SPA
Sa chair est molle et peu recixerchée sur les tables délicates; cependant, lorsqu'elle est grillée, elle n'est pas mauvaise. Les pauvres gens en font une grande consommation.
Pêche. — On le prend en grande quantité, soit avec des filets , soit à la ligne amorcée d'un morceau de crustacé.
SPARE, sparus. Genre de poissons de la division des thoraciques , dont le caractère consiste à avoir les lèvres supérieures peu ou point extensibles ; des dents incisives ou des dents molaires, disposées sur un ou plusieurs rangs; point de piquant ni de dentelure aux opercules ; une seule nageoire dorsale éloignée de celle de la queue ; la hauteur du corps supérieure ou égale à sa longueur.
Ce genre contient , d'après Lacépède , quatrevingt-dix-neuf espèces, dont nous ne mentionnerons que celles qui peuvent intéresser notre ouvrage, en renvoyant aux articles spéciaux.
Le Spake-Dorade. V. Dorade^
Le Spare-Sparaillon. V. Sparaillon.
Le Spare-Sargue. V. Sargue.
Le Spare-Oblade. V. Oblade.
Le Spare-Smaris. V. Smaris.
Le Spare-Mendole. V. Mendole.
Le Spare-Spagel. V. Spagel.
Le Spare-Pagre. y. Pagre.
Le Spare-Bogue. V. Bogue.
Le Spare-Canthère. V. Canthèrc
Le Spare-Saupe. V. Saupe.
Le Spare-Morme. V. Morme.
Le Spare bigarré, sparus variegatus , qui habite dans la Méditerranée, et qui a 12 rayons aiguillonnés et 14 rayons articulés à la dorsale ; 3 rayons aiguillonnés et 24 rayons articulés à la nageoire de l'anus ^ le corps comprimé et ovale \ les dents incisives serrées l'une contre l'autre ; les opercules revêtus d'écaillés semblables à celles du dos; une pièce écailleuse auprès de chaque thoracine , et de grandes taches ou bandes transversales noires.
Le Spare-Osbeck, qui habite avec le précédent, et qui a 1 1 rayons aiguillonnés et 1 i articulés à la nageoire du dos; 14 rayons à l'anale ; la mâchoire inférieure recourbée et garnie de quatre dents assez grandes; la tête panachée de bleu et de rouge; des raies alternativement bleues et jaunes de chaque côté.
Le Spare - Marseillais , sparus massiliensis , qui se trouve encore avec les précédens, et quia I2 rayons aiguillonnés et 10 rayons articulés à la dorsale ; 3 rayons aiguillonnés et 10 rayons articulés à la nageoire de l'anus ; les incisives de la mâchoire inférieure un peu saillantes au-delà des lèvres; !e lobe inférieur de la queue plus court que le supérieur ; la couleur générale d'un jaune pâle ; des raies longitudinales bleues, courtes, plus ou moins voisines de la caudale, et une ou plusieurs taches brunes de chaque côté du corps.
Le Spare-Castagnole. V. Castagnole.
Le Spare-Bréme. V. Brème.
Le Spare denté. V. Denté.
Le Spare-Orphe. V. Orphe.
Le Spare-Marron. V. Marron.
Le Spare- CLAviiRE. V. Clavière.
Le Spare plombé ou Roucao. V. Roucao.
SPO
SPARGUS. L'un des noms vulgaires du sparaillon, poisson du genre des spares. V. Sparaillon.
SPARLUS. L'un des noms vulgaires d'un poisson du genre des spare^. V. Sparaillon.
SPARTE, AUFFE ou AUPFO. Pbnte de la nature du jonc, dont on fait des nattes, «l<>o xjaniers des cordages et des filets.
SPASE. Poisson du genre Cépole. V. ce mot.
SPASO. Nom vulgaire du renard, poisson d'.i genre des squales. V. Renard.
SPENS ou ESPENS. On appelle ainsi, en Provence , des pièces de filet qui servent à faire le grand filet qu'on nomme sardinal. Cinq spens font une bande de filet. V. Sardinal.
SPET, sphirœna-spet. Poisson du genre des sphyrènes, qu'on nomme, en Languedoc, ^ei escomé^ et qu'on trouve dans la Méditerranée et dans la mer Atlantique. 11 atteint la longueur de 2 pieds. Sa tète est étroite, oblongue et presque toute couverte d'écailles. Il a la bouche grande, les yeux gros; la mâchoire supérieure plus longue que l'inférieure; le corps comprimé ; le dos bleuâtre ; le ventre blanc ; les écailles minces et petites. C'est un poisson trèsvorace , comme ceux du même geni'e. Sa chair est blanche et délicate.
Le spet était, chez les premiers Chrétiens, le symbole de la mort, à cause de sa voracité.
SPINACHIE. C'est la grande épinoche. V, Ëpinoche.
SPONDYLE, spondjhis. Genre de poissons de la classe des bivalves y dont le caractère consiste en une coquille bivalve , irrégulière, dont la charnière est composée de deux fortes dents crochues, et d'une fossette intermédiaire, oîi est logé le ligament.
Les spondyles ont beaucoup de ressemblance avec les huîtres, et sont généralement confondus avec ces coquillages; ils s'attachent comme elles aux rochers ; mais leur forme est moins plate , et leur charnière est fort différente.
Ce sont des coquillages à valves inégales, épineuses ou feuilletées, bombées et épaisses ; la valve supérieure est plus épaisse que l'autre. La charnière de la valve inférieure est composée de deux dents épaisses, recourbées, de deux cavités où sont placées les dents de l'autre valve , et d'une fossette allongée, où se trouve le ligament. La valve supérieure a le sommet fort éloigné de la charnière ; la charnière se compose de deux cavités extérieures pour le logement des dents de l'autre valve, de deux grosses dents recourbées et rapprochées, et d'une fossette longitudinale, où est placé le ligament.
La couleur blanche et rougeâtre domine dans les coqxiillages de ce genre. Leur chair est bonne à manger, comme celle des huitres. Les anciens Romains en faisaient grand cas , et les modernes Italiens l'estiment plus que celle d'aucun autre coquillage.
On ne connaît qu'un petit nombre d'espèces de spondyles , mais qui varient si fort, qu'on a de la peine à les caractériser. La plus connue est le spondyle~gaideron , qui est presque auriculé , rugueux dans sa longueur, et garni d'épines aplaties. Il se trouve dans la Méditerranée, sur les côtes d'Afrique et dans la mer des Indes.