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fossette sur la partie supérieure de la queue; le lobe supérieur de la nageoire caudale trois fois plus long que l'iiiféiieur; la peau lisse. Ce squale présente de très-belles couleurs lorsqu'il est en vie. 11 a tout le dessus de la tète, du corps, de la queue et des nageoires d'un bleu verdàtre, qui est relevé par le blanc éclatant de la partie i:.ftrieure de l'animal. 11 est très-dangereux, parce que sa couleur empêche qu'on ne le dislingue de loin au milieu des eaux, et qu'il joint l'audace à la force.
Hahitatioji . — On trouve des squales bleus dans presque toutes les mers, dans la Méditerranée, la Baltique, la IManche, l'Océan septentrional, la mer d'Amérique , celle des Indes , et jusque dans les mers australes.
Nourriture. — Sur les eûtes de France et d'x\ngleterre, ils suivent les tiions , qu'ils avalent souvent tout entiers; ils donnent aussi la citasse aux aloses, et ils sont , en général , aussi voraces et aussi hardis que les requins , et également avides de la chair des hommes , qu'ils suivent et ne craignent pas d'attaquer.
Qualités. — Ce n'est guère qu'à cause du foie que l'on pêche le squale bleu; c'est la seule partie qui soit bonne à manger ; il passe pour un mets délicat lorsqu'il est cuit au vin ou rôti. On le fait bouillir avec de l'hysope, des feuilles de laurier et d'autres plantes aromatiques ; on ajoute de la cannelle, de la noix muscade et des clous de girofle. L'huile qu'on retire du foie de ce poisson passe pour un bon remède contre les duretés du foie des hommes. Sa chair est dure et de mauvaise odeur.
CAGNOT. On donne aussi ce nom au Milandre. V. ce mot.
CAHOSSET. Petit haut-parc, qu'on appelle communément closet.
CAHUHAUX ou CALLUAUX. Nom qu'on donne, à l'embouchure de la Seine, aux feintes laitées qu'on apporte à Paris. V. Feintes.
CAHUOTIKR. V. Verveux.
CAÏLLETEAU. L'un des noms du turbot. On donne aussi les mêmes noms à de petites raies.
CAILLELX. Duhamel, dans son Traité dts Pèches f t. II y p. 546, décrit , sous le nom de cai/leuXi) sardina caribearum , une sardine qui est trèsestimée dans les Iles-du-Vent d'Amérique , et cjui est d'une grande ressource pour les nègres. Sa chair est blanche et délicate. Les habitans pèchent ce jjoisson avec des éperviers, dont les mailles sont petites et carrées. À chaque coup d'cpervier, ils en emportent des milliers. Les nègres-pêcheurs gardent pour eux et leur famille ce qu'il leur en faut, et ils vendent le reste avantageusement. Le temps le plus propre à la pêche du cailleux est depuis le mois de mai jusqu'au mois de décembre. Ce poisson multiplie beaucoup ; il dépose ses œufs au milieu du varec et des algues marines; ilnage en troupes et se fait remarquer la nuit par la lueur qu'il répand.
Il y a une autre espèce de cailleux qu'on appelle cailleux tassant , qui a de 7 à 8 ])ouces de longueur sur 16 à 17 lignes de largeur ; la tête courte et l'œil petit. Sa chair est blanche et moins agréable au govit que celle de l'autre espèce. On la préfère à celle dr> la sardine des Antilles, Ce poisson , qui habile aussi
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les mers d'Amérique, aime les eaux croupissantes, la vase, l'ombrage et le varec. On le prend à la seine , et rarement un peu en avant dans la mer.
CAILLOUX. Comme le plomb est fort cher, les pêcheurs emploient autant qu'ils peuvent des cailloux pour lester leurs cordes et leurs filets. On les choisit de forme longue, pour qu'ils soient plus aisés à attacher.
(jAJOT. Caisse dans laquelle on met les foies de morues pour en retirer l'huile.
CALANGUE. On donne, en Provence, ce nom à de petits ports ou anses. Y. Anses et Criques.
CALDERON. Cétacé qu'on dit être une baleine, mais qui est moins grand et plus court que la baleine franche. Il ne se trouve point décrit dans les ouvrages des naturalistes. Duhamel dit qu'on a vu deux individus de cette espèce à Paris , du temps de François 1er. On prétend que le calderon a la peau , la graisse, la chair, la laugue et les poumons comme dans la baleine.
CALERFj. Grand carreau qu'on établit à l'avant d'un petit bateau, et qu'on relève au moyen d'un contre-|)oids. V. Carreau.
CALER. C'est enfoncer dans l'eau un corps pesant. La charge d'un vaisseau le fait caler. On dit caler une tcssure , pour dire la jeter à la mer. L'aissaugue ne peut caler que d'un soleil à l'autre. On la relève au coucher du soleil. V. Aissaugue.
CALET ou GROS-YEUX. Nom d'un poisson.