F' / M' [ IF
FM ] r ) j F'
Plusieurs de ces strophes sont très faibles et susceptibles de se briser en leur milieu. Il faut que le sens en réunisse les différentes parties. La strophe n*» 4 est incontestablement la meilleure; elle est industrieusement articulée et très solide, à la condition toutefois que le sens passe rapidement du quatrième au cinquième vers. Les strophes n°» 2 et 5 sont aussi fort habilement agencées.
378 VERSIFÎCAtîON FRANÇAISE.
Strophe de neuf vers. — En général, cette slrophe emploie quatre rimes. En voici quelques exemples :
IVo» ]V°3 ]V«4 ]V«5 F X F V F N F
I Mf .Mf cM/ F
M' (M' (M JF
F' JM' F'j VM
M'j VF, /M'( Y''
M' IM' fM' (m
Cette strophe ii*est pas très fortetnent liée. Les formes nos 1, 2 et 3 ont un point faible après le quatrième vers. La strophe n*^ 4 paraît la meilleure, mais il faut attacher le cinquième vers au sixième*
Strophe de dix vers, — Cette strophe se construit sur quatre ou sur cinq rimes. Voici quelques modèles :
Fj Fj Fn Fx Fx Fj F
M[ (m[ /M[ jM/ |M/ f5 /M
F ) |f J JF ) ÎMi <M( /M |f
jM [m (m F) F)]F'j^M
«M |F'i F\ rM' (M' )f'1 F
F'j (m[ Fi ^M' JF') ^M jM'
ri F'I /M' F'j 'm'[ Y'\ <M'
F) jrj jr'î F') iM" F"' cM"
M' ^M' ^M' ^M" ^M" VM' ijVi''
La Strophe n*' 1 est la plus usitée ; cependant elle tend à faiblir après le quatrième et le cinquième vers ; aussi ne faut-il jamais y arrêter le sens. La strophe n<» 2^ quoique peu fréquente, estjeut-être mieux liée, car la triple rime masculine et lartu^le rime féminine viennent se croiser au centre de la strophe, et soudent entre elles les deux ttiôitiés. Lé n® 5 est excellent et très employé. Les n^^ 3 et 7 fléchissent après le quatrième vers, et les n°8 4 et 6 après le sixième. Cette strophe est généralement isométrique et composée d'octosyllabes.
Strophe de onze vers. — Pliis rare que les précédentes, cette strophe affecte eil général les formes suivantes :
Mi i M( \ F I \f
F; f; jfI Jf!
M iM' (m (m
F'j «M' IM 3 F'
r\ )F') rM'[ rM'
F'M JF'I ]f') |f'
k inesure que le nombre de vers augmenté, lés strophes perdent de leur solidité, car le sens en étreint moins facilement les diverses parties; Cette strophe est cependant encore fort bonne.
Strophe de douze mrs, — Cette strophe a naturellement beaucoup d'ampleur. Son emploi est plus fréquent que celui des strophes précédentes. Voici les quelques formules qui nous paraissent avoir été les plus usitées. Le lecteur en verra aisément tes points faibles:
IVo 1 ]V° » IV° 3 IVo 41
jMJ rM( rMV rM
Un I F 5 I F ) I F
F ] ^M 'm 'm jM' F'. F'. F'j
Im' F'i ri F'
F'j /M' /M' ri
r) 'm'[ iM'l \r'j M"| \F"| F") <r F') Jf"I jM" ir
On a fait des strophes d'un nombre de vers encore plus grand ; on a été jusqu'à vingt vers. Théoriquement le nombre n'est pas déterminé; mais la sensation du rythme s'aiTaiblit nécessairement à mesure que le nombre des vers augmente.
Nous revenons à la formule génératrice du poème lyrique, L = mP, dans laquelle nous avons posé m > 1 et P=^. C'est la formule de l'ode à périodes simples dont nous avons passé en revue les diverses combinaisons. Si maintenant, tout en continuant de supposer ^j>l, nous posonsP = ^+5', puis V=s-\-s +$" etc.,
nous passerons des poèmes à périodes simples aux poèmes à périodes composées.
Si nous supposons, d'abord, la période mélodique égale à deux strophes, celles-ci pourront compter le même nombre de vers semblables et semblablement disposés et varier uniquement par les rimes et par leur disposition. L'ordre des rimes de la première strophe pourra être renversé dans la seconde. Nous aurons, sans épuiser les combinaisons, cette suite de formules :