‹ Traité général des eaux et fort̂s, chasses et pêches, composé d'un recueil des reglemens forestiers, dʹun dictionnaire des eaux et forêts, d'un dictionnaire de chasses et d'un dictionnaire des pêches; avec un atlas pour chaque dictionnaire. [In four volumes] Quatriéme partie. Dictionnaire des pêches ... Avec un Atlas composé de 44 planchesChapitre 103 sur 292 · HUS · texte numérisé non relu

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che d'industrie pour nos départemens maritimes et pour toute la France.

Règlement sur la pèche des huttres.

V. | à l'article Pêche maritime , le f o , et à la fin de. ce Dictionnaire Parrét du conseil du ao juillet

HUMAN1ÏN, squalus centrina* (Lin.) Poisson du

§eure des squales , que Ton connaît dans plusieurs épartemens méridionaux sous les noms de bernadet, renard, humantin et porc, et auquel les naturalistes ont aussi donné les noms décris» de mer, de porc ou de cochon marin.

Description» -«Ce squale, qui parvient , dans son plus grand développement, à la longueur d'environ 4 pieds , a, comme l'aiguillât, un piquant très-dur à chacune de ses nageoires dorsales , mais qui est incliné vers la tête dans la première nageoire du dos, au lieu de l'être vers la queue. U se distingue encore par la forme générale de son corps , qui re-

Îtréseate un prisme triangulaire , dont le ventre orme l'une des faces. Il a la tête petite , aplatie , terminée par une pointe émoussée; la bouche fort en dessous, armée en dessus de trois rangées de dents , et en dessous d'une seule } le dos brun et formant un angle obtus ; le ventre blanc et plat ; les tubercules qui recouvrent son corps , gros, durs et sailians.

Habitation» —On le trouve dans toutes les mers et principalement dans la Méditerranée. Il ne fréquente guère les rivages; il aime à vivre dans la vase et la fange au fond des mers; ce qui lui a fait donner le nom de cochon marin*

QuaJMs. *— L'humantin a la chair si dure et si filamenteuse, qu'elle est constamment dédaignée : aussi le pèche-t-on très-peu. On retire de son foie une huile qui est bonne à brûler. 8a peau sert à polir le* corps dors.

HUMBLE. V. Umble.

HUNCHEM. L'un des noms vulgaires du grondin, poisson du genre des trigles. V, Grondin.

HUNIER. C'est un grand calen , qu'on attache au bout d'une corde passée dans une poulie frappée au bout d'une vergue , et en halant sur cette corae , on relève le carreau ou calen. V- Carreau.

HURJO. V. Huso.

HUSO. C'est le nom de la grande espèce iïEstur* geon. V. ce mot.

Les Crées connaissaient les habitudes de l'huso ; ils savaient qu'il ne prenait aucune iwumtirre pendant l'hiver, et qu'il passait la saison des glaces dans les profondeurs des fleuves , en se cachant dans le sable. On péchait ce poisson aux bouches de l'Ister, en y pratiquant, pendant l'hiver, des ouvertures dans la glace , et on y prenait , à la lente des neiges , dea husos si monstrueux pour la taille , qu'au rapport d'Elien , il fallait , pour les tirer sur le rivage , des

chevaux ou des boeufs. Hérodote etStrabon perlent aussi de la pêche de ce poisson sous la glace et dans le Borysthène.

tia préparation de ce cartilagineux, désigné sous7 le nom A'oayrhynchos par Elien, avait déjà lieu sur les bords de la mer Caspienne, telle qu'on l'exécute de nos jours. « On y prend ces poissons, dit-il ,

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dansun<grand la* (qui ne peut être queie Bas-#cdga)$ les naturels les couvrent de sel , Lee marinent ou le* font eécher , et les transportant ainsi à Ecbatane sur des chameaux; avec la graisse y ils composent des pâtes , qu'ils salent et Vendent de même \ dee intestins, qu'ils font bouillir, ils obtiennent une colle propre à beaucoup d'usages. » V. Colle.

Uèa les temps- les plus anciens , l'huso était péché sur les bords du Danube et dn Volga. L'origine du nom que porte aujourd'hui cet acipensère est inconnue : an moins n'est-il pas dérivé du grec, comme beaucoup d'autres. On a pensé en Alterna*

S se qu'il venait de la langue turque ou hongroise, e poisson porta le nom è/huso avant celui de Âau- «en* Les Russes lui ont donné le nom de bieluga, à cause de la couleur de sa peau , généralement plus blanche que celle des autres poissons de sa famille. Il est probable que l'espèce était plus nombreuse, il y a 10 siècles, dans les fleuves de l'Europe qu'elle ne l'est de nos jours 5 cependant il parait que l'huso fut toujours étranger aux eaux de la France, tandis

E'il était commun en* Allemagne. Il est fait mention ce poisson dans plusieurs chartes du XI*. siècle, accordées à l'église de Fristngen, en 1029, 10&4 et 1057, par les empereurs Conrad II , Henri III , et par Henri IV, roi de Bavière, ainsi que dans plusieurs autres actes de 1 048 , i*53 et 1 290 , des empereurs d'Allemagne.

Comme nous avons donné la description de ce grand acipensèro dans l'article Esturgeon, nous renvoyons à cet article.

HYJÛJLOGRAPHE. Maître oayé dans les ports pour enseigner aux élèves la théorie de la navigation 9 et pour examiner ceux qui se présentent pour être reçus pilotes hautiers on côtiers , et capitaines de vaisseaux marchands.

ICHTHYOCOLLE. Met fermé du grec ickthus, poisson , et de colla , colle , colle de poisson.

C'est aussi le nom donné par Pline an grand ee» tergeon, adpenserkuso (Lin.), à raison de la grande quantité de colle qu'on retire de sa vessie aérienne , et qu'on fabriquait déjà du temps ides Grecs. Y. Esturgeon, Colle de poisson.

1CHTHYOLOGIE. Du grec ichtkus, poisson , et de logos , discours. C'est la partie de V Histoire naturelle qui traite des poissons, la science qui a pour objet l'étude des poissons.

Cette science, dont Aristote , Pline et AElian se sont occupés , n'a cependant été traitée avec quel-* que méthode que vers le. milieu du XV«. siècle par Belon , qui consacra deux livres aux animaux aquatiques. Quelques années après , Rondelet publia un ouvrage avec figures sous le nom d1 Histoire naturelle des Poissons s cet ouvrage est encore consulté avec fruit. On vit ensuite paraître les ouvrages de Salvian en i554> de Bosevetf, de Conrad, de Oesaer et de Piton en i558, etc., etc, qui ajoutèrent des faits à la science , mais dans lesquels leurs auteurs s'occupèrent peu de ranger les poissons dans un ordre naturel. Aldrovande publia, en 1 6©5, nne grande

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compilation sur l'histoire naturelle, où lés poissons furent rangés d'après le* lien de leur habitation. Plu-» sieurs auteurs publièrent après lui dee ouvrages plus ou moins estimables. WUbogby fit* paraître , en s 686 , une Histoire des Poissons, principalement remarquable par les notions-exactes qu'elle contient sur leurs parties internes et externes* Depuis cette époque jusqu'en 1707 , on trouve .encore quelques auteur* qui sont entrés dans quelques détails sur les poissons, et à cette dernière époque, Jean Ray pu* bJia son Synopsis melAodica Piscium, ouvrage qui n'est qu'un abrégé corrigé de celui de Wiibugby , mais où l'on trouve des genres, sinon établis, au moins indiqués.

Artédi , compatriote et ami de Lia meus, avait été chargé par ce grand naturaliste d'appliquer à l'histoire des poissons la réforme qu'il établissait dans les différentes parties de ^histoire naturelle ; la mort surprit Artédi avant cpi'ii eût mi* la dernière main. à son travail; son ami y suppléa en publiant son ouvrage , en 1738 1 sous le titre de BibUotheca ichthyologica et de Philoeophia ichthyologiea, 2 vol. in-£ ♦ , et dont Walbaume a donné une nouvelle édition en 4 vol. en 1799* Ainsi, c'est Artédi qui a posé ou est censé avoir posé les bases de la -science khtnyologique , qui a créé les nomenclatures qu'on suit encore aujourd'hui. Le premier il a divisé lès poissons en ordres et en genres, et a indiqué les véritables caractères d'après^ lesquels ces* ordres et ces genres doivent être établis.

Linnssus , qui , dans la première édition du Sys* tama natures, avait adepté.envièreraenc le travail d'Ajrtédi, en changea la division dane le secondé * il tira; les caractères de* ses divisions de la position d^ nageoires pectorales relativement' à celles des ventrales , et il ôta de la classe des poissons pour les porter parmi les amphibies, sous le prétexte qu'ils respiraient par des ouïes et avaient des» poumons, les genres qui font partie des brunehibttèges et des ckondroptérygiens d'Artédi.

La méthode de Linnasus est la phie généralement adoptée aujourd'hui, et sert de base à tous les ouvra*» ges qui ont été publiesdepuis qu'elle a paru. Linneeus partage les poissons en quatre grandes divisions : les apodes , ou ceux qui sont privés de nageoires ventrales; les jugulaires, qui ont les nageoires ven* traies placées devant les pectorales^ leê'tkoraeiques, qui ont les nageoires ventrales placées sous les pectorales ; les abdominaux, ceux qui ont les nageoires ventrales placées eo arrière' des pectorales.

La, division des Apodes convient les genres wibrène , gymnote , trichiure, amtnodyte , anarhique , ophidie , etromatkée et xiphias.

Celle des Jvouxairbs , les genres caUAmyme , umnoscope y trac Aine, gode et blennie.

Celle desTKORAciQUBs, les genres cépole, écheneis, coriphène, gobie , cotte, scorpène, zée , pieunmecte-, chétodon, spare, labre , sdène , perche , gustérostee , scombre , mulle et-trigle.

La division des Abdominaux contient les genres cobitey amie, silure, teuthis, loricaire, salmone,

salaire j esoce, élops; argentine, athérino, mu-

r7, exocète , polynème , mormyre, dupé et cyprin» Tels sont les genres qui se trouvent dans la don-

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xième édition du System* naturœ de Linnœus ; mais dans celle qui a été donnée depuis par Gmelin , on a reporté, parmi les poissons ceux que Linnœus en avait ôtés pour les placer parmi les amphibies , et qui forment la division des Brakchiostèges et celle des Chondroptbrtgiens.

lia division des Branchjosteoes contient les genres mormyre, ostracion, tétrodon, diodon, syngnate, pégase, centrisque, batiste , cychptère <et lophie.

Celle des Chondroptérygieks renferme las genres acipensère, chimère, squale, raie et lamproie.

Après que Linnœus eut donné l'im pulsion à la science , plusieurs auteurs proposèrent des méthodes , qui toutes cédèrent à la simplicité de la sienne. On cite au nombre de ces auteurs Klein, Schaffer , Gronovius, Brunich , Scopoli et Gouan.

Les différens auteurs que nous avons nommés ont décrit beaucoup de poissons; mais , excepté Belon, Rondelet et Gronovius , ils en ont donné très-peu de figures. Mais pendant qu'ils en décrivaient, d'autres en faisaient dessiner : parmi ces derniers, il faut principalement mentionner Séba et Catesby, en* suite Bloch , qui vint bien long* temps après eux.

Dans l'ouvrage de Bloch , on trouve environ six cents .espèces de poissons > figurés autant que possible de grandeur naturelle. Le système de Linnœus y a été suivi, mais on y a ajouté les genres kurte, macrouye , bodian, lutjan, johon, raspecon , gymnothorax , synbranche , sphagebrancne , platycéphale f gymnète, chevalier, holocentre, antnias, épinephèle , gymnocép^aJe, lonchiure, ophicépAale, anableps , platistacus, cataphracte et gastéroplèque.

Le travail.de Bloch passera toujours pour un ouvrage fondamental , parce qu'il a été fait sur la nature même.

Nous n'avons point cité Duhamel Dumonçeau parmi les naturalistes qui ont écrit sur les poissons, parce qu'il n'a établi aucune méthode i son ouvrage, le Traité général des Pêches , imprimé de 1769 à 177a ,' contient un très-grand nombre de figures de poissons dessinés avec soin ; mais il y règne en général beaucoup, d'incertitude sur les genres et sur les espèces.

Lf& plus grand et le plus important des. ouvrages publiés sur les poissons est celui de Lacépède, d'après lequel ont été rédigés les articles de ce Dictionnaire.

Lacépède a partagé la classe des poissons en deux sous-classes : celle des cartilagineux , poissons dont l'épine dorsale est composée de. vertèbres cartilagineuses; et celle des osseux, poissons dont l'épine dorsale est composée de vertèbres osseuses. Chacune de ces sous-classes est formée de quatre divisions, tirées des combinaisons de la présence ou de l'absence de l'opercule et de la membrane branchiale.

Ainsi , la première division des cartilagineux est formée des poissons qui n'ont ni opercule ni membrane branchiale; la deuxième, des poissons qui n'ont point d'opercule branchial y mais qui ont une membrane branchiale ; la troisième, de ceux qui Ont un opercule branchial et point de membrane; et la quatrième, des poissons qui ont un opercule et une membrane branchiale»

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Dana la sous-classe des osseux , les divisions suivent l'ordre inverse ; c'est-à-dire que la première di-* vision renferme le» poissons qui ont un opercule branchial et une membrane branchiale ; la deuxième y les poissons qui ont un opercule branchial et point de membrane ; la troisième , lee poissons qui ntant point d'opercule branchial et qui ont une membrane; enfin la quatrième , les poissons qui n'ont point d'opercule ni de membrane branchiale*

Outre ces divisions, Lacépède a encore formé des ordres , au nombre de quatre par chaque division T et pour l'établissement desquels il s'est servi des caractères que Linnœus avait employés pour former ses divisions. Ainsi , le premier ordre de chacune renferme les poissons apodes, ou qui n'ont point de nageoires inférieures; le deuxième ordre , les poissons jugulaires, qui ont une ou deux nageçires sous la gorge ; le troisième ordre , les poissons thomcins, qui ont une ou deux nageoires sous la poitrine ; le quatrième, les poissons abdominaux, qui ont une ou deux nageoires sous l'abdomen.

Lacépède a conservé tous les noms de genre fie Linnœus ; mais il a retiré de ces genres un grand nombre d'espèces pour en former de nouveaux d'après des caractères qui sont en général pris de parties importantes. Il a fréquemment fait usage du nombre des nageoires dorsales.

Nous bornerons à ce peu de mots ce que .nous avions à dire de l'ichthyologie , en renvoyant à l'ouvrage même de Lacépède, ou au Dictionnaire d? histoire naturelle, ou à \? Histoire des Poissons, faisant suite à V Histoire naturelle de Buffon , édition de Sonnini , le lecteur qui voudrait prendre une connaissance plus étendue de cette science. V. Poisson.

1CHTHYOPHAGE. Du grec ichthus, et àephagâ, manger 1 Nom que l'on donne à plusieurs peuples qui se nourrissent principalement de poisson. V. Poisson.

On regarde le poisson comme une nourriture moins alimentaire que la chair des quadrupèdes et des oiseaux s c'est pour cela qu'on la recommande dans les jours de jeûne , et qu'elle convient aux personnes faibles, aux convalescens, aux hommes et aux femmes sédentaires. On assure cependant que l'usage du poisson cause une grande stimulation dans les organes de la peau et dans ceux de la génération. Les maladies de peau , telles que les dartres , la

fale * la lèpre ne sont pas rares en Egypte , dans le Ford et les autres pays où l'on mange beaucoup de poisson; mais, d'un autre côté, comme le poisson est un aliment peu nourrissant, il ne cause aucune de ces maladies'si communes de pléthore et d'indigestion qui font périr tant d'hommes, et l'on a observé que les peuples ichthyophages vivaient longtemps pour l'ordinaire.

IDE. Nom spécifique d'un poisson du genre cyprin, qu'on pèche dans les eaux douces de l'Europe. V. Cyprin.

IDOLE DES MAURES. Poisson du genre chétodon , que les nègres vénèrent comme un dieu * et qu'ils se gardent bien de manger. On ignore à quelle espèce il faut le rapporter.

IMBERBE. Poisson du genre orphidie, qu'on pêche dans la Méditerranée.

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