‹ Traité général des eaux et forêts, chasses et pêchesChapitre 276 sur 344 · SQU · texte numérisé non relu

SQU

SPRAT ou SPRET. On donne ce nom, dans quelques pays, au cailleu - tassard , clupea-trissa. V. Cailleux.

SQUALE, squalus. G*^n»e de poissons dont le caractère consiste -^ «tvoir cinq, six ou sept ouvertures bro"^''^^^6S de chaque côté du corps. Ce genre, ,i^iit quelques espèces, vulgairement connues sous le nom de chien-de-mer ou de requin , sont fort célèbres par leur voracité et leur grandeur, ne dilfère que fort peu de celui des raies ; car les caractères distinctifs des raies sont seulement dans l'aplatissement de leur corps, tandis que le corps des squales est toujours très-allongé , plus ou moins arrondi , et diminue de grosseur à mesure qu'il s'éloigne de la tête. Il est recouvert d'une peau coriace, presque toujours chagrinée , c'est-à-dire couverte d'une infinité de tubercules rugueux , arrondis et osseux. Leur tête est toujours aplatie, et elle vai'ie déforme dans toutes les espèces. Ils ont la bouche en dessous du museau ; les lèvres petites ; les dents souvent triangulaires et se mouvant à la volonté de l'animal j la langue courte, épaisse et rude au toucher; toute la partie antérieure de la tête criblée de pores, d'où suinte une liqueur huileuse ; les yeux petits et placés sur les côtés ; les narines en avant des yeux, et organisées de manière à développer le sens de l'odorat ; les ouvertures des branchies placées audessus des nageoires pectorales ; souvent deux évents entre ces ouvertures branchiales et placés derrière les yeux ; toutes les nageoires cartilagineuses j la ligne latérale très-visible et s'étendantordinairenien" en ligne droite , depuis la tête jusqu'à la queue.

C'est ordinairement au printemps que les mâles et les femelles se recherchent et s'accouplent. Les femelles mettent bas leurs petits successivement et à des époques plus ou moins éloignées , selon les espèces et sans doute la chaleur de l'eau dans laquelle elles vivent.

Les diverses espèces de squales qu'on a observées sont toutes ovipares, c'est-à-dire que leurs œufs éclosent dans leur ventie et successivement. On trouve souvent sur les côtes de la mer des œufs de squales rejetés par les flots , et vides. Ils ressemblent à un coussin parallélogrammique de couleur de corne, de nature coriace, et terminé à chaque angle par des filamens toujours fort longs et fort déliés.

Il paraît que la plupart des squales , sur-tout les grandes espèces, croissent assez lentement. Ils vivent de chair et ils en font une grande consommation. Ils recherchent les poissons, les mollusques, les oiseaux de mer, et tout ce qui peut les nourrir. Les grandes espèces ne craignent pas d'attaquer l'homme lorsqu'il se met à leur portée. V. Kequin.

On mange de plusieurs espèces de squales; mais elles ont toutes la chair coriace et peu sapide. On emploie dans plusieurs arts la peau de quelques espèces , sous les noms de chagrin, àe peau de requin, de peau de chien -de- mer. Elle est propre à polir des ouvrages en bois et même en métal, à revêtir des boîtes, des étuis, des fourreaux de sabre, etc.

On connaît en ce moment trente-deux espèces de squales. Nous ne ferons mention que de celles qui habitent les mers de l'Europe, et nous renverrons

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