GOD
M. Dletrich ; mais il paraît que, lors d'un événement extraordinaire, on a enlevé ces poissons, et qu'il n'eu reste plus dans les étangs du Bas-Rhin. Quelques marchands de poissons de Strasbourg en font toujours venir du Feder-Sée , qu'ils vendent dans cette ville ou qu'ils envoient plus loin , et dont les plus petits pèsent ordinairement 12 livres.
Nourriture. — Il se nourrit de poissons, mais il ne poursuit pas ses victimes; il se place en embuscade dans des creux , au-dessous des planches , des poteaux et des autres bois pourris qui peuvent se trouver sur les rivages des fleuves qu'il fréquente 5 il se couvre de limon, et attend sa proie avec patience. 11 est favorisé par la couleur obscure de sa peau, qui empêche qu'on ne le distingue aisément au milieu de la vase j par ses longs barbillons , auxquels il donne des mouvemens semblables à ceux des vers, et qui attirent les poissons 5 et enfin par la disposition de sa gueule, dont l'ouverture est tournée vers le haut , et qui est toujours prête à engloutir tout ce qui s'en approche.
Propagation. — Malgré sa grandeur, le glanis femelle ne contient , suivant plusieurs naturalistes, qu'un très- petit nombre d'œufs : c'est ordinairement vers le printemps qu'elle les dépose près des rives. Il paraît que, pendant sa première jeunesse, ce poisson croît assez vite ; mais qu'après avoir atteint une longueur considérable , il grandit avec beaucoup de lenteur.
Ennemis, — 11 y a peu de poissons assez forts pour l'attaquer 5 mais les anguilles, les lottes et d'autres poissons beaucoup plus petits se nourrissent de ses œuts, et quand il est très-jeune, il est quelquefois la proie des grandes grenouilles.
Qualités. — La chair du glanis est blanche, grasse, douce, agréable au goût, mais mollasse, ■visqueuse et difficile à digérer. Dans les environs du Volga , on fait avec la vessie natatoire de ce poisson une colle assez bonne.
GLAXJCUS. Genre de vers mollusques qui, d'après Poli , renferme les limes , les avicules , V huître et le peigne.
GLAUCUS. Duhamel dit qu'on donne ce nom à trois sortes de poissons qui ont du rapport entre eux.
Le vrai glaucus, qui se pêche sur les bords de la Méditerranée , qui a les dents pointues, la couleur d'un blanc mêlé de bleu, la ligne latérale tortueuse depuis le haut des ouïes jusqu'au milieu du corps , et dont la chair est grasse, ferme et de bon govit ;
LcDerbio, voy. ce mot;
La LiCHE des Languedociens, qui est un poisson du genre des squales.
Glauque. Nom spécifique d'un poisson du genre des squales., qu'on trouve dans toutes les mers. V. Squale.
GLEISSIN. Poisson qu'on regarde au Croisic comme un anchois.
GLINE. Panier couvert, dans lequel les pêcheurs mettent le poisson qu'ils ont pris. V. la t'I. 17, JVo. IV, f g. 5.
GLOBE. JNoin d'un poisson , le tétrodon rayé.
GLORIEUSE. L'un des noms de la Raie-Aigle. V. ces mots.
GLU. Paille longue qui sert à emballer le poisson.
GOBELETTES. Petits bateaux de Picardie qui ont 21 pieds de longueur et 6 pieds de largeur. Ils portent au milieu un mât, soutenu par des étais, une vergue et une voile carrée.
GOBERGE. On donne ce nom à une variété du Gade-Merlus. V. ces mots.
GOBERIA. Nom que les Basques donnent à la goberge ou merlus.
GOBIE, gobius. Genre de poisson de la division des thoraciques , dont le caractère consiste à avoir les deux nageoires thoraciques réunies l'une à l'autre, et deux nageoires dorsales.
Ce genre, dont Lacépède a retiré plusieurs espèces pour en former d'autres genres, contient encore, d'après ce naturaliste, vingt et une espèces, dont les sept suivantes habitent la Méditerranée , et peuvent par conséquent intéresser nos pêcheurs.
Le Gobie-Aphie. V. Aphie.
Le Gobie-Paganel ou Gobie de mer. V. Paganel.
Le Gobie ensanglanté , ^oZ>/«5 cr«e7z^«5( Lin.), qui a 16 rayons à la seconde nageoire du dos, 12 aux thoracines; les rayons des nageoires du dos plus élevés que la membrane; la bouche, la gorge, les opercules et les nageoires offrant des taches d'un rouge couleur de sang , qui le font paraître pustuleux 5 la couleur générale d'un blanc pâle , avec des bandes transversales brunes. On le trouve dans la Méditerranée, avecle Paganel (\oy. ce mot), auquel il ressemble beaucoup.
Le Gobie noir-brun, gobius bicolor (Lin.) , que l'on nomme aussi goujon-petit-deuil , et que l'on trouve aussi dans la Méditerranée avec le précédent, auquel il ressemble beaucoup. Il parvient rarement à un demi-pied de long. Il a 16 rayons à la seconde nageoire dorsale, 12 aux thoracines; le corps et la queue de couleur brune , et les nageoires noires.
Le G0BIE-B0ULEROT. V. Boulerot.
Le G0BIE-J0ZO, "obio jozo (Lin.), que l'on nomme aussii goujon blanc, boulerot blanc , goujon arabe, et à Rome jozo. Il a 7 pouces environ de longueur ; la tête comprimée , la bouche de moyenne grandeur et armée de petites dents ; le dos rond et brun avec les côtés blanchâtres, et la ligne latérale noire ; 14 rayons à la seconde nageoire du dos ; 12 aux thoracines ; les rayons de la première dorsale plus élevés que la membrane , et terminés par un filament; les thoracines bleues. Il habite dans la Méditerranée, l'Océan boréal et dans la mer Baltique, et il vit auprès des rivages, où il dépose ses œuls dans les fonds vaseux. Ce poisson se nourrit, dit-on, de très-jeunes poissons et de crabes. Sa chair, maigre et peu agréable au goût, ne l'expose p=»s à être trèsrecherché j)ar les pêcheurs; mais il est fréquemment la proie des grands poissons.
Le Gobie menu, gobius minutus (Lin.), habite les mers de l'Europe. 11 ressemble beaucoup à VAphie ( voy. ce mot) ; il a 1 1 rayons à la seconde nageoire du dos; la couleur blanchâtre; des taches brunes ; les rayons des nageoires du dos et de l'anus rayonnes de brun.
GOBIO. Nom provençal d'un poisson du genre gobie , du Paganel. V. ce mot.
GODE, V. Tacand.
fi
Ml
GOR
GOIFFOIS ou GOISON. On donne ce nom au goujon dans quelques cantons de la France. V. Goi/jon.
GOMBIN ou GEMBIN. Nom qu'on donne en Provence à des nasses cylindriques qui ont deux entrées garnies de goulets. Ce sont des louves laites très-artistement avec des cannes ou des osiers. Les Provençaux les nomment aussi lances. V. Nasse.
GOrsDOLE. Barque plate, longue et très-légère, qui ne va qu'à la rame. Celles de Saint- Valéry sont semblables aux batelets du PoUet. Les gondoles provençales portent une grande voile latine et un ibque à l'avant.
G0N10]N. C'est l'un des noms vulgaires du goi'jon.
GOISNES. Grosses tonnes dans lesquelles on met, dans le Nord, le saumon salé. V., pour leur forme, l'article Poche maritime, § 3.
GORDS. Pêche qui s'établit dans le lit des rivières et au bord de la mer. Ce sont de grands entonnoirs qu'on forme avec des filets ou des pieux qui se touchent les uns les autres, et dont la pointe aboutit à l'entrée d'un verveux ou d'un guideau pour y conduire le poisson. (V. la description de ces gords au mot Verveux.) Les gords qui nuisent à la navigation sont défendus par l'art. 42 du tit. XXVII de l'ordonnance de 1669.
Les constructions et démolitions des gords étaient de la compétence des officiers des eaux et forêts. (Titre I, art. 3.) '.y. Compétence Qt Cours d'eau, dans le Dictionnaire forestier. )
C'est aux gords seuls où l'on tend des dideaux, de même qu'aux arches des ponts et moulins, qu'il est permis de pêcher à autres heures que depuis le lever jusqu'au coucher du soleil. (Tit. XXXI, art. 5.)
Les gords et pêcheries établis sous les arches des ponts ou dans le lit des rivières peuvent faire partie des baux à ferme, lorsqu'il a été reconnu par les agens forestiers , de concert avec les ingénieurs des ponts et chaussées , que ces établissemens ne sont point nuisibles à la navigation. ( Circulaire de V Adm. des forêts , du i3 vendémiaire an i?> , n"". 238. )
luQS matériaux provenant des gords, pêcheries et dideaux établis sur les rivières navigables, et dont la démolition a été ordonnée par suite de la suppression des droits de pèche sur cette rivière , appartiennent aux ci-devant possesseurs de la pêche. ( Circulaire du 27 vendémiaire an i3, n°. 241.)
GORET. Poisson du genre des spares, qui est décrit et figuré dans le Traité des Pêches de Duhamel, t. III , p. 62 , et PL 11. Il a, dit cet auteur, assez de ressemblance avec le vivano. Ce poisson a \q& écailles grandes et fort adhérentes à la peau ; la tête fort bombée au-dessus des yeux, et diminuant beaucoup vers le museau , qui se termine en pointe; l'aileron du dos formé de rayons , les uns épineux , les autres flexibles ; celui de derrière l'anus précédé d'un rayon dur et très-piquant 5 les nageoires ventrales aussi accompagnées d'un rayon très-piquant, et les branchiales rayonnées. On distingue deux variétés de cette espèce : les individus de l'une , qu'on nomme barrés , sont de couleur grise mêlée de bleu, de blanc et de jaune ; les autres , qu'on nomme dorés,