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usaient rarement de ce droit, parce que, comme ils tendent ordinairement dans le voisinage des roches, ils courraient risque de perdre leurs filets s'ils chassaient durant la nuit.
Le poste qu'occupent les pêcheurs à l'aissaugue se nomme bol ou hau , et plusieurs pêcheurs peuvent pêcher en même temps au même poste. Ils y sont même obligés, parce que les madragues leur ont retranché quantité de postes. Or, quand ils sont plusieurs à un même poste, ils calent plus près ou plus loin de la terre, suivant cju'ils se rendent plus tôt au lieu de la pêche 5 et pour éviter les contestations entre les pêcheurs, ils sont obligés de se soumettre à des réglemens de police, c|u'il serait trop long de rapporter ici, d'autant qu'ils varient suivant les lieux. Mais ils sont connus et exécutés p)ar les pêcheurs, cj^ui y sont même contraints par les prud'hommes.
Le patron fait des conventions avec les pêcheurs qui lui aident. Ordinairement ils sont à la part ; et quand le filet ainsi cj^ue le bateau appartiennent au jjatron^ il a six parts , les matelots chacun une , et les mousses et garçons de bord une demi- part. On donne en outre cjuelques poissons à ceux qui ont aidé à tirer le filet à terre.
On pêche avec de semblables filets traînans , en laissant un halin à terre et allant en bateau porter au large le filet et l'autre halin. On fait même sans bateau, à Alicante et sur la côte de Valence, une pêche qu'on y nomme pecica. Deux ou trois hommes tendent, près le rivage de la mer, leur filet, au milieu duquel est une poche ou manche; ils entrent dans l'eau jusqu'à la poitrine pour tirer le filet, chacun par un bout, juscju'à ce qu'ils l'amènent à terre. Ils y prennent toutes sortes de petits poissons, et il s'en rencontre cjuelquefois qui sont de bonne qualité.
On voit que cette pêche ne diffère du Colleret (V .ce mot) queparcecju'ilyaunemancheaumilieu dufilet.
AJOL. a C'est, dit Duhamel, un poisson que les anciens ont connu sous le nom de scarus. Sa chair est tendre et délicate; il a les yeux et le bas du A:entre couleur de pourpre, la queue bleue, et le reste du corps en partie vert et en partie noir bleuâtre ; proche la queue il a des aiguillons liés par une membrane , et à la pointe de cbac^ue aiguillon est une autre petite membrane qui flotte comme un étendard. La pêche de ce poisson est très-lucrative. Les Marseillais en font beaucoup de cas. y>
ALACCI. On nomme ainsi en Sicile un poisson communément un peu plus gros que la sardine , et qui se débite frais dans les villes et villages de ce royaume.
ALACIilE. Nom c^u'on donne à Cette au célerin, qui paraît être le même poisson que nous venons de désigner sous le nom à''alacci.
ALATUNGA. Nom spécifique d'un scombre de la Méditerranée, cju'on appelle vulgairement ^/^o« blanc, à cause de la couleur de sa chair, plus blanche que celle du thon ordinaire. V. Scombre cl Thon.
ALAS. Partie des ailes du filet dit boulier. Les mailles ont 2 pouces d'ouverture en carré. Ce terme ;i aussi rapport au filet de la tartane. V. Boulier et Tartane.