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mer dans des tonneaux avec des épîces et du vi-ison du genre des coryphènes, qu'on trouve dans la
naigre. La petite lamproie est encore employée, dans le ?^ord, à servir d'aj)pàt j^our la pèche de la morue et du turbot.
Lampeotox, ou Lamprillon et Chatillon dans plusieurs départeraens du midi de la France, ou Sept- ŒuiLLEdans quelques départeniensdu nord [petromyzon lamproyon y Lacép. j pctromyzon brandi ialis , Lia.)>
Description. — Ce poisson n'a pas plus de 6 à 7 pouces de longueur; son corps est rond, annelé et pointu aux deux extrémités, comme celui du ver de terre. 11 a le dos verdàtre ; les côtés d'un beau jaune rougeàtre, et le ventre blanc.
Habitation. — Il se trouve dans la plupart des rivières dont les eaux sont pures, et même dans les petits ruisseaux des montagnes^ il ne va pas à la mer.
Nourriture. — Il se nourrit de vers , d'insectes et sur-tout de charogne.
Propagation. — Il paraît qu'il fraie à la même époque que les autres pétromyzons.
Qualités. — Il est très -bon en friture 5 mais beaucoup de personnes répugnent à le manger, à cause de sa ressemblance avec un ver, et parce qu'il est avide de charogne. C'est un excellent appât pour la pêche du brochet, de la truite et des autres poissons voraces, parce qu'il a la vie dure, se remue à l'hameçon , et qii'il est d'une grosseur convenable pour cet usage.
Pêche. •— Ce poisson se cramponne avec force sur les corps solides; mais on peut en prendre de grandes quantités avec des nasses serrées, dans lesquelles on met des tripes de volaille et autres appâts de son goût.
Lamproie kovg^., petromyzon ruber. (Lacép. )Les pêcheurs de la Seine la nomment aussi sept-œuille rouge y à cause de sa couleur; ou aveugle y à cause de l'extrême petitesse de ses yeux. Elle a beaucoup de rapport avec le lamproyon , mais sa couleur générale est rouge. Elle se trouve à l'embouchure de la Seine.
Lamproie-Sucet, pe^ro/rayzoTz sanguisu^a. (Lacépède. ) C'est un poisson que l'on trouve sur les rivages de la Seine inférieure , et qui se rapproche beaucoup du lamproyon. Il a environ 7 pouces de longueur ; le corps cylindrique ; les deux nageoires dorsales basses et un peu adipeuses, la seconde s'étendant presque jusqu'à celle de la queue; la têle large ; l'iris doré ou argenté. On ne voit ce poisson que dans les saisons où l'on pêche les aloses , dont il suce le sang, ainsi que celui des saumons, auxquels il s'attache.
Lamproie-Sept-OEuille et Lamproie noire.
Ces deux poissons se trouvent particulièrement dans les eaux de la Seine, dans l'Epte et dans l'Andelle. C'est sur-tout au Pont-de-1' Arche qu'on en fait une pêche abondante : on les y nomme grosse et petite sept-œuille. La grosse a de 6 à 7 pouces de long et le corps presque cylindrique; sa chair est plus molle et d'un goût moins agréable que celle de la petite. L'autre espèce , qui est connue sous les noms de petite sept-œuilley de cousue et A''étreteury a 4 pouces de longueur.
LAMPLGE , coryphœna pompilus. (Lin.) Pois-
Méditerranée et le grand Océaji , et qui a été connu des anciens sous le nom àa pompile y parce qu'il accompagne les vaisseaux et leur sert en quelque sorte de cortège. On lui a aussi donné le nom de sourcil d'or y parce qu'il a une longue tache de cette couleur au-dessus des yeux : on l'appelle aujourd'hui lampiige sur les côtes de la Méditerranée. Ce poisson a l'ouverture de la bouche très-grande ; la mâchoire inférieure plus avancée que la supérieure et un peu relevée ; la ligne latérale courbe ; des bandes transversales étroites et communément jaunes.
LAJNCE. Nasse cylindrique. V. Nasse.
LANCERONS. Nom que les pêcheurs donnent au brochet de moyenne grandeur.
LANCIERE. Ouverture qui sert à écouler l'eau quand le moulin ne va pas.
LANÇOIR. Pale qui arrête l'eau d'un moulin , et qu'on lève quand on veut faire écouler l'eau du biez, ou faire aller le moulin.
LANÇON. Nom que les pêcheurs donnent, dans quelques ports, à une espèce de poisson du genre ammodyte , et qu'on appelle aussi anguille de sable y poisson d'appât. V. Ammodyte et Frai de poisson.
La déclaration du roi, du 23 avril 1726, art. 32, permet de prendre les lançons et autres poissons semblables pour servir d'appâts. V. , à la fin de ce Dictionnaire y les dispositions de cette déclaration.
LANE. Etendue de rivière où on laisse dériver les filets avec lesquels on prend les saumons et les aloses. Ce mot est en usage dans la Dordogne.
LANETS. C'est un petit truble dont on se sert pour prendre des chevrettes dans les algues. Il est ordinairement monté comme une raquette , et son manche est souvent fort court. V. Truble y et, pour les réglemens sur l'emploi de ce filet, l'article Pêche maritime y § 3.
LANGUE DE CARPE. On appelle ainsi le palais de la carpe, qui est un mets charnu et délicat.
LANGUEDOC. V. , pour le règlement concernant la pêche sur les côtes du Languedoc , l'article Pêche maritime, § 4*
LANGOUvSTE. Espèce de crustacédu genre /?alinure y qui est fort commune sur les côtes de la Méditerranée , et qui ressemble beaucoup aux écrcvisses , mais qui en diffère en ce qu'elle n'a point de pince aux pattes antérieures. Elle a le corps vert, ponctué de blanc; les segmens de l'abdomen sillonnés dans le milieu ; le corcelet cylindrique et hérissé d'épines dirigées en avant j deux longues antennes garnies d'aiguillons à leujr base , et deux antennes au-dessous, plus déliées et plus courtes 3 la queue composée de six segmens , et term.inée par cinq feuillets membraneux et natatoires. Cette es-
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pèce, comme tous les palinures, vit de preterence dans les lieux pierreux, et pendant l'hiver elle cherche l'embouchure des rivières : elle vit de poissons et d'autres animaux marins qu'elle trouve morts.
La chair de ce crustacé est un excellent manger, et qu'on recherche beaucoup sur les tables bien servies. Elle était connue des Grecs et des Romains , qui en faisaient beaucoup de cas. Les œufs de la langouste sont estim.és comme un mets très-délicat