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dans un grand lac (qui ne peut être que le Bas-Volga); les naturels les couvrent de sel , les marinent ou les tant sécher , et les transportent ainsi à Ecbatane sur des chameaux; avec la graisse, ils composent des pâtes , qu'ils salent et vendent de même ; des intestins, qu'ils t'ont bouillir, ils obtiennent une colle propre à beaucoup d'usages. 33 V. Colle.
Dès les temps les plus anciens , l'huso était péché sur les bords du Danube et du Volaa. L'ori"ine du nom que porte aujourd'hui cet acipensère est inconnue : au moins n'est-il pas dérivé du grec , comme beaucoup d'autres. On a pensé en Allemagne qu'il venait de la langue turque ou hongroise. Ce poisson porta le nom ^huso avant celui de hausen. Les Russes lui ont donné le nom de bieluga, à cause de la couleur de sa peau , généralement plus blanche que celle des autres poissons de sa famille.
Il est probable que l'espèce était plus nombreuse, il y a 10 siècles, dans les tleuves de l'Europe qu'elle ne l'est de nos jours ; cependant il parait que l'huso tut toujours étranger aux eaux de la France, tandis qu'il était commun en Allemagne. Il est fait mention de ce poisson dans plusieurs chartes du Xle. siècle, accordées à l'église de Frisingen, en 1029, !o34 et 1057, par les empereurs Conrad II, Henri III, et par Henri IV, roi de Bavière, ainsi que dans plusieurs autres actes de 1 048 , i253 et 1290 , des empereurs d'Allemagne.
Comme nous avons donné la description de ce grand acipensère dans l'article Esturgeon , nous renvoyons à cet article.
HYDROGRAPHE. Maître payé dans les ports pour enseigner aux élèves la théorie de la navigation, et pour examiner ceux qui se présentent pour être reçus pilotes hautiers ou côtiers , et capitaines de vaisseaux marchands.
ICHTHYOCOLLE. Mot formé du grec ichlhus, poisson , et de colla , colle , colle de poisson.
C'est aussi le nom donné par Pline au grand esturgeon, acipenser Iiuso (Lin.), à raison de la grande quantité de colle qu'on retire de sa vessie aérienne, et qu'on fabriquait déjà du temps des Grecs. V. Esturgeon , Colle de poisson.
ICHTHYOLOGIE. Du grec ichthus, poisson , et de logos , discours. C'est la partie de VJHistoire naturelle qui traite des poissons, la science qui a pour objet l'étude des poissons.
Cette science, dont Aristote , Pline et Jffilian se sont occupés , n'a cependant été traitée avec quelque méthode que vers le milieu du XVe. siècle par Belon , qui consacra deux livres aux animaux aquatiques. Quelques années après , Rondelet publia un ouvrage avec figures sous le nom à"* Histoire naturelle des Poissons : cet ouvrage est encore consulté avec fruit. On vit ensuite paraître les ouvrages de Salvian en i554, de Bossveti, de Conrad, de Gesiier et de Pison en i558, etc., etc , qui ajoutèrent des faits à la science , mais dans lesquels leurs auteurs s'occupèrent peu de ranger les poissons dans un ordre naturel. Aldrovande publia, en i6o5, une grande
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compilation sur l'histoire naturelle, où les poissons turent rangés d'après le lieu de leur habitation. Plusieurs auteurs publièrent après lui des ouvrages plus ou moins estimables. VVilbugby fit paraître, en 1686, une Histoire des Poissons , principalement remarquable par les notions exactes qu'elle contient sur leurs parties internes et externes. Depuis cette époque jusqu'en 1707, on trouve encore quelques auteurs qui sont entrés dans quelques détails sur les poissons, et à cette dernière époque, Jean Ray publia son Synopsis methodica Piscium, ouvrage qui n'est qu'un abrégé corrigé de celui de VVilbugby , mais où l'on trouve des genres, sinon établis, au moins indiqués.
Artédi , compatriote et ami de Linnaîus, avait été chargé par ce grand naturaliste d'appliquer à l'histoire des poissons la réforme cju'il établissait dans les différentes parties de l'histoire naturelle ; la mort surprit Artédi avant qu'il eût mis la dernière main à son travail ; son ami y suppléa en publiant son ouvrage , en 1738 , sous le titre de Bibliotheca ichthyologica et de Philosophia ichthyologica, 2 vol. iu-8". , et dont Walbaume a donné une nouvelle édition en 4 vol. en 1792. Ainsi, c'est Artédi qui a posé ou est censé avoir posé les bases de la science ichthyologique , qui a créé les nomenclatures qu'on suit encore aujourd'hui. Le premier il a divisé les poissons eji ordres et en genres , et a indiqué les véritables caractères d'après lesquels ces ordres et ces genres doivent être établis.
Linnœus , qui , dans la première édition du 6^5tema naturœ , avait adopté entièrement le travail d' Artédi , en changea la division dans la seconde : il tira les caractères de ses divisions de la position des nageoires pectorales relativement à celles des ventrales , et il ôta de la classe des poissons pour les porter parmi les amphibies, sous le prétexte qu'ils respiraient par des ouïes et avaient des poumons , les genres qui font partie des branchiostèges et des chondroptérygiens d'Artédi.
La méthode de Linnœus est la plus généralement adoptée aujourd'hui, et sert de base à tous les ouvrages qui ont été publiés depuis c^u'elle a paru. Linnœus partage les poissons en c^uatre grandes divisions : les ,apodes , ou ceux qui sont privés de nageoires ventrales ; les jugulaires , qui ont les nageoires ventrales placées devant les pectorales; les thoraciques, qui ont les nageoires ventrales placées sous les pectorales; les abdoviinaux , ceux qui ont les naseoires ventrales placées en arrière des pectorales.
La division des Apodes contient les genres murène, gymnote , trichiure , aminodyte ^ anarhique , ophidie , stromathée et xiphias.
Celle des Jugulaires, les genres callionyme , uranoscope , trachine , gade et blennie.
Celle des Thoraciques, les genres cépole, écheneis, coriphène , gobie , cotte, scorpène , zée ^ pieuronecte , chétodon, sparc , labre, sciène , perche , gastérostée , scombrc , mulle et trigle.
La division des Abdominaux contient les genres cobite, amie, silure, teuthis , loricaire , salmone , fistulaire ^ esoce , élops , argentine , athérine, mugil ^ exocète , polynème , mormyre, dupé et cyprin-
Tels sont les genres qui se trouvent dans la dou-