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ANON. On donne ce nom en Haute-Normandie à Vaigrejin , poisson du genre des gades. V. Aigrefin.
ANOSTOME. Nom spécifique d'un poisson du genre salrnone^ qu'on trouve dans les Indes.
ANSE. Petit golfe ; plage d'eau , particulièrement de mer, qui entre dans les terres, dont les rives sont échancréeset courbées en arc. L'anse diffère de la baie en ce qu'elle est beaucoup moins grande, et que son entrée est, à proportion, plus larte. Les bâtiaiens s'y retirent par le gros temps, quand iis y trouvent assez d'eau, un bon ancrage, et que la mer n'est pas agitée.
ANSIEUES. On nomme ainsi les filets qu'on tend dans les anses. V. Manet.
ANTENNES. Cornes mobiles et filiformes que quelques insectes portent sur la tête. Oa donne ce nom à celles de l'écrevisse.
ANTHIA. V. Capelan.
ANTIBES. Il y a pour les ports d'Antibes , de Eandol et de Saint-Nazaire une juridiction de Friid'honimes-Pêcheurs . V. ces mots.
AOURADE. L'un des noms vulgaires de la Dorade. V. ce mot.
APHIE. Nom spécifique d'un poisson du genre cyprin , qu'on trouve abondamment dans la mer et les rivières du nord de l'Europe. Il a à peine 2 pouces de long; sa chair est de bon goût. V. au moi Cyprin.
Rondelet donne le nom à^'aphie à un amas de petits poissons dans lesquels il comprend la inelette, et sur les côtes de Gênes on donne à ces petits poissons la dénomination de nonnata , jionain f qui veut dire non encore nés. V. Nonnain.
APHYE, gobius aphya. (Lin.) Poisson du genre gobie ^ qui se trouve dans la Méditerranée, et qui remonte dans le Nil.
Presque tous les naturalistes anciens et modernes ont parlé de ce poisson^ qui n'est cependant remarquable ni par sa grandeur de 3 à 4 pouces , ni par sa couleur, qui est blanchâtre, tachée et fasciée de brun.
11 s'appelle vulgairement loche de mer^ parce qu'il a des rapports avec la Loche des rivières. ( V. ce mot. ) Ce poisson a 1 7 rayons à la seconde nageoire du dos ,
12 ai!x thoracines ; les yeux très-rapprochés l'un de l'autre ; des bandes brunes sur les nageoires du dos et de l'anus.
APLETS , filets qui servent à la pêche du hareng.
APLOIDA. Ce fut en 1400 que Charles IV fixa eu France, par un règlement, la dimension des filets. Cet acte , dont les dispositions ont été obligatoires pour les pêcheurs de la Manche, est le plus ancien qui traite de la police de la pêche sous le rapport de la maille et de la hauteur des filets appelés aploida^ dont on a fait le mot aplets^ par lequel on désigue encoi e à Dieppe les seines employées à la pèche du hareng.
APODES. Nom d'une division de la classe des poissons. Elle renferme ceux qui n'ont point Je nageoires ventrales. V. Poisson.
APOGON , apogon. Poisson de la Méditerranée , que Linnaîus avait réuni aux mulles ^ mais dont Lacépède a formé un genre particulier.
Le caractère de ce nouveau genre consiste à avoir
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le sommet de la tête élevé , deux nageoires dorsales, point de barbillons au-dessous de la mâchoire inférieure, des écailles grandes et faciles à détacher. V. au mot Mulle.
JJ'apogon vit dans les eaux qui baignent l'ile de Malte. Il est remarquable par sa belle couleur rouge. L'ouverture de sa bouche est grande ; son palais et ses deux mâchoires sont hérissés d'aspérités. Il a 6 rayons aiguillonnés à la première nageoire dorsale 5 sa queue est échancrée. Il est connu sous le nom de roi des Trigles , des Miilles ou des Rougets } probablement à raison de la qualité supérieure de sa chair. V. ces trois mots.
APRE ou APRON, perça asper. (Lin.) Poisson du genre des perches de Linnœus , et du genre dipterodon de Lacépède, cjui se trouve dans les grandes rivières de l'Europe et de l'Asie septentrionale, et cpi'on pêche en grandes quantités dans le Rhône. Sa longueur dépasse rarement 6 à 8 pouces. Il a le corps allongé , la tête large, la bouche petite et garnie de dents à peine visibles , les narines doubles , l'opercule des ouïes très-petit, le dos noir, jaunâtre et le ventre blanc, l'anus plus près de la tête que de la queue, dont la nageoire est fourchue, 8 rayons aiguillonnés à la nageoire du dos, i3 rayons à la seconde , la mâchoire supérieure plus avancée que l'inférieure, la queue très-allongée et les écailles grandes , rudes et dures.
Ce poisson se nourrit de vers et d'Insectes qu'il cherche dans la vase , et comme dans le Rhône il avale quelques paillettes d'or , on avait prétendu que ce métal faisait partie de sa nourriture. Il fraie au premier printemps, et c'est alors qu'on le pêche aux filets et à l'hameçon : on le prend aussi l'hiver sous la glace. Sa chair est saine , de bon goût et fort rcciicrcnGG.
APPAREILLER UN VAISSEAU. C'est disposer toutes choses pour mettre à la voile j et comme l'on dit appareiller une voile ^ les pêcheurs disent appareiller leurs filets lorsqu'ils les préparent pour la pêche.
APPAT, du latin pastus , pâture. Appât s'est dit autrefois de la pâtée qu'on donne à la volaille pour l'engraisser. Appât, en termes de chasse et de pêche, est un mot générique qui signifie tous les moyens dont on se sert pour attirer les animaux lorsqu'on veut les prendre.
Les appâts varient suivant la connaissance que l'on a des habitudes, et sur-tout des appétits propres à chaque espèce.
A l'égard des poissons, on les attii'e par des appâts soit naturels, soit artificiels.
Les anciens connaissaient les appâts naturels et factices qui convenaient le mieux à certaines espèces. Les Grecs s'étaient assurés que toutes ne mordaient qu'à des amorces fraîches, et que plusieurs en exigeaient qui eussent une odeur particulière. Quand les appâts naturels leur manquaient, ils y suppléaient avec des substances qui les imitaient : c'est ainsi qu'avec de la laine teinte en pourpre et des plumes, ils parvenaient à imiter le murex. Les Romains savaient imiter les vers, les papillons, les mouches, etc., avec des plumes, art qui a été porté si loin en Angleterre dans le der-
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nier siècle. On trouve dans l'ouvraç^e de M. Noël la description d'un grand nombre d'appâts factices dont se servaient les pêcheurs du Bas-Empire pour attirer les poissons dans leurs filets.
Nous allons indiquer les différentes espèces d'appâts dont on se sert aujourd'hui , et nous en ferons connaître plus particulièrement les usages dans les articles spéciaux sur la pêche de chaque poisson.