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PERCHE VOLANTE. Les pécheurs à la canne disent qu'ils pèchent 4 la perche volante quand , en se promenant lo long dm rivage, ils font sauter l^kaini et l'appât, quelquefois Même sans toucher à. iVau.
PERDRIX DE MBR. On donne ce nom à la •oie , poisson du genre pletaonecte. V. Sole*
PERLB , perla. Globule «lus ou moins gros, plu6 ou moins régulier , d'un blanc argentin, que Von recherche comme objet de parure dans touslewpays, même les plus sauvages.
Le» pênes se trouvent toujours dans des coquilles bivalves, et 'ne diffèrent point, quant à leur composition , de la substance même de la coquille. Elles ne sont donc composées que de terre calcaire unie à une certaine portion de gluten animal.
Lorsqu'on cherchait, dit M~ Latreille, à expliquer la nature sans l'étudier, on a enfanté des systèmes plus absurdes les uns que les autres pour rendre raison de la formation des perles ; aujourd'hui, on sait par expérience qu'elles ne sont qu'une extravasion contre nature du suc lapidifique contenu dans les organes de l'animal et filtré par ses glandes $ que ce sont des globules formés par couches peu épaisses, qui, au Heu d'être aplaties comme celles de la coquille, sont concentriques avec plus ou moins de régularité : aussi, pour une perle que l'on trouve parfaitement ronde et libre entre les membranes du manteau , on en rencontre mille d'irrégulières, semblables à des verrues attachées à la nacre ; elles deviennent quelquefois si grosses et si nombreuses, que l'animal ne peut plus fermer sa coquille et périt. On en trouve ordinairement une ou deux de mieux formées que les autres. Les plus petites s'appellent semence de perle , et se vendent très-bon marché.
Toutes les coquilles bivalves dont l'intérieur est nacré peuvent donc produire et produisent en effet des perles; mais celles qui en fournissent le plus communément sont, dans l'ordre de leur importance , Varie ule portière , V avicule-kironde et autres espèces de ce genre, la Pinne marine (voy. ce mot) et la mulette margaritifère.
L'AviCULE PEKLlàRB OU la MOULE-MERE-PEELE
est aplatie , presque orbiculaire , ridée, grisâtre en dessus et nacrée en dedans. Elle acquiert un demipied de diamètre sur un à 2 pouces d'épaisseur : c'est principalement dans son intérieur qu'on trouve ces tubercules d'un blanc argentin, tantôt isolés, tantôt adhérens , qu'on connaît sous le nom de perles.
La poche des perles était autrefois beaucoup plus en faveur qu'aujourd'hui; il y avait plusieurs endroits dans l'Inde où l'on &9en occupait spécialement; savoir, dans le golfe Persique , autour de Pile de Ceylan et sur les côtes du Japon. Four avoir les avicules qui sont attachées aux rochers au fond de la mer, èea plongeurs stylés pour ce seul objet 7 descendent dans une corbeille lestée d'une pierre, et lorquils ont détaché une certaine quantité de eoquilies , ou qu'ils ne peuvent plus se passer d'air, ils font trémousser les cordes qui les tiennent suspendus, et on les tire en haut. On dit qu'il est de ces plongeurs qui restent une demi-heure sous l'eau ;
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mais que le plus grand nombre ne peut y travailler plus d'un demi-quart d'heure. Ce sont généralement des jeunes gens que l'on force, dès leur bas âge, à se consacrer à ce dangereux métier ; car la pèche des
Séries n'est pas permise à tout le monde : c'est un roit que, se réservent les souverains de ces contrées, mais quUls afferment le plus souvent.
Lorsque ces coquilles sont tirées de la mer , on les étend au soleil , où elles ne tardent pas à s'ouvrir et à permettre la recherche des perles qu'elles peuvent contenir. On n'en trouve que dan* un petit nombre et rarement de bien formées : c'est ce qui fait que celles d'un certain volume se soutiennent toujours à une grande valeur. Il est des années où la dépense de la pêche est plus considérable que son produit. La quantité de coquilles qu'on sort ainsi de la mer est si considérable, que l'infection qu'elles répandent est meurtrière pour les ouvriers et les habitans à une certaine distance des bords de la mer.
La coquille de Variculeperlière a plus d'épaisseur nacrée que la plupart des autres coquilles y et fournit au commerce ce qu'on appelle la nacre de perle, matière que les joailliers et les tabletiers transforment en meubles d'agrément et en bijoux de plusieurs sortes.
Ou a attribué en médecine de grandes vertus aux perles et à la nacre de leur coquille ; mais el^es se réduisent , en réalité , uniquement à celle de la terre absorbante ou calcaire , si commune dans la nature, et par conséquent sans valeur.
L'AvxcuLB-HntoffDE est peu épaisse, plate, arrondie , et porte, dans la direction de ses charnières, deux prolongemens inégaux en forme d'ailes, qui augmentent sa longueur au point de la rendre double de sa largeur. La petite aile est arrondie et l'autre pointue ; la surface extérieure est lisse , jaune ou brune; l'intérieure est nacrée, et offre souvent des tubercules de perle. On la voit fréquemment dans les cabinets entièrement nacrée par le dépouillement de sa surface extérieure.
La Mirt-ETT* màroàritifAïie est ovale , et a le devant plus large et le sommet rongé. Elle est figurée dans V Encyclopédie ) Pè. 44& )./?#* la Elle se trouve dans les lacs et les étangs boueux de l'Europe s c'est elle qui fournit des perles.
La couleur des perles dépend absolument des socs qui les ont formées; elles sont en conséquence d*un blanc argentin brillant dans les aricnles perlièreS) brunâtres dans les pennes, ver dattes dans les mulêUes} mais il arrive quelquefois qu'elles sont jaunes , enfumées et même noires. Ces dernières , comme plus rares , se vendent beaucoup plus cher, quoique réellement moins belles que les communes. Il est possible que cette altération de la couleur naturelle soit produite par une maladie ou par la réaction des sucs de l'animal lorsqu'on laisse les coquilles trop long - temps sur la plage avant AJen Ôter les perles ; mais on n'a point de faits qui le constatent d'une manière positive.
Réaumur a donné , dans les Mémoires de l'Académie des sciences } année 1717 , la théorie de la formation des perles , appuyée d'expériences qui laissent peu de chose à désirer à cet égard.
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Les perles se trouvent dans toutes les mers et dans les eaux douces ; mais . les plus belles se pèchent dans les parties les plus chaudes de l'Inde et de l'Amérique , lieux qu'habite exclusivement i'avicule perlière , mytilus margaritiferus de Linné.
Il a été dit plus haut qu'on trouvait fréquemment des perles dans lamulette margaritifere ; mais ces perles son t presque toujours adhérentes à la coquille . Lin naeus, qui avait remarqué que l'animal formait toujours ces tubercules pour mettre obstacle à la perforation de sa coquille par les vers qui vivent aux dépens de sa chair, avaitimaginé, pour leur en faire produire à volonté, de les percer avec une tarière. Ce moyen, dont le gouvernement de Suède a fait long-temps un secret, a réussi jusqu'à un certain point ; mais le nombre des perles marchandes qu'il fournissait était si peu considérable à proportion des tubercules nacrés dont la vente n'était nullement avantageuse, que la dépense l'emportait sur la recette , et le projet a été abandonné.
Four qu'une perle soit d'une grande valeur , il faut qu'à une grosseur considérable et une rondeur parfaite, elle joigne un poli fin, une blancheur éclatante et un luisant qui la fasse paraître transparente sans l'être : quand elle réunit ces qualités , on dit qu'elle est d'une belle eau , qu'elle a un bel orient.
On appelle loupe ou coque de perle un tubercule nacré composé de plusieurs autres ; les perles irrégulières sont appelées baroques 7 et les très-grosses paragones.
Les perles les plus grosses qu'on ait remarquées sont , celle qui fut présentée à Philippe II en 1 579 : elle était de la grosseur d'un œuf de pigeon, et venait de Panama. Sa forme était celle d'une poire. On l'estimait à cette époque 100,000 fr. «, ce <Juî équivaudrait aujourd'hui à près d'un million. Tavernier a vu , en i633 , entre les mains de l'empereur de Perse, une perle qui avait été achetée , dit-il, 1 10,400 liv. sterling, somme si énorme qu'on n'ose la croire vraie. Pline évalue la fameuse perle que Cléopàtre but par vanité , après l'avoir fait dissoudre dans du vinaigre à un repas qu'elle donnait à Antoine , à une somme encore plus exagérée, puisqu'elle se porte à 25o,ooo riv. sterling, qui, à 22 f. la livre s te ri., feraient 5,5oo,ooo liv. de notre monnaie.
Les perles se montent en pendans d'oreilles \ on les perce pour en faire des colliers , des bracelets et autres ornemens de parure recherchés par les femmes. Les plus petites servent à broder des robes, des bonnets , etc. Il est vrai de dire qu'elles parent beaucoup mieux la beauté que les pierreries , qui ,
Sar leur éclat , lui nuisent presque toujours. L'art u joaillier sait tirer parti des plus difformes et des plus petites.
On se servait des plus petites perles en médecine ; mais le progrès des lumières a appris qu'elles n'avaient pas plus de vertu que la pierre la plus commune, c'est-à-dire qu'elles ne sont qu'absorbantes.
On les employait aussi autrefois à faire du fard ; mais on leur a substitué la craie de Briançon et autres substances terreuses moins chères*, et aussi appropriées à cet objet, I