COU
CORNION. Partie de la bire ou bure , ou nasse qu'on ajuste à l'extrémité des diguiaux.V. Diguiaux.
CORNUO. Nom d'un assez mauvais poisson du genre clupé, qui remonte la Loire. Duhamel pense que c'est le même que le Couvreau. V, cq mot.
CORP. L'un des noms de VUmbre. 'Y . ce mot.
CORPON ou CORPOU. Cinquième chambre qui est à la tête de la madrague , où se prennent les thons. V. Madrague.
CORPS ou COSSE D'UN BATEAU. On appelle ainsi la partie d'un bateau comprise depuis le mât jusqu'à-peu-près les deux tiers de sa longueur, tant à l'avant qu'à l'arrière.
CORVE. Bâtiment peu difféi-ent des dogres, et dont les Hollandais se servent pour la pêche.
CORYPHENE , coryphœna. Genre de poisson de la division des thoraciques , qui se compose , d'après Lacépède , de seize espèces , et dont le caractère est : une tète très-comprimée, tranchante, très-obtuse en avant, ou terminée par un quart de cercle, et une nageoire dorsale unique et presque aussi longue que le corps.
Les espèces de ce genre qui intéressent nos pêcheurs, sont: le coryphène-hippurus ^ qui est connu sous le nom de Dorade (voy. ce mot); le coryphènepompile , qui est connu, sur les côtes de la Méditeri-anée , sous le nom de Lampuge (voy. ce mot ) , et \.c coryphène-rasoir. V. Rasoir.
COTEREAUX ou COTERAS. On nomme ainsi à la Hogue des pièces de cordages de 18 brasses de longueur , avec lescjuelles on joint, à cette distance les unes des autres, des pièces de tramail , qu'on tient flottantes entre deux eaux-
COTTE, cottus. Genre de poisson de la division des thoraciques, qui contient, d'après Lacépède, neuf espèces, au nombre desquelles se trouvent le Chabot et le Scorpion de mer. V. ces mots.
COUDRE UN FILET. C'est joindre plusieurs filets les uns au bout des autres , pour en faire un grand, V. Filet.
COUFFE DE PALANGRE. On nomme ainsi en Provence un panier fait avec de l'auffe , et rempli de pierres, au bord duquel on attache des piles qui portent des haims, et qu'on descend au fond de la mer. On le retire au moyen d'une ligne qui y est attachée. V, Hameçon.
COULETTE. Sorte de truble dont la monture est comme celle d'une raquette: on s'en sert dans la Garonne pour prendre plusieurs sortes de poissons. C'est un grand lanet. V. Truble.
COULEUR D'EAU. Quand on n'étame pas les haims, on les fait revenir sur un petit feu : d'abord ils prennent une couleur bleue , ensuite une brune, qu'on appelle couleur d^eau. V. Haim.
COULEURS DES POISSONS. V. ce qui en est dit au mot Poisson.
COULOIRS, Petits passages pratiqués autour des ponts , dans les bâtimens où le pont tout entier n'est cjue des écoutilles cintrées, et où le pont est cintré et élevé.
COULURES, Ce sont les deux longues cordes de crin qui bordent le haut et le bas de la Seine, où les pêcheurs attachent les lièges par en haut, et les pareaux ou cailloux par en bas. Y. Seine.
cou
COUP. On donne quelquefois, ce nom à la manclie ^Vi Boulier. V. ce mot.
COUPEILLON. JNom que les bourdiguiers donnent à une pèchette ou sorte de truble, qui leur sert à prendre le poisson qui est dans les tours des Bourdigues. V. ce mot.
COUPERU. Nom que les pêcheurs d'Oléron et d'Aunis donnent à une espèce de petite truble ou de nasse , dont ils se servent pour prendre le poisson qui reste dans leurs écluses ou courtines quand l'eau n'est pas entièrement retirée.
COUPLÉ. Ce mot se prend en différens sens : quand les pêcheurs l'emploient, ils Aisent pécher au couple lorsqu'ils attachent au milieu d'un fil de fer un peu courbe un petit poids, et aux deux bouts deux piles garnies chacune d'un haim. On amarre ce fil de fer par le milieu à une longue ligne que les pêcheurs tiennent dans la barque , qui va à la voile. V. Ligne.
Lorsqu'on parle de la construction d'un bâtiment, le couple est une tranche verticale , formée de varangues, de genoux et d'allonges 5 on l'appelle aussi une levée, l^es couples de balancement sont ceux qui terminent la partie symétrique du bâtiment , un vers l'avant, l'autre vers l'arrière : le maître-couple est celui qu'on met à la partie la plus large du bâtiment.
COL RADE, Nom qu'on donne à une espèce de sardine qui se pêche au Croisic , en Bretagne.
COURANTILLE. Sorte de thonnaire ou filet à prendre des thons, qu'on abandonne à lui-même , et qui dérive au gré du courant.
Les anciens connaissaient ce filet. Lies Grecs et les Gaulois se servaient de courantilles volantes pour entourer loin du rivage une troupe de thons; ce qui leur arrive souvent , dit Aristote , lorsque ces poissons dorment à la surface de l'eau. V. Thon et Thonnaire.
COURE ALT. Petit bateau de la Garonne , qui sert pour l'armement des grands bateaux et pour la pêche dans la rivière.
COURBE. Pièce de bois cintrée ou en équerre , qui est d'un grand usage dans la marine.
COURRIER. Piquet qui assujettit le bout de la pantenne de la paradière. V. Parc.
COURS D'EAU. V. ces mots dans notre Dictionnaire des Eaux et Forêts.
COURSON. Endroit dans une rivière où il reste des pieux, ou de vieux vestiges d'un moulin, ou de quelque autre bâtiment ruiné.
COURTINE. On nomme ainsi des espèces de gords ou de bouchots , dont l'enceinte est formée par des filets tendus sur des piquets. On nomme courtines vagabondes ou variantes celles qu'on change souvent de place. V. Parc.
COURUE. On appelle courue d'eau l'espace de temps qui est d'une heure ou deux, pendant lequel l'eau coule des étangs et réservoirs dans le ruisseau qui sert à charroyer le bois d'un port à un autre. Le premier étang ou réservoir, vide , on passe à un autre, où l'on fait la même opération, et successivement à un troisième, quatrième , etc. On parvient ainsi à gagner les rivières, sur lesquelles on procède de même , jusqu'à ce qu'elles soient assez, fortes pour porter les trains.