‹ Traité général de versification françaiseChapitre 30 sur 54 · SE · texte numérisé non relu

SE

Je la ti - re du sien : tu l'aimes aus-si,

toi.

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Je m'en re-tour-ne • KT» 36. 0.

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seu

— W— #1— .#1— i-leet dé- ses-]

jé -

rée.

Si je la ha - ïs - sais,

je ne la fui-rais pas.

Quelques formules auraient eu besoin d'être appuyées de meilleurs exemples. Ce sont naturellement les plus rares. Il faut d'ailleurs tenir compte des accidents rythmiques ^ des modifications que la récitation pourrait introduire dans la notation de plusieurs de ces vers.

Le sujet que je traite est assurément très complexe. Tel quel, ce tableau suffira au lecteur pour se rendre compte de diverses particularités, et surtout de l'instabilité de quelques rythmes. C'est ainsi que les formules — 6 et 5 — 1 tendent à se résoudre en la formule 1 — 5. Par exemple, le vers :

Brûlé — de plus de feux — que je n'en allumai,

pourrait fournir un rythme légèrement différent de celui qui figure sous le n^ 27 :

Brû ^ lé de plus do feux que je n'en al -lu - mai.

Ce qu'il faut consulter pour ces reports d'accents, c'est le degré d'énergie dont la voix doit appuyer la pensée. Nombreux sont les cas où ce serait une faute de faire naître un accent qui serait en contradiction avec le sentiment du vers. Nous citerons, entre autres, ce beau vers de Phèdre^ qui figure sous le n<> 31 :

Je ne me soutiens plus, — ma for — ce m'abandonne.

Le rythme fait merveilleusement ressortir l'épuisement de Phèdre. Le sentiment qui règne dans ce vers serait absolument perdu si la voix reportait le mot je sur la partie la plus forte du premier temps de la mesure,

Il est clair, d'ailleurs, qu'il peut se présenter nombre de cas difficiles ou délicats, susceptibles d'une double interprétation. Je laisse au lecteur le plaisir du )^s exa^ miner en y appliquant son propre goût et son sentiment

personnel. J'appellerai, toutefois, son attention sur le repos de l'hémistiche. Je Tai marqué partout, puisque théoriquement il est obligatoire; mais on se rendra aisément compte que dans certains vers, quand, par exemple, le troisième élément rythmique est de cinq syllabes, la voix pourra à peine le faire sentir et préférera ajouter sa durée à celle de l'accent rythmique. Enfin, selon le rythme et le sens du vers, le récitateur trouvera parfois plus de facilité à respirer en dehors du lieu théorique de l'aspiration. Ce sont d'ailleurs là des points de détail qui intéressent plus un cours de déclamation qu'un traité de versification. Il nous suffit ici de les indiquer sommairement.

Nous arrivons aux vers romantiques. Nous avons vu que ces vers resserrent les douze syllabes, qui dans les vers classiques remplissent vingt-quatre unités de temps, et qui dès lors ne peuvent plus occuper le même espace de temps. Aussi les vers romantiques ont-ils supprimé l'accent rythmique de l'hémistiche et le repos qui le suit, et de la sorte réduit au nombre de trois les accents rythmiques du vers. Comme ce sont ceux-ci qui déterminent les temps forts, on voit que le vers romantique ne dure que l'espace de trois mesures et se présentera sous la forme générale :

f>r~frr i N h' ^

Nous allons, comme précédemment, appliquer la nota-* tion musicale aux rythmes généraux du vers romantique. La mesure est toujours à six-*huit*

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