BAN
BALLE ( TRAINER LA ). On nomme ainsi une pOche qui se fait avec une ligne garnie dans sa longueur de petites baguettes dites haluettes, à l'extrémité desquelles sont empilés des haims , et cette ligne est terminée par une balle ou petit boulet, qui la fait caler.
On voit dans la PL vi ^ Jig. g, la disposition eu petit d'un appelet pour pêcher à la balle. Cet appelet est composé d'une corde a b, qui a au plus 3 lignes de circonférence, et dont la longueur est déterminée d'après la profondeur de l'eau. On attache, le long de cette corde, des baguettes menues d d, k environ 2 brasses les unes des autres ; ces baguettes ou baluettes ont de 6 à 7 pouces de longueur, et à leur extrémité sont placées des lignes^^, de 2 ou 3 brasses de longueur, et qui n'ont de grosseur que celle d'un fil retors , mais bien travaillé 5 elles servent à soutenir des haims g g) qui sont un peu plus forts pour la pêche du maquereau que pour celle du merlan.
Au bout de la maltresse corde a b est un boulet ou une balle de plomb c du poids de 7 à 8 livres. On appelle cette pêche traîner la balle, parce qu'elle se jEait en bateau sans voile. Elle a beaucoup de rapport avec celle qu'on nomme au libouret. V. au mot Ligne, où la pêche à la balle est décrite plus en détail .
BALLERUS. Poisson d'eau douce, qui paraît être la Bouvière. Y, ce mot.
BALSES. Les pêcheurs de Callao et de Lima, dans les Lides, nomment ainsi une espèce de radeau fait de roseaux secs, qu'ils emploient pour la pêche.
BALLETTES. Petites baguettes qu'on ajuste le long de la corde qui sert pour pêcher à la balle. V. Balle.
BAINIBELLE. Petit poisson de 5 à 6 doigts de longueur, que l'on trouve dans le lac de Zurich, et qu'on dit être du genre des carpes. Il est remarquable par une caroncule jaune ou rougeâtre à la jointure de ses nageoires , par une ligne brune qui ya de la tête à la queue , et par l'iris de ses yeux , qui est de couleur d'or safrané.
BANC. Ce mot se prend , à la mer, en différens sens. On appelle banc de sable uuq espèce de montagne ou d'ile de sable qui s'élève au fond de la mer. Banc de poissons , se dit d'une multitude de poissons qui vont par troupes ; ce qui est propre aux poissons de passage. Banc d'huîtres, de moules ou d'autres coquillages, est une multitude de ces crustacés, qui forment des lits quelquefois fort étendus, et qui ont plusieurs pieds d'épaisseur. On nomme rets d banc un filet qu'on tend entre les bancs, V. Manets.
BANDE DE FILET. Ceux qui pèchent avec le sardinal appellent bajide de filet cinq spens, ajoutés les uns au bout des autres. On nomme aussi de ce nom les ailes qu'on ajoute aux manches de filets. V. Spens.
BANDEAU. Portion de la manch» des filets qui en ont.
BANDELETTE. Poisson. V. Cépole-Tœnia.
BANDINGLES. Lignes qu'on attache à la tète d'un filet, qu'on tendàla basse-eau et qu'on enfouit dans le sable par l'autre bout, pour faire une espèce
BAR
d'étai , qui empêche le filet de se renverser quand la mer se retire. V. Ètalières.
BANDOULIÈRE. On appelle ainsi, sur les côtes de France, deux espèces de poissons du genre Labre. V. ce mot.
BANNE. Grande toile formée de plusieurs lés : on s'en sert pour former des tentes et pour d'autres usages. En quelques endroits , on appelle banne la Hue des tramaux. V. Flue.
BANNETON. C'est une espèce de coffre que les pêcheurs construisent dans les rivières, fermant à clef, percé dans l'eau , et qui leur sert de réservoir pour garder le poisson. On appelle cela communément boutique.
Les officiers des eaux et forêts peuvent en faire la visite pour connaître si le poisson qui y est enfermé est de l'échantillon prescrit. ( Ordonn. de 1669, titre XXXI, art. 24. )
BANQUE. Les pêcheurs de la morue disent qu'ils sont banques lorsqu'ils sont arrivés sur le banc où se trouvent les morues.
HAK, perça punctata. (Lin.) Poisson du genre des perches de Linnœus, que Lacépède a réuni à ses centropomes sous celui de centropome-loup .
Dénominatio7i. Ce poisson est connu sous le nom de bar aux sables d'Olonne, et il se nomme loubine à Noirmoutlcrj loup à Tréguier, à Lannion et en beaucoup d'autres endroits j en Provence, dréligny^ dans la Gironde, brigue , et ailleurs loupasson et lubiii. C'est le basse ou bosse des Anglais ; le lupo des Espagnols ; Varanco des Toscans; le spigola des Romains ; le varolo des Vénitiens • le salmbarsch des Allemands , et le zec snoeck des Hollandais.
Description. — Ce poisson (voy. laP/. (>.,fig. 10) a 9 rayons aiguillonnés à la première nageoire du dos, 14 rayons à la seconde , 3 rayons aiguillonnés et 1 1 rayons articulés à la nageoire de Panus , la caudale en croissant, les deux mâchoires également avancées, les dents des mâchoires courtes et pointues^ le palais hérissé de petites dents, deux orifices à chaque narine, les yeux très-rapprochés , les écailles petites , la couleur générale blanche , le dos brunâtre, les dorsales et l'anale rougeàtres , les pectorales et les thoracines jaunes, la caudale noirâtre. Duhamel dit qu'on a pris des bars auprès de l'embouchure de la Loire, qui pesaient jusqu'à 3o livres. On en prend sur les côtes de la Picardie et de Caux, qui ont 2 ou 3 pieds de longueur, sur 8 à 10 pouces de circonféi'ence.
Habitation. — On trouve le bar ou loup nonseulement dans l'Adriatique et dans toute la Méditerranée, mais encore dans les eaux de l'Océan, sur les cotes de l'Europe , jiarticulièrement dans le golfe de Gascogne, dans la IVIanche et dans le golfe Britannique. Ce poisson nage volontiers à la surface de l'eau , et se plaît à l'embouchure des fleuves et des rivières ; mais il ne s'engage que rarement dans leur lit. On le trouve assez abondamment sur les sables de Concarneau , d'Audierne, de Dourjneuez , du Conquet , de Chateaulin, etc.
Nourriture. — Le bar est très-hardi et très-vorace : voilà pourquoi on lui a donné le jiom de loup.