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très ; le dos rotrgeâtre ; le ventre argenté ; le corps quelquefois pourvu de bandes longitudinales jaunes et de deux taches noires de chaque côté, une audessus et une au-dessous des ouïes. On le trouve dans toutes les mers d'Europe et dans celles d'Amérique : la Méditerranée sur-tout en nourrit de prodigieuses quantités, qui vivent dans la profondeur de ses eaux pendant l'hiver, s'approchent des rivages pendant l'été et remontent même les rivières. Les anciens, qui l'ont connu, rapportent que son entrée dans le Nil est un des signes avant-coureurs de l'inondation de ce fleuve, et qu'en conséquence il avait été divinisé par les Egyptiens. Ce poisson était estimé des Grecs , qui le péchaient tant sur les rivages cjue dans la haute mer.
Il se nourrit de crustacés , de petits poissons et de coquillages 5 il aime sur- tout le frai de la sèche. La chair du pagre est moins délicate pendant la saison où il vit dans les eaux douces que lorsqu'il est pris dans les eaux salées de la mer. Cette différence est attribuée à ce que dans les eaux douces il éprouve plus de difficultés à se procurer l'aliment qui lui convient. En hiver, on pêche le pagre en mer avec des filets qui vont au fond de l'eau ; mais en été, on le prend à la ligne, dans les endroits sablonneux et peu profonds, avec des hameçons amorcés de crustacés, ou avec des filets et ordinairement près du rivage.Les pêcheurs de l'iledeSardaigne prennent des pagres en si grande quantité, qu'ils y sont au nombre des poissons les plus communs. On les mange cuits à l'eau salée, avec une sauce aux câpres, ou une sauce rousse , ou rôtis sur le gril et assaisonnés à l'huile et au vinaigre, ou bien frits et arrosés de jus d'orange épicé. On dit que, frits et ensuite conservés dans du vinaigre fort et épicé, ils fournissent un mets agréable et rafraîchissant en été.
PAGURE , pagurus. Genre de crustacés de la division àes pédiocles à longue queue , qui a pour caractère c^uatre antennes , les intérieures courtes , bifides au sommet ; les extérieures longues et sétacées; le corps oblong ; la queue molle et non testacée, ayant des crochetsà son extrémité; dix pattes, les deux antérieures munies de pinces.
Les espèces de ce genre , n'ayant pas le test assez dur pour être à l'abri du danger, s'emparent des coquilles univalves qu'elles trouvent vides et qu'elles traînent avec elles : elles en prennent une plus grande lorsqu'elles veulent changer de peau. Il y en a qui vivent dans des trous ; mais toutes ne sortent de leixr domicile qu'une fois par an, et c'est du fond de cette demeure qu'elles saisissent avec leur grosse pince les animaux dont elles font leur proie. La femelle porte ses œufs sous la queue à-peu-près comme les autres crustacés.
Les pagures sont fort communs sur les côtes pendant l'étéj ils sont souvent portés par les flots sur la grève, mais ils savent fort bien retourner à la mer. Ils s'enfoncent pendant l'hiver dans les profondeurs de l'Océan.
On mange les pagures; mais comme ils sont généralement petits et qu'il est difficile de les faire sortir de leur coquille , on ne les recherche pas beaucoup.
Le nombre des espèces paraît considérable ; mais
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elles sont peu connues. On dit qu'il y a une grande espèce dans les îles d'Amérique qui vit habituellement sur terre, et qui ne va à la mer que pour y déposer ses œufs et ensuite chercher une nouvelle coquille , avec laquelle elle revient sur les montagnes et dans les bois. Quand on la prend, elle jette un petit cri et tâche de mordre. Les habitans la mangent, et tirent de son corps, par sa décomposition au soleil, une huile jaunâtre qu'on regarde comme un remède souverain contre le rhumatisme. On trouve dans la coqiiille , d'où on la fait sortir par le moyen du feu , une cuillerée d'eau claire, c[ue l'on regarde aussi comme un bon remède contre les pustules qu'excite sur la peau le lait vénéneux du mancenillier.
Les espèces les plus connues sont :
l^Q pagure-larron y qu'on trouve dans la mer des Indes :
Le pagure-Bernard-l' Ermite , V. Bernard - l'Ermite.
Le pagure-Diogène , qui habite les mers d'Asie et d'Afrique ;
Lie pagure strié, qui a les pinces et les pattes striées transversalement, la pince gauche plus grosse que l'autre, à doigts courts, et obtusément dentées en dedans , et qui se trouve dans la Méditerranée ;
he pagure vitté , qui vit dans les mers de l'Amérique j
Le pagure tabulaire, qui est presque cylindrique, avec des pointes enfoncées dans toutes ses parties. On le trouve dans la Méditerranée, dans des tubes de serpules.
PAILLOIE. Filet d'usage aux Martigues. C'est une tisse d'entre-maillade dont les fils sont déliés et les mailles assez fines. V. Tramaux .
PAL. C'est l'un des noms du cagnot bleu ou squale glauque.^ V. Squale.
PALAMIDIÈRE. Filet assez semblable aux courantilies 5 mais comme les palamides sont moins grosses que les thons , on fait les mailles moins grandes.
PALAEMON. Genre de crustacés dont les espèces les plus connues sont la squille et le locuste. V. Chevrettes.
PALANGRE. Terme provençal , qui signifie une corde garnie de lignes ou bresseaux, et d'haims ou muscleaux. Cette façon de pêcher se nomme, dans VOcéan.^ pêcher aux cordes. V. Corde et Ligne.
PALAJNGRER. Pêcher avec la corde dite palangre. V. Ligne.
PALANGRIER. Celui qui pêche avec la corde nommée palangre : on nomme aussi bateau-palangrier celui qui sert à cette pêche. Dans l'Océan , on appelle celui qui fait cette pêche pccheur-cordier. V. Corde et Ligne.
PALE , du latin palus. Petite vanne qui sert à ouvrir et fermer la chaussée d'un moulin ou d'un étang pour le mettre en cours. Quand on veut donner l'eau à la roue d'un moulin , on lève une pale, qui est différente du déversoir d'un moulin.
PALÉE. On nomme ainsi la partie plate de l'aviron ou de la rame qui entre dans l'eau.
PALEE. Poisson du genre salmone , qui ressemble à la truite on au saumon. Il a le même nom-
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bre d'ailerons et de nageoires : elles sont placées de même; mais ce poisson ne pèse jamais au delà de 3 livres, il est plus plat que le saumon \ sa bouche est plus petite. Il ne se nourrit que de vers et d'insectes. On pèche la pa/ee dans les lacs de Neufchàtel et de Brienne.
PALETOT. Casaque sans manches qui sert aux pêcheurs de la Manche.
PALICOT DE LA TÉTE-DE-BUCH. C'est un petit parc tournant , que les pêclieurs font aux endroits où ils jugent qu'il y a Deaucoup de poissons par les traces qu'ils laissent sur le sable. V. Parc.
PALINUKE. Genre de crustacés de la division des pédiocles à longue queue, qui contient plusieurs espèces, dont la langouste est la plus connue. V. Langouste.
PALIS (HAUTS). Ce sont des filets du même genre que les manets , et qu'on tend sur des piquets. V. la PL 29 , i\^os. /^ //^ ///.
Cette façon de pêcher diffère des Revoirs (-voj. ce mot) principalement par la nature du filet, et parce qu'on le tend sur des perches plus longues.
Comme on se propose d'y prendre des harengs et des maquereaux dans la saison où ces poissons se portent à la côte , on emploie des filets dont la grandeur des mailles soit proportionnée à la grosseur des poissons qu'on veut qui s'y emmaillent. C'est pourquoi ces filets sont les mêmes que ceux qu'on emploie pour prendre les harengs ou les maquereaux en pleine mer, à cela près qii'on les tend sur piquets.
On les nomme, suivant les différentes côtes, manets, marsaiques , haranguyères , harangades ; et sur les côtes de Picardie, rets à roblots, parce que les petits maquereaux oix les sansonnets des côtes de Normandie s'y nomment roblots. Ces différens noms, et plusieurs autres qu'on donne à la même façon de pêcher, suivant la langue qui est en usage sur les diftérentes côtes , désignent les filets tendus sur des perches, et dont les mailles doivent être d'une grandeur proportionnée à la grosseur des poissons qui doivent s'y emmailler. Comme les perches s'élèvent de 8 , 10 ou 12 pieds au-dessus de la surface du terrain, nous les appellerons hauts palis.
Ces perches sont plantées à 2 brasses les unes des autres, sur les sables , entre les rochers , etc.; et les files de piquets sont toujours en ligne droite, un bout à terre et l'autre à la mér, pour croiser la marée. C'est pourquoi on change un peu cette direction, suivant celle que l'eau prend au jusant, afin d'arrêter les poissons de passage lorsqu'ils donnent a la côte.
Chaque pièce de filet a 8 ou 10 brasses de longueur sur 2 ou 3 brasses de chute ; car la hauteur de ces filets varie beaucoup suivant l'intention des pêcheurs. A l'égard de la longueur des tessures, elle est arbitraire.
La^^. iV°. /, PI. 29, représente de hauts palis : les filets sont tendus en palissades sur de hautes perches ; leurs mailles sont calibrées, en sorte que les harengs et les maquereaux s'y prennent par les ouj'es.
Dans \a.^g. iV"". //, sont des filets qui restent abattus au pied de leurs piquets jusqu'à ce que le
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j usant commençant à se faire sentir, on le relève avec des poulies et des manœuvres A B , qu'on voit à la tète de tous les piquets.
On voit, dans la^^. N° . III, un filet pour prendre des poissons nommés mulets : les lettres abbXc représentent tendu; on le tend actuellement en a.
On ne peut pas régler précisément la grandeur des mailles de ces filets, parce que les pêcheurs sont obligés de les proportionner à la grosseur la plus commune des poissons qu'ils se proposent de prendre. Un filet pour les gros maquereaux ne prendrait point de sansonnets, et réciproquement 5 mais on doit exiger cjne le pied des filets soit éloigné du sable au moins de 3 pouces. Les pêcheurs, pour ménager leurs filets, devraient même en tenir le bas à un pied au-dessus du terrain ; mais afin d'arrêter des poissons plats , ils sont souvent tentés de les ensabler.
Il est permis aux pêcheurs de tendre ces filets pendant les mois d'octobre, novembre et décembre, pour prendre des harengs concurremment avec les pêcheurs-parquiers, attendu que la pêche du hareng est permise dans cette saison. Mais les pêcheurs sont tentés de la continuer dans les mois de janvier, février, mars et avril, à cause de la grande quantité de harengs-gais qui se portent à la côte, et du débit qu'ils ont de leur poisson. Ce sont sur-tout les pêcheurs de Basse-Normandie qui insistent sur la prolongation de cette pêche, parce qu'on prétend qu'ils ne voient ces harengs à leur côte qu'au commencement de janvier. Ce n'est probablement pas dans la vue de prévenir la destruction du hareng qu'on a défendu d'en faire la pêche après le mois de décembre ; ce n'est pas non plus pour favoriser la multiplication des poissons de toute espèce, puisqu'on ne prend dans ces filets que des harengs , de petits maquereaux, des merlans, des carangues , et jamais de poissons plats ni de menuise quand le pied du filet ne porte point sur le terrain ; mais on a prétendu que, passé le mois de décembre , le hareng n'était plus de bonne qualité. Il paraît que c'est un j)rétexte, et que cette défense a été faite pour favoriser le commerce du hareng salé. Si cela est, on interdit la vente du poisson fiais pour favoriser celle d'un poisson salé que nous sommes fréquemment obligés d'acheter de l'étranger. Quoi qu'il en soit, le besoin que les pêcheurs- cordiers ont de harengs pour amorcer leurs haims a fait tolérer la pêche du hareng jusqu'au mois de mai, faisant néanmoins défenses aux pêcheurs de les vendre aux mareyeurs, et à ceux-ci d'en exposer dans les marchés. Pour contraindre même les pêcheurs de vendre leurs harengs aux cordiers, il leur est ordonné de mutiler les harengs dans les bateaux, en leur coupant la tête et la queue ; c'est ce qui s'appelle tronquer de tête et de queue.
PALLETER UN HAIM. C'est en aplatir l'extrémité en forme de palette , pour l'attacher à la pile. Cela se fait sur un tas ou petite enclume. V. Hameçons.
PALLETS DE GASCOGNE. Ce sont des filets qu'on tend comme les rets traversans, en les enfouissant dans le sable pour les relever lorsque la mer est haute, en halant sur les lignes qu'on amarre