CAP
ticulés à la nageoire dorsale; 3 rayons aiguillonnés et 1 1 articulés à l'anale 5 plusieurs rangées de dents, les antérieures de la mâchoire inférieure fort petites j la ligne latérale très-large ; une vingtaine de raies longitudinales et jaunes de chaque côté } un fond noirâtre, et qui approche de la couleur du tan dans sa partie supérieure; ce qui distingue ce poisson de la brème de mer , à laquelle Duhamel le compare.
11 se plaît dans les ports , aux embouchures des l'ivières, et dans toutes les parties de la mer voisines des rivages où les flots apportent du limon , et où les fleuves et les eaux de pluie entraînent de la vase : on le pêche dans la Méditerranée.
Sa chair est sèche , non succulente , et par conséquent peu estimée.
CANTONNEMENT DE PÊCHE. On appelle ainsi une certaine étendue d'un fleuve ou d'une rivière navigable dont la pêche est affermée au profit du trésor.
La loi du i4 floréal an 10 (4 niai 1802) a statué, article i3 , que le gouvernement déterminerait les parties des fleuves et des rivières où il jugerait la pêche susceptible d'être mise en ferme , et qu'il réglerait pour les autres les conditions auxquelles seraient assujetties les personnes qui voudraient y pécher moyennant une licence.
En conséquence , plusieurs arrêtés du gouvernement, du 1 i brumaire an 12 (3 novembre i8o3), ont divisé les fleuves et les rivières navigables en plusieurs cantonnemens de pêche , et ordonné que ces cantonnemens seraient mis en adjudication ou en licence de pêche.
Les tableaux annexés à ces arrêtés indiquent les lieux où commence et ceux où finit chaque cantonnement.
Ces divisions , c^ui se trouvent dans le Mémorial forestier de l'an 1 2 , pages 71, ii4) 'i/î i23, 126 et 137 , étant susceptibles d^éprouver des modifications, nous ne les reproduisons point ici.
Le mode de location par licence ne doit avoir lieu cjue pour les cantonnemens q\ii n^ont pu être adjugés, ou que pour des cantonnemens de peu d'étendue. {Circul. de l'Adm. des forêts ^ du 3 avril 1812.) V. l'article Pêche , chap. II.)
CANUDE , lahrus cinœdus. (Lin.) Poisson du genre des labres, que l'on nomme rochau , canus , canudo , sur nos côtes , en Languedoc et à Marseille. Il a des rayons aiguillonnés à la dorsale, qui s'étendent depuis la nuque jusqu'àlacaudale ; la gueule petite ; les dents crénelées ou lobées ; la couleur générale jaune 5 le dos d'un rouge pourpre : sa longueur ordinaire est d'un pied. On le pêche dans la Méditerranée. Ce poisson était connu des anciens , qui l'avaient nommé alphestos et cinœdus, parce que les individus de cette espèce nagent presque toujours deux à deux et à la queue l'un de l'autre. Sa chair est molle, tendre, facile à digérer et d'un goût agréable.
CANULETTE. Forte pagaie dont les pêcheurs des environs de Quito font usage.
CAN[JS. V. Canude.
CAPEJKON. Sorte de pêchelte en demi-ellîpee , qui sert dans le Comtat - Yenaissin à prendre de» truites.