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UMBLE ou OMBRE -CHEVALIER. Poisson du genre salmone, qu'on pêche dans le lac de Genève. V. Ombre- Chevalier.

UMBRE ou OMBRE. Nom spécifique de plusieurs poissons. V. Ombre.

UMBRE. Poisson du genre scienne , que les naturalistes ont souvent confondu avec la perche-umbre ou le Maigre ( voy. ce mot ), quoiqu'il soit fort différent. On le connaît sous les noms de scienne noire, de corbeau- de-mer , coracin , corp , durdo , fergo , umbre , umbrine et ombre-de-mer.

Description. — Ce poisson a lo rayons à la première nageoire du dos , 2.4 à la seconde 5 2 rayons aiguillonnés et 8 articulés à celle de l'anus ; la caudale arrondie 5 2 aiguillons à la pièce postérieure de chaque opercule ; le dos noir 5 le ventre argenté 5 la tête courte, couverte d'écaillés ; chacune des narines double 5 chaque mâchoire garnie de dents , mais à la mâchoire inférieure , elles sont plus nombreuses et plus petites 5 les écailles finement dentelées. Il parvient à un pied et demi de long.

Habitation. — On le trouve dans toutes les mers d'Europe, principalement dans la Méditerranée. 11 vit en troupes dans les fonds pierreux et sablonneux, et ne paraît qu'au printemps sur les côtes; il remonte même les rivières, et principalement le AUl.

Nourriture. — Il vit de coquillages, de crustacés , de vers, etc.

Propagation. — L'u'nibre ne fraie qu'à la fin de l'été ou au commencement de l'automne.

Qualite's. — La chair de ce poisson est agréable au goût. Les Anciens préféraient les sciennec-umbres prises dans l'eau douce à celles prises dans la mer, et les jeunes aux vieilles. Ils attribuaient à ce poisson la propriété de giiérir de la piqûre des scorpions, du charbon pestilentiel, et croyaient que son foie pouvait fortifier la vue.

Préparation. — Les umbres se mangent en friture ou au court - bouillon , ou simplement cuites dans l'eau , et assaisonnées avec du vinaigre et de l'huile. Les Anciens salaient ces poissons, en faisaient du garum, c'est-à-dire une espèce de saumure propre à assaisonner les autres mets : aujourd'hui qu'on en pêche encore beaucoup plus qu'on n'en peut consommer frais , on les sale et on les confit dans le vinaigre épicé , après les avoir vidés, lavés et légèrement grillés.

UMBRINES. V. Umbre.

TJNICORNE. On donne ce nom à une espèce de Chitou et au Narwhal. V. ces mots.

UNIVALVE. Classe de testacés dont la coquille n'est composée que d'une seule pièce. Les univalves sont le plus communément tournés en spirale 5 les animaux qui les habitent sont tous des moUusf|ues céphalés , c'est-à-dire qui ont une tête analogue à celle de l'hélice ou escargot. Presque tous sont ovipares'^ ils présentent à l'homme moins d'utilité que les bivalves, depuis que la couleur pourpre est tombée en désuétude. On n'en mange qu'un

petit nombre d'espèces , soit parce qu'ils sont trop peu fournis de chair , soit parce que la plupart sont difficiles à prendre. V. les mots Conchyliologie ^ Coquillage et Coquille.

LRANOSCOPE. Genre de poissons qui ne renferme qu'une seule espèce habitant les mers de l'Europe , le Raspecon. V. ce mot.

VACHE MARINE. Nom vulgaire d'un animal amphibie , du Morse. W ce mot.

On donne aussi ce nom à la Raie-Batis. Voy. ce mot.

VACHE-DE-MER. Nom qu'en Normandie on donne au squale-roussette. V. Roussette.

VAGABONDES ou VARIANTES. On doune ce nom aux courtines qu'on change fréquemment de place. Il y a encore des courtines qu'on nomme ijolantes. V. Parc.

VAIRON. V. Véron. Quelques personnes donnent aussi le nom de vairon au jeune goujon^

VALET. Morceau de bois qui a un crochet à chacun de ses bouts, et sert à tenir tendue la |)ortion du filet qui est faite pour continuer à le faire commodément. V. Filet.

VALOIS. Ancien instrument de pêche qui n'est plus connu , et dont l'usage était prohibé par les ordonnances de i326, i388, 1402, i5i5et i55o, citées par Saint-Yon , p. 224»

VALVES. On appelle ainsi les parties dont les coquilles sont composées. Il y a des coquilles univalves, bivaWes et multivalves. V. Coquille.

VANDOISE, cyprinus-leuciscus. (Lin.) Poisson du genre cyprin, auquel on donne aussi le nom de dard , à cause de la rapidité de sa course, et qui est connu en Languedoc sous le nom de sophie , et à Lyon sous celui de suiffe.

Description. — Ce poisson parvient communément à la longueur de 4 à 5 pouces, et rarement à un pied 5 il a le corps allongé 5 la tête petite; le museau pointu ; les écailles de moyenne grandeur; la queue fourchue ; le dos brun ; le ventre blanc , et une ligne latérale courbée vers le bas.

Habitation. — On le trouve dans les eaux pures et courantes des rivières de la partie moyenne de l'Europe, et dans la Loire; il se tient ordinairement à la surface de l'eau.

Nourriture. — Il vit de cousins et de vers.

Propagation. — Il fraie à la fin du printemps , et dépose ses œufs sur les herbages ; il multiplie beaucoup.

Ennemis. — Il a de puissans ennemis, tels que le brochet et la perche, et dont il ne peut se garantir que par la rapidité de sa course.

Qualités. — La chair de la vandoise est légère , saine et agréable au goût, mais extrêmement chargée d'arêtes; ce qui fait que ce poisson est peu estimé. Il est cependant iitile dans les rivières, où il sert de nourriture aux poissons voraces , et contribue ainsi à la conservation des espèces précieuses.

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