‹ Traité général des eaux et fort̂s, chasses et pêches, composé d'un recueil des reglemens forestiers, dʹun dictionnaire des eaux et forêts, d'un dictionnaire de chasses et d'un dictionnaire des pêches; avec un atlas pour chaque dictionnaire. [In four volumes] Quatriéme partie. Dictionnaire des pêches ... Avec un Atlas composé de 44 planchesChapitre 180 sur 292 · PEL · texte numérisé non relu

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filets sont défendues , parce qu'elles ne peuvent qu'occasionner le dépeuplement des rivières.

Il leur est pareillement défendu de bouiller sous les racines des arbres qui sont sur le bord des rivières , ainsi qu'aux arches des ponts et en tous autres lieux , ni de pécher avec des lignes à amorces vives , de porter des chaînes et des clairons en leurs bateaux, d'aller à la fare, et de pêcher dans les noues avec des filets, et d'y bouiller pour prendre le poisson et le frai qui a pu y être porté par les débordemens, sous quelque prétexte et en quelque temps que ce soit, à peine de 5o liv. d'amende, etc. (Ord. de 1699 » **' X^XI , art. 11.) Y. Noue.

Les pêcheurs doivent rejeter dans les rivières les truites , carpes , barbeaux , brèmes et meuniers qui ont moins de 6 pouces entre l'œil et la queue y et les tanches , perches et gardons qui en ont moins de 5, à peine de 100 fr. d'amende contre les pécheurs et marchands qui en auraient^ vendu ou acheté. (/&., art. 12.)

C'est afin d'assurer la conservation du poisson , dont l'espèce ne pourrait que diminuer considérablement si on ne le prenait que lorsqu'il est petit , et avant qu'il soit de taille à frayer.

Les pêcheurs ne peuvent se servir d'aucun filet qui n'ait été scellé en plomb des armes du roi , à peine de 20 fr. d'amende et de confiscation. ( Ib. , art. i3.)

Cette disposition n'a Heu que pour empêcher les pêcheurs de se servir de filets prohibés , ou dont les mailles seraient trop petites , et prévenir par là la destruction du poisson. Y., au surplus, la 2*. section de, l'article Pèche.

PÊCHEUR MARIN. On donne ce nom à la beaudroie, parce qu'elle attire le poisson par le moyen d'une espèce d'amorce. Y. Baudroie.

PÊCHEURS (PRUD'HOMMES-). Y. fWhommes-nécheurs.

PBCICA. Pêche qui se fait à Alicaate et sur la côte de Yalence : deux hommes marchent à pied au bord de la mer,, traînant un filet à manche , qui est comme une petite aissaugue. A la manche près , ce serait un colleret. V. Aissaugue. •'

PECTORAUX ( POISSONS ). Nom d'une des divisions de la classe des poissons, qui renferme ceux qui sont osseux , et qui ont les nageoires ventrales placées sous les nageoires pectorales.- On appelle plus communément les poissons de cette division thoraciques. Y. Ichthyologie et Poisson.

PÉGOUZE. Poisson du genre des Pleuronectes. V. ce mot.

PEIGNÉE ( MORUE ). Une morue peignée est celle qui a perdu une partie de sa peau. Y. Morue. On appelle également hareng peigné celui qui a perdu ses nageoires et beaucoup de ses écailles.

FEJLLES ou PEIES. Synonymes de Piles ou Empiles, V. ces mots. /

PE1S- ARGENT. Nom vulgaire que l'on donne à l'argentine en Languedoc.

PÉLASGIENS (POISSONS). On donne ce nom aux poissons qui habitent exclusivement la haute mer.

PELLE ou PALLE. Bonde d'un étang, qu'on lève pour le faire écouler : c'est aussi ce qui sert à

PER

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arrêter Peau dans les biez d'un moulin , on à la faire] préférer les eaux peu profondes, il s'en trouve néantomber sur la roue. V. Etang. | moin9 dans quelques lacs; mais il les quitte pour

PELOTE ou PELOTONS. On nomme pelotons des bouts de membrure qu'on cloue sur la partie de l'auge qui traverse la chaussée des étangs.

PENDEURS. Ouvriers qui mettent les ainettes

farnies de harengs aux chanlattes dans les roussales. Y. Hareng.

PENTENINE. Nasse ou filet qui termine les bourdigues , et qui est destiné à retenir les anguilles. Y. Bourdigues.

PENTIERE. On nomme grandes pentières des filets qu'on établit verticalement et par fond : c'est pourquoi on donne ce nom aux Folles. V. ce mot , * 4 et 7.

PERCE-PIERRE. Nom vulgaire de la blennie baveuse. V. Blennie.

PERCERAT. On donne ce nom dans quelques cantons à la raie-pas tenaque et à la raie-aigle. Y. Baie.

PERCHE , perça. Genre de poissons de la division des thoraciques, qui contenait) dans Gmelin, une cinquantaine d'espèces , mais qui a été réformé par Lacépède , et réduit, sous le nom de persèque, à quatorze espèces, qui ont pour caractères communs un ou plusieurs aiguillons , et une dentelure aux opercules 5 un barbillon ou point de barbillon aux mâchoires ; deux nageoires dorsales.

Ces quatorze espèces se divisent en perches j qui ont la nageoire de la queue échancrée, et en perches qui l'ont entière.

Dans la première division Se trouvent les sept es» pèces suivantes :

i°. La Perche fluviàtile ou de rivière, perça, fluviatilis. (Lin.) Beau et excellent poisson , que l'on trouve dans les rivières de l'Europe et de l'Asie.

Description. — La perche (P/. 7iJ!g» 1) est d'un vert doré et marquée de raies noires ; elle a le corps gros et massif , et elle parvient souvent à la longueur de â pieds et au poids de 3 à 4 livres ; il

Îr a même des individus de cette espèce qui , dans es contrées septentrionales , acquièrent un plus grand développement. Elle a deux nageoires dorsales , la première , composée de i5 rayons piquans, et la seconde , de 14 > toutes deux de couleur violette ; la nageoire anale composée de 1 1 rayons; les deux mâchoires également avancées , et garnies de petites dents pointues, ainsi que le palais et le gosier; l'ouverture de la bouche large : la langue courte et unie; les yeux grands ; les écailles dures et fortement attachées à la peau ; la queue en forme de croissant.

La perche est un des plus beaux poissons de nos contrées , sur-tout lorsqu'elle "vit dans les eaux vives et pures : alors sa couleur d'or , interrompue

remonter les rivières et les ruisseaux lorsqu'il doit frayer. La perche nage avec beaucoup de rapidité , et se tient habituellement entre deux eaux , comme le brochet.

Nourriture. — Les perches vivent de petits poissons, de reptiles, d'insectes, etc. On les voit souvent, pendant l'été, s'élancer hors de l'eau pour saisir au vol les insectes qui passent à leur portée. Elles sont si voraces, qu'elles se jettent sur des hameçons seulement garnis de plumes, et qu'elles ne craignent pas"de se jeter sur le gastéroste - épinoche ; mais ce dernier poisson, en relevant les rayons épineux de sa nageoire dorsale, les fait mourir de faim en les mettant dans l'impossibilité de fermer la bouche et de se débarrasser d'eux. Les pécheurs ont observé que lorsqu'ils prenaient une perche dans cet état, qu'ils lui ôtaient V épinoche et la remettaient dans l'eau , elle reprenait son embonpoint, mais ne pouvait refermer sa bouche.

Propagation. — La perche fraie au commencement du printemps, sur le bord des rivières, des lacs ou des étangs. Elle peut peupler beaucoup, car une perche du lac de Genève a été trouvée avoir 999,000 œufs. La perche produit d'ailleurs dès sa troisième année.

Ennemis et maladies. — Mais son frai , ses petits et elle-même sont exposés à la voracité d'un grand nombre d'ennemis, de sorte qu'à peine il en arrive à bien la centième partie. Les perçues n'ont elles-mêmes d'autre moyen d'échapper à leurs ennemis que celui qu'emploient les épinoches à leur égard ; du moins les rayons épineux de leur première dorsale empêchent les brochets et autres poissons voraces de les manger.

La perche est sujette à différentes maladies : de petits animaux , notamment des cloportes , s'attachent à ses branchies, les déchirent et lui causent la mort. Lorsqu'elle est trop long-temps renfermée sous une couche de glace, elle enfle, la peau de sa

que toutes les parties de l'Europe \ il fréquente les

iquent aussi ses parties seuses , et l'obligent à fléchir l'épine dorsale.

Qualités. — La chair de ce poisson est blanche, ferme et d'un goût exquis, sur-tout lorsqu'il a vécu dans une eau pure , comme celle de la Moselle , du Rhin , et sur-tout des lacs de la Suisse. On peut sans inconvénient la donner aux convalescens et aux personnes dont l'estomac est faible. Quand le poisson est petit , ses arêtes sont incommodes; mais quand il est un peu gros, ayant par exemple de i3 à 14 pouces de longueur, il est très-estimé, et c'est pour cette raison que les pêcheurs l'appellent la perdrix d'eau douce.

par des bandes noires, brille sur son corps et estre- Multiplication de la perche dans les étangs. —

levée par le beau rouge de feu de ses nageoires. Dans II est très-facile de multiplier la perche dans les

les eaux stagnantes, boueuses, cette couleur s'obs- étangs, d abord parce qu'on peut les empoissonner

curcit au point de devenir d'un gris légèrement jaune, avec les œufs de ce poisson , et en second lieu parce

Habitation. — On trouve ce poisson dans près- que la perche , ayant la vie dure , se transporte sans

[fficulté , dans de l'herbe fraîche , d'un étang à un

rivières claireset rapides, dont" le fond est grave- autre, pourvu que la distance et la chaleur no leux; sablonneux ou argileux. Quoiqu'il semble ■ soient pas trop considérables 5 mais comme la percLe

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