‹ Traité général des eaux et forêts, chasses et pêchesChapitre 259 sur 344 · SAR 4H · texte numérisé non relu

SAR 4H

On y préparc des sardines en saumure rouge (ju'on appelle nnchoisées : on les met dans des fuu.iUes où il y a eu du vin de Bordeaux, et on les expédie pour les ports du Levant, ou on les met en petits barils pour les envoyer à Beaucaire. Depuis qu'on sait leur donner cette préparation en Bret;igne, elles ont beaucoup augmenté de prix.

A Douarnenez, les sardines qui sont fort grosses ne paraissent qu'au mois de novembre, même en décembre, et à-peu-près dans le temps que les harengs quittent les côtes de Normandie et de Picardie ; on en trouve assez fréquemment dans les nianets confondues avec les célans et célerins.

§ 9. — De la pêche des sardines à Brest, à Saint- Jacut et à Saint- Cast.

Dans les environs de Brest, on a quelquefois pris jusqu'à 1200 tonneaux de sardines ; mais dans d'autres années, on n'en prend pas un cent. Les sardines y sont grosses, et y arrivent dans le même temps qu'à Douarnenez.

On pêche chaque année, au mois d'août, de la vraie sardine à Saint-Jacut et à Saint-Cast ; on prétend à Brest que les limites de la sardine, du côté du Nord , sont l'ile de Bas , sous Morlaix : cela est généralement vrai. Cependant ce poisson semble avoir étendu ses limites ; car depuis le siège de Belle -Ile, au mois de juin 1761, il s'en montre toutes les années une cjuantité à Lannion , dont une partie remonte la rivière jusqu'à la ville et au-dessus. Il en vient tous les ans, depuis cette époque, un nombre suffisant pour en faire manger à tout le monde à 10 lieues à la ronde pendant 3 semaines , et à bon marché.

Art. III. VENTE DE LA SARDINE FRAÎCHE EN

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