‹ Traité général des eaux et forêts, chasses et pêchesChapitre 135 sur 344 · MAC · texte numérisé non relu

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che très-grande 5 les lèvres épaisses; les mâchoires hérissées de petites dents 5 l'anus plus près de la tète que de la queue , et la ligne latérale droite. Son corps est effilé, et sa longueur, y compris la tête, ne dépasse guère 18 pouces. Duhamel dit que le njm de douctt a été donné à ce poisson, parce que sa peau est douce et dénuée d'écaillés , et que celui de souris-de-mer lui vient sans doute du rapport qu'on aura cru trouver entre la forme de sa tète et celle d'une souris. Ce dernier nom a été adopté particulièrement sur les cAtes de la Haute-Normandie.

habitaLicn, nourriture et qualités. — On trouve la lyre nou-seulcment dans la Méditerranée, mais encore dans d'autres mers australes ou septentrionales. Elle se nourrit principalement (Toursins et à!' astéries. Sa chair est blanche et agréable au goût.

Pêche. — On prend ce poisson sur nos côtes de l'Océan avec différentes sortes de filets; mais comme on est obligé d'en retrancher la tête pour le manger, et que le corps étant fort menu, il en reste fort peu de chose, les pêcheurs n'ont pas un grand intérêt à le prendre, et ils n'en font point de pêche [particulière. Ils ne prennent que ceux qui se trouvent dans leurs filets ou qui s'attachent aux hameçons.

Observations. — Plusieurs naturalistes, et particulièrement Gmelin , pensent , ainsi que nos pêcheurs , que la femelle de ce poisson diffère peu du inàle ; mais d'autres naturalistes , en plus grand nombre, font une espèce particulière, sous le nom de dragoneau , du poisson que les premiers regardent comme la femelle de Ja lyre. Le dragoneau {callionymus dracunculus , Lin.) se distingue de ce dernier poisson par la brièveté des rayons de la nageoire dorsale, par le nombre des autres nageoires, le peu d'apparence de la ligne latérale, et par les nuances et la disposition de ses coiileurs, qui sont moins brillantes. Ces nuances sont brunes sur la tète et le dos, et argentées avec des taches sur la partie inférieure du poisson. Duhamel dit que la chair de ce qu'on appelle la femelle, c'est-à-dire du dragoneau , est bien meilleure que celle de l'autre poisson. Le même auteur décrit, sous les noms de draconcule ou de lézard-de-mer, noms que l'on applique encore au dragoneau, un autre poisson. V. Lézardde-mer.

LYRE. C'est aussi le nom d'un poisson du genre des trigles , dont nous avons parlé sous le nom de Groneau. V, ce mot.

MACHORAjS. jNom péruvien d'un poisson du genre silure, quia un pied et demi de long, 4 pouces de large, des écailles brunes imperceptibles, des aiguillons avec lesquels il fait des blessures dangereuses, des espèces de barbes des deux côtés de la tête, la peau fine et la chair blanche. Il est commun an Pérou, aux iles Saint-Vincent, au cap Vert, à l'Ile-de-France, à l'île Bourbon et à la Cùte-d'Or.

MACKREL. C'est le nom du maquereau dans quelques ports de l'Allemagne.

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MACLE. On donne, dans quelques ports de Picardie, ce nom aux folles. On nomme, en Languedoc, maclonière un filet de la nature des/biles. V. Folles, § 7.

MACLONNIÈRE. Sorte de tramail dont on fait usage dans les étangs de Cette, et qui peut se rapporter aux Folles. V. ce mot.

MACROCÉPHALE. C'est le grand Cachalot.

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