coriace , imprégnée d'une huile qui la dispose à la rascidité , et dont la couleur , d'un rouge livide, et lea émanations nauséabondes affectent désagréablement les organes de la vue et de l'odorat ? La chair du marsouin n'était-elle donc pas en concurrence-avec celle des meilleurs poissons qu'on penchait alors? Et par quel prestige en balançait-elle la renommée, lorsqu'à tant d'égards elle lui était si inférieure en bonté t
oc Ces questions ; observe M. Noël , nous paraissent faciles à résoudre. Nous pensons qu'à cette époque la pêche de la baleine étant nécessairement bornée , les huiles animales rares et la culture des plantes oléagineuses peu répandue, la pêche du marsouin était encouragée, bien moins en vue d'augmenter la masse des atimens que pour se procurer l'huile qu'on extrait de sa graisse ] car on en consommait beaucoup pour l'éclairage des églises et -des monastères, pour la préparation des étoffes', des cuirs ; etc. ; mais le prix de cette huile , tout; con- -sidérabfce qu'on le suppose , n'aurait pas dédommagé le pêcheur de ses peines : ce dernier avait a acquitter des droits seigneuriaux , des dîmes et autres charges; il se serait dégoûté d'un genre de pêche dont il n'eût recueilli que des fatigues et des dangers. Dans cet état de choses, il fallait que la politique vint à son secours, et elle le fit avec succès.
a A cet. effet, elle investit d'une réputation exa-
Sérée, si même elle n'était trompeuse , les qualités e la chair du marsouin ; elle en mit en vogue la consommation. Comme la mer était présumée rèn* fermer tous les -animaux analogues à ceux que la terre 'nourrit-, ou trouvais tout naturel d'user, dune les jours maigres , data chair du porc marin, comme daua les autres jours en usait de celle du porc terrestre : les riches , les 'grands, les rois même , donnaient l'exemple. La chair du marsouin fut pendant plusieurs siècles une nourriture d'adoption , et la politique atteignit son but. Cet encouragement indirect fut une espèce de prime accordée à la pèche, parce que. le prix -de la chair et de l'huile procurait au pêcheur lé ddubie salaire que réclamaient ses intérêts 5 suais cette prime lut: échappa du moment où les fiasques , les Hollandais, les Anglais eurent dirigé leur*' arméniens vers le Nord , attaqué la baleine dans ces parages glacés, et fait des pêche s prodigieuses, qui fournirent à l'Europe des nulles préférables à celles du marsouin.
» Dans cette lutte inégale entre les' deux pêche*, il fallut bien que celle du marsouin déclinât ; les besoins du . peuplé me* là protégeant plus > elle dut donc» céder rapidement la place à une rivale qui Nécrosait du poids de» sa prospérité. »
MARTEAU, squalus zygœna. (Lin.) Poisson du genre des squales, que l'on nomme poisson Juif ou pesceyûnzion à Marseille , à cause de sa ressem*blance avec l'ornement de tête que les Juifs portaient autrefois eu Provence. On le nomme aussi pantaûjtier, quoiqu'il diffère du squale décrit sous ce nom par Laeépède ; dans quelques départe mens de la France, pèses mxrteJlo, plomb, règle ; en Italie , èalista f et en Allemagne , hammer*
Description* — • La forme de ce poisson. ( voy. la PI. 3, fig. 3) est extraordinaire f sa tête (jfigi 4)