SOL
aux Martigues , à prendre des soclets et de petites sardines.
C'est un filet à nappe simple, dont la maille a de 24 i>- 28 pans. Il n'a ni hauteur ni longueur déterminée; elles dépendent de l'étendue et de la profondeur de la nappe d'eau. Il y a des socletières dont la chute est de loo mailles , et d'autres de 200. Celles de 100 mailles sont armées comme V Aiguillière , et celles de 200 comme le Sardinal. (V. ces mots. ) Les premières se calent ou sédentaires ou flottantes ; et pour caler les autres, soit à poste ou stdeniaires, soit amarrées à \\i\ bateau, on observe tout ce qui se pratique à l'égard du sardinal, avec la seule différence qu'on ne les cale point au large , mais près de terre ou dans des anses.
SAURS. Ancien instrument de pêche défendu par les ordonnances de 1026, i388, i4o2, \5i5 et i55o, citées dans Saint-Yon, p. 2.i/\.
SOLE , plcuronectes-solea. Poisson du ^eure pletironecte , que dans plusieurs parties de la France on B.^\ie\\e perdrix-de-mer, à cause de la délicatesse de sa chair, et qu'on nomme en Espagne linguato ^ en Sardaigne , sagliola ; en Allemagne , zange ; en Angleterre, sol on soiil^ en Hollande, tonge.
Description. — La sole ( PA 1 1 fig' 4) ^ 81 rayons à la nageoire du dos , 61 à l'anale 5 la caudale arrondie ; la dorsale étendue jusqu'au bout du museau 5 la mâchoire supérieure plus avancée que l'inférieure; le corps et la queue allongés; le corps trois fois plus long que large 3 le côté droit olivâtre ; la tête petite; les deux mâchoires garnies de petites dents et de petits barbillons ; les yeux plus écartés que dans les autres espèces de pleuronectes ; l'opercule des ouïes rond ; la ligne latérale droite ; le corps couvert d'écaillés dures, dentelées et fortement implantées dans la peau ; les nageoires blanchâtres vers le bas ; l'anus très-voisin de la tête, et accompagné d'une épine courte et grosse. Ce poisson parvient rarement à plus de 2 pieds de long et à plus de 8 livres de poids. Il paraît que sa grandeur varie suivant les côtes qu'il fréquente, et vraisemblablement suivant sa nourriture. On en prend quelquefois à l'embouchure de la Seine , qui ont de 18 à 25 pouces de longueur, tandis que , sur quelques côtes d'Angleterre , les soles ne pèsent pas au - delà d'une livre. Celles du cap de Bonne-Espérance passent pour les meilleures de toutes.
Habitation. — On trouve la sole dans toutes les mers de l'Europe, et même dans celles de l'Afrique et de l'Amérique. Elle se tient pendant l'hiver dans les profondeurs de l'Océan , et elle quitte le fond de la mer lorsque la belle saison arrive; elle va chercher alors les endroits voisins des rivages ou des embouchures des fleuves.
Nourriture et propagation, — La sole se nourrit de petits poissons, de crustacés, de coquillages, de mollusques, de frai de poissons, etc.; mais lorsqu'elle est encore très-jeune, elle est elle-même la proie des grands crabes. Elle commence à frayer Ters le commencement du printemps; c'est sur les côtes sablonneuses qu'elle dépose ses œufs ; et, en général , presque tout ce qu'on a dit des plies convient aux soles. V. Plie.
Qualités. — La chair de ce poisson est excel-