PIN
PI^'ÉE (MORUE). On appelle montes pinécs ou hnimécs celles qui ne sont pas fort blanches et qui semblent avoir été saupoudrées de poivre. Les uns les méprisent, les autres les préfèrent aux blanches. V. Morue.
PINS. Mailles de fond de la manche, qui ont 4 lignes d'ouverture en carré. V . Aissavguc.
PINASSES. Bàtimens des Basques, longs, étroits et légers, qui portent trois mâts, et vont à la voile et à la rame.
PINNE MARINE , /7//Î «a. Genre de coquilles de la classe des bivalves régulières, dont le caractère consiste à avoir la coquille à valves égales, cunéiformes , pointues à leur base, bâillantes supérieurement, à charnières sans dents et à ligament latéral fort long, et se fixant par un byssus.
Les espèces de ce genre sont célèbres à raison de leur byssus, qui a été filé de toute antiquité, et l'est encore en ce moment dans quelc[ues lieux des bords de la Méditerranée. Ce sont des coquilles très-minces, très-fragiles, demi-transparentes, d'une contexture fort différente des autres coquillages. Leur forme approche d'un triangle fort allongé , dont les angles les plus voisins sont arrondis. Leur surface est ordinairement chargée de côtes longitudinales, souvent écailleuses, moins saillantes sur les bords opposés à la charnière. Leui-s valves sont peu bombées et s'aplatissent cependant encore vers le bord supérieur, qui est constamment bâillant. La charnière embrasse presque la moitié d'un des longs côtés de la coquille. Elle n'a point de dents, et le ligament noir qui la ferme n'est appuyé que sur un rebord interne à peine sensible. C'est de la partie positivement opposée à la charnière que sort le byssus avec lequel l'animal se fixe aux rochers et autres corps durs qui se trouvent au fond de la mer.
ha. pinne est un des plus grands coquillages. On en voit, dit-on, de 3 pieds de long. L'animal qui l'habite forme le genre chimère de Poli.
hes pinnes s'attachent aux rochers par le moyen d'un grand nombre de fils très-fins et plus ou moins longs^ c'est ce q^u'on appelle le byssus. Là, elles bravent l'agitation des Ilots; elles peuvent détacher ce byssus et aller se fixer de nouveau dans un autre point; mais les moyens que la nature leur a donnés pour changer de place sont trop faibles pour qu'elles en fassent souvent usage par l'effet de leur seule volonté; elles restent ordinairement toute leur vie fixées au même point.
La PiNNE DE LA Méditehranée , pinua nobilis (Lin.), qu'on appelle aussi nacre de perle de Provence ou aigrette^ est la seule espèce dont on file le byssus; elle se trouve ordinairement à 4 o" ^ toises de profondeur. La pêche s'en fait dans les mois d'avril et de mai , a Messine , à Palerme, à Syracuse et dans les parages de l'île de Minorque. On se sert, pour cette pêche, d'une espèce de râteau de fer qu'on appelle crampe. Ce râteau , dont les dents sont longues d'un pied et écartées de la moitié, est attaché à un manche proportionné à la profondeur de l'eau. En arrachant les pinnes par le moyen de cet instrument, on perd beaucoup de fils, qui se cassent trop courts j mais il en reste toujours une partie qu'on peut immédiatement employer. C'est presque