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COUTEL. C'est une espèce de serpe qui sert à couper les cannes qu'on emploie pour faire les Bourdtgues. V. ce mot.
COUTELETS. Sorte de goulets ou entrées des bourdigues. V. Traverse.
COUTELIER ou MANCHE DE COUTEAU.
Nom vulgaire du solen sur les côtes de France. V. Solen .
COUTUME. On nomme poissons de coutume ceux de redevance, qu'on donne, avant la vente, au propriétaire du bateau et au maître-pêcheur. C'est le ])o!sson choisi par le fermier qu'on nomme particulièrement de coutume f celui du propriétaire du bateau se nomme poisson bourgeois. V. Pèche.
COUVERT ou COUVREAU. Nom que l'on donne, dans l'embouchure de la Loire, à la femelle d'un ^Joisson du genre clupé. V. Feinte.
COUVERTURE. L'un des noms de la raie-bâtis. V. Raie.
COUVO. Les Espagnols nomment ainsi le coup ou la manche du filet qu'ils nomment havega ou reddes reaies , qui est un filet assez semblable au boulier.
COUVREE. Filet qui sert dans la Loire à prendre les feintes, et cju'on nomme d\\\.eMr s feintiers.
COYAU, CORLASSEAU ou GARDE-COTE DU CROISIC. Poisson du genre des spares, et dont voici la description, d'après Duhamel. On distingue aisément, dit-il, le mâle de la femelle. Le coyait femelle est moins gros que le mâle ; sa couleur tire plus au blanc, avec ç.à et là des nuages bruns : au reste, ces deux poissons se ressemblent par la forme de leur corps. Les écailles des coyaux mâles ont la même couleur c^ue celles de la tanche, et la forme de leur corps ressemble tellement à celle de la tanche de rivière, que quelques-uns l'appellent tanche de mer. Il est vrai que l'aileron du dos de la tanche d'eau douce a peu d'étendue, qu'il est flexible, au lieu que celui du coyau est grand et épineux; mais cette même différence existe entre la brème de mer et celle de rivière, ainsi qu'entre la carpe de mer et celle de rivière. 11 fraie dans l'algue, où ses œufs éclosent et sont à l'abri des tempêtes.
Le coyau est constamment tout l'été le long des rochers caché dans le goémon, d'où il sort quand on lui présente des appâts, sûr lesquels il se jette avec avidité; ce qui déplaît beaucoup aux pêcheurs, parce que ce poisson , qui est peu estimé , empêche d'autres plus recherchés de se prendre aux hameçons. C'est une partie de plaisir pour les femmes du Croisic d'aller à la pêche de ce poisson ; ce qu'elles appellent aller aux courlasseaux de lune. Pour cela, le soir , au clair de la lune, elles vont de basse mer entre les rochers , et sans autre industrie que de les prendre à la main, elles en attrapent beaucoup: c'est pour elles un plaisir, qu'elles prennent plutôt pour s'amuser dans la belle saison , que pour l'intérêt. Ce poisson étant peu estimé , on ne le prend point au large.
CRABE , cancer. Les naturalistes donnaient ce nom aux crustacés dont le corps n'est pas allongé, et c'est ainsi que les pêcheurs et les habitans des bords de la mer l'entendent encore. Mais aujourd'hui les naturalistes ne comprennent plus sous cette