‹ Traité général des eaux et forêts, chasses et pêchesChapitre 218 sur 344 · PLI · texte numérisé non relu

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où il parvient à peine à un pied de long, dont la chair est médiocre et ne se mange guère que séchée. Le Pleuronui.te-Pôle, qui se trouve aussi dans la mer du Nord, parvient à 2 ou 3 pieds, et fournit un aliment savoureux.

Le Peeuronecte-Languette, qu'on pêche également dans les mers du Nord.

Le Pleuronkcte glacial, qui se trouve avec les précédens.

Le Pleuronecte-Limandelle. V, Limandelle.

Le Pluuronecte limandoïde , qui tient le milieu entre la limande et la plie, dont la chair est blanche et de bon goût, et qui se trouve dans la mer du Nord.

Le Pleuronecte-Pégouze, que l'on pêche dans la Méditerranée, où il est rare.

troisième division. — Les deux yeux à droite ^ la caudale pointue , et réunie avec les nageoires du dos et de l'anus.

Les pleuronectes renfermés dans cette division habitent les mers des Indes et la mer de Caroline.

quatrième division. — Les deux yeux à gauche, et la caudale sans échancrure.

Le Pleuronecte-Turbot. V. Turbot.

Le Pleuronecte-Carrelet. V. Carrelet.

Le Pleuronecte-Targeur, qui se trouve dans la mer du Nord, atteint un pied et demi de long, et dont la chair est tendre , de bon goût et facile à digérer.

Le Pleuronecte-Moineau , pleuronectes-passer (Lin.), que l'on prend en quantité dans la mer du Nord, où il parvient à un pied et demi de long, dont la chair est de bon goût, quoiqu'un peu dure, et que l'on prépare comme les autres espèces de ce genre, pour le conserver et l'envoyer au loin. C'est le turbot-bouillé de Duhamel.

Le Pleuronecte-Argus , pleuronectes-mancus (Lin.), que l'on appelle aussi lunule et bandé. C'est un très-beau poisson, mais qui varie beaucoup dans la disposition de ses couleurs. Il habite toutes les mers des pays chauds , parvient rarement à plus de 2 pieds de longueur; et sa chair est tendre et fort estimée, sur-tout quand il a séjourné quelque temps dans les fleuves , où il remonte au printemps pour déposer son frai.

Le Pleuronecte-Calimande. V. Calimande.

PLIE ^ pleuronectes-platessa. (Lin.) Poisson du genre pleuronecte.

Description. — Ce poisson, que nous avons figuré PI. 7 5^g. 5, sous le nom de grosse plie, qui lui est donné par Duhamel, a 68 rayons à la nageoire du dos, 54 à celle de l'anus j la caudale arrondie; cinq à six éminences sur la partie antérieure de la ligne latérale; les écailles minces et molles; le côté droit marbré de brun et de gris avec des taches orangées. Il acquiert i ou 2 pieds de longueur, et quelquefois une grandeur bien plus considérable ; car on en pêche fréquemment, dans la mer du Nord, sur-tout, qui jjèsent i5 ou 16 livres.

Habitation. — On trouve la plie dans toutes les mers de l'Europe, et principalement dans celles dxi

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Nord. Elle se tient au fond, des eaux, dans les lieux vaseux ; mais elle s'approche des côtes au printemps pour frayer. Elle entre dans les étangs salés et quelquefois dans les rivières fangeuses. On dit qu'on en pêche beaucoup dans l'étang de Montpellier et dans la Loire.

Nourriture. — Elle vit de petits poissons , de jeunes coquillages et de crustacés.

Propagation. — La plie dépose ses œufs, au printemps, sur les rivages, entre les pierres et les herbages. Les pêclieurs attribuent la propagation des plies et des soles aux chevrettes j mais Fougeroux de Bondaroy a prouvé, en 1772, que les prétendues jeunes plies qui auraient été produites par les chevrettes étaient des insectes que depuis on a reconnu être des crustacés parasites.

Qualités. — La chair de la plie est bonne, quoique moins estimée c|ue celle de la sole.

Pêche. — La pêche de la plie était très-abondante, dès le règne de Charlemagne, sur les côtes de Flandre et de Picardie. En i326 , on apportait des plies en charrettes à Paris. Ce poisson, ainsi que d'autres, est devenu plus rare.

On le prend rarement au filet, sur-tout lorsqu'il est d'une certaine grosseur; mais comme il mord très-facilement à l'hameçon garni de morceaux de poissons ou de petits crustacés , on le pêche de préférence à la ligne. On le harponne aussi assez souvent avec un instrument particulier, qui consiste en un gros morceau de plomb , à la partie inférieure duquel sont implantées trois à quatre pointes barbelées. On attache ce plomb à une longue ficelle, et lorsque les pêcheurs , par un temps calme , ont aperçu une plie au fond de l'eau, ils laissent tomber ce plomb sur son dos 5 et quand ils sont sûrs qu'elle est prise, par la nature des efforts qu'elle fait, ils la tirent à bord. Mais quand la plie aperçoit les pêcheurs, elle se cache dans la vase. Lorsqu'on fait la pêche dans les petites riviei-es, on y entre avec des bottes, ou les pieds nus , en imprimant fortement les traces du pied sur le sable; à peine est-on retiré, que les traces se garnissent de plies.

Préparations de la plie. — Il faut, avant toute chose , que ce poisson soit écaillé , vidé et lavé à plusieurs eaux , parce qu'il conserve , plus que beaucoup d'autres, un goût de marée. On peut manger la plie soit frite , soit cuite sur le gril , après qu'elle a été marinée avec de l'huile , du vinaigre , du sel , du poivre , du persil et de la ciboule ; ou bien on la fait cuire au court-bouillon , et on la sert avec une sauce blanche aux câpres.

Dans le Nord, où les plies sont abondantes , on en fait sécher ou saler, pour en envoyer au loin. Cet apprêt leur fait perdre une grande partie de leurs bonnes qualités ; mais il fournit des ressources à la consommation des classes peu aisées de la société.

PLIOIR. Le plioir,^^. 20, PI. 1 i, est une moitié d'un morceau de roseau de 3 à 4 pouces, échancrée à ses deux extrémités pour recevoir les lignes, ficelles ou rallonges dont on peut faire usage ; ce qui suppose autant de plioirs que l'on a de lignes à rouler dessus. V. Lipne.

PLOMB DE NANTES. Poisson du genre des

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