d'yeux — et son ^011-7- radouci. Mol. Vous vous tromperez. — Soit^ — j'en veux voir — le sucm. Mol. Et je bannirais, — moi, — tous ces Id — ches sunants. Mol.

No 26. 1—5 — — 6

Mais, — de vos alliez* — ne vous séparez pas. Mais — si je m'en croyais, — je ne le verrais pas. Las — de votre grandeur — et de la servitude. Vous — qui le punisses, — vous ne l'ignorez jxis. Mais, — sans vous fatiguer — de ma cérémom'e. Mol.

1V« av. 2 — 4 — — 6

Brûlé — de plus de feux — que je n'en allumât.

L'un d'eux — établirait — sa domination.

Seigneur, — j'ai d'autres soins — que de vous affliger.

K<> tlS. 3 — 3 — — 6

Belle rei — ne, et pourj'Moi — vous offenseriez-rows? Mais à qui — prétend-ow — que je le sacri/îe? Je m'abhor — re encor plus — que tu ne me détestes. Cette oisi — ve \ertu — vous en contentez-t'oiis? Quel sera — ce hienfait — que je ne comprends pas ?

Xo 20. 4 — 2 — — 6

Commencez donc, — seigneur, — à ne m'en parler plus. Oui, je te lou — e, 6 ciel, — de ta persévérance. Vous l'abhornes — enfin, — vous ne m'en parliez plus. Cher Zachart — e, allez, — ne vous arrêtez pas.

Xo 30. 5 — 1—0 — 6

Vous perdez le sens. — Point. — Vous vous déclarerez. Mol.

K^ St. — 6 — 2 — 4

Ne vous souvient-il plus, — seigneur, — quel fut Hector? De mes inimi^iV^ — le cours — est acheu^.

Je ne balance points — je vo — le à son secours. Que ne consul tiez-vowd' — tan^d^ — votre fai6/csse? Je ne me soutiens plus; — ma for — ce m'abancfonne.

N^SZ. — 6 — 3 — 3

Ne vous informez point — de Vétat — de mon âme.

Vous ne répondez ;>om^/ — Que veux-^w — que je dise'!

Je vous abuserais — si j'osais — vous promeHre.

Me refuserez-vou5 — un regard — moins sévère ?

Ne souviendrait-il plus — à mes sens — égarés.

Je n'en mourrai pas moiVw,— j'en mourrai — plus cou;>able.

Et vous avez montré — par une heureu — se aucface.

Pour vous en détourne^, — je n'avais plus — de voix.

Et vos ravisseme7ifs — ne prendraient point — de fin. Mol.

Je ne vous parle pas — de nous ajouter — foi. Mol.

Je m'en retournerai — seu — le et désespérée.

De protestations — d'o/— fres et de serments. Mol.

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