NUI
Le nord-caper est un grand destructeur de harengs. 11 se nourrit aussi di'orties de mer ou méduses, et de planorhes ; la grande avidité avec laquelle il poursuit les harengs jusque dans les golfes le fait souvent échouer sur les bas-fonds. On découpe alors son lard , et les Islandais mangent sa chair. Ses fanons sont petits et peu estimés. On trouve cet animal sur les côtes de Norwege , d'Islande , et dans les mers du pôle austral.
NORMANDIE. V. , pour les réglemens concernant la pêche sur les côtes de la Normandie, l'article Pêche maritime , § 3.
NORRAIN. C'est la même chose que Valvin^ c'est-à-dire de petits poissons que, dans la pêche des étangs , on réserve pour les repeupler.
NOTIER. On donne ce nom au mousse qui détache les noues ou nauts de la grosse arête dans la préparation des Morues. V. ce mot.
Noue. Tulle faite en canal pour l'écoulement des eaux. C'est encore une sorte de trou ou de lieii bas où se jettent les eaux des rivières lors des débordemens.
Il est défendu de pêcher dans les noues avec des filets, et d'y fouiller pour prendre le poisson et le frai qui a pu y être porté par le débordement des rivières , sous quelque prétexte et en quelque temps et manière que ce soit, à peine de 5o francs d'amende contre les contrevenans. ( Ord. de 1 669, tit. XXXI, art. 11.)
Cette défense est établie, parce que le poisson se retire ordinairement dans les noues par les débordemens. S'il était permis d'y pêcher, il est sensible que cela priverait les rivières du poisson que d'autres débordemens y ramènent.
Cependant il faut distinguer entre les noues celles dans lesquelles les bateaux peuvent passer en tout temps, et celles qui ne sont abreuvées par les rivières que dans les temps des grandes eaux : la pêche est interdite aiix riverains dans les premières , et elle n'y est permise qu'aux fermiers de la pêche , tandis qu'elle appartient aux riverains dans les secondes. V. , dans notre Recueil des Réglemens forestiers, t. II , pag. 490 et 4')^ 5 une circulaire de l'Administration des forêts, du 7 juillet 1812, et une décision ministérielle du i4 août suivant.
Observons encore que la pèche ne peut être affermée au profit de l'Etat dans les noues, boires, canaux ou fossés creusés do main d'homme dans des propriétés privées ou communales, (Décis. minist., du 18 avril i823, au Kecueil des Réglemens forestiers , t. III , p. i3o. )
NOUE ou NOVE. Vessie à air de morue, qui fait un mets délicat : elle se trovive le long de l'arête du poisson , en dedans.
NUIT. Il est défendu de pêcher la nuit, sinon aux arches des ponts , aux moulins et aux gords, où se tendent les dideaux. (^Ord. de 1669, tit. XXXI, art. 5.)
NUIT (HARENGS D'UNE). Ce sont ceux qui ont été pris la nuit du jour où on les livre ; de deux nuits , ceux qui ont été péchés avant la livraison. V. Hareng.
OMB
OBLADE, spams oblada. Poisson qui est connu, dans quelques provinces du midi de la France , sous le nom de nigroil, et en Italie sous celui à''ochïa(/o. Ce poisson parvient à peine à un pied de long, ne pèse communément qu'une livre. Il a 1 1 rayons ai-
fuillonnés et i4 articulés à la nageoire du dos 5 rayons aiguillonnés et i4 rayons articulés à celle de l'anus 5 quatre incisives comme tronquées à leur extrémité et dentelées à la mâchoire supérieure 5 le dos d'un bleu noirâtre 5 plusieurs taches et des raies longitudinales brunes qui s'étendent sur les côtés, qui sont argentés; une tache noire à la queue. On le trouve dans les mers d'Europe : c'est dans le lac de Cagliari, en Toscane, et dans l'Adriatique, qu'on en prend le plus. Les oblades sont assez rusés, et il est difficile de les prendre à la nasse, au filet et sur-tout à l'hameçon j mais lorsque les eaux de la mer sont agitées, on les attire en y jetant des boules de pain et de fromage pétris ensemble , et on les prend avec des hameçons garnis du même appât. Duhamel dit que les habitans de la côte voisine d'Alicante , en Espagne , les attirent avec de petites boules de soufre ; et nous trouvons dans Pline qu'auprès d'Herculanum et de Stabia , les oblades s'approchaient assez de la rive pour prendre le pain qu'on leur jetait, mais qu'ils savaient distinguer l'appât qui tenait à un hameçon.
ŒILLONS. C'est le nom que l'on donne aux jeunes saumoneaux de la Samoy.
OEUVRE-MORTE. On appelle ainsi toute la partie du bâtiment qui excède la surface de l'eau.
OEUVRE-VIVE. C'est la partie du bâtiment qui entre dans l'eau , ou celle qui est comprise depuis la quille jusqu'à la ligne de flottaison.
OISEAUX. Il y a des oiseaux, tels que le cormoran et autres, qu'on peut dresser à la pêche. V. Cormoran et Pêche.
OISEAUX AQUATIQUES. On comprend la chasse aux oiseaux aquatiques dans l'adjudication de la pèche fluviale. V. Pêche.
OFFICIER. On donne ce nom au cap élan ^ poisson du genre des gades. V. Capelan.
On donne aussi le même nom au ^^Aq pollack ou lieu. \ . Lieu.
OLO>'NE (SABLES D'). V., pour la police de la pêche sur les sables d'Olonne , l'article Pêche maritime, § 5.
OMBLE. C'est un des noms vulgaires du salmone-salveline, salmo- salvelinus , poisson qu'on pêche dans le Danube et dans les grands lacs de la Hongrie, de l'Autriche et de la Bavière, qui parvient quelquefois à 3 ou 4 pieds de long , et qui a la tête brune, les joues argentines; le corps parsemé de taches orangées entourées d'un cercle blanc ; le ventre rougeâtre, ainsi que les nageoires. On prend ce poisson avec des filets et à l'hameçon. Sa chair est d'un bon goût : on la sèche à la fumée pour l'envoyer au loin.
On donne aussi le nom d'omble ou d'umble à V Ombre- Chevalier. V, ces mots.
OMÉ
OMBRE ou UMBRE. On donne ce nom à une espèce de perche que l'on prend dans la Méditerranée. V. Perche.
On le donne aussi à un poisson du genre scienne. V. Umhre.
OMBRE BLEU. C'est le salmone de Wartemann.
Description. — Il a la tête petite et argentine 5 les mâchoires égales et point de dents; le dos bleu et le ventre blanc 5 la ligne latérale marquée par des points noirs; les nageoires jaunâtres et bordées de bleu ; les écailles petites près de la tête et fort grandes sur tout le reste du corps. Il parvient rarement à 2 pieds de longueur.
Habitation. — Ce poisson se trouve dans les lacs de la Suisse, et sur-tout dans le lac de Constance, où on le pêche en grande quantité. Il se tient, hors le temps du frai, dans la plus grande profondeur des eaux.
Nourriture. — Il vit de plantes, de vers et d'insectes.
Propagation. — Il fraie en hiver sur le bord des lacs et multiplie considérablement. Il est, pour les pêcheurs du lac de Constance, ce que les harengs sont pour les pêcheurs du Nord.
Qualités. — La chair de Vombre bleu est excellente et fort recherchée des gourmets.
Pêche. — On le prend avec des filets de 60 à 70 brasses de hauteur, et dont les mailles sont assez larges pour laisser passer les poissons qui ont moins de 3 ans. Pendant l'été, on voit, chaque soir, de vingt à cinquante bateaux se mettre en mouvement pour cette pêche, où communément chaque bateau rapporte de 2 à 3oo poissons.
Conservation de l'ombre bleu. — Tout le poisson qui ne se consomme pas frais se marine et s'envoie en France et en Allemagne. Cette opération se fait de deux manières : on se contente de vider et laver les poissons ; ou bien, après les avoir vidés et lavés, on les fait cuire légèrement sur de grands grils. Dans l'un et l'autre cas, on les met ensuite dans des barils , et on les couvre de vinaigre salé et aromatisé avec du laurier, du thym, etc.
OMBRE ou OMBLE-CHEVALIER , salmo-umbla, (Lin.) Poisson du genre salmone.
Description. — Ce poisson (P/. Q^Jîg. 3) a la queue fourchue ; la ligne latérale légèrement recourbée ; le corps à peine tacheté; la tête petite; la mâchoire supérieure un peu plus longue que l'inférieure, et deux rangées de petites dents à cette dernière lorsque l'autre n'en a qu'une ; les joues verdâtres, variées de blanc; le dos verdâtre et le ventre blanc.
Habitation. — On trouve ce poisson en quantité dans le lac de Genève, et plus rarement dans celui de Neufchâtel. On en voit quelquefois de 3 à 4 pieds de long.
Qualités. — Sa chair est grasse, plus délicate que . celle de la truite, et très-recherchée des gourmets. M. Bosc dit qu'il a vu plusieurs fois vendre à Paris ce poisson 100 écus la pièce. Les poissons médiocres, ceux qui n'ont qu'un à 2 pieds de long, se vendent rarement moins d'un louis, même à Ge-