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œufs, au contraire , sont très-difficiles à digérer, et causent même quelquefois des pur gâtions comme ceux du brochet. Sa veJfte natatoire est extrêmement grande : elle est employée ,dans quelques pays r pour faire de la colle de poisson.
Bloch rapporte que les pécheurs de POder en pre* naient autrefois une si grande quantité , qu'ils ne pouvaient les vendre, et qu'ils les misaient sécher après les avoir coupées en lanières, pour s'en servir comme de chandelles* Leur foie se résout prèsqu'en entier en huile , qui est très- bon ne pour assaisonner lesaliinens, pour brûler et pour les usages médicinaux*
On mange la lote accommodée de plusieurs manières , mais sur-tout en friture § on la fait cuire au court-bouillon après l'avoir fait mariner ; on en met dans les matelotes et dans différons ragoûts de viande , auxquels elle communique un bon goût.
M. Bosc a remarqué que les lotee pri*es dans la mer sont beaucoup moins savoureuses que celles qui vivent constamment dans l'eau douce, et il est même porté à croire qu'elles forment une espèce particulière , bien que , dit-il , il n's pu leur trou* ver des caractères suffisamment distinctifs.
Pèche de la lote.
Il y a quelques contrées de l'Europe, principalement en Allemagne, où les lotes sont si abondantes, qu'on fait pour les prendre , pendant les nuits du printemps et de l'été, avec des seines et autres grands filets , une pêche spéciale ; mais en France on ne les pêche presque jamais que par hasard avec ces sortes de filets. Comme elles ne sortent de leurs retraites que pendant la nuit, elles entrent souvent dans les verveux, les nasses et autres engins qu'on tend à demeure dans les rivières ) mais c'est prince paiement avec des lignes de fond , munies de plusieurs hameçons et amorcées de gros vers ou de petits coquillages de marais, qu'on en prend le plus et de plus grosses. #
On s'en procure aussi quelquefois en assez grand nombre avec des trubles qu'on promène contre le bord des rivières, en même temps qu'on en fouille le» inégalités avec un bâton , ou en fourrant la main dans les trous où elles sont cachées ; mais ces deux manières de pêcher ne sont pas praticables dans tous les lieux et dans tous les temps 1 ce n'est guère que pendant les chaleurs de l'été et dans les petites rivières qu'elles peuvent être mises en usage. .
On ne fait aucune pêche particulière de ce poisson avec la ligne volante.
LOTE (GRANDE). C'est un des noms du gade molve ou lingue. Y. langue.
LOTE FRANCHE. C'est la loche franche, cô* bitis barbatula. V. Loche.
LOTIER. Pêcheur qui, au moyen de sa part de filet qu'il fournit pour la pêche, jouit du plein lot:
LOTTE DE HONGRIE. On appelle ainsi, à Strasbourg, leglanis, poisson du genre silure, qu'on fait venir de la Souabe* V* Glana.
LOUBINB. Nom vulgaire d'un poisson du genre centmpome, ou loup ou bar. V. Bur* ' LOUP* On donne ce nom à plusieurs sortes de filets, et dans la rade de Nantes, on appelle ainsi