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les morues, et autour de laquelle sont rangés les habilleurs et les étêteurs , PL 42 , iV». IV.
Traîneau, PL 43, iV". I. — Qui sert sur l'échafaud à transporter les morues de l'établi où on les habille au saleur qui les met en patte , comme on le voit dans le bas de \^fig- iV». ///.
Manne, PL 43 , iV<>. ///. — Elles servent à porter le sel au saleur et à recevoir les foies que les décolleurs tirent des morues.
Civières ou boyards, l , PL 43 , N°. I. — Elles servent à porter les morues de l'échafaud dans les lavoirs ou sur la grève , et quand elles sont sèches, dans les chaloupes, pour les embarquer.
Rabots et vatrouilles. — Les rabots m, PL 43 , N°. I, servent, lorsqu'on lave les morues, à ôter la vase que le sel a laissée dessus; mais il vaut mieux se servir des vatrouilles , o f qui sont un tampon de laine attaché au bout d'une perche. Son usage ordinaire est de laver les vaisseaux.
Cageot. — C'est une caisse où se jettent les foies de morues, pour les laisser fermenter et se fondre en huile.
Lavoir. — C'est une espèce de petit parc en carré long, formé à claire-voie avec de petits barrotins , et qui peut avoir 10 pieds de long sur 7 pieds de largeur : on en voit un en «^ PL 43, N^. I Le fond du lavoir est planchéié. Lors du flot , on pc^usse ce lavoir à la mer, et de manière que le bout où les bai rots sont moins longs soit à terre ou à une petite profondeur d'eau. Communément on établit à côté un petit échafaud, pour que ceux qui apportent la morue et ceux qui la lavent ne se mettent point dans l'eau. Quand les morues sont bien lavées et blanches, on les met égoutter et sécher pendant quelques heures sur des claies, la chair en dessous.
Pelles. — Il y en a de grandes x, PL 41 , iV». VII, et qui servent pour décharger le sel et le mettre en tas sur l'échafaud, comme on le voit PL 43, N° . III ; et d'autres plus petites , qui servent à prendre le sel au monceau pour le poudrer sur les morues, comme le fait le matelot b, Pl.^i^ N°, Vf d'autres pour prendre moins de sel , le mettre sur l'échafaud dans de grandes caisses, PL 43, iV°. III, et en emplir des mannes, que l'on porte au saleur. La caisse où est le sel se nomme saunière.
Barils à huile, — On entonne l'huile dans des tonnes P, N°. V, PL 4« , où étaient les boissons que l'équipage a consommées. Plus les morues sont grasses, et plus leurs foies fournissent d'huile. Il y a des années où 4,000 quintaux de morues donnent de 40 à 45 barils d'huile; dans d'autres années, la même quantité de morue ne donne c[u'un trentaine de barils; mais, année commune, un vaisseau de 100 tonneaux, fournissant de 18 à 1 900 quintaux de morue, ne donne que 8 à 10 barils d'huile quand les morues sont maigres, et de i5 à 18 quand les foies sont gras et bien nourris. On doit tenir les barils d'huile à couvert pour empêcher le coulage.
De la rave.
Si l'on fait de la rave avec les œufs de morue, on les sale dans les mêmes barils ou dans de plus petits, iV". //, P/. 42; ou bien, après les avoir salés, on les fait sécher, puis on les embarque en lest.
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De quelques menus ustensiles. — Ils eoasistent dans des haches pour rétablir l'échafaïul , des clous de différentes grandeurs, des marteaux, des scies, des herininettes, îles tarières et d'autres outils de charpentier, tle calfats et de tonnelier.
Des habits des pêcheurs de morue, et priricipalc- Icment de ceux qui pochent la morue qu'on prépare au sec.
Comme la péi he de la morue se fait dans des parages et même dans des pays très-éloignés les uns des autres et où la température est très -différente, il s'ensuit que l'habillement des pêcheurs doit être plus ou moins chaud, et plus ou moins en état de résister à l'humidité et à la pluie ; en général , il ressemble assez à celui des matelots. Il importe que les pêcheurs aient des bottines de cuir ou des guêtres de toile goudronnée. Dans le Nord, leurs casaques et leurs pantalons sont faits de peau de veau ou de mouton passée à l'huile et au suif, pour empêcher l'humidité de pénétrer, et ils en mettent le poil en dedans pour avoir plus chaud. De plus , ils doivent avoir des hardes de rechange.
Les pêcheurs et les habilleurs ont un grand tablier de cuir, qui tombe jusqu'à mi-jambe, avec une bavette, qui remonte jusqu'au menton. Quelquesuns, et sur-tout les habilleurs, ont des brassards de cuir et des mitaines d'étoffe qu'on nomme haleavants.
Les capitaines doivent avoir soin que les novices et les mousses soient suffisamment fournis de hardes; car s'ils n'ont point de quoi changer cjuand ils sont mouillés, ils tombent malades , et de plus ils communiquent presque toujours la maladie à l'équipage.
Du sel.
Ln navire de 3oo tonneaux se charge d'environ 200 tonneaux de sel; et quand la pêche est bonne, il peut rapporter 3, 000 quintaux de morue sèche. On emploie moins de sel dans les endroits où les chaleurs se font sentir que dans ceux qui sont plus froids, parce que, dans le premier cas, les morues s'en pénètrent plus promptement et plus intimement. Comme il est important que les morues ne soient pas trop salées, on essaie le sel sur les premières qu'on a prises, pour se régler à l'égard du reste. Mais on peut compter en général que 7 tonneaux de bon sel peuvent suffire pour 3oo quintaux de morue; et si on craignait d'en manquer, cette quantité de sel bien économisée pourrait suffiie pour 35o quintaux de morue.
Expédition des bâlimens.
Les armateurs expédient la plupart de leurs bàtimens pour faire uniquement la pêche ; d'autres fois ils embarquent des marchandises de traite pour les échanger avec les naturels du pays pour des morues préparées. Il y a des capitaines qui se servent de marchandises de traite pour louer des matelots sur les lieux, et qu'ils incorporent avec leur équipage pendant la campagne.
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De la répartition des places d l'arrivée des bâtimens.
Autrefois le premier capitaine arrivé prenait le nom de capitaine-amiral de la pêche. Il avait le droit de prendre le poste ou le galet qui lui paraissait le meilleur; et ceux qui arrivaient ensuite clioisissaient leur poste, chacun suivant l'ordre de son arrivée. S'il s'élevait des contestations elles étaient portées devant le capitaine-amiral , qui décidait. Il y avait souvent des différens , sur-tout en ce que le premier arrivé voulait prendre place pour un aulre A^aisseau de même société, et il régnait en général peu de police dans tous les parages ; d'un autre côté , on compromettait la sûreté des équipages pour arriver le premier. C'est pour remédier à ces abus que les nouveaux réglcmens ont décidé que les havres et places aux côtes de l'Ile de Terre- Neuve ne seraient plus au choix du premier occupant. V., à la fin de ce Dictio?inaire , V Arrêté du 1 5 pluviôse an 10, et V Ordomiance du 21 novembre
Des lieux convenables pour la pêche de la morue
sèche.
Il n'en est pas de cette pêche comme de celle de la morue verte, qui se fait en pleine mer et dont le produit se prépare sur le bâtiment même; tandis que la morue sèche se prépare à terre. Il fiiut choisir un endroit où la côte ne soit point escarpée, et où il y ait un bon mouillage pour le vaisseau, qui doit rester désarmé pendant toute la campagne. A Fégard de la grave où l'on doit sécher la morue , il faut qu'elle ne soit ni vaseuse ni sableuse, parce qu'elle rendrait la morue sale et même croquante i il fatit au contraire une grave de roches, de pierres, de galet et de gros graviers. De plus, la plage doit être exposée au vent, et non à la grande action du soleil. Les vents frais et secs sont ce qu'il y a de plus favorable. Il est bon d'avoir, à la portée de l'établissement, du bois pour construire les échafauds et les cabanes , et de l'eau douce. Enfin, il faut que l'établissement soit à portée des bancs et des golfes poissonneux; car c'est un grand inconvénient quand les chaloupes pêcheuses s'éloignent beaucoup de Pendroit où l'on prépare la morue, non-seulement à cause de l'expédition du travail , mais encore parce qu'il est important que le poisson soit tranché et mis au premier sel aussitôt qu'il sort de la mer. On place le bâtiment dans une anse ou une baie, le plus à l'abri qu'il est possible; on le désarme et on v laisse les vivres, le sel et une partie des ustensiles ; puis on s'occupe à construire i'écliafaud et les cabaneaux, et à se pourvoir de chaloupes pour la pêche, d'un lavoir et d'un charnier pour les foies.
Des chaloupes pêcheuses.
Aussitôt que le vaisseau est amarré et désarmé , des charpentiers s'occupent à remonter les chaloupes qu'on a apportées en paquets, à radouber celles cpi'on trouve sur le lieu ou qu'on loue. On compte qu'il faut quatre chaloupes pour un navire de 80 tonneaux, et vingt pour un navire de 4oo tonneaux : c'est à raison d'une chaloupe pour 20 tonneaux. Elles sont elles-mêmes du port de 4 â 5 ton-
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neaux. On les divise cliacune en six places j trois pour les pêcheurs et trois pour mettre le poisson. Aussitôt qu'elles sont à l'eau, on leur met leurs agrès, qui consistent en une voile carrée et une latine , trois avirons, deux lignes garnies d'un haim pour chaque matelot, et un compas pour que les pécheurs puissent retrouver leur chemin en cas de brume ou de mauvais temps. Enfin ^ comme les pêcheiirs ne reviennent à l'échafaud que le soir ou le lendemain, ils prennent uirlîl'doirrempli d'eau , ou de bière, ou de cidre, un corbillon rempli de biscuit, et des appâts. Lorsque les |)êcheurs sont établis snr le fond où ils doivent pêcher, ils y mouillent un grappin. Cependant le maître de grave envoie des chaloupes pour reconnaître leur position, dans la vue de leur fournir des appâts et des vivres c[uand ils en ont besoin ; car si ta pêche est bonne, ils ne reviennent à terre que le moins possible ; et afin de ne pas prendre le change, les canotiers conviennent d'r.n signal pour se reconnaître.
iJéchafaud, PL 43, N°. V^, est une espèce de théâtre dont on proportionne la longueur et la largeur à la grandeur du bâtiment qu'on a armé pour faire la pêche. Le bout C doit être assez avant à la mer pour que de mer basse les chaloupes pêcheuses puissent l'accoster étant chargées de poisson ; l'autre bout doit être à sec lorsque la mer est haute, pour que ceux qui travaillent à la préparation du poisson puissent y passer sans entrer dans l'eau. Les échafauds se construisent avec de jeunes sapins que l'on place très-près les uns des autres, et qu'on enfonce dans le terrain. Les différentes pièces en sont assemblées avec de forts clous, et assez solidement pour que la bâtisse puisse résister à l'impétuosité de la mer. Pour former le plancher de l'échafaud , on lie lu tète des pilotis par des lougrines et des traversinesj et au lieu de planches, on met ordinairement dessus de jeunes sapins bien droits, pour qu'ils se touchent sans laisser de vide entre eux. Lorsque l'échafaud est construit , on établit dessus la cabane Ef F, PL 44? -^'*' H^> ^1^^ consiste en une espèce de halle 5 et pour qu'on puisse s'y mettre à couvert des injures de l'air et y travailler la nuit à la lampe, on forme avec des rames vertes un clayonnage, PL 43, iVi>. III ^ et on couvre la cabane avec des herbes sèches, ou des écorces d'arbres, ou avec les voiles du navire. C'est sous cette halle que sont les étaux pour trancher la morue, et l'endroit où l'on met la morue en premier sel. Il y a une espèce de grenier, où couchent les décolleurs, habilleurs, saleurs et mousses, en un mot ceux qui travaillent à l'échafaud, et qu'on nomme chafaudiers.
L'échafaud, PL. 43, -ZV°. F, est représenté la mer étant haute. Il y a du côté de la mer comme un avant-bec c 6 , le long duquel les chaloupes pêcheuses peuvent aborder pour décharger leur poisson. C'est sur cet avant-bec qu'on met quelques petites pièces de canon , pour imposer aux pirates et aux partis de sauvages qui seraient tentés de prendre le poisson qu'on a préparé. A certains échafauds, on pousse les morues par-dessous la clôture de la cabane , sous laquelle on laisse un espace vide 5 le garçon de bord b est occupé à ce travail.
Les cahaneaux g, PL 43, N^. V, sont faits
avec des perches et des planches dont le toit est couvert d'une voile ou d'écorces d'arbres et des gazons par-dessus. On en fait ordinairement un pour la cuisine, un pour le magasin des vivres, plusieurs pour loger les officiers, un grand pour les matelots. On les place hors de l'étendue de la grave.
Des vigneaux. — Quand on a près de l'échafaud une plage couverte de galets ou de cailloux et point sujette à l'inondation, on en profite pour faire sécher la morue ; mais si le fond est de sable fin ou de vase, ou s'il y reste de l'eau, on construit des vigneaux ou banquettes de 4 pieds de largeur sur 40 à 5o toises de longueur, et qui sont élevés d'un pied ou 2 au-dessus du terrain. On les construit soit avec des cailloux, comme un mur en pierres sèclies, PI. 44) f) ou bien avec des rames ou de grandes claies larges de 4 pieds, et dont on forme une longueur de 2 à 3oo pieds, en les soutenant à environ 2 pieds de terre par des pieux et des traverses. Comme la construction des vigneaux est un travail fatigant, on y supplée quelquefois par des ramées, c'est-à-dire j)ar des couches de branches vertes auxquelles on donne 4 '•• 5 pouces d'épaisseur ; mais les signaux et la grave sont préférables. Il faut cjue la grave soit sèche , car les exhalaisons du sol jaunissent la morue. Dans les parages où les chaleurs se font sentir, on commence par étendre les morues sur les vigneaux , et ensuite on les transporte sur la grave, qui réfléchit mieux la chaleur que les vigneaux.
Du départ des chaloupes pour la pêche et de leur pêche. — Lorsque les cIialou[)es sont montées et appareillées, les échafauds, les vigneaux et les cabaneaux construits, chaque chaloupe va à la pêche, ou, comme disent les pêcheurs, à la sonde ^ étant armée de trois hommes, le maître, l'avant et souvent un novice. Chaque pécheur a 2 lignes, pour en jeter une à bâbord et l'autre à tribord ; elles ont de 45 à 5o brasses de longueur, et sont , comme pour la pêche de la morue verte, chargées de 5 à 4 livres de plomb, semblable à celui qui pend au bas de la y%. hik, PL 41 , A'". //. Il y a 3 ou 4 brasses de l'haim au plomb , qui est au bout de la principale ligne ; on attache donc communément au plomb G, N'^. VII , ou à quelques brasses audessus , une ligne plus fine H , qui porte un haim et assez, souvent deux , qu'on amorce, autant cpi'on te peut, de poisson frais, tel que maquereau, hareng^ capelan , ou autre dont on peut se fournir. II n'est pas rare que chaque ligne amène 2 morues. Lorsque la pêche est très-avantageuse, chacjue chaloupe peut rendre de 3oo à 5oo quintaux de poisson par mois ; mais ces cas sont rares.;
Assez communément les chaloupes partent à 3 heures du matin, et reviennent ù l'échafaud sur les 3 à 4 heures du soir. Si le vent est favorable, les pêcheurs appareillent leur voile 5 mais souvent Ils sont obligés d'aller et de venir à la rame. Comme les morues suivent les bancs de harengs et de capelans quand ces poissons s'approchent des côtes pour frayer, il faut cpie les chaloupes pêcheuses se distribuent, dans le commencement , de dillérens côtés, pour essayer de rencontrer un banc de poisson} et quand un équipage l'a rencontré, il en avertit ses
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caiiidrndes , et toutes les chaloupes pêcheuses dépendantesdunièmenavires'yréunissentpouren profiter.
Des différens appâts avec lesquels on amorce les hairns pour cette pcche.
Le succès de la pèche dépend beaucoup de la bonté des appâts. Ceux qui méritent la préférence sont le maquereau , le hareng , la sardine et le capelan , le làiicornet , quelques coquillages et le gaspereau 5 celui dont on se sert le plus est le capelan. Four se procurer des appâts, le maitre de la grave, qui est particulièrement chargé d'en fournir, envoie la majeure partie des chaloupes à la pêche pendant qu'on achève de construire l'échafaud ; et on met les poissons qu'on a péchés en demi-sel et en saumure, pour y avoir recours dans le besoin. Mais comme les poissons frais sont préférables, il destine, pendant le temps de la pêche, une couple de chaloupes armées de quatre à six hommes, pour aller, soir et matin , pêcher ces petits poissons avec une seine de 5o à 60 brasses de longueur. Le capelan étant le poisson le plus abondant, on a coutume d'appeler capelanières les chaloupes qui font cette pêche. C'est dans le mois de juin ou de juillet qu'on trouve le plus de capelans. Quand la saison est passée, on essaie de se ]>ourvoir de harengs ou de maquereaux 5 et quand il faut les aller chercher au loin, on les saupoudre d'un peu de sel, car les morues n'aiment pas le poisson corrompu. 11 est bon, avant d'amorcer, de dessaler ceux qui l'ont été.
A défaut de ces bons appâts, on se sert d'une espèce de petit cornet loligo-minor, qui est du genre des sèches, et que l'on pêche aux feux pendant les nuits obscures, en distribuant quelques hommes le long de la côte, pour faire des feux à 3 ou 4 brasses du bord de l'eau. Les cornets, attirés par cette clarté, sortent à terre sur le rivage, et, le lendemain, on les y ramasse à la pointe du jour.
On pêche le capelan à-peu-près comme les sardines. Lorsque ce poisson longe la côte, on tire souvent la seine à terre 5 quand il se retire dans les anses sablonneuses, les pêcheurs vont le chercher jusqu'à 7 brasses de profondeur : ils l'enveloppent avec leurs seines et le halent à terre.
Il arrive quelquefois , mais rarement, que les capelans se tiennent entre deux eaux, à une petite profondeur : alors on peut les prendre en pleine eau avec la seine, ce qu'on nomme drosser^ mais cela n'est pas commun.
A l'égard des harengs et des maquereaux , on les pêche en les enveloppant avec le filet qui flotte entre deux eaux; et pour les engager à y donner, on jette des pierres jusqu'à ce qu'on ait formé une enceinte avec ce filet.
On prend encore les poissons dont nous venons de parler avec des manets, qu'on tend le soir à l'embouchure des anses, et qu'on relève le matin quelquefois si chargés de poissons, qu'on a peine à les embarquer. On en tend aussi à la dérive, ou par fond quand ils ne terrissent pas.
Quelquefois on darde des plies et d'autres poissons autour de l'échafaud, où ils sont attirés pour manger \e$> issues des morues 5 d'autres fois on attire le foisson avec des flambeaux d'écorce de bon-